Glen Constantin est d'accord avec les changements de règlements qui s'opèrent actuellement au football et insiste sur le fait que ses joueurs doivent s'ajuster pour montrer l'exemple.

Le Rouge et Or doit promouvoir le football «propre», estime Constantin

La préoccupation grandissante concernant les commotions et les coups à la tête font que le football change. Et l’entraîneur-chef Glen Constantin considère que ses protégés se doivent de s’adapter et même d’être des leaders à ce niveau.

Lors du dernier match contre McGill, le Rouge et Or a, pour la première fois cette saison, enregistré moins de 10 pénalités (8). Les représentants de l’Université Laval en avaient écopé 10 contre Sherbrooke, 14 lors du premier match contre Concordia et 17 contre les Carabins pour un total de plus de 375 verges perdues. 

«Oui, on avait un problème de pénalités en début de saison. Le football change et les joueurs et les entraîneurs doivent s’adapter. Il y a des choses qu’on pouvait faire il y a deux ou trois ans qu’on ne peut plus faire maintenant, même si tout ça était légal il y a deux trois ans», analysait Constantin lors de son point de presse hebdomadaire.

Pour celui qui agit comme entraîneur depuis 27 ans, il n’est toutefois pas question de s’opposer aux changements qui s’implantent graduellement dans les différents niveaux de football. «Il faut nettoyer le sport. Le sport change et nous devons être des leaders pour renseigner nos joueurs si on veut encore jouer au football dans dix ans.»

Selon lui, la visibilité du Rouge et Or, l’équipe la plus décorée avec 14 Coupes Dunsmore et neuf Coupes Vanier, impose aussi au programme lavalois de montrer l’exemple. «En plus, nos matchs sont télédiffusés et vus par plusieurs jeunes footballeurs collégiaux et scolaires, alors il devient encore plus important pour nous d’être des leaders pour du football “propre”», poursuit-il, refusant toutefois de lancer la pierre aux joueurs universitaires du passé.

«C’est bien beau parler de football propre cependant, mais les choses changent extrêmement vite aujourd’hui. Je disais que ce qui était légal il y a deux ou trois ans ne l’est parfois plus aujourd’hui, mais, dans certains cas, il y a des choses qui étaient légales il y a six mois, mais qui ne le sont plus aujourd’hui. Les choses sont en train de changer au quotidien.»

Un virage

Au début de la saison, Constantin avait eu quelques conversations avec son demi défensif Kevin McGee. Suspendu deux fois l’an dernier pour des plaqués illégaux, il avait écopé de pénalités lors du premier match contre les Stingers. «Ce n’est pas comme ça qu’on joue au football à Laval», avait-il déclaré après la partie où McGee avait été puni pour rudesse et conduite antisportive.

Le joueur avait ensuite lui-même avoué que, dans le feu de l’action, il pouvait arriver qu’il fasse un plaqué qui dépasse ce qui est accepté actuellement. «Le football est un sport qui va extrêmement vite et moi, qui suis un joueur rapide, il peut arriver que je fasse un plaqué pas correct.»

Tous les entraîneurs universitaires et près de 4000 entraîneurs de football au Québec ont suivi la formation du programme «Contacts sécuritaires», mis sur pied par Football Québec en partenariat avec la Ligue canadienne de football, qui traite entre autres des plaqués dangereux.

De plus, depuis 2016, la Ligue de mini-football du Rouge et Or a pris le virage du football sans contact afin de diminuer le nombre de coups à la tête que les jeunes joueurs recevront durant leur carrière et à ainsi réduire les risques de commotions. Non seulement les plaqués, mais aussi les blocs et tous les contacts physiques ont été abolis dans cette ligue estivale qui s’adresse aux jeunes du primaire.