Vendredi, le Rouge et Or a complété sa préparation en vue de son affrontement de samedi face aux X-Men de l’Université St. Francis Xavier. L’enjeu? Une participation à la Coupe Vanier la semaine prochaine.

Des changements sont nécessaires, croit U Sports

Le réseau U Sports, qui encadre le sport universitaire canadien, souhaite des changements au calendrier et à la formule des séries au football au plus tard en 2020.

Lisette Johnson Stapley, directrice en chef du sport pour U Sports, a fait cette déclaration en marge de la conférence de presse de la Coupe Uteck, vendredi. «Plus que jamais, il faut que ça change», a-t-elle déclaré, notant que son organisation avait tenu des sommets sur le sujet en plus de demander l’avis des représentants de chaque conférence et des directeurs sportifs sur ce qui pourrait rendre la saison et les séries de football plus excitantes.

«Nous avons aussi embauché un consultant, Richard Maclean, qui est un ancien joueur et un ancien entraîneur des Huskies de Saint Mary’s», poursuit la directrice en chef du sport.

«Il faut changer le format, car, souvent, les équipes très fortes affrontent des équipes qui ne sont pas aussi fortes. On a besoin de donner une opportunité aux programmes forts de s’affronter entre eux et aux programmes plus petits d’affronter des équipes de leur calibre également», explique-t-elle.

Concédant qu’il serait difficilement imaginable de changer le programme à temps pour la saison prochaine, Mme Johnson Stapley considère cependant qu’il ne faudrait pas dépasser 2020. «Le désir de changement, il est là partout dans le football universitaire. Quand tu regardes une demi-finale comme celle entre Laval et Sherbrooke qui se termine par un score de 40-0, ce n’est pas bon pour la conférence», explique-t-elle en ajoutant que l’impact se fait aussi sentir dans les gradins.

«Le nombre de fans baisse partout dans le réseau. Imaginez, si ça baisse à Québec, à quel point ça peut baisser dans les autres universités», poursuit-elle.

Oubliez la «superconférence»

Plusieurs scénarios seraient sur la table, mais aucun ne ferait encore consensus. Il faudrait toutefois oublier l’idée d’une «superconférence» qui réunirait les puissances du football universitaire canadien comme le Rouge et Or, les Carabins, les Mustangs de Western Ontario, les Dinos de Calgary et les Thunderbirds de l’Université de Colombie-Britannique.

«On sait que plusieurs en rêvent, mais l’obstacle, c’est le coût. Nous avons tellement un grand pays que les coûts de transport augmenteraient très rapidement. Et quand tu parles aux directeurs d’universités, le budget est souvent le premier élément qu’ils mentionnent.»

Dans la conférence de l’Ouest, les coûts de transport sont d’ailleurs déjà extrêmement élevés sans y ajouter des parties contre l’Ontario, le Québec et les Maritimes. «Quand l’Université de Colombie-Britannique affronte l’Université de Saskatchewan, c’est quand même 1600 km de distance et ils doivent y aller en avion. Ça coûte quand même très cher», souligne Mme Johnson Stapley.

Quant à la formule de la Coupe Vanier, dont la finale se tiendra au Stade Telus cette année et en 2019, aucune décision n’a encore été prise. «Tu veux aller où il y a des fans», a déclaré la directrice en chef du sport, qui ne s’est pas avancée à savoir s’il était possible que l’Université Laval organise l’événement à chaque année. 

«Il y a des beaux stades partout. Par contre, ce qu’ont fait les gens de Laval cette année en organisant la Coupe Dunsmore, la Coupe Uteck et la Coupe Vanier, c’est vraiment incroyable», a-t-elle noté, lançant quelques fleurs au comité organisateur présidé par Christian Côté.

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