Le garde Samuel Thomassin, qui a disputé son football collégial à Gatineau avant de poursuivre sa carrière universitaire à Québec, participera au mini-camp des recrues des Giants de New York.

Thomassin invité au mini-camp des Giants de New York

Un premier joueur dans l’histoire des Griffons du Cégep de l’Outaouais obtient un essai dans la NFL.

Le garde Samuel Thomassin, qui a disputé son football collégial à Gatineau avant de poursuivre sa carrière universitaire à Québec, participera au mini-camp des recrues des Giants de New York. Il a reçu une invitation mardi.

« Je suis tellement excité ! Je vais être honnête. J’avais commencé à faire une croix sur la NFL pour me concentrer sur la Ligue canadienne de football (LCF). Là, je pars jeudi vers New York ! »

Le joueur de ligne offensive format géant de 6’5’’ et 326 livres n’avait pas été choisi durant le repêchage de la NFL. Aucun club ne l’a mis sous contrat.

« C’est une grosse opportunité qui se présente à moi. Je veux démonter plusieurs choses », a soutenu Thomassin, qui a passé les dernières années chez le Rouge et Or de l’université Laval.

Ce dernier a participé au Gridiron Showcase en janvier au Texas. Des dépisteurs de plusieurs équipes de la NFL l’ont épié, dont un des Giants.

« Ils [dépisteurs] me trouvaient pesant. J’ai beaucoup travaillé à perdre pas mal de poids, a relaté Samuel Thomassin, qui a fondu de presque 20 livres depuis trois mois.

«Ils [Giants] vont trouver que je bouge mieux maintenant, que je suis plus léger sur mes pieds. Ils vont voir que je comprends très bien et très vite. En parlant avec des joueurs qui ont déjà participé à un mini-camp, on m’a dit que les équipes enseignent plusieurs jeux pour voir comment les joueurs vont assimiler tout ça... Je sais que mes chances sont peut-être minces, mais je suis prêt à foncer à 100 milles à l’heure. Rien ne sera perdu à la fin car j’aurai vécu une super belle expérience.»

À New York, Thomassin retrouvera d’autres recrues canadiennes, dont le joueur de ligne des Lancers de Windsor, Drew Desjarlais. Les deux jeunes hommes s’avèrent deux beaux espoirs en vue du repêchage de la LCF qui aura lieu justement jeudi, première des quatre journées du mini-camp des Giants.

«Je vais essayer de suivre ça en ligne, mais je ne sais pas trop comment.

« Je vais voir aussi si j’aurai du temps !»

Originaire d’Ottawa, le quart-arrière Michael O’Connor participera pour sa part dans les prochains jours au mini-camp des Seahawks de Seattle.

Rouge et Or

McGill 17/Laval 37: le Rouge et Or remonte en lion et l’emporte

Le Rouge et Or de l’Université Laval et son nouveau quart arrière partant Thomas Bolduc l’ont emporté 37 à 17 contre l’Université McGill dimanche au Stade Telus après avoir tiré de l’arrière durant la majeure partie de la première moitié du match.

«Ce n’est pas le genre de départ qu’on voulait avoir, je trouvais ça "flat" au début. En deuxième demie, on a vu qu’ils ne couraient pas le ballon, alors on a joué avec quatre ailiers au centre», a résumé l’entraîneur-chef Glen Constantin après la partie.

L’égalité de 17 à 17 à la demie ne réjouissait pas Constantin, qui avait deux mots à dire à ses protégés durant l’entracte. Le discours a vraisemblablement porté puisque le Rouge et Or a entamé la deuxième demie en lion et contrôlé le jeu jusqu’à la fin. 

Une interception d’Alec Poirier suivie d’une course de 49 verges a d’abord mené les locaux à la porte des buts et débouché sur un placement de David Côté. Poirier, comme une bonne partie de 14 169 spectateurs qui prenaient place au Stade Telus, pensait qu’il était en ligne directe vers un touché sur ce jeu qui a néanmoins été un moment décisif du match.

«Ah... Je courais, (Pearce Dumay) m’a rentré dans les jambes, j’ai essayé de l’éviter et j’ai sauté», a résumé Poirier à propos de sa chute à six verges de la zone payante. «Ça aurait été "l’fun", un touché, mais à la fin, une victoire c’est une victoire!»

Rouge et Or

Chénard n’avait pas le goût de jaser

Même si le personnel d’entraîneurs de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval n’a encore rien confirmé quant au nom du quart-arrière partant dimanche contre McGill, tout semble toujours pointer vers un premier départ de la recrue Thomas Bolduc alors que le vétéran Samuel Chénard débuterait la partie sur le banc.

Vendredi, après l’entraînement du Rouge et Or où Bolduc faisait encore partie du groupe 1, Samuel Chénard n’a pas voulu répondre aux questions du Soleil. «Je ne donnerai pas d’entrevue aujourd’hui», a répondu poliment celui qui a débuté les trois premiers matchs de l’équipe cette année. Il n’avait visiblement pas la tête à jaser...

C’était tout le contraire pour Bolduc, qui était d’excellente humeur. En véritable gentleman et joueur d’équipe, il a d’abord refusé de confirmer si ses entraîneurs l’avaient bel et bien désigné comme partant dimanche. «Je vais laisser ça à Justin [Ethier, le coordonnateur de l’offensive lavalloise].»

Par contre, le quart de 20 ans a confirmé au Soleil que son père André, entraîneur des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal et ex-entraîneur du Vert & Or de Sherbrooke, allait être présent au match.

«Il a vu une seule partie du Rouge et Or cette année, quand nous avons affronté les Stingers à Concordia. Pour les autres matchs, les Alouettes jouaient en même temps que nous», a-t-il expliqué.

Le paternel fier

Le paternel serait semble-t-il très fier de la progression de fiston, qui était l’an dernier le quart-arrière des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Il était très content pour moi quand je lui ai dit que je m’entraînais avec le groupe 1. Il m’a dit que c’était le fruit de mon travail et de mes efforts depuis plusieurs mois.»

Bolduc a aussi fait beaucoup d’analyse de bandes vidéo afin de se préparer à la partie contre l’équipe de l’Université McGill. «Justin a pris beaucoup de temps avec moi cette semaine pour analyser les tendances de McGill», a commenté le nouveau venu qui a visiblement très hâte d’enfin voir de l’action en situation de match.

La dernière fois où le Rouge et Or a envoyé dans la mêlée un quart-arrière de première année était le début de la saison 2014, quand un certain Hugo Richard avait pris la relève d’Alex Skinner, suspendu par l’équipe. Richard n’a jamais quitté son poste et a mené Laval à deux conquêtes de la Coupe Vanier, en 2016 et 2018, en cinq saisons avec le Rouge et Or.

Rouge et Or

Chénard pourrait être remplacé par Bolduc

Le quart-arrière de cinquième année du Rouge et Or de l’Université Laval, Samuel Chénard, pourrait perdre son poste de partant après seulement trois matchs, dont la difficile défaite contre les Carabins de l’Université de Montréal. Le nom de la recrue Thomas Bolduc, qui était le quart réserviste samedi et s’entraîne désormais avec le groupe 1, a même été mentionné par l’entraîneur-chef Glen Constantin comme éventuel successeur aussi tôt que lors du match de dimanche contre McGill.

«Ce serait mentir de dire que ça ne nous inquiète pas», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire à propos de la situation de son quart-arrière. Même s’il a complété 62% de ses passes, Chénard ne montre qu’une moyenne de 135,7 verges par la passe par match depuis le début de la saison, la moins bonne performance à ce chapitre chez les quarts-arrières québécois, en plus d’avoir été victime de cinq interceptions. Constantin a ajouté que le coordonnateur de l’attaque Justin Ethier avait parlé de la situation à Chénard.

Bolduc premier en ligne

«Nous allons voir nos autres options. Nous avons quatre quarts-arrières, il pourrait y avoir un nouveau quart-arrière partant et Thomas Bolduc est le premier sur la ligne», a ajouté Constantin. Bolduc, qui est âgé de 20 ans, évoluait en première division collégiale l’an dernier avec les Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Au dernier match contre les Carabins, on a démontré certaines carences. Alors, en pratique, on va donner plus de volume à d’autres quarts pour peut-être faire un changement», a déclaré Constantin. Tant lui que le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier ont toutefois insisté sur le fait que la décision finale n’était pas encore prise quant au sort de Chénard même si Bolduc s’entraîne avec le groupe 1.

De son côté, Bolduc semblait fort heureux jeudi de s’entraîner avec le groupe 1 quatre semaines après son arrivée avec le Rouge et Or. «C’est certain que j’aimerais être partant. Chaque pratique, je travaille comme si j’étais le partant. Quand j’ai vu que j’étais en uniforme et qu’on était juste deux quarts-arrières samedi, je savais que j’allais avoir la possibilité de voir du temps rapidement», a expliqué celui qui est le fils d’André Bolduc, entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal. «Je pense que je suis capable d’apporter une bonne distribution de ballon sur le terrain et je mets aussi beaucoup d’emphase sur le fait de protéger le ballon, avec la bonne défensive qu’on a», a-t-il résumé. 

Samuel Chénard avait passé les quatre dernières saisons dans l’ombre du quart Hugo Richard, qui était devenu le partant du Rouge et Or dès son arrivée des rangs collégiaux.

Rouge et or

Le Rouge et Or a des choses à se faire pardonner

Tant pour le Rouge et Or de l’Université Laval que pour l’équipe-de-football-de-l’Université-McGill-qu’il-ne-faut-plus-appeler-les-Redmen, le duel de dimanche au Stade Telus revêt une importance capitale. Les deux équipes ont en effet des choses à se faire pardonner et ont hâte de sauter de nouveau sur le terrain pour présenter, espèrent-elles, un visage différent. Le week-end dernier, le Rouge et Or s’est incliné 23 à 18 contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal dans un match où son offensive a plutôt mal paru alors que McGill, qui menait 12 à 4 à la demie contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, a finalement perdu 16 à 14 sur un touché réalisé avec seulement sept secondes à faire au match. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des deux formations, Ronald Hilaire de McGill et Glen Constantin du Rouge et Or.

Ne pas se laisser imposer un système

Ce que retient Glen Constantin de la défaite contre les Carabins, c’est d’abord de ne pas se laisser imposer un système de jeu par un adversaire. «La semaine passée, on s’est fait dicter ce qu’on pouvait faire è cause de fronts défensifs à sept ou huit joueurs», a déclaré Constantin jeudi, lors de son point de presse hebdomadaire. Après s’être distingués par la course à leurs deux premiers matchs, les porte-couleurs du Rouge et Or avaient ainsi été forcés de miser sur la passe par la défensive hermétique des Carabins et en avaient payé le prix en raison des difficultés vécues par leur quart-arrière Samuel Chénard. «Dans un monde parfait, il faudrait être capable de courir contre des boîtes à sept, à huit et même à neuf. Nous avons des carences au niveau aérien et je pense qu’après notre match de la semaine dernière, McGill va miser là-dessus et fera probablement tout pour tenter de nous faire passer la balle», poursuit l’entraîneur du Rouge et Or. Selon lui, son groupe de receveurs figure parmi les meilleurs au Québec, mais ils devront gagner leurs batailles s’ils veulent connaître du succès. 

Malgré tout, Constantin se défend bien de céder à la panique. «Ce n’est pas la première fois que nous perdons contre Montréal et nous n’avons quand même pas joué un mauvais match défensif avec moins de 300 verges les deux équipes combinées. Nous avons eu une très bonne journée d’entraînement mercredi et je crois que cette défaite a fouetté les joueurs, car ils n’aiment pas perdre. Ces gars jouent aux échecs et aux dominos et ils veulent gagner», illustre-t-il. Le nom du quart-arrière partant pour le match de dimanche n’était toujours pas connu au moment d’écrire ces lignes, Constantin ayant décidé de réserver son choix au terme de la semaine d’entraînement. Samuel Chénard, qui a disputé les trois premiers matchs de la saison, est toujours sur les rangs, mais il pourrait se faire ravir son poste par Thomas Bolduc, une recrue de 20 ans qui figurait parmi les meilleurs quarts de la première division du football collégial québécois l’an dernier. Les quarts David Pelletier et Jean-Philippe Cordero sont également en lice.

