Alyssa Fields et Alice Cloutier, accompagnées ici de leur entraîneur Olivier Caron, sont deux des quatre joueuses du Rouge et Or dont la carrière universitaire prendra fin après le Championnat canadien, qui débute vendredi au PEPS.

Gros défi pour le Rouge et Or au Championnat canadien

Accéder au Championnat canadien comme simple équipe hôtesse constitue déjà un défi d’orgueil important pour les filles du Rouge et Or volleyball. Amorcer le tournoi face aux favorites, les Dinos de l’Université de Calgary, vendredi soir, ajoute encore au lourd contrat.

«Tout ça, c’est juste des chiffres. Ça se passe sur le terrain», a proclamé la capitaine et finissante Alice Cloutier, lundi midi, lors d’une autre et dernière conférence de presse pour annoncer la tenue du huit ultime de volleyball universitaire féminin au PEPS de l’Université Laval, les 16, 17 et 18 mars.

Pas de doute. Cloutier et ses coéquipières ont leur match de vendredi à 18h dans la mire depuis pas moins de deux ans, lors de l’attribution de l’événement à l’UL. Les voilà maintenant arrivées. Reste à performer.

Contre des Dinos aguerries, championnes de la puissante conférence de l’Ouest et fortes d’une fiche globale de 26-3 pour la campagne 2017-2018. À l’autre bout du classement, le Rouge et Or s’est faufilé à titre de formation locale, puisque balayé en deux matchs dans la finale québécoise par les Carabins de Montréal.

«Notre objectif est de rester concentrées sur cette partie-ci, sans voir plus loin devant nous ni derrière. On va laisser notre cœur sur le terrain, c’est là que ça se passe. On a une équipe vraiment complice, on joue ensemble depuis longtemps, on est soudées. Je sais qu’on a les outils et la force pour passer à travers», assure Cloutier.

Invasion de l’Ouest

Les chiffres sont quand même là. Les Dinos partent grandes favorites et le Rouge et Or (16-8) huitième sur huit. Avec eux, Montréal (22-2), UBC (24-5), Ryerson (22-0), UBC-Okanagan (21-7), Dalhousie (21-1) et Alberta (17-12) tenteront aussi se s’approprier la médaille d’or, dimanche. Quatre des huit formations en lice viennent de l’Ouest, dont les Thunderbirds d’UBC, reines défendantes et sept fois championnes dans les 10 dernières années.

Cloutier rappelle qu’à sa dernière présence au championnat canadien, en 2015, le Rouge et Or avait bien failli surprendre les favorites dès les quarts de finale, remportant les deux premières manches avant d’échapper les trois suivantes. Trinity Western avait ensuite triomphé, deux jours plus tard.

«Ç’aurait pu tourner de notre bord aussi», insiste celle qui était alors une jeune recrue. Les trois Al — Alice Cloutier, Alyssa Fields et Alex Béraud — ont joué ce match de 2015 et s’apprête maintenant à faire leurs adieux, munies d’un bagage beaucoup plus rempli. Jade Fortin est la quatrième finissante du groupe.

«Ne pas être championnes provinciales, c’est notre seul accroc cette saison. Parce que le reste, on a joué à nos capacités et même au-delà, à certains moments», affirme de son côté l’entraîneur-chef, Olivier Caron. Et selon lui, cette récente déception est déjà digérée.

Pas de complexe non plus à se mesurer aux grandes de l’Ouest, indique-t-il aussi. Les Carabins sont taillées dans le même moule et la force défensive du Rouge et Or peut contrebalancer une supériorité adverse au bloc.

Rouge et Or et Dinos se sont affrontées la dernière fois à l’automne 2016, deux duels à l’avantage de Calgary.

Le seul titre des volleyeuses lavalloises remonte à 2006, dernière fois qu’une formation du Québec a régné sur le volley universitaire canadien féminin. C’était l’époque dorée des Marylène Laplante, Caroline Fiset et Marie-Christine Mondor.