L’ailier espacé Vincent Forbes-Mombleau débarque chez le Rouge et Or auréolé d’une belle carrière collégiale.

Le choix facile de Vincent Forbes-Mombleau

Après un passage remarqué dans le circuit collégial, Vincent Forbes-Mombleau arrive avec le Rouge et Or dans l’espoir d’aider l’équipe du mieux qu’il peut à remporter le Saint Graal du football universitaire canadien.

Lorsqu’il a été approché par l’Université Laval, son choix a été facile. «Pour moi le Rouge et Or, ça a toujours été mon équipe favorite dans les rangs universitaires. Depuis que je suis tout jeune que je les regarde jouer à la télé. J’ai toujours pris pour eux, même si je viens de la région de Montréal», explique l’ancien du campus Notre-Dame-de-Foy, qui n’est cependant pas prêt à renier le Canadien.

Bien que ce soit son équipe favorite, le R et O a une réputation qui le suit et les recrues doivent s’y faire considérant que le club est attendu de pied ferme par toutes les autres formations du circuit. Conscient de l’historique de la troupe de Glen Constantin, Forbes-Mombleau ne s’en fait pas une seconde.

«C’est pas quelque chose qui m’intimide. Ce que je sais, c’est qu’il faut que je donne mon 100 %, parce que le Rouge et Or, c’est quelque chose de gros et je ne veux pas mal paraître là-dedans.»

Des records

La compréhension du système de jeu «le plus vite possible et le connaître quasiment parfaitement» représente, selon lui, les éléments-clés pour pouvoir rapidement avoir un impact au sein de la formation. «Un coup que tu connais le système de jeu, ça t’aide vraiment à mieux performer sur le terrain, tu te poses moins de questions.»

L’ailier espacé du CNDF a connu beaucoup de succès dans les rangs collégiaux, inscrivant son nom dans le livre des records à deux reprises lors de son passage à Saint-Augustin-de-Desmaures. En cumulant d’abord 2204 verges en trois saisons avec le Notre-Dame, puis en récoltant 1093 verges par la passe en 2016. C’est entre autres grâce à ce genre de performance que son nom a circulé dans le circuit universitaire.

Forbes-Mombleau ne croit pas que ses statistiques créent des attentes chez le personnel d’entraîneurs. «Je veux dire ici au Rouge et Or, tous les joueurs sont excellents, ça aurait pu être n’importe qui. Moi, j’ai eu la chance, à cause du système de jeu au CNDF, d’avoir une belle carrière collégiale.»

Des modèles

À sa position, des modèles se dégagent, comme le vétéran receveur Christian Dallaire, «un gars très expérimenté et très cérébral qui connaît très bien le système de jeu», et le joueur de cinquième année Étienne Moisan. Selon Forbes-Mombleau, il a beaucoup appris en les regardant aller durant le camp d’entraînement.

D’ailleurs, cette maturité rarement vue chez le R et O peut bénéficier à plusieurs points de vue sur le terrain, notamment dans la formation de ceux qui en sont à leurs premiers pas dans le circuit universitaire. Forbes-Mombleau considère que «ça aide vraiment, parce que justement, tu regardes ces gars-là jouer et ils savent où ils s’en vont».

De plus, il sent, comme les autres recrues, qu’il doit beaucoup aux vétérans. Plusieurs d’entre eux en sont à leur chant du cygne et n’ont plus de marge de manœuvre s’ils veulent remporter une nouvelle fois la Coupe Vanier.

«C’est excitant, en plus que c’est ici. Pour moi, ça représente quelque chose, mais j’imagine que pour les gars de quatrième et de cinquième année, ça doit représenter toute autre chose, c’est vraiment fou pour eux. C’est sûr qu’ils vont tout donner et moi je vais tout donner pour eux, pour leur donner la chance de jouer une autre Coupe Vanier ici, à Québec.»

D’ici là, son équipe doit traverser la saison régulière et, pour s’y préparer, le R et O affronte Guelph, samedi à 13h , au Stade Telus.