En chiffres

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 2-1 (deuxième position)
  • Dernier match: Défaite de 23 à 18 contre les Carabins de l’Université de Montréal
  • Verges gagnées par match: 360.3 (135.7 par la passe 224.7 par la course)
  • Verges accordées par match: 251.7 (154 par la passe, 97.7 par la course)

Rouge et Or

Les Carabins mettent fin à la disette contre le Rouge et Or

MONTRÉAL — Les Carabins de l’Université de Montréal ont mis fin à une disette de deux ans face au Rouge et Or de l’Université Laval en l’emportant 23 à 18 sur les protégés de Glen Constantin samedi au Stade du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

Alors que le pointage était de 18 à 16 pour le Rouge et Or, une course de 28 verges de Ryth-Jean Giraud au quatrième quart a ramené les locaux à la porte des buts. Une faufilade du quart Dimitri Morand a ensuite procuré le touché vainqueur aux Carabins. L’entraîneur Danny Maccioccia a tenté sans succès la transformation de deux points mais ses protégés ont plus tard ajouté un autre point sur un placement raté de Louis-Philippe Simoneau.

Giraud, qui a accumulé 138 verges par la course, a déclaré après la partie que lui et ses coéquipiers étaient demeurés certains qu’ils pourraient rebondir au dernier quart. «On était prêts à revenir, on a une nouvelle image et chaque semaine, on travaille là-dessus», a-t-il commenté à propos de la nouvelle direction donnée à l’attaque des bleus.

L’entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin ne semblait pas déçu outre mesure après la partie. «Je pense qu’on peut bâtir là-dessus. C’est une belle expérience de venir ici avec une jeune défensive. Montréal a joué beaucoup de couvertures 1 et de couvertures 0 et c’est très difficile de courir. Et quand on a passé le ballon, on n’a pas eu de succès. C’est de bonne guerre», a-t-il ajouté à propos des difficultés des siens à la course et dans les airs.

La première demie n’avait pas mal débuté pour le Rouge et Or alors que Morand peinait à compléter ses passes. Un placement de David Côté et un touché de sûreté avaient donné une priorité de 5 à 0 aux visiteurs.

Trois interceptions

Le quart-arrière du Rouge et Or, Samuel Chénard, a cependant connu des ennuis à son tour, étant victime de trois interceptions, et ceux-ci ont coûté beaucoup plus cher. D’abord, c’est le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle, son ancien coéquipier au collégial, qui a intercepté une de ses passes pour ensuite caracoler sur 60 verges jusque dans la zone des buts.

«On peut dire qu’il m’a fait une belle passe! On a forcé Samuel à lancer rapidement, j’ai pris le ballon et j’ai pesé sur le gaz», a commenté Bélisle.

Un jeu plus tard, c’était au tour de Samuel Rossi d’intercepter une passe de Chénard pour ensuite passer le ballon à Redha Kramdi, qui l’a amené près de la ligne des buts en fin de premier quart. Dès le jeu suivant, Morand inscrivait un autre touché en passant à Giraud, laissé tout fin seul dans la zone des buts. Deux bottés de dégagement de Simoneau qui, aidés par le vent, ont traversé la ligne des buts ont porté l’avance des Carabins à 16 à 5.

«Ils ont amené beaucoup de pression et j’ai eu de la difficulté à exécuter», a avoué bien humblement Chénard. «Ça va prendre une grosse semaine de travail pour se remettre sur le «piton». On a eu quelques opportunités qu’on n’a pas saisies...»

Le quart du Rouge et Or dit avoir appris de ce match. «Ce n’est pas une question de bruit ni de vent. Sur les interceptions, j’ai peut-être été trop rapide. J’aurais dû prendre mon temps», a-t-il analysé.

L’indiscipline avait coûté cher aux Carabins avec seulement 33 secondes à faire à la demie. Jean-Philippe Lévesque et Tommy Mercier venaient de réaliser un sac sur Chénard mais les Carabins ont écopé d’une pénalité de 10 verges pour contact illégal sur un receveur éligible, puis cinq verges pour conduite antisportive.

Tout ça a permis au Rouge et Or de s’approcher à la ligne de 6 et une passe de Chénard à Antoine Dansereau-Leclerc pour un touché a réduit l’écart à quatre points seulement avant le début de la deuxième moitié du match.

La défensive du Rouge et Or a mis beaucoup de pression au troisième quart, leur permettant de prendre les devants 18 à 16 après trois autres touchés de sûreté accordés par les Carabins.

Déjà en octobre

De son côté, Constantin a indiqué qu’il pensait déjà au prochain match contre les Carabins, le 20 octobre, quand, en fin de partie, il a joué pour éviter que ses grands rivaux ajoutent d’autres points au tableau qui auraient pu leur donner un avantage dans la course au premier rang. «Avec le «spread» (l’écart de points entre les deux équipes), tout est permis. Il faut gagner chez nous par six», a résumé Constantin.

Son vis-à-vis Danny Maccioccia semblait pour sa part un peu soulagé après le match. «On a trouvé une façon d’aller chercher une victoire. La défensive, les interceptions, ça c’est qui nous sommes. On a déguisé nos couvertures, on n’avait pas vraiment le choix. On voulait être agressifs et on l’a été», a commenté le pilote des Carabins.

Rouge et Or

Rouge et Or/Carabins: la «Bataille des Harelimana»

La veille du premier match Rouge et Or/Carabins de la saison, l’Université Laval que fréquente le secondeur Kean Harelimana a jusqu’à maintenant eu le dessus cinq fois sur six sur l’Université de Montréal de son grand frère Brian, également secondeur. Kean indique cependant que c’est davantage leur famille qui est affectée par ces duels annuels que leur relation fraternelle.

«Moi et mon frère, on est hyperproches même si on joue pour des équipes différentes. Je ne sens pas plus de pression parce qu’on affronte les Carabins et que mon frère est de l’autre côté. Mais en tant que compétiteur, c’est sûr que je veux toujours être le meilleur», explique Kean, qui ne se retrouve jamais en même temps que son frangin sur le terrain puisque les deux évoluent en défensive.

«J’ai parlé à Brian ce matin. On s’est parlé tout l’été. Avant un match comme ça, on se dit toujours : “Joue un bon match... mais pas trop!”,» signalait en riant le cadet des Harelimana lors du point de presse hebdomadaire du Rouge et Or jeudi. «Je vais arrêter de lui parler à 14h samedi!», ajoute-t-il avec le sourire en faisant référence à l’heure du match qui prendra place au stade du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

«Pour dire la vérité, je dirais que les membres de notre famille sont plus affectés que nous par ces matchs parce que nous, ça fait trois ans qu’on le vit sur le terrain. Ils sont beaucoup plus stressés, anxieux qu’on puisse l’être», signale Kean. «Ils ne prennent ni pour un, ni pour l’autre, ils sont juste des fans de football qui ont deux joueurs d’équipes opposées dans leur famille proche et qui assistent à des matchs très compétitifs quand elles s’affrontent.»

Les trucs défensifs

Même si lui et Brian évoluent à la même position, Kean Harelimana indique que lui et son frère n’ont pas pris l’habitude de s’échanger des trucs défensifs. Et pas nécessairement pour éviter de transmettre des «secrets d’équipe» à l’ennemi. «Si on n’échange pas des tactiques, c’est avant tout parce que notre défensive n’est pas la même que celle des Carabins. Ça ne fonctionne pas de la même façon, alors ce qui fonctionne à un endroit ne fonctionnerait pas nécessairement à l’autre», souligne-t-il.

D’autre part, Kean Harelimana avoue qu’il se sent bien dans l’environnement du CEPSUM, qui peut sembler hostile de prime abord pour tout footballeur arborant un uniforme rouge et or. «En fait, j’adore ça et en plus, tous les matchs sont très physiques là-bas! Les Carabins sont l’équipe qui nous matche le plus athlète pour athlète, alors c’est toujours un défi intéressant. Ils ont beau avoir perdu quelques bons receveurs de passes, il ne faut jamais les sous-estimer. Ils sont capables de faire de bons jeux, de courir le ballon et il faut aussi s’attendre à quelques jeux truqués», analyse le numéro 21 du Rouge et Or.

Même s’il n’est âgé que de 22 ans, Kean avoue qu’il se sent comme un vétéran à sa troisième saison universitaire à travers une brigade défensive qui a pris un coup de jeune avec le départ de plusieurs anciens, dont Mathieu Betts et Vincent Desjardins. «Je me sens comme un vétéran jeune en âge, mais, malgré la jeunesse de notre défensive, je suis convaincu que si tout le monde travaille sur la même page, on saura éviter les dommages offensifs», termine-t-il.

Rouge et Or

Repêchage LCF: Assé et Auclair, meilleurs espoirs au Canada

Le joueur de ligne offensive Kétel Assé et le secondeur hybride Adam Auclair du Rouge et Or de l’Université Laval sont les meilleurs représentants du sport universitaire canadien dans la première liste des espoirs en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), qui aura lieu le printemps prochain à Toronto.

Assé et Auclair occupent respectivement les septième et huitième positions du premier classement des 20 meilleurs espoirs réalisé par le bureau de recrutement amateur de la LCF, qui est dominé par le plaqueur défensif ontarien Neville Gallimore, qui porte les couleurs des Sooners de l’Université d’Oklahoma, et six autres joueurs qui évoluent également dans la NCAA, aux États-Unis. Auclair a été élu joueur défensif par excellence de la dernière Coupe Vanier, joueur défensif de l’année au pays en 2017 et recrue de l’année au Québec en 2016 en plus de cumuler huit plaqués et une interception en deux matchs cette saison. Quant à Assé, il a fait partie l’an dernier de la première équipe d’étoiles au Canada, lui qui fait 6 pieds 7 pouces et 300 livres.

Maccioccia surpris

On ne retrouve qu’un seul autre joueur d’une université québécoise dans le classement, soit le demi défensif des Carabins de l’Université de Montréal Marc-Antoine Dequoy en quinzième place. L’entraîneur des Carabins, Danny Maccioccia, a exprimé sa surprise que son protégé soit classé si loin. «Ces listes-là, ça vaut ce que ça vaut», a-t-il déclaré au téléphone. «Ça change d’une semaine à l’autre et certains du top 20 ne sont pas repêchés alors que d’autres qui n’y sont pas sont repêchés. Mais quand même, je suis surpris que Marc-Antoine ne soit que quinzième alors que je reçois des appels de la NFL à son sujet. Je sais qu’il va gagner sa vie avec le football, que ce soit au Canada ou aux États-Unis. On aurait aussi pu mettre Ben Marion, Brian Harelimana et Phil Pelletier dans la liste...» a laissé tomber l’entraîneur-chef des bleus.

Cinq autres joueurs de la liste évoluent dans des universités ailleurs au Canada comme le quart-arrière Adam Sinagara, originaire de Pointe-Claire, mais qui représente les Dinos de l’Université de Calgary, les joueurs de ligne offensive Carter O’Donnell, Dylan Giffen et Jesse Lawson, qui évoluent respectivement à l’Université de l’Alberta, de Western Ontario et de Carleton, ainsi que le receveur éloigné Tyler Ternowski de Waterloo. 

Les autres québécois à faire partie du classement sont le botteur JJ Molson de l’Université de Californie à Los Angeles, le joueur de ligne offensive Tomas Jack-Kurdyla de l’Université de Buffalo et le maraudeur Dev Lamour de l’Université de Buffalo, tous originaires de Montréal.

Rouge et Or

La jeune défensive contre l'attaque renouvelée [VIDÉO]

Chaque année, le premier match Rouge et Or/Carabins est l’occasion de mesurer les forces entre les deux titans du football universitaire québécois. Et les forces sont la plupart du temps plutôt égales puisque les trois quarts des 20 derniers matchs entre les deux équipes se sont soldés par un écart de moins d’un touché. La dernière victoire des représentants de l’Université de Montréal sur ceux de l’Université Laval remonte cependant au 9 septembre... 2017 par le pointage de 21 à 6 au Centre de l’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM). Samedi, toujours au CEPSUM, l’attaque renouvelée des Carabins se frottera à la défensive plus jeune du Rouge et Or dans ce premier duel entre les deux meilleures formations au Québec sur les deux fronts. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des Carabins et du Rouge et Or, Danny Maccioccia et Glen Constantin.

Prêts pour le duel

Même si les duels Carabins/Rouge et Or déterminent en grande partie le classement général au football universitaire québécois, n’essayez pas de faire dire à Glen Constantin, ou à n’importe quel joueur de son équipe, que le premier match contre les Carabins revêt une plus grande importance que les autres. «Oui, ce sont des matchs déterminants au classement de la saison, mais nous ne définissons pas notre saison avec ça», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire. «Tous les joueurs sont excités de jouer ce match-là, les deux programmes sont classés dans le top 3 au Canada. Montréal a une bonne défensive et notre force réside dans l’offensive. Cependant, notre jeune défensive a aussi progressé», a-t-il analysé, estimant que ses protégés sont prêts pour les Carabins. 

