Excellent athlète dès son arrivée avec le Rouge et Or en 2016, le secondeur Dan Basambombo (à droite) a grandement amélioré sa connaissance du football, ce qui lui a permis de porter son jeu à un autre niveau.

L'évolution de Dan Basambombo

Âgé de seulement 21 ans, le secondeur Dan Basambombo en est néanmoins à sa troisième année avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Son évolution et le rôle important qu’il joue cette année dans la brigade défensive des siens sont une source de fierté pour son entraîneur Glen Constantin.

«Dan, il faut comprendre d’où il part. Normalement, à son âge, il sortirait du cégep. Mais il vient de l’Ontario, où les cégeps n’existent pas, et il sortait directement de l’école secondaire catholique Franco-Cité d’Ottawa quand il a signé avec nous», indique Constantin.

Celui-ci n’hésite pas à dire que dès son arrivée à Québec, Basambombo était déjà l’un de ses meilleurs athlètes au niveau physique. «Les carences se situaient surtout au niveau de sa connaissance du football, au niveau tactique et technique. Ça lui a pris un peu plus de temps à assimiler ces aspects.»

Le travail et les efforts du jeune footballeur ont cependant porté fruit. «Maintenant, il comprend beaucoup plus la game et c’est pour ça qu’il est plus productif», ajoute Constantin, dont le seul regret est qu’il ne pourra utiliser son secondeur plus de deux saisons après la présente.

Natif de la République démocratique du Congo, Basambombo est arrivé au Canada à l’âge de neuf ans et c’est ici qu’il a découvert le football. Aujourd’hui, il est très fier de ce qu’il a appris au fil des années.

«Cette année, j’ai un plus grand rôle dans l’équipe et j’ai réussi à gagner la confiance des coachs. J’ai beaucoup appris les deux années précédentes. Au niveau athlétique, ce n’est pas si différent à l’université par rapport au secondaire, mais c’est au niveau des systèmes de jeu, du livre de jeux, que ça devient plus complexe.»

Fort match

Basambombo demeure également humble à propos de son match contre les Carabins qui lui a valu le titre d’athlète défensif de la semaine du 3 au 9 septembre du Réseau de sport étudiant du Québec. Il avait alors réalisé 11,5 plaqués, dont 11 en solo, et deux sacs du quart qui ont résulté en des pertes de 25 verges, en plus de forcer un échappé.

«C’est sûr que c’est moi qui ai fini les plaqués dans ce match, mais ça aurait très bien pu en être un autre», analyse-t-il, ajoutant qu’il est fin prêt pour le duel face aux Redmen de McGill dimanche. «Les Redmen sont très athlétiques eux aussi et j’ai l’intention de garder l’œil sur leur numéro 19», dit-il en faisant allusion au porteur de ballon Daniel Adesegun.

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UNE PREMIÈRE POUR DAVID CÔTÉ

La victoire de 12-7 du Rouge et Or contre les Carabins de l’Université de Montréal aura été le théâtre d’une performance unique dans la carrière du botteur David Côté. Jamais, ni au football secondaire, ni au collégial, il n’avait été responsable de la totalité des points de son équipe.

«Je savais que ce serait serré contre Montréal, je savais que j’aurais ma part à faire, mais c’est la première fois que j’étais aussi impliqué dans un match. J’avais déjà fait beaucoup de points, mais il y avait toujours eu un touché en défensive ou en offensive en plus», expliquait le joueur de 21 ans, jeudi.

En trois matchs cette saison, Côté domine le football universitaire québécois avec sept placements. En y ajoutant ses six transformations, il domine également au chapitre du nombre de points par match avec neuf, trois de plus que le botteur de Concordia Andrew Stevens et le porteur de ballon Asnnel Robo des Carabins.

Avec le Rouge et Or, Côté se charge des bottés d’envoi et des bottés de précision et travaille en équipe avec le botteur Dominique Lévesque, qui est responsable des bottés de dégagement. L’an dernier, les deux botteurs s’étaient livré une lutte pour le poste alors que cette année, ils connaissent tous les deux leur rôle.

«En ayant chacun nos fonctions, on peut s’entraider. Notre rôle à tous les deux est clair et on l’accepte bien les deux. Je crois que les tâches ont été bien séparées», poursuit celui qui considère le rôle des botteurs comme crucial sur divers aspects du jeu.

«Au football canadien à trois essais, le positionnement est très important pour avoir une bonne couverture et pour pousser l’adversaire dans son territoire. On peut avoir un impact seulement avec nos bottés sur le positionnement de l’équipe sur le terrain.»

Issu du soccer

Comme plusieurs botteurs au football professionnel, Côté est un ancien joueur de soccer qui a bifurqué vers le ballon ovale. «J’étais gardien de but au soccer et j’ai joué jusqu’à la fin de mon secondaire. C’est vraiment au cégep que j’ai décidé de me concentrer sur le football parce que ça devient plus difficile de faire les deux.

«Ce n’est pas le même style de botté, mais c’est le même principe. Si on retrouve de plus en plus de botteurs qui viennent du soccer, c’est qu’on acquiert beaucoup d’expérience dans ce sport où on botte beaucoup plus souvent.»

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UN CONGÉ BIENVENU

Au football universitaire, les entraîneurs craignent souvent que les semaines de congé nuisent à leur équipe en leur faisant perdre le momentum. Glen Constantin ne voyait cependant pas les choses du même œil lors de la dernière fin de semaine, où son Rouge et Or n’avait aucun match à l’horaire. «Je vais être bien honnête avec vous, ce bye week-là était le bienvenu», a déclaré l’entraîneur-chef, jeudi. «C’était une bonne chose pour nos joueurs, qui n’avaient presque pas eu de congé depuis le 10 août, et on venait de disputer trois matchs, dont un gros match contre les Carabins. Constantin est davantage préoccupé par la prochaine semaine de congé de ses protégés, que les hasards du calendrier ont placée dans la fin de semaine du 27 et du 28 octobre, tout juste avant la demi-finale québécoise. Il aurait préféré voir ses joueurs en action avant le début des séries.