L'équipe de tennis de l’UL est le 14e club actif du Rouge et Or.

Le tennis fait son entrée à l'Université Laval [VIDÉO]

Le tennis fait son entrée dans la grande famille du Rouge et Or. Enfin! disent les athlètes, entraîneurs et administrateurs qui y travaillent depuis quatre ans. Mais n’accède pas qui veut au statut de programme sportif d’excellence à l’Université Laval.

Dimanche après-midi, à l’occasion de la première confrontation officielle de la saison, au club Avantage de Québec, contre les Stingers de Concordia, l’équipe de tennis de l’UL deviendra le 14e club actif à concourir sous les couleurs du Rouge et Or.

Le seul en près d’une décennie à se joindre au groupe sélect qui compte déjà des clubs de football, soccer, basketball, volleyball, rugby, athlétisme/cross-country, cheerleading, golf, ski alpin, badminton, natation, ski de fond et triathlon.

Chaque entité fonctionne en cogestion entre le Service des activités sportives de l’UL et un conseil d’administration indépendant, qui veille au financement du club. Le c.a. du Rouge et Or tennis est présidé par Pierre Langlois, président-directeur général de l’entreprise Econoler.

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Vétéran de la scène tennistique dans la région de Québec, l’entraîneur-chef Jacques Bordeleau accorde beaucoup de crédit à Langlois, qu’il qualifie affectueusement de «pitbull», pour l’intégration du club de tennis de l’Université Laval (CTUL) sous la bannière du Rouge et Or à sa cinquième saison.

Ceci expliquant cela, le président du c.a. a trois enfants dans l’équipe : Philippe, cocapitaine du volet masculin, Catherine et Charles. Le quatrième de la famille, Marc-André, joue au niveau collégial, pour le Cégep Garneau.

«Devenir Rouge et Or, c’est une question de prestige», explique Bordeleau. «Et le programme devient beaucoup plus complet, avec de l’entraînement durant toute l’année, alors qu’avant, on arrêtait durant l’été et les Fêtes.»

«Côté recrutement, ça nous donne aussi un gros coup de main», poursuit le coach, qui dirigera cette saison 26 joueurs et joueuses. Mais déjà, de beaux espoirs se pointent le bout du nez pour l’an prochain à cause de l’obtention du statut de club officiel du Rouge et Or.

Bordeleau se réjouit de plus de voir la structure scolaire régionale à Québec devenir complète avec les programmes d’études-tennis au primaire, au secondaire, au collégial et maintenant au niveau universitaire.
«Avant, les jeunes cessaient de jouer après leur cinquième secondaire ou devaient aller jouer dans les universités américaines, ce qui n’est pas à la portée de tous.»

À sa cinquième et dernière année, Félix Vaillancourt se réjouit de voir tous ces efforts enfin récompensés.
«L’objectif est maintenant de remporter les championnats masculins québécois et canadien, ce qu’on avait réussi à faire lors de notre toute première saison, en 2015», affirme le natif de Saint-Cuthbert, village de Lanaudière qui a vu naître le pilote automobile Gilles Villeneuve.

Sa coéquipière Marianne Gaureau, elle, vient de Montréal. Mais pour rien au monde elle ne voulait enfiler le maillot des Carabins de l’Université de Montréal.

«Je n’aime pas leur ambiance d’équipe, leurs entraîneurs non plus ne sont pas mon genre», fait valoir la cocapitaine des filles, se disant prête à détrôner ses rivales montréalaises comme championnes québécoises.

Bordeleau est épaulé par son fidèle acolyte du club Avantage Christian Gingras, ainsi que par Jean-Sébastien Lavoie et Cédric Swistak, jadis 51e raquette de France.

Le calendrier de saison comporte 10 fins de semaine de compétition de janvier à mars, alors que les finales universitaires québécoises auront lieu début avril au stade du parc Jarry, à Montréal.

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LE ROUGE ET OR VOLLEYBALL PARFAIT CONTRE L'UNIVERSITÉ HARVARD

Avec deux victoires en deux soirs, l’équipe masculine de volleyball du Rouge et Or repart de l’Université Harvard avec une note de A+. Invitée pour la première fois dans les murs de la prestigieuse institution bostonienne, après que le Crimson soit venu jouer à l’Université Laval il y a cinq ans, la bande de l’entraîneur Pascal Clément s’est encore montrée sans complexe pour une victoire en quatre manches de 25-20, 22-25, 25-19 et 33-31, jeudi soir. 

Mercredi, les gars de Québec avaient eu besoin de cinq manches pour triompher. Clément a surtout fait confiance à son passeur recrue Ludovic Martin, au lieu de son vétéran Ethan Ellison, et avait aussi ajouté le central recrue Victor Grau à l’alignement. Martin a bien fait en inscrivant 44 des 66 assistances de son équipe, tandis que Grau a réussi huit attaques marquantes. 

Mais l’offensive a encore été l’affaire de Vicente Parraguirre, auteur de 23 attaques marquantes comme la veille, son coéquipier Alexandre Obomsawin en réalisant pour sa part 18. Dans le mythique gymnase bâti en 1930 sur le site de l’immeuble habité par Theodore Roosevelt durant ses années d’étudiant à Harvard (diplômé 1880), avant de devenir le 26e président des États-Unis (1901 à 1909), le Rouge et Or a dû puiser au fond de ses ressources pour apposer le point final au match. 

En avance 24-22 dans la quatrième manche, les Québécois ont raté plusieurs ballons de match avant de célébrer.Maintenant, retour à Québec. Retour à la réalité dimanche avec la visite du Vert & Or de Sherbrooke, qui a une fiche de 1-7 en matchs de ligue. Le Rouge et Or est parfait (8-0) en ligue et montre un dossier global de 15-3, pointant deuxième au palmarès canadien.