Après avoir utilisé largement, et avec beaucoup de succès, ses porteurs de ballon lors des deux premiers duels contre le Vert & Or de Sherbrooke et les Stingers de Concordia, Constantin a l’intention de diversifier davantage son attaque contre la défensive hermétique des bleus. «Le front de Montréal est très très physique et ça va prendre beaucoup d’énergie pour courir le ballon. Je ne pense pas qu’on aura 300 verges au sol contre Montréal», a déclaré le pilote du Rouge et Or, dont l’équipe est dernière pour le nombre de verges par la passe par match. Il refuse aussi de faire peser tout le poids de l’attaque sur les épaules de son quart-arrière Samuel Chénard. «Ce sera un bon test pour lui, mais tout ne repose pas sur Sam Chénard. Nous avons aussi de bons receveurs et de bons porteurs de ballon.»

Constantin s’attend aussi à ce que les Carabins aient une attaque plus diversifiée. «On voit souvent des schémas où ils mettent le ballon dans les mains de Kevin Kaya, mais il y a une meilleure distribution du ballon que l’an passé quand le ballon allait souvent vers [Régis] Cibasu et [Mathieu] Normandin. Ça rend ça plus difficile.» Malgré les changements au sein du personnel d’entraîneurs des Carabins, notamment l’arrivée de l’ex-quart-arrière des Alouettes de Montréal Anthony Calvillo, l’entraîneur du Rouge et Or s’attend tout de même à ce que les Carabins conservent leur «identité». «Ce qu’on voit sur vidéo à présent, ça demeure l’ADN de Montréal.»

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Rouge et Or de l’Université Laval

  • Fiche: 2 victoires 0 défaite (deuxième place)
  • Dernier match: Victoire de 41 à 6 contre les Stingers de Concordia
  • Verges par match: 455 (294.5 par la course, 160.5 par la passe)
  • Verges accordées par match: 274 (60 par la course, 214 par la passe)

Football

Mathieu Betts s’entend avec les Eskimos d’Edmonton

Mathieu Betts l’admet : ce n’était pas son plan A. Ça n’empêche pas l’ex-porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval d’être très heureux du nouveau pacte qu’il a paraphé lundi avec les Eskimos d’Edmonton.

«Depuis que je m’étais enrôlé avec les Bears de Chicago, l’objectif était de pousser ça à la limite et de me tailler une place avec l’équipe. Mais elle m’a annoncé la semaine dernière qu’elle allait dans une autre direction. C’est la réalité de cette ligue-là : elle devait faire passer ses effectifs de 90 joueurs à 53 moins de 48 heures après son dernier match préparatoire», a-t-il déclaré au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

«Mais mon objectif était aussi d’évoluer au niveau professionnel dès cette année, a poursuivi l’ailier défensif. Les Eskimos sont une très belle option et je ne pourrais pas être plus heureux de me retrouver ici. C’est certain que c’est une situation particulière, car je me joins à eux après une bonne partie de la saison, mais je vais tout faire pour contribuer aux succès de l’équipe.»

Le Montréalais aurait signé un contrat qui couvre la fin de la saison 2019 et la saison 2020. Les Eskimos détiendraient une clause d’option pour la saison 2021.

S’acclimater au cahier de jeux

Il rejoint une défense très efficace - première du circuit Ambrosie pour les verges accordées - qui compte notamment sur Almondo Sewell, Nick Usher, Kwaku Boateng et Mike Moore. Afin de s’acclimater au cahier de jeux des Eskimos, le footballeur dispose toutefois d’une dizaine de jours : profitant d’une semaine de congé, le prochain match de la formation albertaine n’aura lieu que le 20 septembre prochain, alors qu’elle accueillera les Tiger-Cats de Hamilton.

«Ça me laisse donc le temps de m’adapter, car ça me demandera tout de même une période d’ajustement après avoir évolué dans les derniers mois au football américain, à une autre position en plus. Mes quatre années à Laval, c’était au niveau amateur, alors il y aura un également un ajustement de ce côté.

«On ne m’a pas confirmé quoi que ce soit au sujet de mon utilisation, mais c’est certain que moi, je veux fouler le terrain le plus rapidement possible, que ce soit en défense ou au sein des unités spéciales.»

«Derniers mois éprouvants»

Le troisième choix au total au dernier repêchage de la LCF en mai, Betts avait été ignoré, un mois plus tôt, au repêchage de la NFL. Il avait rapidement signé un contrat de trois ans avec les Bears, l’une des cinq équipes qui ont évalué ses aptitudes en mars. Les Bears l’ont toutefois retranché le 31 août.

«J’ai ajouté beaucoup d’outils dans mon coffre, a-t-il dit au sujet de son passage au sud de la frontière. En étant utilisé à une autre position, ça m’a sorti de ma zone de confort, ce qui m’a permis d’évoluer comme ailier défensif. Ça m’a préparé pour beaucoup de situations différentes.

«Les deux derniers mois ont été éprouvants. J’ai appris beaucoup au niveau technique et j’ai affronté de bons joueurs : ça va amener mon jeu à un autre niveau. Mais ma progression n’est pas terminée: je vais continuer de m’améliorer à Edmonton.»

Pour amorcer sa carrière professionnelle, Betts aurait aussi pu emprunter le chemin de la XFL, le nouveau circuit américain qui lancera ses activités l’hiver prochain.

«Je n’ai pas beaucoup de repères dans la XFL. C’est une nouvelle ligue et bien que je ne sois pas inquiet de son succès, la Ligue canadienne est une ligue établie. Depuis la fin de mon parcours universitaire, c’était clair pour moi que je voulais jouer dans la LCF. De le faire avec une organisation de première classe comme les Eskimos, c’est l’idéal. Mon objectif est de demeurer ici le plus longtemps possible.»

Betts a disputé quatre saisons avec le Rouge et Or, mettant la main sur la coupe Vanier à deux occasions, en 2016 et en 2018. Il est le seul joueur de l’histoire à avoir remporté trois années de suite le trophée J.-P.-Metras, remis au meilleur joueur de ligne des rangs universitaires canadiens. Il a également établi un record du Réseau du sport étudiant du Québec avec 35,5 sacs.

Il est aussi le premier à remporter trois honneurs majeurs au sport universitaire canadien avec ses titres de recrue de l’année (2015) et athlète masculin de l’année (2018).

Rouge et Or

Le Rouge et Or court encore et bat les Stingers 41 à 6

MONTRÉAL — Les footballeurs du Rouge et Or de l’Université Laval ont signé samedi une autre victoire facile par la marque de 41 à 6 face aux Stingers de Concordia, qui sont toujours à la recherche d’un premier gain cette saison.

Encore une fois, Laval a misé sur la course pour se distinguer, les porteurs de ballon Vincent Breton-Robert, Joanik Masse et Luca Perrier amassant 315 verges durant le match.

C’est d’ailleurs Breton-Robert, avec un touché sur une course de 42 verges au début du premier quart, qui a ouvert la marque pour le Rouge et Or. «La ligne offensive a bien bloqué et j’ai juste eu à courir. On voulait faire de gros jeux, mais c’est vraiment l’fun de pouvoir en faire un comme ça en partant», a déclaré l’athlète de 23 ans qui a été désigné joueur offensif du match pour Laval.

Perrier, qui n’avait pas joué depuis novembre 2017, a inscrit le dernier majeur du Rouge et Or après un revirement sur un botté de dégagement à la porte des buts, gracieuseté de Ian Leroux.

«Après un ballon échappé comme ça, n’importe qui aurait pu le faire, mais c’est moi qui l’ai fait. Honnêtement, je n’ai pas pensé à grand-chose quand j’ai traversé la ligne des buts», a-t-il avoué.

«Je ne pense pas que j’étais rouillé même si ça faisait un bout que je n’avais pas joué, mais j’étais assez fébrile avant le match. J’essaie de travailler sur quoi je suis bon, c’est-à-dire courir en puissance», a résumé l’ancien du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy.

Jour de premières

À son premier match comme partant, le joueur de ligne défensive recrue Arnold Mbembe a enregistré son premier sac du quart et son premier ballon repris à un match auquel assistaient ses parents, ses frères et ses amis.

«C’est la première fois qu’ils me voyaient jouer au niveau universitaire. Moi, je voulais montrer aux coaches qu’ils pouvaient me faire confiance. Sur chaque jeu, j’y allais à 100%. J’aime bien arrêter l’attaque au sol. Mais je dois continuer à travailler fort, car ça se décide à chaque semaine qui est le partant», a déclaré Mbembe.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, était content du jeu de Mbembe et de Thomas Khuong, à qui il avait aussi donné plus de responsabilités samedi. «Ils ont démontré de belles choses et il faut leur faire faire des jeux si on veut savoir qui est le meilleur. Il faut faire jouer ce monde-là», a-t-il commenté à propos de sa jeune brigade défensive.

Chénard meilleur

Le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier était également satisfait de l’effort et de la performance de sa brigade, plus particulièrement du quart Samuel Chénard.

«Ils ont une ligne défensive jeune et on voulait en profiter en courant avec le ballon. Sam a pris de bonnes décisions aujourd’hui, il a joué un bon match qu’il a bien contrôlé. À son premier match, on avait identifié un très mauvais jeu qu’il avait fait, mais il n’y en a pas eu aujourd’hui», a résumé Ethier.

Après le premier touché du Rouge et Or, l’interception par Maxym Lavallée d’une passe que le quart des Stingers, Adam Vance, destinait à Sam Nadon a pavé la voie à un placement de Laval qui a ainsi augmenté son avance à 10-0.

Un touché de sûreté des Stingers a ajouté deux points à l’avance du Rouge et Or peu avant le début du second quart. Chénard a ajouté un autre majeur à sa fiche en propulsant une passe de 27 verges entre les mains de Mathieu Robitaille qui était dans la zone des buts.

Concordia a fini par s’inscrire au pointage grâce à un placement d’Andrew Stevens. Le Rouge et Or a ajouté un autre touché, sur une course de huit verges de Chénard, quelques secondes avant la fin de la demie. 

Un touché en moins

Félix Garand-Gauthier a franchi la ligne des buts avec le ballon à la fin du troisième quart, mais une pénalité pour avoir retenu a été imposée au Rouge et Or sur cette séquence. Les Lavalois se sont donc résignés à un autre placement pour porter le pointage à 31 à 3.

Le pied de Stevens a permis d’ajouter trois autres points pour les Stingers en début de quatrième quart. Avec quelques minutes à faire au match, le Rouge et Or a provoqué un revirement quand Leroux a récupéré un ballon échappé par Zamaad Gambari sur un botté de dégagement, pavant la voie au touché de Perrier. Le pointage a été complété par un autre touché de sûreté concédé par les locaux en fin de match et un simple sur un placement raté de David Côté.

L’entraîneur-chef des Stingers, Brad Collinson, n’était pas très satisfait de la performance des siens en première demie. «Il y a eu beaucoup d’erreurs d’assignation, mais ils ont donné leur 100% en deuxième demie et je crois qu’en fin de compte, on a mieux joué que la semaine passée contre McGill», analyse-t-il.

Résidus de Dorian

Les deux formations ont dû composer avec les résidus de l’ouragan Dorian alors que la pluie a commencé à s’abattre sur le Stade Concordia au troisième quart pour ensuite s’intensifier au quatrième. «On lançait bien la balle, mais la pluie n’aidait pas, c’est clair», a indiqué Collinson.

Déjà privés de leur receveur de passes Vincent Alessandrini, blessé à l’entraînement vendredi, les Stingers ont aussi vu le maraudeur David Germain tomber au combat durant le match alors qu’Adam Vance a dû être remplacé à la fin de la première demie. «Ce n’est rien de grave, Adam a perdu le souffle et on l’a remplacé par Olivier Roy sur trois jeux», a expliqué Collinson au sujet de son quart partant.

À son arrivée sur le terrain, Roy a cependant mal lu le jeu et la passe qu’il tentait a été déviée pour aboutir entre les mains d’Adam Auclair du Rouge et Or tout près de la zone des buts, mettant la table pour le touché de Chénard par la course.

Notes

Le receveur de passes Jonathan Breton-Robert avait été rayé de l’alignement du Rouge et Or à titre préventif. Il devrait revenir au jeu la semaine prochaine... 

