Le Rouge et Or est encore champion. Pour la deuxième année de suite et la 14e fois en 16 ans, le club de football de l’Université Laval terminera au premier rang de la saison régulière au Québec.

Le Rouge et Or champion, et après...

Le Rouge et Or est encore champion. Pour la deuxième année de suite et la 14e fois en 16 ans, le club de football de l’Université Laval terminera au premier rang de la saison régulière au Québec.

Le Rouge et Or (6-0) a accompli cet exploit de façon spectaculaire dimanche après-midi en prenant la mesure en prolongation de ses plus grands rivaux, les Carabins de Montréal (4-2), par la marque de 18-15.

Devant en plus un stade du PEPS comble de 18 234 spectateurs, qui auront maintenant la chance d’applaudir leurs favoris durant tout le mois de novembre. Pour une possibilité de quatre rencontres éliminatoires sur quatre disputées à Québec, jusqu’à l’ultime match de la Coupe Vanier présenté dans la Vieille Capitale, le 24 novembre.

Mais avant, à moins d’une énorme surprise, les Carabins reviendront dans un mois livrer une dure bataille pour le titre québécois et une invitation aux demi-finales canadiennes. Et attendez-vous à un autre match serré : 12 des 13 derniers duels entre les deux puissances se sont soldés par un écart de six points ou moins.

Glen Constantin l’a dit après la victoire in extremis des siens dimanche : «On n’a aucune garantie de gagner à la maison.» Plus que quiconque, le grand manitou du Rouge et Or sait trop bien que les Carabins ont gagné trois fois à Québec dans les quatre dernières années.

Aucun complexe

Même que son vis-à-vis Danny Maciocia a assuré dimanche que ses hommes ne ressentaient aucun complexe à venir jouer au domicile du Rouge et Or. «On aime bien jouer au PEPS, on aime l’ambiance, pas de problème», a dit le chef des Bleus.

Montréal avait justement amorcé ce semblant de retour vers l’équilibre en 2014, en mettant fin à une ahurissante séquence record de 70 victoires à domicile du Rouge et Or, à l’aide d’une victoire de 12-9 en prolongation en finale de conférence.

Là où la tendance bat de l’aile, c’est que durant ces quatre années, soit de 2014 à 2017, les deux formations ont toujours divisé les honneurs de leurs deux affrontements de saison, une victoire chacune.

Cet automne, aussi serrés qu’aient pu être les deux matchs conclus aux pointages de 12-7 et de 18-15, l’UL a gagné les deux. Et les deux seules fois que la même équipe a remporté deux matchs de saison entre les deux équipes la même année, en 2005 et en 2013, le Rouge et Or a aussi raflé le championnat provincial.

Mais les Lavallois doivent se tenir loin des revirements. Dimanche, sur trois les revirements réalisés par les visiteurs, une échappée ramenée sur 54 verges a coûté un touché et une interception dans la zone des buts a privé le Rouge et Or d’un autre majeur. Quatorze points qui ont rendu la partie pas mal plus serrée.

Quant aux Montréalais, ils devront absolument produire plus en attaque que leurs 170 verges de dimanche. En fait, Montréal a été limité à moins de 200 verges de gains offensifs dans chacun des deux chocs contre Laval cette année.

Et parlant de la défensive du Rouge et Or, quelqu’un de Maciocia et son personnel devra trouver une manière de ralentir le fantastique Mathieu Betts. L’ailier défensif étoile a réalisé cinq de ses neuf sacs contre les Carabins cette saison, dont quatre dimanche à des moments cruciaux.

Mais avant toute chose, les deux clubs ont un match à jouer samedi après-midi. Laval (6-0) sera à McGill (1-4) et Concordia (2-3) à Montréal (4-2).