Les athlètes Marianne Gareau (deuxième à gauche) et Philippe Langlois (deuxième à droite) sont entourés de l’entraîneur-­chef Jacques Bordeleau, du président Pierre Langlois et de la directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne, à l’occasion de l’ajout du tennis comme club du Rouge et Or.

Le tennis entre dans la famille Rouge et Or

Trois ans après sa naissance, le tennis fait désormais partie de la grande famille du Rouge et Or. Il devient donc le 14e club du programme d’excellence de l’Université Laval.

La route sera longue pour mériter ce privilège, avait-on averti le président Pierre Langlois lorsqu’il a cogné à la porte du service des activités sportives, voilà déjà quelques années. Mercredi, sur les courts de tennis du stade couvert du PEPS, il était enfin arrivé à la destination souhaitée.

«C’est avec un grand bonheur que l’on reçoit cette marque de reconnaissance. Ça fait cinq ans que l’on travaille sur ce projet. Pour le développement du tennis et de nos jeunes, c’est très important. Et le fait d’être maintenant reconnue comme une équipe du Rouge et Or va amener une plus grande motivation de poursuivre», notait le président du conseil d’administration.

Le Rouge et Or évoluera dans la Ligue universitaire de Tennis Québec, où l’on retrouve aussi des équipes à Montréal, McGill, Sherbrooke, Concordia et l’École de technologie supérieure dans des saisons qui s’étendent de janvier à avril. Le tennis pourrait éventuellement faire partie du Réseau du sport étudiant du Québec, comme la majorité des sports à l’UL.

Structures bien implantées

Le club de tennis a rempli plusieurs critères pour être intégré au programme du Rouge et Or. La stabilité du conseil d’administration y a été pour quelque chose, tout comme la structure de développement du tennis dans la grande région de Québec.

«Nous sommes chanceux parce qu’on a un programme complet à Québec avec le sport-études primaire, le sport-études secondaire, la Ligue collégiale et le Rouge et Or. Au niveau de la structure de développement et compétitive, il n’y a pas beaucoup de villes qui vont du primaire jusqu’à l’université», admet Jacques Bordeleau, l’entraîneur-chef du club de tennis.

Il rappelait aux athlètes qu’il dirige en compagnie de Christian Gingras à quel point le sport universitaire permet de se développer comme sportif, mais aussi comme personne. Lors de son passage à l’Université Laval, dans les années 70, il y a tissé des liens d’amitié, comme celui avec Jacques Hérisset, son partenaire dans le tennis depuis 40 ans.

Marque forte

Le club de tennis du Rouge et Or comptera 12 filles et 12 garçons. Cette saison, les filles ont remporté leur première médaille sur le circuit en décrochant l’argent au Championnat québécois. Les garçons ont terminé troisième.

«Ça peut favoriser le recrutement des joueurs. On a commencé à en parler, des gens vont venir à l’Université Laval à cause de la réputation du Rouge et Or. Il s’agit d’une marque forte qui a de l’impact. Au niveau de la recherche de commanditaires, par exemple, on nous demandait pourquoi n’étions-nous pas Rouge et Or. Ça va aider aussi dans ce sens-là», ajoutait Bordeleau.

Sur le terrain, le sentiment d’appartenance était déjà fort. Il le sera encore plus.

«Il s’agit d’une fierté de faire partir de cette belle famille. On l’était déjà, mais ça va nous motiver encore plus. Ça permet au tennis de prendre sa place. Le tennis universitaire amène une autre dynamique, c’est un sport individuel, mais tu ne gagnes pas juste pour toi, tu le fais pour l’équipe», notait Marianne Gareau, capitaine de l’équipe féminine.