Le secondeur Alec Poirier a été désigné joueur défensif du match pour le Rouge et Or alors que Wael Nesri a reçu cet honneur chez les Stingers. Le receveur de passes James Tyrrell a été le joueur offensif du match des locaux... 

Les Carabins de l’Université de Montréal seront le prochain adversaire du Rouge et Or. Samedi, ils ont vaincu l’équipe de l’Université McGill par la marque de 34 à 4. Le match de samedi était désigné comme le «Shrine Bowl», un événement caritatif annuel organisé par l’hôpital des Shriners... 

Rouge et Or

Prêts à déchiffrer la «méthode Philion»

Parmi les nombreux nouveaux membres de l’équipe d’entraîneurs des Stingers de Concordia, que le Rouge et Or affronte samedi, on compte un nom connu des amateurs de football canadien. L’ancien plaqueur défensif des Alouettes de Montréal et entraîneur de la ligne défensive de trois équipes de la Ligue canadienne de football depuis 2013, Ed Philion, est le nouveau coordonnateur de la défensive de Concordia et les joueurs de ligne offensive du Rouge et Or sont prêts à déchiffrer sa façon de faire.

«Nous avons un gros travail mental à faire», avoue le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Samuel Lefebvre. «Philion a mis ça à son goût», commente le vétéran de quatrième année, qui a travaillé beaucoup avec l’entraîneur de la ligne offensive Carl Brennan afin de se préparer pour ce match. «Il y a beaucoup de choses qui sortent de l’ordinaire dans leur défensive, plusieurs schémas de blocs qui ne sont pas intuitifs. Carl a travaillé beaucoup avec nous pour décrypter leur façon de faire. On a fait du vidéo tous les jours», poursuit-il.

Pas à la légère

Par ailleurs, Lefebvre refuse de prendre à la légère le prochain adversaire même si les Stingers n’ont toujours pas remporté de match cette année. «Ils ont joué un match serré contre les Carabins, et même contre McGill, ils avaient la possibilité de faire des jeux, mais ce n’était pas leur journée», analyse-t-il.

Dans ses séances de vidéo, Lefebvre a remarqué le nouveau venu Jahmensky Lubin, un joueur de ligne défensive de 6 pieds 1 pouce et 313 livres qui arrive directement de la Ligue de football junior du Canada. «C’est un gars qui joue du très bon football et il a été très bon chez les juniors.»

Comme lors du match d’ouverture du Rouge et Or contre Sherbrooke, Lefebvre s’attend aussi à voir les siens miser beaucoup sur le jeu au sol. «Il faudra encore exploiter le jeu au sol. Chaque match, on prend ce que l’adversaire nous donne et Sherbrooke nous a donné beaucoup d’occasions pour nous permettre de courir le ballon nord-sud. Jo [Joanik Masse] et Phil [Philippe Lessard-Vézina] ont fait le travail», poursuit-il à propos des deux porteurs de ballon qui ont accumulé ensemble 160 verges au sol.

D’amis à ennemis

Lefebvre avoue également qu’il sera aussi un peu particulier de retrouver de l’autre côté du terrain des visages qu’il a connus dans l’équipe d’entraîneurs du Rouge et Or comme Alex Surprenant (coordonnateur de l’offensive), Guillaume G. Bourassa (coordonnateur des unités spéciales et entraîneur des porteurs de ballon), Karl Monjoie (entraîneur de la ligne offensive) et Seydou Junior Haidara (entraîneur des receveurs de passes). Ces anciens de Laval sont maintenant aux côtés de l’entraîneur-chef des Stingers, Brad Collinson, lui aussi un ancien adjoint de Glen Constantin avec le Rouge et Or.

«Je les ai côtoyés pendant des années et je crois qu’ils vont amener une belle culture à Concordia. Mais quand le ballon est live, il n’y a plus d’amis, plus de pitié. On veut gagner chaque bataille, peu importe qui se retrouve devant nous», indique-t-il.

«Contre les Stingers, si tout le monde prend son homme et si on court nord-sud, ça devrait bien aller. La majorité de leurs blitz sont des surnombres. On ne peut pas se retrouver en deuxième et long, et sûrement que ce sera leur plan de match d’essayer de nous avoir de cette façon», conclut Lefebvre.

Rouge et or

Face à face: des équipe à deux visages

Quel Rouge et Or se présentera au terrain de football de Concordia samedi? Celui qui a été dominé par le Vert & Or de Sherbrooke durant la plus grande partie de la première demie du premier match de la saison ou celui qui a carrément écrasé son adversaire sherbrookois 41 à 10 grâce à une impeccable deuxième demie? D’un autre côté, on peut aussi se demander quels Stingers rencontreront les représentants de l’Université Laval : ceux qui ont tenu tête aux puissants Carabins de l’Université de Montréal pour s’incliner par un score serré de 10 à 3 dans leur première partie de la saison ou ceux qui ont reçu une raclée de 41 à 14 par l’équipe de football de McGill la semaine dernière? Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs-chefs des deux formations, Glen Constantin et Brad Collinson, en prévision de ce match.

BEAUCOUP D'INTERROGATIONS

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Glen Constantin a beaucoup d’interrogations au sujet du prochain adversaire des ses protégés. «Non, on ne sait pas quelle équipe va se présenter et c’est pour ça qu’on essaie de ne pas se préoccuper de ce qu’a fait l’adversaire dans les matchs précédents, mais plutôt d’établir un standard d’équipe. Offensivement, les Stingers ont une équipe assez conventionnelle avec un quart-arrière de cinquième année, de bons receveurs, de bons porteurs de ballon. Défensivement, cependant, il y a beaucoup de fronts et il faut s’attendre à des permutations multiples sur les lignes», indique l’entraîneur du Rouge et Or, qui qualifie même «d’exotique» la défensive des Stingers tellement elle est en dehors des normes habituelles. «Il faudra avoir une bonne maîtrise de leur système défensif.»

Constantin et ses joueurs, qui bénéficiaient d’un week-end de congé après avoir affronté le Vert & Or, ont eu deux bonnes semaines pour analyser les vidéos des matchs des Stingers. «On a fait beaucoup de recherche et de vidéo pour se préparer à ce match. Oui, ils ont joué un match serré contre les Carabins, mais de notre côté, nous n’avons pas non plus joué notre meilleur football contre Sherbrooke. Les équipes donnent toujours leurs meilleurs efforts contre les gros adversaires et je crois que c’est ce qui s’est passé. Ils ont peut-être eu un petit relâchement contre McGill. Je pense donc que contre nous, il faut s’attendre au meilleur de Concordia», a-t-il ajouté.

Constantin a aussi noté l’importance des unités spéciales avec de l’autre côté l’ex-porteur de ballon des Cheetahs de Vanier, Kevin Foster Verdier, qui domine déjà le circuit universitaire sur les retours de bottés avec les Stingers.

L’entraîneur a aussi été obligé d’avouer que la semaine de congé des siens arrivait à point même si elle avait été placée très tôt dans la saison. «Je pense que pour une équipe un peu plus jeune comme la nôtre, ça a été bénéfique. On avait presque traité le match contre Sherbrooke comme un match préparatoire, alors le congé a permis à nos jeunes joueurs d’apporter des correctifs à l’entraînement», concède-t-il. Ian Bussières

Rouge et Or

André Bolduc heureux que son fils évolue pour le Rouge et Or

«Ça fait longtemps qu’on n’était pas venus ensemble ici. Il était ball boy, pas grand... Et on avait mangé une volée!»

André Bolduc replongeait dans ses souvenirs, jeudi, après avoir assisté à la séance d’entraînement de l’équipe de football du Rouge et Or. À une autre époque, il fréquentait le stade de l’Université Laval à titre d’ennemi. Il a dirigé le Vert & Or de Sherbrooke pendant cinq ans (2007 à 2011).

Bolduc est aujourd’hui entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal, dans la LCF. Son fils aîné de 20 ans, Thomas, est quart-arrière de première saison pour le Rouge et Or.

Sa visite à Québec sera un deux pour un, puisque son fils cadet s’adonne aussi au football dans les rangs juvéniles pour le Triolet de Sherbrooke, qui joue vendredi soir au Séminaire Saint-François, à Saint-Augustin. Ils ont aussi deux sœurs jumelles joueuses de volleyball.

À 6’ 2’’ et 204 lb, Thomas est maintenant loin du petit ball boy du Vert & Or. Il dépasse son père. Dimanche dernier, il était en uniforme pour son premier match universitaire comme troisième quart-arrière. Laval a dominé Sherbrooke 41-10. Le papa n’était pas trop déchiré entre sa progéniture et son ancien club.

«Je prenais pour mon fils! Il était déjà habillé, ce qui était un objectif commun dont on avait parlé. C’était une chance pour lui de vivre ça, un premier match ici avec la présentation et la foule. Quant au pointage, je souhaitais que Thomas remporte le match», affirme André Bolduc.

Pas le choix de papa

Thomas était heureux jeudi que son paternel puisse enfin le voir en personne avec un maillot du Rouge et Or sur le dos. Parce que quand tout le monde est dans le foot, difficile d’aller voir les matchs des autres.

«En étant ici aujourd’hui, il peut voir où je suis rendu, comment j’ai progressé dans ce nouveau système de jeu et avec de nouveaux coachs», a expliqué le deuxième quart le plus productif l’an dernier en première division collégiale québécoise, avec Lennoxville, derrière le phénomène Jonathan Sénécal.

Bolduc père assure ne pas avoir tenté d’influencer fiston pour qu’il opte pour le Vert & Or au lieu du Rouge et Or. «Je l’ai laissé faire son choix tout seul», assure André Bolduc. «Je l’ai conseillé sur certains points, mais pas sur le choix de l’équipe comme tel.»

«Je connais beaucoup les entraîneurs, ici», a-t-il rappelé, après avoir fait l’accolade au coordonnateur défensif Marc Fortier. «J’ai habité avec Marc à l’université, Glen [Constantin] m’a recruté dans le temps qu’il était à Bishop’s... Ça me rassure de voir que Thomas est entre bonnes mains», résume un papa fier.

Ici pour les coachs

«J’ai choisi l’Université Laval à cause des installations et surtout des coachs», précise pour sa part Thomas. «Mathieu Bertrand et Justin Ethier sont les meilleurs coachs en offensive au Québec et peut-être même au Canada. Je savais que j’allais vraiment être bonnes mains. Et à date, je joue mon meilleur football.»

Il en aura besoin au cœur une lutte à quatre pivots chaque semaine avec le vétéran Samuel Chénard, le joueur de troisième année David Pelletier et l’autre recrue Jean-Philippe Cordero.

«On a un beau groupe. À quatre, c’est différent d’être pratiquement seul au cégep, mais ça fait partie du processus. Dans l’universitaire, tout le monde est bon. Tu dois juste rester positif et quand tu as l’occasion d’embarquer sur le terrain, il faut que tu y ailles à fond. C’est ce que je fais!» conclut Thomas Bolduc.

Rouge et Or

Début de saison du Rouge et Or: sous le signe de l’inconnu

Même si l’entraîneur Glen Constantin connaît bien le Vert & Or de Sherbrooke, une aura de mystère plane autour de l’adversaire de son Rouge et Or pour le premier match de la saison de football universitaire qui sera disputé dimanche après-midi au Stade Telus.

«Il y a beaucoup de points d’interrogation du côté de Sherbrooke, qui a un nouveau coordonnateur à l’attaque, Justin Chapdelaine, qui occupait les mêmes fonctions avec les Gaiters de Bishop’s l’an dernier. Disons qu’on s’est fiés beaucoup à ce qu’il avait fait à Bishop’s pour essayer de prévoir ce qu’on verra dimanche. Il est un bon entraîneur et je pense qu’il peut avoir été influencé par la Ligue canadienne de football, où il a déjà travaillé avec son père, dans son système offensif», a avancé Constantin jeudi lors de son point de presse hebdomadaire.

Constantin a déjà évolué comme coordonnateur défensif sous les ordres de Jacques Chapdelaine, le père de Justin, au début de son association avec le Rouge et Or. «Je dois avouer que c’est un peu spécial d’affronter Justin comme coordonnateur offensif. Je me rappelle que ce jeune homme courait en couche dans le PEPS quand son père coachait ici! Disons que ça ne me rajeunit pas!», affirme-t-il en riant à propos du jeune coordonnateur à l’attaque qui est âgé de 27 ans.

