L'urne en forme de ballon de soccer était symbolique.

Famille et amis rendent hommage à Helder Duarte

Sa mission est terminée, mais son héritage ne fait que commencer! Semeur de bonheur, l'entraîneur de soccer Helder Duarte a eu droit à des funérailles à sa manière, samedi, où l'on a souligné son départ sous le signe de la joie malgré la tristesse de son décès qui a pris tout le monde par surprise.

L'Église Saint-Charles-Garnier était bondée pour saluer celui qui n'avait que des amis. Dimanche, il aura droit à un hommage de la part du Rouge et Or dans un autre royaume soit le terrain de soccer du Stade Telus-UL qui lui servait de deuxième demeure.

«Tout l'amour qu'il reçoit, il en donnait autant à sa famille et à ses joueuses. Helder faisait ce qu'il aimait et on veut que la cérémonie soit drôle, à son image», disait son complice de toujours Samir Ghrib, quelques minutes avant de livrer un message sur le ton de l'humour, de l'amitié et de la passion.

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L'urne en forme de ballon de soccer était symbolique. Plusieurs proches, dont sa fille et son épouse, ont parlé de lui de façon simple, généreuse, humoristique et touchante, comme celui qu'il était. Sur le perron de l'église, ils avaient tous de bons souvenirs en tête.

«Il était l'un de nos piliers. Il avait une vision du soccer, c'est l'une des personnes que je consultais régulièrement. Il a toujours été l'avant-garde, autant pour le soccer à Québec qu'au Québec. Son départ trop soudain me touche beaucoup, mais ce n'est pas nous qui décidons... Il était un grand passionné», soulignait Pierre Marchand, président de Soccer Québec.


La famille d'Helder Duarte

Le monde du soccer n'a pas fini d'entendre parler d'Helder Duarte, qui dirigeait l'équipe féminine du Rouge et Or depuis 25 ans. Il était aussi directeur technique de l'association régionale de soccer de Québec.

«Sa plus grande force, c'est que tout le monde était ses amis. Il était impossible de ne pas l'aimer. Helder a rayonné pas à peu près, autant au niveau de l'élite que de la base. Je suis certain qu'il y aura des terrains nommés à son nom, ce serait la meilleure façon de lui rendre hommage», indiquait Maxime Barabé, l'un de ses collègues pendant 20 ans à l'ARSQ.

Déjà, les villes de Sept-Îles et Lac-Beauport ont prévu l'honorer de cette façon. Des suggestions du genre seront aussi faites à la Ville de Québec et à l'Université Laval.

«Il y a un protocole à respecter, mais on a commencé à regarder cela. Nous avons reçu plusieurs suggestions en ce sens, il y a des choses qui vont se faire. Déjà, ses collègues à travers la Ligue aimeraient que le trophée remis à l'entraîneur de l'année porte son nom, ça en dit long sur le respect qu'il y avait entre eux. Pour Helder, il n'y avait pas d'adversaire», reconnaissait Jean-Noël Corriveau, directeur du programme d'excellence du Rouge et Or, en ajoutant que le rayonnement de Duarte dépassait les frontières de son sport.

Une urne spéciale en forme de ballon de soccer a été conçue pour y mettre les cendres de l'ex-entraineur du Rouge et Or.

Pascal Clément pouvait en témoigner, lui qui dirige le programme masculin de volleyball et qui était, jusqu'à un récent déménagement, son voisin de bureau.

«On a commencé le coaching en même temps, on était deux modèles 1962, on était les deux plus vieux entraîneurs des équipes du Rouge et Or. Nous avons toujours été complices dans nos folies créatives. Ensemble, on ne parlait pas de nos systèmes de jeu, mais de philosophie, de psychologie, d'éducation. Il était un personnage», illustrait Clément à propos de celui qui faisait partie du club des champions du Rouge et Or.