L'entraîneur de l'équipe masculine de volleyball du Rouge et Or, Pascal Clément

Le Rouge et Or au pied du mur à la maison pour une rare fois

Le club de volleyball masculin de l’Université Laval n’a pas le choix : il doit absolument sauver sa peau devant ses partisans, vendredi (19h) au PEPS, pour avoir le droit de disputer un match ultime en finale du Réseau du sport étudiant du Québec.

En raison de sa défaite en quatre manches dans le premier match contre les Carabins de Montréal, vendredi au CEPSUM, le Rouge et Or n’a plus de marge de manœuvre dans cette courte série 2 de 3 qui permettra au vainqueur d’accéder au Championnat canadien.

«Il s’agit d’un match de non-retour, on n’a pas le choix de l’emporter. On savait, avant le début de finale, que nous devions aller causer une surprise chez l’adversaire. On n’a pas pu le faire, vendredi, et si on veut se reprendre, samedi, il faut d’abord gagner le prochain», reconnaît l’entraîneur-chef Pascal Clément.

La dernière fois que le Rouge et Or s’est retrouvé dans cette position, c’était voilà 18 ans, contre Sherbrooke. Il y a deux ans, l’UL tirait aussi de l’arrière 1-0 en finale, mais il avait rebondi dans le deuxième sur le terrain des Carabins.

«On n’est pas habitué d’avoir le dos acculé au pied du mur chez nous. Pour forcer la tenue d’un troisième match, il faudra jouer avec plus de conviction qu’on l’a fait, là-bas, vendredi», notait Clément.

Moins de points gratuits

Le Rouge et Or a remporté les 12 dernières finales québécoises, dont les cinq plus récents contre les Carabins, qui ont obtenu l’avantage du terrain grâce à leur première place au classement de la saison régulière. Les Carabins recherchent un premier titre depuis la saison 2004-2005.

«Je ne veux rien enlever aux Carabins, qui ont été très bons, ni à leur numéro 18 [Godefroy Veyron-Trudel], qui a joué d’une manière exceptionnelle, comme l’a fait si souvent “Vicho” [Vicente Parraguire] pour nous. Mais sur un ton sarcastique, je me demande : peut-on jouer moins bien qu’on l’a fait? On a commis 47 erreurs directes en quatre parties dans le premier match, c’est beaucoup trop.»

Clément demande donc à ses joueurs de diminuer le nombre de ces points gratuits offerts à l’adversaire, mais surtout, de jouer avec plus d’assurance, de mettre plus de pression sur l’opposant, d’offrir de meilleures performances individuelles, y compris l’attaquant Vicente Parraguirre.

«En saison, les deux équipes n’ont gagné qu’à la maison. Il est possible de l’emporter, et je crois que la victoire en trois matchs est atteignable, mais il faut réunir certaines conditions», indiquait celui dont l’équipe compte 19 bannières du RSEQ lors des 20 dernières saisons.