«Pour ce premier match, ce sera de l’inconnu. De plus, nous n’avons pas eu de match préparatoire alors que dans la NFL, ils en ont plusieurs. On n’a eu que 300 jeux offensifs et défensifs depuis 14 jours. Ce n’est pas beaucoup de volume. Il faudra faire attention pour que les joueurs ne veuillent pas en faire un peu trop, ce qui peut causer des punitions, ou manquent de synchronisme», reprend Constantin.

Il s’attend aussi à voir un quart-arrière recrue du côté du Vert & Or pour ce premier duel de la saison. «On doit s’attendre à un système de jeu différent. Leurs deux quarts-arrières recrues sont talentueux et je crois qu’ils auront une meilleure production offensive par la passe», ajoute-t-il au sujet de l’attaque sherbrookoise qui avait tendance par le passé à beaucoup s’appuyer sur l’excellent porteur de ballon Gabriel Polan, maintenant retraité.

Fébrile

Une chose est certaine, Constantin est fébrile à l’approche de cette 25e saison du Rouge et Or. «C’est un bon défi avec beaucoup de changements des deux côtés. Nous avons 10 partants de retour et beaucoup de nouveaux visages sur la ligne défensive. Les unités spéciales seront importantes aussi. Ils ont un bon botteur et nous aussi. Les deux équipes vont se chercher au début, tenter de trouver le rythme. Ce sera important d’avoir de bonnes couvertures de bottés», poursuit-il en référence au match d’ouverture de la dernière saison où l’offensive n’avait réussi aucun touché.

Constantin a aussi réitéré sa confiance en Samuel Chénard, son quart-arrière partant qui prend la relève d’Hugo Richard après avoir évolué dans son ombre pendant quatre ans. «Il a connu une belle progression au camp. J’ai confiance en lui, j’ai aimé son comportement. Il peut s’améliorer encore», conclut-il.

Rouge et or

L’un des plus grands défis de Constantin [VIDÉO]

L’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, l’avoue d’entrée de jeu : le remplacement des quatre partants de l’an dernier à la ligne défensive de son équipe constitue tout un contrat.

«C’est l’un des plus gros défis que j’aie eu à relever», a lancé celui qui entame sa dix-neuvième année à la tête de l’équipe de football lavaloise lors de la conférence de presse soulignant le début de la saison jeudi.

En plus de perdre son ailier défensif vedette, Mathieu Betts, présentement au camp des Bears de Chicago dans la NFL, Constantin doit aussi composer sans Vincent Desjardins, parti pour la Ligue canadienne de football, Clément Lebreux et Marc-Antoine Bellefroid, qui a pris sa retraite.

«Jamais, par le passé, je n’avais perdu autant de joueurs sur la ligne défensive. C’est un gros défi, mais c’est un défi l’fun. Comparativement à l’année passée, là, j’ai beaucoup de coaching à faire et quand j’explique les choses, je vois les joueurs progresser immédiatement», poursuit Constantin, qui est aussi l’entraîneur des joueurs de ligne défensive.

Le coordonnateur défensif Marc Fortier a mentionné les noms de trois anciens du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy qui ont eu un peu de terrain l’an dernier, Samuel Maranda-Bizeau, Yanis Chihat et Alexandre Gagnon, comme étant ceux qui auront à prendre la relève sur la ligne défensive, sans oublier la recrue William Desgagné, qui évoluait l’an passé avec les Cougars du Collège Champlain.

«Ce sont des jeunes talentueux et, au moins, ils s’entraîneront contre une ligne offensive expérimentée. Certains gars qui reviennent du cégep, ils ont un peu de misère car le gars devant toi, il revient des Giants de New York!», a d’ailleurs lancé Glen Constantin en parlant du joueur de ligne à l’attaque Samuel Thomassin, de retour avec le Rouge et Or pour une cinquième saison.

L’après-Richard

Glen Constantin sait aussi qu’il devra aussi gérer l’après-Hugo Richard puisque son quart a disputé l’an dernier sa dernière année d’éligibilité. «On avait aussi vécu l’après-Mathieu Bertrand, l’après-Benoît Groulx et l’après-Bruno Prud’homme, mais une équipe ne repose pas juste sur une personne. La production devra être répartie sur tous les aspects du jeu», poursuit-il.

À ce sujet, le coordonnateur de l’offensive Justin Ethier estime qu’il faut être réaliste et avoir une «vision de progression» pour Samuel Chénard, qui chaussera les gros souliers de Richard cette année après quatre saisons à être son remplaçant.

«Il faudra que Samuel soit bien encadré et c’est encore plus vrai pour le début de la saison», poursuit Ethier, qui n’est pas inquiet du fait que Chénard soit un quart moins mobile que Richard. 

«Ce n’est pas grave, moins de mobilité, si ça vient avec une bonne compréhension de certaines choses. Pour Samuel, comme pour le quart David Pelletier, je n’ai pas de crainte quant à la compréhension. Le défi sera au niveau de l’exécution puisqu’ils n’ont pas joué beaucoup», indique-t-il.

Attaque diversifiée

Ethier ajoute que l’attaque du Rouge et Or devrait être aussi diversifiée cette année que par les saisons passées. «Dans le passé, on a déjà connu des années où ça courrait beaucoup avec le ballon. Mais dans notre conférence, on ne peut pas se permettre d’être unidimensionnels. Il faut être bons par la passe aussi.»

Malgré les départs, Glen Constantin estime encore qu’il est réaliste pour le Rouge et Or de penser défendre son titre de champion de la Coupe Vanier en cette vingt-cinquième saison du programme de football.

«On n’est jamais satisfaits, on refuse d’être complaisants, on cherche toujours à voir ce qu’on pourrait faire pour s’améliorer», affirme-t-il, comme un mantra, en terminant.

Rouge et Or

Olivier Bamrounsavath: devenir la cible comme receveur

Pour Olivier Bamrounsavath, qui a toujours évolué à la position de quart-arrière durant son cheminement au football, la transition au poste de receveur de passes constitue un défi. La recrue du Rouge et Or est cependant convaincu qu’il arrivera à devenir la cible plutôt que celui qui lance les projectiles.

«C’est sûr qu’il y a des bouts du travail de quart-arrière qui me manquent, comme la possibilité de sauver un jeu à moi tout seul quand ça va mal en courant avec le ballon. Par contre, je commence à avoir beaucoup de plaisir à faire des choses que je ne faisais jamais comme quart», a-t-il expliqué au terme de l’entraînement du Rouge et Or mercredi.

Dès le début de la période de recrutement, ce sont les qualités athlétiques du produit des Titans du Cégep de Limoilou qui ont attiré les recruteurs universitaires, dont plusieurs le voyaient dans des rôles différents de celui auquel il était habitué sur le terrain.

«Le Vert & Or de Sherbrooke voulait m’avoir comme joueur défensif et le Rouge et Or m’a choisi comme athlète avant tout en me disant que j’avais un bel avenir comme receveur», explique celui dont l’entraîneur au collégial, Dave Parent, répétait souvent qu’il était le plus bel athlète qu’il ait dirigé.

Apprentissage

«Pour moi, c’est donc une année d’apprentissage dans ce nouveau rôle, mais j’ai eu la chance de faire le camp d’hiver. J’ai vraiment appris beaucoup là-bas et j’arrive ici mieux préparé. Avant le camp d’hiver, je ne savais même pas encore courir des routes!»

Même si Olivier aimerait bien fouler le terrain cette année, le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Ethier, le voit davantage comme un projet à moyen et long terme.

«C’est vrai qu’Olivier est très athlétique et qu’il a des habiletés vraiment solides. Pour le moment, je ne crois pas qu’il soit prêt à évoluer comme receveur. Je le vois plus à moyen et long terme mais le jeune est patient et il s’améliore chaque jour. On sent qu’il aime le défi d’essayer une nouvelle position», a commenté Ethier. 

D’un frère à l’autre

De plus, le recrutement d’Olivier par Laval assure que le patronyme de 13 lettres d’origine laotienne demeure quelques années encore sur l’uniforme du Rouge et Or. 

Son grand frère Félix Bamrounsavath, un demi-défensif, a en effet terminé ce printemps sa formation universitaire et est retourné avec le Titan de Limoilou comme entraîneur des demis-défensifs et responsable du conditionnement.

«C’est spécial, on a un peu fait le switch : moi qui passe du Titan au Rouge et Or et Félix qui passe du Rouge et Or au Titan. On a six ans de différence, alors on n’a jamais eu la chance de jouer ensemble. Mais maintenant, je rencontre tous ses amis du Rouge et Or et lui, mes anciens coéquipiers du Titan», termine Olivier.

Rouge et Or

Basketball: deux joueuses françaises pas venues «cirer le banc»!

«On n’est pas venues de France pour cirer le banc!»

Au Québec, on dit «réchauffer le banc», elles l’apprendront assez vite. Mais l’expression est claire. Leur intention aussi. L’équipe féminine de basketball du Rouge et Or vient d’ajouter deux gros morceaux avec la venue des Françaises Leslie Makosso et Zahra Douar-Wajih à l’Université Laval.

Gros morceaux pas par leur gabarit, les deux gardes ne sont ni grandes ni costaudes. Mais leur vitesse au jeu et leur ardeur en défensive permettent à l’entraîneur-chef Guillaume Giroux de leur prédire une bonne utilisation.

Et qu’en conséquence, malgré le départ de quatre régulières, dont la joueuse par excellence au pays Sarah-Jane Marois, et sept finissantes au total, la formation vice-championne canadienne universitaire devrait se maintenir parmi les meilleures pour la campagne 2019-2020.

C’était l’un des critères de ces recrues d’outre-Atlantique. «On ne s’est pas embarquées à l’aveugle», atteste Makosso, qui avait aussi eu une offre de l’Université de la Saskatchewan.

La possibilité de conjuguer études universitaires et sport d’élite constitue la raison première de leur présence chez nous, mariage impossible en France après l’âge de 20 ans et la sortie du centre national de formation. Puis l’équipe et la ville sont entrées en ligne de compte.

Makosso, de Lyon, a 23 ans et a roulé sa bosse aux quatre coins de l’Hexagone. Douar-Wajih, 20 ans, vient de Paris. Elles ne se connaissaient pas avant de dire oui à Giroux, chacune de leur côté.

Taxes et pourboire

Les deux s’affirment très heureuses de l’accueil chaleureux de leurs nouvelles coéquipières, depuis une semaine. Comme cette agréable soirée dans le Vieux-Québec, samedi, où Douar-Wajih croyait d’abord s’être fait arnaquer par l’ajout des taxes et du pourboire sur sa facture au restaurant!

Autre chose à laquelle elles devront s’habituer, c’est le jeu plus physique qui se pratique de ce côté-ci de l’océan. «Ça joue dur aussi en France, faut pas croire qu’on a peur des contacts. Mais ici, les arbitres sifflent moins», explique Makosso, qui a de la famille à Montréal.

«On amène notre basket», promet de son côté Douar-Wajih. «On fait plus de placements, on peut ralentir le rythme du jeu. On est très rapides si la situation le commande, mais en Amérique, on dirait qu’elles sont tout le temps dans le rush», illustre-t-elle.

Lundi, elles ont travaillé une longue première journée au camp d’été de basket du Rouge et Or pour les 12 à 17 ans, avant d’entreprendre la séance d’entraînement d’équipe en début de soirée. Alors, comment sont nos ados québécois? «Des ados, c’est des ados!» laissent-elles tomber, sans jamais perdre le sourire.

Deux bons transferts

En plus des deux Françaises, les filles du Rouge et Or basket enrichissent leur alignement de deux autres gardes d’expérience en provenance d’autres clubs du circuit universitaire québécois.

Maude Archambault, transfert des Gaiters de Bishop’s, était quatrième marqueuse de la Ligue l’an dernier avec 13,8 points en moyenne par rencontre. Elle apparaissait de plus dans le top 10 provincial pour les aides (2,4 par match) et le pourcentage de réussite aux lancers francs (83 %).

De son côté, Élise Roy arrive de Concordia. Elle était partante l’an dernier avec les Stingers, pointant au quatrième rang des universitaires québécoises pour les vols (1,6) et neuvième au chapitre des rebonds (5,8).

Les deux viennent de la région, Roy de Lévis et Archambault de Saint-Augustin. Comme elles entrent à la maîtrise, elles ne sont pas privées de jeu durant un an comme lorsqu’un athlète au baccalauréat passe d’une université à l’autre.

La saison officielle commence en novembre avec des matchs préparatoires dès septembre.

