Jean-Sebastien Bélisle (à l’avant) signale que la rivalité est à son maximum avec le programme du Rouge et Or, qu’il qualifie de «plus grande dynastie au Québec».

Bélisle content de revoir ses amis-ennemis

Le demi défensif des Carabins de l’Université de Montréal Jean-Sébastien Bélisle arrive en terrain connu quand son équipe se frotte au Rouge et Or. Le Trifluvien qui a évolué avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy au niveau collégial compte en effet toujours beaucoup d’amis chez l’ennemi et il avoue apprécier encore davantage leurs duels pour cette raison.

«C’est toujours une partie très appréciée de ma saison. La majorité de mes ex-entraîneurs et de mes ex-coéquipiers sont de l’Université Laval ou jouent à Laval. Je communique encore avec eux. Je vais au Festival d’été de Québec avec eux et je leur rends visite quand je suis à Québec. Même s’ils jouent avec le Rouge et Or, ce sont encore mes chums!» lance-t-il en énumérant le quart Samuel Chénard, le demi défensif Louis-Philippe Saint-Amant, le porteur de ballon Alexis Côté et le botteur David Côté, 

«Je vais être content de les voir sur le terrain même si on se lâche certains commentaires en situation de match. Malgré tout et peu importe le résultat, c’est certain qu’on va encore se serrer la main à la fin», poursuit-il, signalant que la rivalité est à son maximum avec le programme du Rouge et Or, qu’il qualifie de «plus grande dynastie au Québec».

«Le Rouge et Or a connu une belle progression depuis le début de l’année, ils ont changé de quart-arrière et je crois que leur offensive est difficile à arrêter, car elle est toujours bien organisée. Il faut se méfier de la course, mais aussi de la passe», poursuit-il. Bélisle ne cache pas que l’enjeu de pouvoir disputer une éventuelle finale québécoise contre le Rouge et Or au CEPSUM de l’Université de Montréal plutôt qu’au Stade Telus le motive grandement. «Il n’y a pas un endroit où il y a autant de bruit que le CEPSUM. Avoir l’énergie de la foule, c’est un facteur important pour nous», termine-t-il.

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EN BREFS

PAQUETTE-PERRAULT N'EST PAS SI ROUILLÉ QUE ÇA

Pour Frédéric Paquette-Perrault, qui aura son premier départ de la saison comme quart-arrière avec les Carabins dimanche, revient de loin. Après deux saisons avec les Redmen de McGill, il a pris une pause l’an dernier avant de revenir au jeu avec les Carabins. «Je connais le Stade Telus, j’ai déjà joué ici. C’est un endroit où il y a beaucoup de partisans qui font beaucoup de bruit et je vais m’y présenter de nouveau, mais en bleu!», illustre celui qui semble apprécier le défi qui se présente à lui. «Je prends bien la confiance qu’on m’accorde et je vais m’assurer de bien répondre à l’appel. Contre Sherbrooke la semaine dernière, j’étais déçu qu’on tire de l’arrière 20 à 2 quand j’ai été appelé dans le match, mais je suis un compétiteur et ça me motivait d’avoir l’occasion de nous ramener dans le match. Ça m’a aussi montré que je n’étais pas si rouillé que ça après deux ans!» a indiqué au Soleil celui qui assure avoir une excellente relation avec Dimitri Morand, celui qu’il remplacera comme quart partant. «Ce n’est pas quelque chose qui vient briser notre lien. Dimitri est un super leader et, dès qu’il a su la nouvelle, il est venu me voir pour me demander ce qu’il pourrait faire pour m’aider.» Ian Bussières

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ESSAYER D'OUVRIR LE JEU AU SOL

Meneur pour les verges par la course avec le Rouge et Or et deuxième au Québec derrière Ryth-Jean Giraud des Carabins, Joanik Masse sera en mission dimanche. «On va essayer d’ouvrir le jeu au sol le plus possible pour enlever un peu de pression sur les épaules de Thomas [Bolduc, quart-arrière recrue]», a-t-il assuré jeudi en conférence de presse. Lors du dernier match entre les deux formations, remporté par les Carabins, le Rouge et Or n’avait totalisé que 85 verges par la course alors que leur moyenne avoisine normalement plutôt les 224. Masse avait lui-même été limité à des portées totalisant 29 verges. «Je n’ai pas beaucoup pensé à la défaite de Montréal contre Sherbrooke et je crois qu’il faut aussi oublier notre dernière défaite contre les Carabins», analyse-t-il. «Les gars de l’Université de Montréal sont physiques, et je me prépare pour ça. Ce qu’on doit faire mieux, c’est d’être meilleurs dans toutes les phases du jeu. On a aussi une foule exceptionnelle à Québec et ça devrait nous aider ça aussi.» Ian Bussières

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UN OEIL SUR LE RECEVEUR KAYA

Le demi défensif du Rouge et Or, Maxym Lavallée, avoue qu’il aura un œil sur Kevin Kaya, le receveur de passes des Carabins qui a réussi son retour au jeu cette année après une année à l’écart du terrain en raison de blessures. «Il faudra bien sûr le surveiller, car c’est un des meilleurs de la ligue. Mais attention, les Carabins utilisent tout de même beaucoup de receveurs et il y en a d’autres qui peuvent produire, par exemple Ryth-Jean Giraud», met-il en garde. Kaya était l’une des cibles préférées de Dimitri Morand et la tendance devrait se maintenir même avec Frédéric Paquette-Perrault comme quart, qui s’entend lui aussi très bien avec l’ancien receveur de passes des Filons du Cégep de Thetford. «Ce sera un match très l’fun à jouer des deux côtés et je ne pense pas que le changement de quart-arrière pour Montréal va changer grand-chose dans leur stratégie globale et leur plan de match». Ian Bussières