Le Rouge et Or a une revanche à prendre, lui qui a été vaincu 39-17 par les Mustangs à la Coupe Vanier l'an dernier.

Pas de favori clair à la Coupe Vanier

À l’instar des autres présentations de la Coupe Vanier au Stade Telus-Université Laval, Christian Côté devrait afficher sa neutralité lorsqu’il s’installera derrière le micro pour animer la foule, et ce, même si cœur bat au rythme du Rouge et Or depuis 24 ans.

Il en va ainsi en raison de son rôle de président du comité organisateur, mais l’on a quand même cherché à connaître son opinion sur les forces en présence. Qui doit-on établir comme étant les favoris entre ces deux clubs ayant été classés 1 et 2 au pays tout au long de la saison?

«C’est difficile à dire, parce qu’il s’agit de deux équipes très puissantes. S’il devait y avoir un favori, ça devrait être les Mustangs, parce qu’ils ont quand même 23 victoires de suite, leur dernière défaite remontant à la Coupe Yates en 2016. De l’autre côté, le Rouge et Or a une fiche parfaite, n’a qu’une défaite l’an passé à la Coupe Vanier. Les entraîneurs seraient les premiers à vous dire que les impondérables peuvent avoir un impact, c’est donc difficile d’établir un favori», répondait-il.

Il sait une chose, cependant : les deux formations invaincues en 2018 ont un objectif bien précis en tête. «Laval a une revanche à prendre sur sa défaite de l’an passé et Western Ontario a un rendez-vous avec l’histoire en pouvant remporter la Coupe Vanier deux fois de suite», dit Côté sur ce troisième face-à-face en finale entre les deux universités. En 2008, à Hamilton, Laval l’avait emporté 44-17. 

Deux abonnés

Les deux clubs mènent aussi toutes les institutions canadiennes pour le nombre de participations à la Coupe Vanier. Les Mustangs, qui y sont allés plus souvent que quiconque, montre un dossier de 7-6 en 13 présences, tandis que le Rouge et Or, vise une 10e conquête en 12 présences.

Le hasard des rotations fait en sorte que le vainqueur de la Coupe Uteck, donc le Rouge et Or, fera office de club visiteur et portera son uniforme pâle. Western Ontario, qui s’amène en ville par vol nolisé jeudi matin, sera le club receveur et enfilera son chandail foncé.

Par ailleurs, il s’agit de la troisième fois de l’histoire que les deux mêmes équipes s’affrontent deux ans de suite à la Coupe Vanier, le tout s’étant aussi produit en 1976 et 1977 ainsi qu’en 2011 et  2012, quand Laval avait réussi à se venger d’une défaite contre McMaster.

Pour la petite histoire, le Rouge et Or a gagné cinq des six matchs contre Western, peu importe le moment de l’année.

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DES ÉTOILES EN VILLE

En plus de la conférence de presse officielle de jeudi matin, le banquet des étoiles canadiennes aura lieu, jeudi soir, au Centre Vidéotron, «où l’on veut créer un effet wow», indiquait Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval.. On profitera de l’occasion pour dévoiler les vainqueurs des différents trophées et nommer les équipes d’étoiles de la saison 2018. Ils viendront aussi à la rencontre des amateurs, samedi (10h), au tailgate.

Parmi les membres du Rouge et Or qui se retrouvent en nomination, on retrouve le receveur Vincent Forbes-Monbleau (trophée Peter Gorman, recrue de l’année), Mathieu Betts (trophée J.P. Metras, joueur de ligne défensive), Glen Constantin (trophée Frank Randall, entraîneur-chef) et le quart-arrière Hugo Richard (trophée Hec Crighton, joueur par excellence d’U Sports). Deux joueurs des Mustangs sont aussi en nomination, en plus de l’entraîneur-chef Greg Marshall, soit Fraser Sopik (joueur défensif) et MacKenzie Ferguson (implication communautaire). Plusieurs entraîneurs à travers le pays convergeront aussi vers Québec, puisqu’on y tiendra les assises de football U Sports.

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