Rouge et Or

Simplicité et confiance pour Forbes-Mombleau

Le camp du Rouge et Or est à peine amorcé que Vincent Forbes-Mombleau se dit déjà pas mal plus à l’aise que l’an dernier. Les attentes sont donc élevées envers l’habile receveur nommé recrue par excellence au Québec la saison passée.

Cette nouvelle confiance se voit sur le terrain. Mais aussi sur sa peau. Il est passé de trois tatouages à 19 bien comptés, sur les bras, la poitrine et l’abdomen, les jambes. Un papillon sur le tibia droit, un casque de foot avec les initiales des membres de sa famille sur l’avant-bas gauche. Certains pour le style, d’autres pour la symbolique.

Quant à son jeu, «la plus grande différence, c’est surtout la compréhension et l’apprentissage du cahier de jeux. L’an dernier, au camp, juste de comprendre les jeux était difficile. Là, c’est plus simple», a constaté Forbes-Mombleau, dimanche midi, au terme du troisième jour d’entraînement présaison du club de football de l’Université Laval.

Celui qui a troqué le numéro 86 pour le 80 avoue s’être appuyé sur ses habiletés pour connaître du succès à sa première année dans les rangs universitaires.

«Des fois, je n’étais pas trop sûr et j’y allais à 100 % en espérant faire la bonne chose. Mais plus tu avances, plus tu comprends le système et plus c’est simple. Maintenant, quand je suis aligné, au lieu de penser à quel jeu je dois faire, je me fais un plan pour savoir comment je vais faire mon jeu.»

Auteur de 31 attrapés pour 377 verges de gains et deux touchés en saison l’automne passé, Forbes-Mombleau a fait encore mieux en éliminatoires avec une récolte de 189 verges et quatre majeurs sur 17 attrapés en quatre rencontres. Dont une explosive performance de 104 verges et trois touchés en demi-finale canadienne, contre St. F.X.

Il s’est classé toute l’année deuxième parmi les receveurs du Rouge et Or derrière Jonathan Breton-Robert. Forbes-Mombleau devenait le cinquième représentant de l’UL sacré meilleur joueur de première année au Québec en cinq ans, le premier en attaque depuis le quart-arrière Hugo Richard, en 2014.

Progression

«L’an passé au camp, on voyait que ça allait vite pour lui», admet le coordonnateur offensif, Justin Ethier, très heureux de voir toute la progression de Forbes-Mombleau, «un gros morceau de notre attaque» pour 2019. «Je suis impressionné. Tu sens que Vincent comprend plus ce qu’on fait et joue avec plus de confiance. On va garder les habiletés et ajouter plus de compréhension et de confort dans notre système de jeu», se réjouit à l’avance Ethier.

Le receveur intérieur se souvient qu’à sa première année, il se tournait souvent, en fait «presque sur chaque jeu», vers son coéquipier receveur voisin de ligne Marc-Antoine Pivin «pour savoir ce qu’on faisait là-dessus».

À son tour d’agir en modèle pour les petits nouveaux, de pistonner des coéquipiers comme Douglas-Surf Biron, une recrue, ou encore Jacob Doucet-Brière, muté de la position d’ailier rapproché à celle de receveur intérieur.

Rappelons que Forbes-Mombleau, produit du Campus Notre-Dame-de-Foy, était arrivé du cégep auréolé de deux records de ligue pour les verges sur réception, en une saison et en carrière collégiale.

Au Collège Notre-Dame-de-Foy, il évoluait en compagnie de son frère Cédric Forbes-Mombleau, secondeur qui a accroché ses crampons après avoir jonglé avec l’idée de se joindre au Rouge et Or.

NOTES

Le jeune receveur de passes Vincent Girard a réalisé un très bel attrapé au-dessus de sa tête, en se retournant, pour amorcer la séance de dimanche du bon pied... 

Le secondeur de couverture de quatrième année Adam Auclair sera encore une menace pour toutes les attaques adverses cette année. Il a montré sa forme dimanche avec une belle interception... 

Le porteur de ballon Vincent Breton-Robert est blessé... La nouvelle devise du Rouge et Or? Outwork yesterday, «travaille plus fort qu’hier», expression popularisée par l’équipe de football de l’Université de l’Alabama.

Rouge et Or

Basketball : le Rouge et Or perd une guerre de tranchées

Les basketteurs de l’Université Laval ont perdu une guerre de tranchées samedi face aux Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe qui évolue en première division de la NCAA a remporté in extremis par la marque de 79 à 76 le match hors concours qui l’opposait au Rouge et Or.

Les basketteurs de l’Université Laval ont perdu une guerre de tranchées samedi face aux Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe qui évolue en première division de la NCAA a remporté in extremis par la marque de 79 à 76 le match hors concours qui l’opposait au Rouge et Or.

La marque était de 75-73 en faveur des Bobcats avec moins de 47 secondes à faire au match quand Samuel Bouchard a créé l’égalité en réussissant ses deux lancers francs. 

Vingt secondes plus tard, les Bobcats commettaient une autre faute et, cette fois, c’est à Christian Redmont-Kannon, qui été le meilleur des siens avec 21 points, que revenait la tâche d’effectuer les lancers francs. Touchant la cible avec le premier et ratant de peu le second, le numéro 15 a donné une mince avance d’un point aux locaux.

Un panier des Bobcats avec dix secondes à faire a cependant poussé les Américains en avant. Le Rouge et Or a ensuite raté un panier, un lancer bloqué par la défensive des Bobcats.

Avec seulement 2.5 secondes à faire, les Bobcats ont à leur tour eu droit à deux lancers francs qu’ils ont réussis pour se donner une avance de trois points. Dans une cause désespérée, l’arrière Nicolas Desjardins, qui avait poussé les siens en avant une minute plus tôt avec un panier de trois points, a tenté à nouveau sa chance, en vain cette fois cependant.

«Quand le lancer est parti, j’étais certain que ça rentrait et qu’on créait l’égalité. On était tous vraiment excités, c’est le genre de match qui est «le fun» à jouer. C’est agréable de voir qu’on peut se comparer à un programme de division I de la NCAA. Je crois que ça prouve que le basket canadien n’est pas si loin de celui des États-Unis», a commenté Desjardins.

Déficit de grandeur

Le Rouge et Or faisait cependant face à plus grand que lui samedi, les Bobcats alignant sept basketteurs de 6 pieds 6 pouces et plus alors que les locaux n’en comptent que deux, le vétéran centre Marc-André Fortin et l’ailier Sidney Tremblay-Lacombe.

Qu’à cela ne tienne, ils ont compensé par l’adresse et un jeu physique, terminant avec une avance de 17 à 10 après le premier quart et de 39 à 29 à la demie.

Les joueurs de Quinnipiac ont cependant commencé à remonter la pente dans la seconde partie du match, créant l’égalité à la fin du troisième quart. 

«Je crois qu’on a bien joué, il ne fallait pas les laisser marquer», a commenté Fortin après la partie. «Après les deux premiers quarts, ils étaient plus intenses que nous et sautaient sur tous les ballons. Heureusement, nous nous sommes bien repris en fin de match.»

Le grand numéro 20 indique toutefois que la donne est bien différente lors de ces matchs préparatoires. «On arrive un peu dans l’inconnu, ce sont des équipes et des joueurs que nous ne connaissons pas. Oui, les joueurs de la NCAA sont souvent plus grands que nous, mais c’est pour ça qu’il faut être physiques. La grandeur devient moins importante quand on réussit à les garder loin du panier», conclut Fortin.

Rouge et Or

Lutte à quatre pour le poste de quart-arrière partant du R et O [VIDÉO]

Après avoir réécrit le livre des records du programme de football de l’Université Laval, le quart-arrière vedette Hugo Richard porte maintenant l’uniforme des Alouettes de Montréal. Pendant ce temps, Samuel Chénard, David Pelletier et les nouveaux venus Thomas Bolduc et Jean-Philippe Cordero sont les quatre prétendants qui se livrent une lutte plus fraternelle que fratricide au camp d’entraînement du Rouge et Or afin de succéder au légendaire numéro 4.

Comme il était le quart suppléant au cours des dernières saisons et qu’il en est à sa dernière année d’admissibilité, plusieurs voient Chénard comme le successeur désigné de Richard. Le footballeur de 24 ans ne s’assoit cependant pas sur ses lauriers. «J’ai toujours travaillé très fort depuis quatre ans et je fais la même chose cette année, comme quand j’étais derrière Hugo. Je me suis entraîné fort pendant les quatre dernières saisons et c’est la même chose cet été», a-t-il déclaré au Soleil vendredi après la première séance d’entraînement du Rouge et Or.

«On apprend de chaque personne avec qui on joue alors, oui, j’ai appris d’Hugo. Mais maintenant, il est également temps, comme joueur de cinquième année et David comme joueur de troisième année, d’aider les nouveaux avec le cahier de jeux, de les accompagner pour qu’ils soient prêts à embarquer sur le terrain en cas de besoin », ajoute Chénard, précisant que la lutte à quatre est plutôt amicale. «Le football, c’est un travail d’équipe, alors j’essaie de donner au suivant», ajoute celui qui avait vu Richard et Marc-Antoine Langevin le prendre sous leur aile à son arrivée avec l’équipe.

Les lectures, les pas, l’exécution, Chénard planche sur tous les aspects de son jeu à l’approche d’une saison où il pourrait enfin être le numéro un. Et même s’il attend sa chance depuis plusieurs années, il dit ne pas ressentir de stress particulier. «Je dirais que c’est plutôt du plaisir, j’ai hâte de jouer. Je suis un gars de Québec et j’ai toujours suivi le Rouge et Or depuis l’époque où j’étais petit avec mes parents.»

Rouge et Or

C'est l'heure de remplacer Richard et Betts chez le Rouge et Or [VIDÉO]

«On a survécu au départ de Mathieu Bertrand, de Benoît Groulx et maintenant c’est Hugo Richard. Ces années-là, on avait une très bonne défensive. Là, on a plus de points d’interrogation auxquels on devrait répondre dans les prochains jours, ça va me permettre de mieux dormir le soir.»

Le club de football du Rouge et Or de l’Université Laval lance la 25e campagne de son histoire, vendredi, avec l’ouverture du camp présaison. L’entraîneur-chef Glen Constantin, tout sourire mercredi quand il a reçu Le Soleil dans son bureau, prend la barre pour une 19e année, sa 24e dans l’organisation.

«Dans notre domaine, c’est rare de garder une job aussi longtemps», admet l’homme de 54 ans, qui se donne encore «au moins 10 ans» comme coach actif. «Pour le programme, c’est 25 ans de qualité et de défis relevés. En prenant soin des petites choses, les grandes choses peuvent arriver», poursuit l’entraîneur le plus décoré dans l’histoire du football universitaire canadien.

En 24 campagnes jusqu’ici, dont la première en 1995 qui ne comptait même pas, le Rouge et Or a gagné 10 fois le championnat canadien universitaire. La fameuse Coupe Vanier, soulevée encore une fois par les gars de Québec en novembre dernier, sur leur propre terrain. Cette année encore, la grande finale nationale se tiendra au stade du PEPS.

«Notre équipe est jeune et on a beaucoup de travail à faire sur la chimie, la cohésion, l’apprentissage, le développement de nos joueurs. Mais on a aussi un groupe très talentueux. En progressant chaque semaine, espérons qu’on se rendra en finale canadienne l’année du 25e», souhaite Constantin.

86 joueurs

Les 86 joueurs sont au boulot depuis quelques jours, avec la distribution des équipements, les examens médicaux et la grande réunion d’accueil.

Ce qui empêche le patron de bien dormir, ce n’est pas tant la perte de joueurs étoiles comme le quart-arrière Hugo Richard, trois fois joueur par excellence au Québec en cinq ans, et l’ailier défensif Mathieu Betts, meilleur joueur de ligne universitaire au Canada ses trois dernières années.

La machine du Rouge et Or a toujours pu remplacer de gros morceaux sans voir ses performances en souffrir. Au lendemain des départs des quarts vedettes Mathieu Bertrand et Benoît Groulx, le Rouge et Or a trouvé le moyen de gagner la Coupe Vanier, en 2004 et en 2010.

«Un changement de quart-arrière ne nous a jamais inquiétés dans le passé à cause de la force de la défensive. Mais là, on a des positions importantes en défensive où on a des points d’interrogation.»

