Kevin Bergeron et Mathieu Paradis succèdent à Élie Anquetil à la tête du Rouge et Or golf.

Deux nouveaux entraîneurs pour le Rouge et Or golf

Le club de golf du Rouge et Or de l’Université Laval a décidé d’adopter la formule d’une gestion à deux têtes pour succéder à l’entraîneur Élie Anquetil, qui a quitté son poste après cinq ans à la tête de l’équipe.

Mathieu Paradis et Kevin Bergeron, qui étaient les adjoints d’Anquetil, se partageront dorénavant la tâche en tant que coentraîneurs en chef. «Élie, Mathieu et Kevin nous ont proposé cette formule qui amènera une continuité puisque Mathieu, qui est dans l’organisation depuis 16 ans, s’occupait déjà de l’équipe des gars et que Kevin, en place depuis quatre ans, était responsable de l’équipe des filles», a expliqué le président du conseil d’administration, Stéphane Lemieux, en marge de la conférence de presse annonçant la double nomination.

Il faut dire que le Rouge et Or a en main une formule gagnante qui lui a permis de décrocher les championnats canadiens masculins de 2010, 2012 et 2017, ainsi que tous les championnats universitaires québécois masculins depuis 1999, à l’exception de celui de 2001.

«Nous avons développé une méthode gagnante», explique Mathieu Paradis. «Nos trois championnats canadiens ont été remportés avec trois équipes complètement différentes», souligne-t-il.

Partage de tâches

Conservant leurs responsabilités respectives avec l’équipe masculine et féminine, Paradis et Bergeron se sépareront les tâches administratives autrefois réalisées par leur prédécesseur. «Mon défi à moi sera le recrutement, dénicher les meilleures filles au Québec et aussi d’ailleurs», indique Kevin Bergeron, qui perdra les services d’Elizabeth Asselin, golfeuse par excellence du Réseau de sport étudiant québécois au cours des deux dernières années.

Il pourra cependant compter sur le retour de Catherine Gariépy, Noémie Ouellette et Anaïs Galas en plus de l’ajout des recrues Virginie Roy, de Québec, et Florence Leduc, de Gatineau.

Misant sur un personnel de 12 athlètes, dont plusieurs piliers qui sont de retour, Mathieu Paradis pense plutôt à assurer l’avenir puisque son équipe perdra cinq joueurs en deux ans, dont les vétérans Arthur Heinkélé, Michaël Harvey et Émile Provost, qui en sont à leur dernière année d’éligibilité.

«Nous avons recruté quatre bons joueurs qui devraient former un bon noyau pour les prochaines années», indique-t-il en nommant l’Ontarien Brandon White, le Rimouskois Antoine Roy et les produits locaux Étienne Lemieux et Charles-David Trépanier.

Recrue inéligible

Le cas de Trépanier, qui s’alignait l’an dernier avec la puissante équipe des Thunderbirds de l’Université de Colombie-Britannique, est particulier puisque les règles du sport universitaire canadien le rendent inéligible à tous les tournois cette année en raison de son transfert.

«En passant à Laval, je savais que je ne serais pas éligible cette année, mais je vais m’entraîner avec l’équipe et je serai prêt en 2019-2020», explique celui qui garde toutefois un mince espoir de pouvoir participer à des tournois en mai 2019 puisque son transfert remonte au mois d’avril.

«Ça allait bien au niveau du golf avec l’Université de Colombie-Britannique, mais c’était plus difficile de combiner le sport et les études avec un tournoi à toutes les deux semaines et un horaire très chargé. À Laval, c’est mieux encadré au niveau académique», explique l’étudiant au baccalauréat en génie civil.

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UNE SÉQUENCE À PRÉSERVER

Loick Laramée ne cache pas sa joie de voir les adjoints Mathieu Paradis et Kevin Bergeron prendre la relève après le départ d’Élie Anquetil comme entraîneur-chef de club de golf du Rouge et Or de l’Université Laval. «On ne pouvait pas imaginer mieux, même si le départ d’Élie nous a tous affectés. On aurait aimé mieux performer pour lui à son dernier championnat canadien», a-t-il déclaré à propos de la décevante septième place du Rouge et Or lors de la compétition remportée par les Cascades de l’Université de la Vallée de Fraser en juin.

«Cette année, on veut faire mieux et on veut continuer sur notre lancée aux championnats provinciaux. On ne veut cependant rien tenir pour acquis. C’est le pep talk qu’on a avant chaque championnat : on ne veut pas être les cinq qui mettront fin à la séquence!», conclut l’étudiant en actuariat originaire de Drummondville.