Tout en assurant que ses protégés ont déjà oublié leur contre-performance de vendredi dernier à Sherbrooke, le coordonnateur de l'offensive du Rouge et Or, Justin Ethier, admet ne pas avoir mis le doigt sur ce qui a causé ces déboires.

Le Rouge et Or a déjà oublié son drôle de match

Des erreurs offensives, des pénalités et aucun point marqué par l’attaque. Vendredi, le premier match de football de la saison du Rouge et Or, un gain de 14-1 sur le Vert & Or de Sherbrooke, était plutôt bizarroïde. Il est cependant déjà oublié selon le coordonnateur de l’offensive Justin Ethier.

Mercredi à l’entraînement, l’énergie et l’entrain étaient au rendez-vous. On ne voyait plus les visages longs qu’on pouvait apercevoir ça et là vendredi chez les porte-couleurs de l’Université Laval après cette contre-performance offensive. 

«Il n’y a pas vraiment de recette spéciale», a avoué Ethier après l’entraînement. «On a continué à travailler ce qu’on avait à travailler pratique après pratique.»

Il assure que le Rouge et Or n’a pas du tout perdu confiance, même après avoir connu certaines difficultés contre une équipe en reconstruction. «Pas du tout. Pour nous, ce match est déjà oublié. L’offensive n’était pas vraiment à notre goût, c’est vrai, mais il s’agit quand même d’un premier match.»

Pas de responsable

Malgré tout, Ethier avait de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui avait causé les déboires de l’attaque à Sherbrooke. «Souvent, dans un cas comme celui-là, on peut identifier un ou des joueurs qui sont responsables de la situation. Mais là, honnêtement, même après avoir regardé le film du match, je ne peux pas isoler un joueur qui aurait connu un mauvais match.»

Ce serait plutôt une question de cohésion en ce début de saison. «C’est un peu cliché de dire ça, mais il faut être capable de jouer 12 gars en même temps! Vendredi, on n’a pas joué souvent les 12 gars à la fois. Il y avait toujours un joueur qui faisait une erreur», poursuit Ethier, avouant que ça avait été un «drôle de match» pour les deux équipes.

«Pour Sherbrooke, quand ils ont perdu leur quart-arrière, ça a changé un peu la donne. De notre côté, même si on ne menait que 14 à 1 à la mi-temps et que ça peut changer très vite au football canadien, on était quand même en contrôle», analyse-t-il.

Un visiteur connu

En fin de semaine, ce sont les Stingers de Concordia qui seront en visite au Stade Telus pour l’ouverture locale de la saison du Rouge et Or. Les Montréalais amènent avec eux un visage bien connu : leur nouvel entraîneur-chef Brad Collinson, qui était l’entraîneur des porteurs de ballon à Laval la saison dernière.

«Je suis content pour Brad, je pense que ça va être un peu plus spécial pour lui de revenir à Québec», commente Ethier, assurant que les Stingers sont à prendre au sérieux.

D’ailleurs, l’an dernier, Concordia était l’équipe qui avait donné le plus de fil à retordre au Rouge et Or sur son terrain. Les protégés de Glen Constantin s’en étaient sortis avec une courte victoire de 12-8, un match où l’attaque avait été limitée à 15 premiers jeux et 105 verges au sol.

«La dernière chose que l’on va faire, c’est de prendre une équipe à la légère. Ils ont une excellente ligne offensive et leur défensive n’a pas perdu beaucoup de morceaux», a commenté celui qui n’a pas voulu parler de recul à Concordia malgré les départs de deux piliers, le quart-arrière américain Trenton Miller et le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel.

Ethier se réjouissait également de voir presque tous ses protégés en pleine santé. Il faut dire qu’il avait eu un peu peur samedi quand le joueur de ligne offensive Kétel Assé avait été blessé sur le premier jeu du match pour ensuite revenir en fin de partie.

«Aujourd’hui, Kétel était correct à l’entraînement, il ne semblait pas avoir de séquelles du match de samedi.» Le numéro 67 qui devrait être de l’alignement samedi soir.

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LE MESSAGE EST BIEN PASSÉ

Le receveur de passes Christian Dallaire assure que le message des entraîneurs du Rouge et Or est bien passé après la performance ordinaire de l’attaque contre Sherbrooke, vendredi dernier. «La cohésion n’était pas nécessairement là, alors on travaille là-dessus. Il faut mieux communiquer et mieux comprendre les directives. C’est un peu ça que les entraîneurs nous ont dit. Et le message est bien passé.»

Le natif de Saint-Georges ne sait pas vraiment ce qui s’est passé contre le Vert & Or pour que l’attaque soit si silencieuse. «J’avoue qu’on a plus ou moins bien exécuté, une erreur par-ci, par-là», indique celui qui a tout de même capté deux passes pour un total de 40 verges de gains aériens, un sommet dans ce drôle de match. «Il y a probablement quelques petites affaires que j’ai faites comme il faut...» Il assure cependant que lui et ses coéquipiers ont tiré des leçons du dernier match et qu’on ne les y reprendra plus. «C’est quand même une victoire, alors on sort la tête haute parce qu’on a appris de tout ça.»