«Sur la ligne défensive, on a perdu Mathieu Betts pour la NFL, Vincent Desjardins pour la LCF, Clément Lebreux est parti aussi et Edward Godin [LCF] l’année d’avant. Alors le camp [de 14 jours] servira à déterminer qui va jouer. On va avoir du travail à faire en saison aussi», constate l’entraîneur, un maître ès défensive.

Rouge et Or

Basketball: Nathan Grant ne perd pas de temps à recruter des joueurs [VIDÉO]

Dès la fin de l’entrevue, le comité de sélection savait que Nathan Grant était le prochain entraîneur-chef du club de basketball masculin du Rouge et Or de l’Université Laval «Il nous a charmés, ç’a été unanime», indiquait le président du club, Charles Fortier, en marge de l’annonce officielle du changement de garde.

Le Rouge et Or a confirmé, jeudi, ce que Le Soleil dévoilait quelques heures plus tôt. Signe que la transition se fera en douce, le nouvel homme de basketball du PEPS a été accueilli par Jacques Paiement Sr, dont la famille a laissé son empreinte sur le programme depuis 20 ans.

«Il s’agit d’un rêve pour moi, je ne pouvais pas croire que ça arrivait. J’étais prêt pour ça et j’attendais ça. C’est l’occasion de faire quelque chose de spécial, ici, et d’opérer un vrai changement», disait Grant, un anglophone de Montréal qui était associé à l’Équipe du Québec depuis cinq ans.

Il se disait excité à l’idée de relancer un programme qui en arrache, le Rouge et Or n’ayant pas participé au Championnat canadien depuis 2008. Il ne s’amènera pas seul, puisqu’il a déjà recruté quelques joueurs qui se joindront au Rouge et Or, la saison prochaine. Pas moins de 14 joueurs du Rouge et Or étaient présents à la conférence, ainsi que des membres de l’équipe féminine.

«C’est important qu’on commence à regarder en avant. On doit juste changer la mentalité et après, on sera parti. Ça va se faire par notre préparation, par notre façon de jouer et d’étudier. On va changer la mentalité et on aura du succès ensuite on ne doit pas aborder la prochaine saison comme on a fini la dernière», ajoutait l’entraîneur-chef de 35 ans qui a hâte de travailler avec la communauté de basketball de Québec et de se retrouver dans l’un des plus beaux gymnases au pays. Hier, l’amphithéâtre Desjardins était portait ses plus belles couleurs, puisqu’il servira de salle pour la période de la collation des grades à l’Université Laval.

Grant connaît bien l’endroit puisqu’il a été l’entraîneur-adjoint des Stingers de Concordia en 2016 et 2017. À sa première saison, les Stingers montraient la deuxième défensive la plus étanche au pays. Il est un produit des Bobcats de Brandon, où il a joué de 2006 à 2011 en même temps qu’il faisait son baccalauréat en arts avec une majeure en administration des affaires et une mineure en psychologie.

Rouge et Or

David Desloges succède à Helder Duarte

David Desloges remplira le grand trou laissé par le décès subit de l’entraîneur de soccer Helder Duarte, à la tête de l’équipe féminine de ballon rond du Rouge et Or.

Terrassé par une crise cardiaque le 21 février, à 56 ans, Duarte dirigeait la formation de l’Université Laval depuis sa création, en 1995.

Son successeur et donc deuxième entraîneur-chef dans l’histoire de la formation a fait sa marque à la tête de l’équipe féminine du Cégep Garneau de 2005 à 2016, en première division collégiale québécoise. Desloges et les Élans ont gagné 12 titres québécois en 12 ans et six championnats canadiens collégiaux.

«J’ai dirigé plus de la moitié des joueuses actuelles du Rouge et Or chez les Élans et j’ai coaché contre d’autres. Alors je n’arrive pas en terrain inconnu. Au plan soccer, je pourrais commencer demain matin», explique Desloges, qualifiant son nouvel emploi de «plus beau poste à Québec dans le soccer féminin».

«Par contre, je ne connais pas le fonctionnement et les rouages d’une organisation comme le Rouge et Or. Le côté administratif, la logistique, les ententes, l’admission des recrues, c’est ma priorité de maîtriser ça», poursuit celui qui se mettra à la tâche dès mercredi.

Si la période de recrutement universitaire est pas mal terminée, Desloges affirme qu’il partira à la chasse aux recrues de 2020 dès cet été. Quant au camp de sélection d’août, il apportera «un regard neuf» et assure qu’aucun poste dans l’alignement n’est acquis à personne.

Âgé de 42 ans, Desloges compte néanmoins 28 ans de métier comme entraîneur-chef! À partir de l’équipe U-9 dont il avait la charge à seulement 15 ans et avec qui il faisait plus d’animation que de réel coaching.

Il revient de deux ans loin du soccer de haut niveau, après avoir entraîné les équipes de sa fille qui a maintenant 12 ans. «J’avais décidé cet hiver de revenir et c’est une coïncidence que le poste se soit ouvert chez le Rouge et Or, à cause des circonstances tragiques qu’on connaît.»

Desloges est aussi architecte de profession et a son propre bureau. Comme il est à son compte, «le soccer va remplacer quelques clients», indique-t-il sur la gestion de son temps.

Bilodeau incertaine

Aussi candidate pour l’emploi, l’adjointe du Duarte pendant sept ans, Marie-Pier Bilodeau, s’avoue en réflexion pour la suite des choses. En fait, Desloges et Bilodeau ne se sont pas encore parlé depuis la nomination du premier.

Ils ont travaillé un an ensemble avec le senior AAA à Beauport, mais se connaissent surtout bien parce que le conjoint de Bilodeau, Guillaume Couillard, a été l’adjoint de Desloges durant sept saisons au Cégep Garneau.

«Premièrement, c’est la prérogative de l’entraîneur de choisir son personnel. J’aurais fait la même chose», insiste celle qui s’avoue déçue de ne pas avoir été choisie, surtout que d’autres candidats non retenus l’ont appelée pour la féliciter, par déduction.

«Il s’agit de savoir aussi ce que ça peut encore m’apporter. J’ai souvent refait le choix d’être à Laval pendant sept ans, alors faut voir si je continue là-dedans ou si je m’attaque à de nouveaux défis», indique Bilodeau, révélant s’être vu offrir «deux autres beaux projets» dans les derniers jours. Elle est aussi enseignante et entraîneuse à l’école secondaire François-Bourrin de Beauport.

NFL

Mathieu Betts au centre de l’attention au mini camp des Bears

«Quand coach Pagano a su que j’étais le troisième choix au repêchage de la LCF, il en a parlé à tout le monde! Je me suis fait poser des questions toute la fin de semaine», a confié Mathieu Betts, dimanche soir, au retour de son premier camp chez les Bears de Chicago.

Chuck Pagano, c’est le coordonnateur défensif des Bears de Chicago. L’ancien entraîneur-chef des Colts d’Indianapolis, pendant six ans. Le gars coache dans la NFL depuis près de 20 ans. Des bons joueurs, il en a vu passer.

C’est le genre de fin de semaine qu’a vécue Betts, au mini camp des recrues des Bears. Choix au repêchage, membres de l’équipe d’entraînement, joueurs autonomes embauchés ou invités pour un essai, ils étaient réunis pour la première fois en vue de la saison qui s’amorce le 5 septembre. Mais dans quatre mois, ils n’y seront plus tous.

Une semaine après avoir signé son premier contrat professionnel avec les Bears à titre de joueur autonome, au terme du repêchage de la NFL, l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval a passé trois jours avec sa nouvelle équipe.

Où régnait, a-t-il admis, «un certain engouement» autour de ce joueur étoile venu du Canada et jusque-là inconnu au sud de la frontière. «C’était quand même agréable», a-t-il admis, en attendant son vol retardé à l’aéroport de Newark.

Curiosité de ses possibles futurs coéquipiers et quelques entrevues, dont une avec un petit média du coin, le USA Today. On veut savoir d’où il vient et quel genre de football se joue dans le froid, plus au nord.

Découvrir Halas Hall

Betts a passé ses trois premières journées au sein de la NFL, «au top de la pyramide du foot», comme il le dit. Avec un groupe d’athlètes qui, même en compétition directe, se sont entraidés tout au long de ce court séjour à Lake Forest, en Illinois.

L’endroit s’appelle Halas Hall. Siège social et lieu d’entraînement des Bears, le complexe en pleines rénovations de 100 millions $US est situé au bord du lac Michigan, à 60 km au nord de Chicago et du stade Soldier Field.

«Au total, c’est plus petit que le PEPS... sauf que c’est juste pour une équipe de foot. Tu peux être sûr qu’on n’a manqué de rien. On a été super bien traités par une organisation vraiment A+ du début à la fin», a expliqué celui qui, en plus d’être repêché au troisième rang dans la LCF par les Eskimos d’Edmonton jeudi dernier, a également été nommé athlète masculin universitaire par excellence au Canada.

Il s’est quand même senti parmi les siens, à sa place avec la crème du football nord-américain. Si le calibre ressemble à ce qu’il avait expérimenté lors du East-West Shrine Game en janvier en Floride, son passage à la position de secondeur extérieur l’oblige à affronter des situations de jeu qu’il a peu vues dans les rangs universitaires.

«J’ai eu beaucoup plus d’assignations en couverture de passe, ce que j’ai moins fait avec le Rouge et Or, a-t-il expliqué. Mais je suis très satisfait de mes trois journées, j’ai progressé dans le système de jeu et les choses qui m’étaient demandées.»

Le Montréalais de 24 ans passe la semaine à la maison, à Québec, et tentera de rattraper les occasions ratées des dernières semaines auprès de sa blonde et de ses amis. «Je vais essayer de décrocher du foot un peu, même si je vais m’entraîner chaque jour pour rester en forme», indique-t-il.

Car il repart chez les Bears dès dimanche prochain, pour cinq semaines d’activités d’équipe organisées (OTAs), des journées de préparation obligatoires sans être le camp présaison officiel.

Thomassin retranché

Pendant ce temps, le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Samuel Thomassin est rentré du mini camp des recrues des Giants de New York sans contrat. Présent à East Rutherford, au New Jersey, comme simple invité, Thomassin n’aura pas réussi à convaincre les bonzes des Giants de le convier au vrai camp.

Loin de s’apitoyer sur son sort, le gentil géant de 6’ 5” et 315 lb devait redoubler d’ardeur aux études dimanche soir pour ses deux examens de lundi matin. Après la fin de session, ce sera le départ pour Montréal et le camp des recrues des Alouettes de la LCF, qui l’ont repêché jeudi en deuxième ronde.

Rouge et or

Le coup de foudre de Desgagnés

En nomination pour le titre d’étudiant/athlète de la prochaine Soirée de reconnaissance sportive de Québec, le coureur de demi-fond Jean-Simon Desgagnés pourrait bien être le coup de foudre de l’athlétisme canadien au cours des prochains mois. Le coureur de Québec a réalisé le deuxième temps le plus rapide de l’histoire du Québec à l’épreuve de 3000 m steeple, jeudi, à l’Invitation Payton-Jordan, une rencontre d’athlétisme disputée à l’Université Stanford, en Californie.

Desgagnés a ramené un chrono de 8 minutes, 29 secondes et 10 centièmes, ce qui lui a valu la troisième position. Du coup, il améliorait sa marque personnelle par 10 secondes et s’approchait à 10 centièmes de seconde du standard pour participer au Championnat du monde senior de 2019.

Rouge et Or

Mathieu Betts, le meilleur au Canada

Mathieu Betts a été le meilleur athlète masculin universitaire au Canada dans la dernière année, tous sports confondus.

L’ailier défensif du club de football du Rouge et Or de l’Université Laval ajoute le Prix sportif du Lieutenant-Gouverneur à sa myriade de trophées, de récompenses et d’hommages reçus au cours des derniers mois.

Sans compter qu’il vient de signer un contrat avec les Bears de Chicago de la NFL, chez qui il passe la fin de semaine en mini-camp de recrues, et qu’il a été repêché au 3e rang dans la LCF par les Eskimos d’Edmonton, jeudi soir.

Mais plus tôt dans la journée de jeudi, U Sports, la fédération canadienne du sport universitaire, lui a décerné sa plus haute distinction individuelle. Betts devient le premier athlète masculin dans l’histoire du Rouge et Or à décrocher cet honneur. La joueuse de soccer Arielle Roy-Petitclerc (2017) et la volleyeuse Marylène Laplante (2006) ont réussi l’exploit du côté féminin.

