La basketteuse Sarah-Jane Marois et le footballeur Mathieu Betts ont respectivement été choisis les athlètes féminin et masculin de la dernière année chez le Rouge et Or. Au final, Betts a reçu le titre d’athlète par excellence, son troisième, du jamais vu.

Gala du Rouge et Or: encore Betts!

Mathieu Betts collectionne les prix dans les galas presque aussi vite que les sacs du quart sur le terrain de football. L’ailier défensif est l’athlète masculin par excellence chez le Rouge et Or pour la troisième année de suite. Du jamais vu.

Le tout en seulement quatre saisons! À sa première campagne, il avait reçu le titre de meilleure recrue. Mercredi soir, dans l’amphithéâtre du PEPS, Betts a fait ses adieux de la plus belle façon au programme d’excellence sportive de l’Université Laval.

Même si le Montréalais de 24 ans est admissible à une cinquième saison universitaire l’automne prochain, les rangs professionnels ne se passeront pas de lui plus longtemps.

«Ça finit bien la soirée et mes quatre années ici», a reconnu Betts. Il croit qu’avec la saison parfaite et le championnat canadien remporté à Québec, les conditions idéales étaient réunies encore plus que lors des années antérieures.

Avant Betts, aucun étudiant-athlète masculin n’avait obtenu cette distinction à l’UL plus de deux fois en 67 remises de prix. La coureuse de fond Odette Lapierre reste la plus décorée avec quatre triomphes (1985, 1986, 1989 et 1993), à une époque où le volet civil était aussi comptabilisé.

La nageuse Sophie Simard (2001, 2002 et 2004) est la seule autre membre du club du triplé, mais juste Betts peut se vanter d’un trois en trois. Simard l’a toutefois réussi au nez des hommes, puisqu’un seul titre d’athlète de l’année était décerné de 2001 à 2016.

Le brillant numéro 9 du club de football a ajouté cette année un troisième titre de suite de meilleur joueur de ligne universitaire au Canada, un record québécois pour les sacs en carrière universitaire et une deuxième bague de la Coupe Vanier à ses doigts.

«Je ne pourrais pas être plus honnête en disant que ç’aurait pu être n’importe lequel des trois autres en nomination. Surtout notre quart-arrière, Hugo Richard, qui a joué son meilleur football en séries et sans qui on n’aurait pas gagné. Ce qui me rend d’autant plus fier», conclut Betts.

Le seul autre footballeur nommé athlète de l’année de tous les clubs du Rouge et Or a été Étienne Légaré, lui aussi un joueur de ligne défensive, en 2009.

Marois remercie Marquis

La garde de pointe Sarah-Jane Marois a pour sa part hérité du titre féminin. Une première pour les deux équipes du programme de basketball depuis la nomination de Linda Marquis au même titre en 1980. La même Marquis ensuite devenue entraîneuse-chef qui a recruté Marois, en 2014, avant de céder son poste un an plus tard à Guillaume Giroux.

«Il y a beaucoup de Linda dans ce prix et dans toute ma carrière. C’est à cause d’elle que j’ai choisi le Rouge et Or et que je suis restée au Québec, au lieu d’aller jouer aux États-Unis. Elle est encore présente cinq ans plus tard et quand j’ai quelque chose, je vais lui en parler», a confié celle qui se rappelle de Marquis venant l’aider à améliorer son lancer à l’entraînement au Cégep de Sainte-Foy.

«Et c’est avec ça que j’ai eu du succès cette année!» souligne la finissante, qui se tourne maintenant vers l’Europe pour une possible carrière chez les pros.

L’athlète de Québec âgée de 24 ans a été cet hiver la première membre du basket Rouge et Or à décrocher la plus haute récompense individuelle au pays, celle de basketteuse universitaire par excellence au Canada. Une (autre) première en plus de 20 ans pour le basket universitaire québécois, hommes ou femmes.

Marois a mené son équipe à un premier championnat québécois en huit ans et jusqu’à la grande finale canadienne, perdue.

Le 68e Gala du Rouge et Or réunissait quelque 500 étudiants-athlètes rassemblés au sein de 14 clubs.

+

DES HAUTS ET DES BAS DE RECRUES

Nommés recrues de l’année au sein des clubs du Rouge et Or, mercredi, autant la coureuse Catherine Beauchemin que le skieur Alexandre Fortin ont exprimé avoir connu des moments de doutes à travers les succès de leur première saison universitaire.

Beauchemin a remporté sa toute première épreuve sur la scène universitaire, un cross-country sur les plaines d’Abraham. Puis elle a couronné sa saison d’automne avec «la meilleure course de ma vie» pour une médaille de bronze au Championnat canadien. Mais entre les deux, des hauts, des bas et le soutien de sa coéquipière de troisième année et mentor Aurélie Dubé-Lavoie. «Elle m’a montré la résilience, la persévérance. Et juste avant le canadien, elle m’a dit que ç’allait être là, mon moment, que ç’allait payer. Elle a eu raison.»

Fortin, lui, a aussi connu un départ canon, mais estime avoir ensuite perdu son rythme au slalom, même si ses résultats ne s’en sont pas trop ressentis. Sa 22place à l’Universiade d’hiver, en Russie, début mars, constitue assurément le moment phare de son hiver. Il pense d’ailleurs déjà à la Suisse, en 2021.