Contrairement aux années passées, il n’y a pas de joueur qui s’est démarqué plus que les autres lors du camp de printemps du Rouge et Or. Mais l’entraîneur-chef Glen Constantin a vu de très belles choses et une progression partout.

Glen Constantin satisfait de son camp [VIDÉO]

Pas de grande révélation, mais une progression sur tous les fronts. L’entraîneur-chef de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, s’est dit satisfait de ce qu’il a vu lors du premier camp «printanier» de son équipe à se dérouler à Québec plutôt qu’en Floride depuis plusieurs années.

«C’est la beauté de tout ça, il n’y a pas de joueur qui s’est démarqué plus que les autres, mais j’ai vu de très très belles choses. On voit une progression partout», a déclaré Constantin mercredi, au terme de la dernière journée du camp. Les joueurs seront convoqués à trois autres séances d’entraînement hebdomadaires au cours des prochaines semaines d’ici la fin de la session.

Ceux qui connaissent bien Constantin savent à quel point le terme «progression» revient souvent dans son discours et à quel point cet aspect est aussi important que la victoire dans la préparation de son équipe. D’ailleurs, même s’il n’a pas identifié de «révélation» du camp, Constantin n’a pas hésité à mentionner l’ailier défensif Yanis Chihat comme étant l’un des joueurs qui avaient le plus progressé durant le camp. «Dans son cas à lui, c’est un changement de position en plus puisqu’il était secondeur quand il est arrivé avec nous.»

Un seul quart

«Notre ligne défensive est plus mature, notre groupe de secondeurs est très fort. Notre ligne tertiaire manque encore un peu de cohésion, mais nous allons travailler là-dessus», a poursuivi Constantin, qui a aussi aimé ce qu’il a vu du quart-arrière de deuxième année Thomas Bolduc et du quart-arrière recrue Arnaud Desjardins, qui lutteront pour le poste de quart partant la saison prochaine. 

«Ce n’est pas dans les plans de fonctionner à deux quarts-arrière, ce n’est pas quelque chose que nous avons fait par le passé. On préfère avoir un partant qui aura plus de répétitions», signale-t-il au passage.

Parmi les recrues présentes au camp, Constantin a aussi aimé ce qu’il a vu du demi-inséré Alexis Forest et de l’ailier espacé Édouard Arsenault. «Ils ont été à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux», a-t-il commenté. Forest, qui est originaire de Boisbriand, a cependant joué son football collégial avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy et a complété 21 passes pour 256 verges et trois touchés l’an dernier. Quant à Arsenault, un produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu, il a fait partie de l’équipe d’étoiles de première division et a complété 38 passes pour 594 verges et trois touchés la saison dernière.

Le Rouge et Or entreprendra sa saison 2020 le 29 août avec un match hors-concours contre les Ravens de l’Université Carleton.

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BASAMBOMBO HEUREUX DE REVENIR AVEC LE R ET O

Après avoir dû rater toute la dernière saison, car il ne satisfaisait pas aux critères scolaires pour évoluer au football universitaire, le secondeur Dan Basambombo était au paradis lors du camp de printemps du Rouge et Or de l’Université Laval. Assuré d’être de retour la saison prochaine, il n’en pouvait plus d’attendre pendant que ses coéquipiers sautaient sur le terrain.

Mercredi, le bonheur se lisait d’ailleurs sur le visage du natif de la République démocratique du Congo qui était passé directement d’une école secondaire ontarienne à l’Université Laval. «Finalement, je suis là! Ça a été très très dur de ne pas pouvoir jouer avec mes coéquipiers. J’avais l’impression d’avoir laissé tomber l’équipe», a déclaré au Soleil celui qui avait dominé l’équipe pour les plaqués avec 31.5 en 2018 en plus de réussir deux sacs du quart.

«Je ne vois pas cette expérience comme une erreur, mais comme un apprentissage. J’ai appris que dans la vie, tout n’est pas donné», philosophe-t-il, ajoutant que son année loin du terrain de football a été très difficile. «J’ai dû rester mentalement fort. Mais en même temps, je voulais aussi garder ma forme physique et mon niveau de jeu en vue de mon retour. J’ai continué d’aller au gym, j’ai continué de courir. Il n’était pas question que j’arrête de m’entraîner pendant plusieurs mois, car j’ai toujours voulu revenir, mais revenir plus fort, plus vite et plus athlétique», a résumé Basambombo.

«Mon but, la saison prochaine, est d’avoir une meilleure saison que 2018», lance-t-il à propos de cette année où il avait été élu au sein de l’équipe d’étoiles du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ).

Pendant son absence forcée, Basambombo est cependant resté proche du Rouge et Or. «J’avais encore mon casier, j’allais dans le vestiaire de l’équipe», souligne-t-il en ajoutant qu’il n’a raté aucun des matchs de son équipe, à domicile comme à l’étranger. «J’étais là tout le temps et je criais pour mes frères et pour mes entraîneurs! Car le Rouge et Or, ce n’est pas seulement une équipe, c’est une famille.» 

Attendu

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, était lui aussi très heureux de revoir Basambombo sur le terrain. «Il est arrivé ici avec humilité et je suis très content de le revoir. Il aurait pu passer chez les professionnels dès cette année, mais il a décidé de revenir car il voulait terminer son parcours avec un diplôme universitaire en poche», a-t-il commenté.

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CHIHAT PASSE À UN AUTRE NIVEAU

L’ailier défensif du Rouge et Or Yanis Chihat passe à un autre niveau en 2020. Celui qui a disputé ses premiers matchs universitaires à la toute fin de la saison 2018 est maintenant un vétéran de troisième année de qui ses entraîneurs attendront davantage la saison prochaine.

«Ce sera un peu un nouveau travail pour moi, soit d’aider et de conseiller les plus jeunes. Les conseils que Mathieu Betts nous donnait, à ma première saison, c’est maintenant moi qui les donne», a-t-il illustré mercredi après le camp printanier du Rouge et Or.

Celui qui évoluait à la position de secondeur dans les rangs collégiaux a dû effectuer une transition vers la ligne défensive à l’université. À sa première saison complète l’an dernier, il faisait partie d’une jeune ligne défensive après le départ de plusieurs vétérans.

«L’an passé était une année de transition, on était tous dans le même bateau, car on ne se connaissait pas vraiment. Personne ne savait vraiment où on s’en allait», commente-t-il, ajoutant que la cohésion s’est installée avec une saison d’expérience pour lui et les autres recrues défensives de l’an dernier.