La garde recrue Carrie-Ann Auger a bien fait, mercredi soir, inscrivant notamment trois paniers de trois points dans la victoire de 66-56 du Rouge et Or contre l’UQAM.

Les filles passent en finale au basket

L’heure de la revanche a sonné! Comme prévu, le Rouge et Or retrouvera les Martlets de McGill, samedi, en finale du basketball féminin universitaire. Mais la demi--finale n’a pas été aussi facile qu’escomptée pour les filles de l’Université Laval, victorieuses 66-56 contre UQAM.

«Vingt-deux?» s’est exclamée Raphaëlle Côté après la rencontre, surprise par la domination de McGill 72-50 dans l’autre demi-finale contre Bishop’s. «On va être prêtes», s’est tout de suite ressaisie la meneuse et ailière finissante du Rouge et Or.

Les filles de Laval ont de vieux comptes à régler avec leurs rivales de McGill. L’an dernier, les deux formations québécoises se sont retrouvées en finale canadienne, pour voir les Martlets triompher.

Les protégées de l’entraîneur Guillaume Giroux ont depuis eu le dessus trois fois sur quatre et compte enfin cette année sur une centre de 6’2”, Léa Dominique, pour contrer la joueuse par excellence au Québec depuis deux ans, la centre de 6’4” de McGill, Alex Kiss-Rusk.

Les joueuses du Rouge et Or bénéficieront de plus de l’avantage du terrain, dès samedi 15h, au PEPS, une première en huit ans en finale provinciale. Ajoutez qu’au contraire de mercredi soir, les agents de stationnement de l’UL ne pourront gâcher la journée des partisans, puisque le stationnement est gratuit sur le campus la fin de semaine.

Le fantôme de 2017

Mais la soirée aurait pu se terminer encore plus mal, alors que les visiteuses détenaient une avance de 32-28 à la demie. Devant une défensive uqamoise en constante transformation, l’attaque du Rouge et Or peinait à s’établir et ne tirait que 2 en 10 du trois points, pourtant l’une de ses grandes forces.

Le fantôme de l’amère défaite subie en demi-finale québécoise l’an dernier contre Concordia, ce qui n’avait quand même pas empêché une participation au championnat canadien, planait dans le vestiaire à la mi-temps.

«Oui, un peu», a admis Côté. «On n’a jamais été en contrôle en première demie et on avait un peu la tête entre les deux jambes. Mais il fallait sortir sans complexe d’infériorité en deuxième demie.»

Ce qu’elles ont fait. Une séquence de 10-0 pour ouvrir le troisième quart a remis les pendules à l’heure, alors que les locales ont réussi 8 de leurs 14 lancers de trois points en seconde moitié. Le fait que la meilleure joueuse des Citadins, Jessica Lubin, quand même auteure de 20 points dans le match, était en surplus de fautes n’a vraiment pas nui.

Marois fiévreuse

Chez les gagnantes, Jane Gagné a encore été la tête d’affiche en attaque avec 17 points, tandis que la recrue Carrie-Ann Auger, avec entre autres trois paniers de trois points, a bien rempli son mandat de 22 minutes.

Ce qui est plus qu’à l’habitude pour la garde de pointe Auger, alors que la meneuse de jeu partante Sarah-Jane Marois, quand même utilisée 30 minutes, était encore fiévreuse après avoir raté deux journées d’entraînement.

À noter que Côté, Gagné, Marois, Auger et Dominique avaient toutes été nommées dans l’une ou l’autre des équipes d’étoiles de la conférence du Québec, plus tôt dans la journée.

Mais de l’avis du coach Giroux, ça prendra plus que ça pour vaincre McGill samedi. Surtout que les Martlets sont en meilleure posture pour accéder au championnat canadien par la porte de côté avec un laissez-passer. Donc le Rouge et Or doit l’emporter.

«De toute façon, je veux gagner, cette année. Mais on fait encore trop de petites erreurs! Ce sera à nous de gagner ou de perdre ce match-là, parce que les Martlets n’ont pas la vitesse», conclut Giroux.

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LES GARS ÉLIMINÉS À CONCORDIA

La route de l’équipe masculine de basketball du Rouge et Or s’est arrêtée mercredi soir, à l’Université Concordia, dans une demi-finale québécoise perdue 72-63. Les basketteurs de l’Université Laval n’ont pas atteint la finale de conférence depuis 2011. Malgré un retard de 10 points dès le premier quart (19-9) et de huit à la demie (38-30), les hommes de Jacques Paiement fils n’ont pas lâché prise pour même prendre les devants 55-54 au début du quatrième quart. Mais les Stingers ont ensuite inscrit 11 points sans réplique, le Rouge et Or ne calant que 19 % de ses tirs dans les 10 dernières minutes de jeu.

Nommé meilleur joueur défensif universitaire au Québec pour la saison régulière, Frantson Démosthène a mené la bande de l’UL avec 12 points, tout comme son coéquipier Joël Muamba. La finale masculine opposera donc Concordia à McGill, équipe championne de la saison régulière et finaliste de conférence pour une sixième année consécutive.