Depuis le début des séries éliminatoires, le Montréalais Cédric Joseph a récolté 10 touchés et ajouté 489 verges de gains à son compteur.

Coupe Vanier: Joseph au cœur de la terrifiante rafale

Hamilton — Si l’on fait grand cas de l’attaque au sol des Mustangs de Western depuis une semaine, c’est qu’elle a des allures de terrifiante rafale. Avec 2479 verges par la course en saison, les Mustangs ont éclipsé par 655 leurs plus proches poursuivants, les Gryphons de Guelph. Et le Rouge et Or par… 1197. Western a poursuivi le travail en séries, avec 1128 verges en trois rencontres.

L’un des artisans de ces succès est un p’tit gars de Montréal, Cédric Joseph. Un super athlète qui a échappé à l’Université Laval à cause — entre autres — de ses difficultés avec le français écrit, lui dont la première langue est l’anglais.

Après une récolte de 578 verges et 10 touchés pendant les huit matchs de la saison régulière, Joseph a élevé son jeu de quelques degrés depuis le début des séries éliminatoires. Il compte déjà autant de majeurs et 419 verges au thermomètre. En bon français: il est hot.

Si l’on se fie à Joseph, les Mustangs miseront sur leurs forces pour vaincre le Rouge et Or samedi (13h), au Stade Tim Hortons de Hamilton. Ça veut dire qu’on devrait le voir souvent. «On doit jouer un match parfait», reconnaît-il. «Parce que Laval est une force très dominante. Mais on n’a rien de différent à montrer dans le match de demain.»

Personne chez les Mustangs ne semblait croire en la possibilité de connaître une saison sans intempéries en 2017. Jusqu’ici tout va bien, un beau ciel bleu, avec 11 succès en 11 rencontres. Mais il en reste une, celle de la 53e Coupe Vanier.

«Avoir une saison parfaite est évidemment quelque chose de spécial. Le match de demain sera le crémage sur le gâteau, si l’on parvient à l’emporter», affirme le numéro 21, questionné vendredi après un entraînement dynamique qui détonnait avec celui plus paisible du Rouge et Or.

Leadership québécois

Avec le secondeur étoile de Lévis Jean-Gabriel Poulin, Joseph mène une délégation de 11 joueurs québécois qui font leur marque chez les Mustangs. Parmi eux, un athlète de Québec, Nicolas Thériault, admet avoir été séduit par la forte représentation de la Belle Province quand est venu le temps de choisir une université.

«Ç’a été un très grand facteur dans ma décision. […] Quand j’ai fait ma visite, c’est quelque chose qui m’a frappé. Les Québécois chez les Mustangs sont de très bons leaders, ils rassemblent l’équipe. Ça donne une fierté. On est fiers de représenter quelque chose à l’extérieur du Québec», souligne le joueur de ligne défensive.

Pour Thériault, affronter l’équipe de sa ville natale en finale canadienne est excitant, mais «ça ajoute un petit stress. Laval a un très beau programme. Mais en même temps, on est super prêts. Je crois vraiment en nos chances, on a une solide équipe», dit l’ancien du Collège Champlain, qui ne cache pas être nerveux avant le plus gros match de sa carrière.

Si l’on se fie à MétéoMédia, cette rencontre sera disputée dans une température d’environ 7°C et sous un ciel variable avec quelques risques d’averses. Fin de la chronique météo.