Habitué d'être toujours sur le terrain au niveau collégial, le porteur de ballon Joanik Masse n'a pas encore été utilisé en saison régulière avec le Rouge et Or.

Joanik Masse a hâte de jouer

À sa première année avec le Rouge et Or, le porteur de ballon Joanik Masse avoue avoir hâte de jouer, mais il ne sait toujours pas si c’est dimanche, contre les Redmen de McGill, qu’il fera enfin ses premiers pas au football universitaire.

Le presque recordman des verges au sol au football collégial n’a toujours pas touché le terrain durant un match de la saison régulière, mais il s’y attendait, a-t-il affirmé mercredi après l’entraînement de l’équipe.

«Je savais, en venant à Laval, que ce serait un long processus avant que je puisse jouer. Il y a cinq autres porteurs de ballon et ils sont tous très bons», analyse-t-il en parlant des vétérans Christopher Amoah, Vincent Breton-Robert et Alexis Côté et des joueurs de deuxième année William Lavoie et Philippe Lessard-Vézina.

«Chaque semaine, on se bat pour une place. J’ai hâte de jouer, mais c’est normal que ce soit les meilleurs qui jouent, car si on veut gagner, c’est en équipe qu’il faut le faire», a-t-il philosophé.

C’est tout un changement pour celui qui était presque tout le temps sur le terrain l’an dernier avec les Faucons de Lévis-Lauzon, comme porteur de ballon, mais aussi comme membre des unités spéciales. «Oui, je suis habitué de jouer à tous les matchs, mais je comprends que ce n’est pas parce que tu joues toujours au collégial que ce sera le cas avec le Rouge et Or.

«De plus, c’est un changement de passer du football à quatre essais au football à trois essais. Tu as plus d’occasions de courir à quatre essais alors qu’au niveau universitaire, c’est souvent deux essais seulement pour faire 10 verges. Le livre de jeux est donc totalement différent d’un niveau à l’autre.»

Se tenir prêt

En attendant, Masse garde la forme et se tient prêt à sauter sur le terrain si l’occasion se présente. Il est d’ailleurs bien placé pour savoir qu’au football, une blessure est vite arrivée et peut parfois forcer les équipes à modifier leurs plans.

L’an dernier, celui qui avait disputé tous les matchs des siens était d’ailleurs sur la bonne voie pour battre le record de 2095 verges au sol établi par Jean-Michel Paquette (Diablos de Trois-Rivières) en 10 matchs en 1998. Masse a cependant dû s’arrêter à 1891 après s’être blessé au poignet lors de l’avant-dernière rencontre, ce qui l’a empêché de disputer le neuvième et dernier match du calendrier régulier.

«Le record, je n’y pensais pas pendant que je jouais et je savais que c’était possible qu’une blessure survienne, surtout quand tu es toujours sur le jeu», indique Masse, qui aurait cependant bien aimé disputer ce fameux neuvième match contre les Spartiates du Vieux-Montréal.

«Je voulais jouer, mais le médecin m’a dit qu’il n’en était pas question parce que j’avais le poignet cassé. J’ai essayé de négocier, mais ça n’a pas marché.»