L’entraîneur de l’équipe féminine du Rouge et Or, Guillaume Giroux, est conscient de la tâche colossale qui atttend sa troupe aux Championnats canadiens, à Regina.

Le Rouge et Or arrive à Regina sans complexes

La défaite crève-cœur subie par les filles du Rouge et Or basketball samedi a laissé des traces, mais elle ne devrait pas avoir d’effet sur la performance de l’équipe aux Championnats canadiens, croit l’entraîneur-chef de la formation.

«Je ne pense pas qu’on va l’oublier, c’est sûr. Dans 10 ans, on va y penser encore. Mais ce n’est pas ça qui va changer notre tournoi. On ne jouera pas plus fort à cause de ça, ou moins fort», affirme Guillaume Giroux, joint par téléphone à Regina, où se déroule le tournoi du 8 Ultime.

Samedi dernier, le Rouge et Or menait par 13 points après trois quarts en finale québécoise face aux Martlets de McGill. Ces dernières ont toutefois connu un dernier 10 minutes du tonnerre en inscrivant 19 points contre seulement 2 pour l’Université Laval. Une défaite au goût très amer de 56-52.

Joueuses et entraîneurs ont regardé en équipe cette séquence catastrophique, au cours des derniers jours. «Ç’a été un choc pour tout le monde. Mais il fallait qu’on le regarde, qu’on soit confrontés à ça. On a vu qu’on avait complètement arrêté de faire les choses qui nous avaient donné une avance de 13 points», a analysé Giroux.

Face aux championnes de l’Ouest

Selon lui, son équipe garde confiance en ses moyens à l’approche d’un match sans lendemain. Pas question d’avoir de complexes. «J’essaie de donner de la confiance à ce groupe-là. On a quand même battu McGill trois fois. Et tout le monde craint McGill ici. Pourquoi ce serait différent avec nous?»

L’équipe de l’Université Laval est à Regina depuis mardi soir. Invitée aux Championnats canadiens pour la deuxième saison consécutive malgré des éliminations hâtives, elle tentera de faire encore mieux qu’en 2017. Il y a un an, la troupe de Giroux avait atteint la grande finale, mais les Martlets — encore elles — les avaient renversées 66-55.

La tâche s’annonce colossale. Pour son match quarts de finale, jeudi soir, le Rouge et Or affrontera l’équipe locale, les Cougars de l’Université de Regina, championnes de l’Ouest et deuxièmes favorites. Elles ont conservé une fiche de 18-2 pendant la saison et sont demeurées invaincues (5-0) en séries éliminatoires. 

Depuis qu’ils ont connu leurs adversaires, dimanche, Giroux et ses adjoints ont regardé une dizaine de rencontres des Cougars sur vidéo. Une formation petite — à l’image du Rouge et Or — et redoutable en attaque. «Ça pourrait très bien être une finale», dit Giroux, pour illustrer le fort calibre de cet affrontement.

L’entraîneur espère voir ses filles profiter du moment. «On ne peut pas se morfondre ben, ben, souligne-t-il. On joue l’équipe hôte, il va y avoir 2000 spectateurs. Il n’y a pas de meilleur environnement pour commencer un championnat national. C’est pour ça qu’on coache, c’est pour ça qu’on joue.»