Antoine Dansereau-Leclerc mène cette année le Rouge et Or pour le nombre de passes captées (21) et le nombre de verges par la passe (284) après avoir surtout évolué au sein des unités spéciales l’an passé.

Deux ajouts de premier plan au Rouge et Or

Pour le match de la Coupe Dunsmore, le Rouge et Or de l’Université Laval pourra avoir à sa disposition deux receveurs de passes que les partisans n’ont pas vus souvent sur le terrain cet automne. Jonathan Breton-Robert, qui n’avait joué que les deux premiers matchs de la saison, et Vincent Forbes-Mombleau, qui n’a pas joué depuis le 6 octobre, ont enfin soigné leurs blessures.

Il s’agit d’ajouts de premier plan puisque les deux joueurs avaient la saison dernière mené l’équipe pour le nombre de passes captées en plus de terminer deuxième et troisième (derrière Mathieu Robitaille) pour le nombre de verges accumulées par la voie des airs.

En entrevue avec Le Soleil, les deux receveurs ont dit ne pas se formaliser du fait que leur retour au jeu s’effectuait durant l’un des matchs les plus importants de la saison. «Le focus est à 100 % sur le match», déclare Breton-Robert.

«Moi, j’ai joué un peu plus que Jonathan cette année, mais quand même, ce n’est pas difficile ni pour moi ni pour lui de nous remettre dans le beat, car on a toujours participé aux réunions d’équipe», ajoute Forbes-Mombleau.

Le relais

En bons coéquipiers, Breton-Robert et Forbes-Mombleau se réjouissent d’ailleurs de voir que d’autres receveurs ont su prendre le relais durant leur absence et qu’ils ont obtenu du succès sur le terrain. 

Antoine Dansereau-Leclerc, par exemple, mène cette année le Rouge et Or pour le nombre de passes captées (21) et le nombre de verges par la passe (284) après avoir surtout évolué au sein des unités spéciales l’an passé.

«Je suis très content de voir que d’autres se lèvent. Antoine en est un qui a eu sa chance et qui en a profité», indique Breton-Robert. «C’est rassurant de voir qu’on a un bon groupe de quarts-arrière et de receveurs», enchaîne Forbes-Mombleau.

Prêts à 100 %

Heureux d’être enfin de nouveau disponibles, ils assurent qu’ils répondront présent si leur numéro est appelé samedi, mais jurent qu’ils n’auront rien à redire s’il ne l’est pas. «On est prêts à 100 %, mais c’est l’entraîneur qui décidera de notre rôle», commente Breton-Robert.

«Pour nous, c’est la victoire en premier. Quand on arrive avec le Rouge et Or, on apprend très rapidement que c’est l’équipe qui passe avant l’individu», explique Forbes-Mombleau, qui a tout de même hérité d’un poste de partant l’an dernier à sa sortie des rangs collégiaux.

Malgré tout, on sent déjà que les deux joueurs ont attrapé la fièvre de la Coupe Dunsmore. «Même si on l’a déjà vécu, ce sont des matchs qui demeurent très émotifs», signale Forbes-Mombleau alors que son coéquipier rappelle la rivalité toujours présente entre les «rouges» et les «bleus».

«Lors de la Coupe Dunsmore, l’intensité est à son comble, car c’est vraiment le match le plus important de la saison jusqu’à maintenant», indique Breton-Robert.

Bons mots pour Bolduc

Tant Breton-Robert que Forbes-Mombleau, qui ont excellé comme cibles du quart Hugo Richard la saison dernière, n’ont par ailleurs que de bons mots pour la recrue Thomas Bolduc, qui a pris le rôle de quart partant après trois matchs cette saison.

«Il sait garder les choses simples et suit très bien le plan de match. Il fait du bon travail», déclare Forbes-Mombleau qui a eu la chance de capter quelques-unes de ses passes cette saison. Quant à Breton-Robert, qui n’a travaillé avec Bolduc qu’à l’entraînement, il est impressionné par ce qu’il a vu. «Thomas a un bras incroyable. Il est bon tant pour les longues balles que les petites passes et il est très calme pour un quart-arrière», termine-t-il.

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UNE AUTRE PREMIÈRE POUR THOMAS BOLDUC

Thomas Bolduc considère que même le Bol d’or qu’il a remporté en 2017 avec les Cougars du Collège Champlain Lennoxville, une conquête qui lui avait valu le titre de joueur par excellence, ne s’approche pas de la sensation qu’il vivra, samedi, en finale provinciale universitaire.

Le jeune quart-arrière du Rouge et Or Thomas Bolduc vivra une autre grande première samedi dans une année qui en a été bien remplie. Après son premier match comme partant, son premier duel contre les Carabins de l’Université de Montréal et son premier match des séries, il disputera son premier match de la Coupe Dunsmore.

«Depuis que je suis jeune, j’ai toujours vu la Coupe Dunsmore comme quelque chose de très gros au Québec», a déclaré Bolduc après l’entraînement de l’équipe jeudi soir au sujet du match de championnat du football universitaire québécois.

«On le sait, il y a des bons joueurs dans les deux équipes. Il faut demeurer concentrés même si l’enjeu est important, ne pas se laisser entraîner par tout ce qui entoure ça», poursuit l’étudiant au baccalauréat en relations industrielles.

Bolduc considère que même le Bol d’or, qu’il a remporté en 2017 avec les Cougars du Collège Champlain Lennoxville, une conquête qui lui avait valu le titre de joueur par excellence, ne s’approche pas de la sensation qu’il vivra, samedi, en finale provinciale universitaire.

«Je pense qu’il n’y a aucune comparaison à faire entre le Bol d’or et la Coupe Dunsmore! Comme coach Glen [Constantin] nous le dit : il n’y a rien de comparable à un affrontement Rouge et Or-Carabins. Tu le sens tout de suite, le vibe qu’il y a dans l’air, et ce sont les matchs les plus l’fun de l’année. Chaque fois, ce sont quelques jeux seulement qui font la différence», raconte-t-il.

De ses propres ailes

Après six parties comme partant, Bolduc a appris à voler de ses propres ailes. Il avoue même que son père André, entraîneur des porteurs de ballon avec les Alouettes de Montréal, ne se risque même plus à lui donner des conseils à l’approche de ce match important.

«Non, il me laisse faire les choses de mon côté. Il va venir me souhaiter bonne chance avant le match et c’est tout», poursuit-il.

À son deuxième affrontement contre les Carabins, le numéro 9 avoue qu’il ne sait quand même pas exactement à quoi s’attendre. «En fait, dans une défensive, il y a beaucoup moins d’aspects que tu peux changer qu’à l’attaque. Tu ne peux pas être aussi créatif. Ce sera donc le même ADN, mais, malgré tout, je suis sûr qu’ils vont changer petites choses dans leurs stratégies»

Entouré de gagnants

Et même s’il en est à sa première saison universitaire, Bolduc sait qu’il est entouré de joueurs qui ont déjà passé par ces gros matchs de championnat et qui les ont gagnés. «Tout le monde ici m’aide, chacun à sa façon, que ce soit en paroles ou avec des gestes, et j’utilise toute cette énergie positive», enchaîne celui qui dit ne pas se mettre de pression sur les épaules.

«Il y a tellement de talent autour de moi que je n’ai pas à tout faire moi-même. Je n’ai qu’à penser à notre ligne offensive, qui est excellente. Leur travail me donne plus de temps pour mes lectures de la défensive adverse et ça compte beaucoup dans mes résultats», conclut-il.