Ce prix prestigieux, qui vient de changer de nom, est attribué depuis 27 ans. En 2017, Betts était aussi parmi les quatre finalistes représentant les quatre conférences d’un océan à l’autre.

C’était l’année où il remportait son premier de trois trophées J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne du football universitaire canadien, ainsi que son premier de trois titres d’athlète masculin par excellence de tous les clubs Rouge et Or.

Comme Betts était jeudi au quartier général des Bears en Illinois, à Lake Forest, il n’était pas à Calgary pour cueillir sa bague en or commémorative, son trophée taillé dans de la pierre fossile et la bourse d’études supérieures de 10 000 $ qui se rattachent au prix.

Il n’était pas non plus à Sainte-Foy pour suivre le repêchage de la LCF en compagnie de ses amis et coéquipiers du Rouge et Or.

Marois s’incline

Si le footballeur montréalais de 24 ans remporte le trophée Doug Mitchell, une première pour le Québec depuis 2012, chez les femmes, le trophée Jim Thompson est revenu à la volleyeuse de l’Université de la Colombie-Britannique Kiera Van Ryk.

Sara-Jane Marois, du club de basketball du Rouge et Or, était en nomination pour le Québec, contre Van Ryk (Ouest). Marois a mené sa formation de l’UL en finale canadienne et a reçu le titre de meilleure basketteuse universitaire au pays pour la saison. Deux autres joueuses de volley étaient dans la course, Theanna Vernon de Ryerson (Ontario) et Courtney Baker de Dalhousie (Atlantique).

Côté masculin, Betts affrontait le quart-arrière de Calgary (Ouest) Adam Sinagra, natif de Pointe-Claire au Québec, le hockeyeur de l’Université du Nouveau-Brunswick (Atlantique) Christopher Clapperton, qui a déjà évolué avec le Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup dans le midget AAA et Blainville-Boisbriand et Rimouski dans le junior majeur, ainsi que le joueur de soccer de Guelph (Ontario) Jace Kotsopoulos.

Le lieutenant-gouverneur en question est une lieutenante-gouverneure, celle de l’Alberta. Lois Mitchell, née Boulding, est l’épouse de l’avocat Doug Mitchell, dont la firme Borden Ladner Gervais (BLG) donnait auparavant son nom aux prix. Il a été joueur, puis commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF). Les deux ont étudié à l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver.

Un comité présidé par Doug Mitchell a évalué les huit candidatures pour 75 % de la décision finale, tandis qu’un vote populaire en ligne a comblé l’autre 25 %.

Rouge et Or

Dopage: Samuel Thomassin victime d’une erreur

Après avoir échoué un test antidopage en novembre, le joueur de ligne offensive étoile du Rouge et Or Samuel Thomassin est blanchi de toute accusation et part pour le mini-camp des recrues des Giants de New York l’esprit en paix.

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a publié la décision mercredi, révélant du coup toute l’histoire jusque-là demeurée privée.

Le titre du communiqué établit que Thomassin «n’a commis aucune faute». Il est donc exonéré de tout blâme et la suspension de deux ans qui lui était d’abord infligée est annulée.

«J’avoue que ç’a été un gros stress pendant plusieurs mois, surtout que je devais demeurer concentrer sur le processus de repêchage professionnel. Mais j’ai eu du super bon soutien de la part du Rouge et Or et de l’Université Laval. Je suis content que les choses soient terminées», a brièvement commenté Thomassin au téléphone, renvoyant pour le reste à la décision rendue par l’arbitre L. Yves Fortier, mandaté par le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC).

Thomassin part jeudi pour New York, où il participera au mini-camp des recrues des Giants de la NFL, invitation reçue mardi. Il compte aussi parmi les meilleurs espoirs au repêchage de la LCF, le circuit canadien tenant sa sélection ce jeudi soir.

Erreur sur la fiole

Le 3 novembre, après le match de demi-finale de conférence contre le Vert & Or de Sherbrooke, au PEPS de l’Université Laval, Thomassin a été contrôlé positif au dexaméthasone (DEX), «un glucocorticoïde interdit lorsqu’administré par injection intramusculaire», précise le CCES.

Le garde de 6’ 5” et 330 lb a bel et bien reçu une dose de DEX par injection intramusculaire, mais par erreur. Le médecin de l’équipe, Dr Germain Thériault, croyait plutôt lui avoir injecté du Kétorolac Trométhamine (Toradol) à la mi-temps pour soulager une douleur à l’épaule droite.

DEX et Toradol se présentent dans un flacon du même format de 1 ml et de même couleur de verre brun. Le Dr Thériault tient les deux médicaments dans la pharmacie de l’équipe, puisque du DEX est commandé chaque année pour le tournoi de tennis féminin tenu au PEPS en septembre, la Coupe Banque Nationale. Ce produit peut être appliqué sur la peau des joueuses en toute légalité.

«Aucun intérêt»

On apprend aussi que Thomassin «n’avait aucun intérêt à recevoir de la DEX compte tenu de ses propriétés anti-inflammatoires moins efficientes que le Toradol et l’absence de propriétés analgésiques».

«Les résultats d’analyses supplémentaires obtenus du Laboratoire» de contrôle du dopage INRS-lnstitut Armand-Frappier «à la demande de l’Athlète [Thomassin], le 18 février 2019, confirment qu’il n’y a aucune trace du médicament Toradol et/ou de ses métabolites dans les échantillons d’urine de l’Athlète recueillis lors du contrôle antidopage», indique de plus le rapport. Ce qui confirmerait la méprise.

Le Dr Thériault, qui compte une quarantaine d’années d’expérience en médecine sportive, ajoute avoir réalisé plus tard qu’«aucun vial unidose (1 ml) de verre brun ne se retrouvait dans la pharmacie de l’équipe» et, qu’en conséquence, «le vial unidose (1 ml) de DEX acquis le 15 août 2018 a donc nécessairement été utilisé entre son achat et le 19 décembre 2018».

L’arbitre Fortier conclut à une «confusion involontaire et accidentelle» de la part du médecin et à «l’absence de faute ou de négligence» de la part du joueur.

Rouge et Or

Mathieu Betts signe un contrat avec les Bears de Chicago

C’est avec les Bears de Chicago que l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval Mathieu Betts poursuivra sa carrière dans la NFL. Même si aucune équipe du circuit Goodell ne l’a sélectionné lors du repêchage qui prenait fin samedi, Betts a tout de même ratifié une entente de trois ans avec les Bears à titre de joueur autonome avant même la fin de l’encan annuel.

«Depuis le début, j’étais très conscient que de bonnes choses pourraient se dérouler à la fin du repêchage ou alors comme agent libre. Honnêtement, je n’ai aucune déception de ne pas avoir été repêché, que de la joie aujourd’hui! C’est un scénario que je m’étais mis dans la tête aujourd’hui, à savoir que je pourrais signer comme agent libre. C’est une bonne situation car je pouvais choisir l’équipe qui répondait le mieux à mes besoins et Chicago est une belle ville de football», a déclaré Betts en conférence téléphonique après le repêchage.

Betts a raconté s’être assis avec son agent, Sasha Ghavami, entre la fin de la sixième et le début de la septième et dernière ronde du repêchage afin de discuter stratégie. «Dans les rondes tardives, c’était clair dans mon esprit que les équipes qui s’étaient intéressées à moi passeraient davantage par les agents libres que par le repêchage. Avec Sasha, on a élaboré un plan pour une signature comme agent libre et quand le repêchage était terminé, on avait déjà une offre en poche et on était prêts à signer», a raconté le joueur de 24 ans.

Les Cards dans le décor

Les négociations de Ghavami incluaient les Bears, mais les Cardinals de l’Arizona étaient également dans le décor et il s’en est fallu de peu pour que Betts aboutisse à Phoenix. «Je menais parallèlement des négociations avec les Cards et les Bears, mais dans la phase finale, des technicalités logistiques ont fait échouer l’entente avec les Cards. Ça nous a cependant permis de conclure avec Chicago», indique Ghavami, qui représente aussi les intérêts de deux autres Québécois dans la NFL, Laurent Duvernay-Tardif et l’ancien du Rouge et Or Anthony Auclair.

Après s’être entretenu avec l’entraîneur des secondeurs des Bears, Ted Monachino, Betts s’attend à évoluer à la position de secondeur extérieur. «Certains le verront comme un changement de position, mais pas moi. Ce sont essentiellement des choses que je sais faire, comme mettre de la pression sur le quart-arrière et assurer le périmètre au niveau du front défensif. Éventuellement, je serai aussi appelé à faire de la couverture au niveau de la passe, quelque chose que j’ai moins fait à Laval, mais pour lequel je me suis beaucoup entraîné. J’ai hâte d’apprendre, j’ai hâte de commencer!» a déclaré un Betts enthousiaste.

«Je vais me présenter au camp non pas comme un fan, mais comme un membre à part entière de l’équipe. Je veux que la période d’adaptation soit la plus courte possible et je veux prendre toutes les rétroactions qu’on me proposera pour devenir un meilleur joueur», a-t-il ajouté lorsque questionné au sujet de la présence de joueurs solides comme Khalil Mack et Leonard Floyd dans la brigade de secondeurs des Bears, sans oublier le plaqueur Akiem Hicks. Même s’il est Américain, Hicks est comme Betts un produit du football universitaire canadien puisqu’il a terminé sa formation à l’Université de Regina, où il portait les couleurs des Rams. «Akiem Hicks est un des bons plaqueurs de la NFL et je suis chanceux et privilégié de pouvoir côtoyer cette trempe de joueurs là.»

Le Montréalais de 6 pieds 3 pouces et 254 livres a aussi avoué qu’il était un peu dans le néant quant à ce que lui réserveraient les prochaines semaines. «C’est un peu surréaliste ce qui m’arrive et je pense que je n’arriverai pas à le réaliser tant que je n’aurai pas l’uniforme des Bears sur le dos! J’aurai des nouvelles bientôt du minicamp des Bears et du moment où je devrai me rapporter à l’équipe, mais depuis le «Pro Day» le 11 mars, je suis en mode de préparation physique pour le camp d’entraînement.»

Stress et explosion de joie

En plus de son agent, Betts était entouré de plusieurs membres de sa famille samedi. «Ça a aidé à alléger, à dédramatiser la situation, quoiqu’il n’y avait rien de dramatique. C’était quand même une situation un peu stressante. Tout le monde était content et il y a eu une explosion de joie quand j’ai annoncé que j’avais signé même s’il y a eu un peu d’incompréhension car j’avais conclu une entente verbale avant la fin du repêchage», poursuit Betts.

Le numéro 9 du Rouge et Or rejoint donc le maraudeur Sébastien Séjean et l’ailier rapproché Anthony Auclair parmi les joueurs du Rouge et Or ayant signé un contrat dans la plus puissante ligue de football au monde. Séjean avait fait partie de l’équipe d’entraînement des Rams de Saint-Louis en 2008 et avait été en uniforme pour trois matchs présaison avant de poursuivre sa carrière dans son pays natal, la France. Comme Betts, Auclair avait annoncé sa signature avec les Buccaneers de Tampa Bay quelques minutes après le repêchage de 2017. Il vient de compléter sa deuxième saison dans la NFL.

«J’ai parlé avec Anthony plusieurs fois durant la saison morte pour me guider sur ce qui m’attendait pour les prochains mois. Il m’a énormément aidé et c’est bien d’avoir quelqu’un qui a réalisé un parcours semblable au mien», termine Betts.

Le seul Canadien repêché cette année dans la NFL est le receveur de passes N’Keal Harry, un produit de l’Université Arizona State sélectionné par les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Harry est né à Toronto, mais sa famille a déménagé dans l’état insulaire antillais de Saint-Vincent-et-les-Grenadines alors qu’il n’était qu’un bébé avant de s’établir à Phoenix. Comme en 2018 et en 2017, aucun footballeur d’une université canadienne n’a été sélectionné au repêchage. Le dernier en lice est le Nigérian David Onyemata, plaqueur défensif des Bisons de l’Université du Manitoba sélectionné en quatrième ronde par les Saints de la Nouvelle-Orléans en 2016.

Un autre client de Sasha Ghavami, le garde Mo Simba Bibaku des Stingers de Concordia, a cependant obtenu une invitation au camp des Chiefs de Kansas City, où s’aligne Laurent Duvernay-Tardif. «Il n’a pas de contrat, mais les Chiefs l’aimaient et sont allés le voir jouer à Concordia. Ils ont besoin de profondeur à la position de bloqueur et s’il progresse bien, il pourrait se tailler une place», termine Ghavami.