Les botteurs Dominic Lévesque (12) et David Côté (74) entretiennent une bonne chimie depuis qu’ils se partagent les tâches au sein du Rouge et Or.

Dominic Lévesque, le botteur dévoué du Rouge et Or

Dominic Lévesque s’ennuie des bottés de précision. Et des bottés d’envoi aussi, tant qu’à faire. Mais même si cela pourrait nuire à son recrutement professionnel dans les prochains mois, le botteur de dégagement du Rouge et Or accepte son rôle plus limité avec abnégation.

Après deux saisons à s’occuper des trois sortes de botté pour le Rouge et Or de l’Université Laval, en 2015 et 2016, Lévesque cohabite depuis deux ans avec son coéquipier David Côté. Le travail de Lévesque se retrouve donc depuis l’an dernier circonscrit aux bottés de dégagement, pendant que la tâche des bottés d’envoi et de précision incombe à Côté.

«Je ne sais pas si ça va me nuire pour la suite de ma carrière, mais je continue à répéter les trois bottés durant les séances d’entraînement. Si jamais j’ai une ouverture dans la LCF, je vais tout donner pour que ça marche», assure celui qui écoule la quatrième de ses cinq campagnes d’admissibilité universitaire. Il sera donc admissible au repêchage du printemps prochain.

Bien que la distance ne fasse pas foi de tout, l’endroit où tombe le ballon comptant aussi pour beaucoup, Lévesque montre jusqu’ici sa pire moyenne sur les dégagements en quatre ans, soit 39,2 verges, contre 40,2, 39,7 et 41,0 verges lors des trois saisons régulières précédentes. Il se classe deuxième de la conférence Québec derrière Louis-Philippe Simoneau de Montréal (41,3) et tout juste dans le top 10 canadien.

Période d’adaptation

Une partie de l’explication réside peut-être dans les changements que l’entraîneur spécialisé Steve Wolf a imposés à sa technique lors des deux derniers hivers. Wolf passe en revue chaque mouvement de Lévesque et de Côté pendant la semaine passée avec l’équipe en Floride.

«C’est comment tu laisses tomber le ballon, ton élan, tes pas. Il y a encore une adaptation qui se fait, mais je vois la différence pour le mieux. En plus, il nous apprend à nous coacher nous-mêmes, pour arriver à nous observer et nous corriger par nous-mêmes pendant la saison quand il n’est pas là», explique celui qui entretient depuis le début une bonne chimie avec son coéquipier Côté.

Selon Glen Constantin, la différence dans le match de dimanche contre Sherbrooke pourrait d’ailleurs venir des pieds des botteurs. «Un élément du jeu où l’on devrait se distancer par rapport au Vert & Or sera la qualité de nos botteurs. On devra tirer avantage de ça», croit l’entraîneur-chef du Rouge et Or, selon qui le duo Côté-Lévesque aura le dessus sur celui formé de Louis Tardif et de Pierre-Antoine D’Astous.

Côté demeure le seul botteur de précision universitaire au pays à encore afficher un dossier parfait de 12 placements réussis sur 12 tentatives, en plus de 26 bonnes transformations sur 26.