Noémie Daigneault, Jean-Benoît Gagné, Émie Gaboury et Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos sont prêts pour la nouvelle saison de volleyball universitaire.

Pascal Clément veut s'inspirer des Bleus de 1998

Après avoir raté les Championnats canadiens pour la première fois en 21 ans l’an dernier, l’entraîneur de l’équipe masculine de volleyball du Rouge et Or, Pascal Clément, souhaite s’inspirer de l’équipe de soccer de France championne du monde sur son terrain en 1998.

C’est en effet à l’Université Laval qu’auront lieu les prochains Championnats canadiens, du 15 au 17 mars. «En 2000, on avait été sortis en première ronde des Championnats canadiens qui avaient lieu ici au PEPS et j’avais acheté le livre d’Aimé Jacquet, sélectionneur de France en 1998, en prévision des Championnats de 2001, qui avaient également lieu ici», a expliqué Clément en point de presse, mardi.

Le Rouge et Or n’avait pas non plus été couronné champion canadien en 2001, mais il croit que les principes énoncés par Jacquet s’appliquent parfaitement à son équipe 2018-2019. «On lit dans ce livre qu’une sélection est avant tout une collectivité qui vit ensemble et qui a une envie folle de réaliser quelque chose d’exceptionnel. Notre groupe, cette année, a l’occasion de faire ça. «L’année passée, on s’est plantés. On n’a pas remporté le titre provincial et on n’a pas pris part au Championnat canadien. C’était une aventure parsemée de blessures, de départs et de problèmes», concède Clément.

Même s’il avoue que son équipe est la plus petite qu’il ait jamais dirigée, Clément croit toutefois qu’elle est capable de grandes choses. «Il y a un bon esprit de groupe, les gars sont contents d’être ensemble et on a un noyau fort qui provient des Titans de Limoilou, des gars qui se connaissent et qui ont gagné un titre national ensemble», indique-t-il en parlant des recrues Philippe Giroux, Xavier Leblanc-Martin et Ludovic Martin.

Au goût de Clément

On ajoute au mélange l’attaquant vedette Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos, alias «Vicho», qui revient pour une dernière saison; le joueur de troisième année Chhavanith Ponn, qui sera utilisé comme centre; et le transfuge des Thunderbirds de l’Université de Colombie--Britannique, Jean-Benoît Gagné. Et Clément aime bien ce qu’il voit.

«On n’est pas la meilleure équipe au pays, on a encore du chemin à faire, mais dans plusieurs phases de jeu, on a déjà des standards plus que respectables. Bien sûr, ça prendra un peu de magie comme en 2013, lors de notre dernier titre canadien, alors que notre meilleur attaquant avait subi une entorse quatre jours avant le Championnat, mais était miraculeusement revenu au jeu.»

Clément est conscient que la faiblesse de son équipe, dont le plus grand joueur fait seulement 6’5”, se situera cette année au niveau du bloc. 

«On devra laisser tomber certaines phases de jeu sur lesquelles on ne pourra rivaliser avec l’adversaire. Il faudra penser ralentir le ballon plutôt que bloquer. Je me souviens de l’équipe de Corée qui avait battu l’équipe du Canada que je dirigeais aux Universiades de 1999, à Majorque. Ils ne bloquaient pas tout le temps, mais touchaient tous les ballons», fait-il remarquer.

Quant à Villalobos, il aimerait bien mettre fin à sa carrière universitaire par un titre canadien remporté devant ses partisans. «Je n’étais pas là en 2013, mais j’ai joué avec des gars qui y étaient comme Vincent Thibault-Bernier et Bruno Lortie. J’ai entendu toutes les histoires et j’ai maintenant hâte de vivre l’expérience», conclut celui qui avait quitté son Chili natal pour étudier à l’Université Laval.

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LES FILLES VISENT UN TITRE QUÉBÉCOIS

C’est un titre québécois de volleyball féminin universitaire qui est dans la mire d’Olivier Caron, qui doit composer avec quelques départs et une équipe jeune. «La moyenne des joueuses est de trois ans d’expérience et on a plusieurs recrues, dont deux sont âgées de seulement 18 ans, une originaire d’Ottawa et une autre de Nouvelle-Zélande.» La Néo-Zélandaise, qui fait 6’2”, s’appelle Rosie Gorton et l’a contacté pendant l’hiver parce qu’elle était intéressée au programme du Rouge et Or. «Elle est inscrite en administration, dont certains cours sont en anglais, et a débuté l’immersion française. Sa mère l’accompagne à Québec pour les premiers jours et ils ont dévalisé le IKEA cette semaine!»

Caron pourra aussi compter sur l’arrivée de Marianne Saint-Aubin, une attaquante qui avait dominé le circuit collégial l’an dernier avec les Lynx d’Édouard-Montpetit en plus d’être nommée athlète par excellence au Québec, et Noémie Daigneault, une ancienne étoile des Élans de Garneau qui avait cessé de jouer l’an dernier. Les équipes féminines et masculines du Rouge et Or participeront au Challenge SSQ les 28 et 29 septembre au PEPS.