Le quart-arrière du Rouge et Or, Samuel Chénard, a cependant connu des ennuis à son tour et ceux-ci ont coûté beaucoup plus cher.

Les Carabins mettent fin à la disette contre le Rouge et Or

MONTRÉAL — Les Carabins de l’Université de Montréal ont mis fin à une disette de deux ans face au Rouge et Or de l’Université Laval en l’emportant 23 à 18 sur les protégés de Glen Constantin samedi au Stade du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

Alors que le pointage était de 18 à 16 pour le Rouge et Or, une course de 28 verges de Ryth-Jean Giraud au quatrième quart a ramené les locaux à la porte des buts. Une faufilade du quart Dimitri Morand a ensuite procuré le touché vainqueur aux Carabins. L’entraîneur Danny Maccioccia a tenté sans succès la transformation de deux points mais ses protégés ont plus tard ajouté un autre point sur un placement raté de Louis-Philippe Simoneau.

Giraud, qui a accumulé 138 verges par la course, a déclaré après la partie que lui et ses coéquipiers étaient demeurés certains qu’ils pourraient rebondir au dernier quart. «On était prêts à revenir, on a une nouvelle image et chaque semaine, on travaille là-dessus», a-t-il commenté à propos de la nouvelle direction donnée à l’attaque des bleus.

L’entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin ne semblait pas déçu outre mesure après la partie. «Je pense qu’on peut bâtir là-dessus. C’est une belle expérience de venir ici avec une jeune défensive. Montréal a joué beaucoup de couvertures 1 et de couvertures 0 et c’est très difficile de courir. Et quand on a passé le ballon, on n’a pas eu de succès. C’est de bonne guerre», a-t-il ajouté à propos des difficultés des siens à la course et dans les airs.

La première demie n’avait pas mal débuté pour le Rouge et Or alors que Morand peinait à compléter ses passes. Un placement de David Côté et un touché de sûreté avaient donné une priorité de 5 à 0 aux visiteurs.

Trois interceptions

Le quart-arrière du Rouge et Or, Samuel Chénard, a cependant connu des ennuis à son tour, étant victime de trois interceptions, et ceux-ci ont coûté beaucoup plus cher. D’abord, c’est le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle, son ancien coéquipier au collégial, qui a intercepté une de ses passes pour ensuite caracoler sur 60 verges jusque dans la zone des buts.

«On peut dire qu’il m’a fait une belle passe! On a forcé Samuel à lancer rapidement, j’ai pris le ballon et j’ai pesé sur le gaz», a commenté Bélisle.

Un jeu plus tard, c’était au tour de Samuel Rossi d’intercepter une passe de Chénard pour ensuite passer le ballon à Redha Kramdi, qui l’a amené près de la ligne des buts en fin de premier quart. Dès le jeu suivant, Morand inscrivait un autre touché en passant à Giraud, laissé tout fin seul dans la zone des buts. Deux bottés de dégagement de Simoneau qui, aidés par le vent, ont traversé la ligne des buts ont porté l’avance des Carabins à 16 à 5.

«Ils ont amené beaucoup de pression et j’ai eu de la difficulté à exécuter», a avoué bien humblement Chénard. «Ça va prendre une grosse semaine de travail pour se remettre sur le «piton». On a eu quelques opportunités qu’on n’a pas saisies...»

Le quart du Rouge et Or dit avoir appris de ce match. «Ce n’est pas une question de bruit ni de vent. Sur les interceptions, j’ai peut-être été trop rapide. J’aurais dû prendre mon temps», a-t-il analysé.

L’indiscipline avait coûté cher aux Carabins avec seulement 33 secondes à faire à la demie. Jean-Philippe Lévesque et Tommy Mercier venaient de réaliser un sac sur Chénard mais les Carabins ont écopé d’une pénalité de 10 verges pour contact illégal sur un receveur éligible, puis cinq verges pour conduite antisportive.

Tout ça a permis au Rouge et Or de s’approcher à la ligne de 6 et une passe de Chénard à Antoine Dansereau-Leclerc pour un touché a réduit l’écart à quatre points seulement avant le début de la deuxième moitié du match.

La défensive du Rouge et Or a mis beaucoup de pression au troisième quart, leur permettant de prendre les devants 18 à 16 après trois autres touchés de sûreté accordés par les Carabins.

Déjà en octobre

De son côté, Constantin a indiqué qu’il pensait déjà au prochain match contre les Carabins, le 20 octobre, quand, en fin de partie, il a joué pour éviter que ses grands rivaux ajoutent d’autres points au tableau qui auraient pu leur donner un avantage dans la course au premier rang. «Avec le «spread» (l’écart de points entre les deux équipes), tout est permis. Il faut gagner chez nous par six», a résumé Constantin.

Son vis-à-vis Danny Maccioccia semblait pour sa part un peu soulagé après le match. «On a trouvé une façon d’aller chercher une victoire. La défensive, les interceptions, ça c’est qui nous sommes. On a déguisé nos couvertures, on n’avait pas vraiment le choix. On voulait être agressifs et on l’a été», a commenté le pilote des Carabins.