Après avoir été courtisé par plusieurs universités, le gaillard de 6 pieds et 4 pouces Arnaud Desjardins s’est laissé tenter par le Rouge et Or.

Arnaud Desjardins vise haut avec le Rouge et Or

Même s’il sait que Thomas Bolduc a déjà une saison d’expérience comme quart-arrière du Rouge et Or, Arnaud Desjardins vise tout de même le poste de numéro un la prochaine saison avec l’équipe de l’Université Laval.

Après avoir dominé la première division du football collégial avec 138 passes complétées, 2152 verges, 33 touchés et seulement deux interceptions, le joueur de 20 ans qui fait 6 pieds 4 pouces s’est laissé tenter par le Rouge et Or après avoir été courtisé par plusieurs universités.

Il a décidé de ne pas tenter l’aventure américaine comme Jack Zergiotis et Jonathan Senécal, deux Montréalais qui sont maintenant les quarts des Huskies de l’Université du Connecticut après être passés par le réseau collégial québécois.

«À la fin, c’était entre Laval, Mont­réal et Western... Comme plusieurs, j’avais pensé à la NCAA et aux universités américaines, mais aucune ne m’a offert de bourse complète, donc j’ai décidé de rester au Canada», a-t-il déclaré lundi après l’entraînement du camp «printanier» du Rouge et Or.

D’ennemi à rival amical

Desjardins se retrouve maintenant côte à côte avec Bolduc, qu’il a affronté durant deux ans au niveau collégial alors qu’il s’alignait avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal et que Bolduc était le quart des Cougars du Collège Champlain de Lennoxville.

«C’est l’fun de retrouver des joueurs contre qui j’ai joué au collégial, car ici, avec le Rouge et Or, il n’y en a pas beaucoup avec qui j’ai joué», indique-t-il en assurant que la relation entre lui et Bolduc est excellente même si les deux se battent pour le même poste.

«C’est une compétition et j’ai de grosses aspirations même si je suis conscient que le Rouge et Or avait déjà un super bon quart-arrière la saison passée. La relation est très saine entre nous. Il est là pour m’aider», assure Desjardins, qui ne fait toutefois pas de cachette quant à son objectif. «Mon but est d’être le numéro un.»

L’an dernier, c’était Bolduc qui arrivait au camp comme un quart de première année et luttait contre un quart de cinquième année, Samuel Chénard. Chénard a obtenu le poste de partant au terme du camp d’été du Rouge et Or, mais Bolduc est venu le lui ravir après trois matchs.

Transition

Arnaud Desjardins considère que le camp «printanier» du Rouge et Or est une bonne occasion pour les joueurs comme lui de faire la transition entre le football collégial et le niveau universitaire.

«Tout le monde ici fait une super job pour faire en sorte que je progresse et que je me sente de plus en plus à l’aise sur le terrain», indique celui qui constate quand même des différences importantes entre les deux niveaux de jeu.

«Je dirais que la vitesse de jeu et l’ampleur du livre de jeux sont les éléments les plus importants, mais je ne suis pas inquiet, je vais bien m’adapter», poursuit-il.

Sa relation avec le personnel d’entraîneurs du Rouge et Or est d’ailleurs l’une des raisons qui l’ont incité à choisir Laval.

«Comment ils traitent avec moi et la façon dont ils s’y sont pris pour me recruter. Et aussi, parce que le Rouge et Or est vraiment le meilleur programme au pays», termine-t-il.

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UNE LIGNE TERTIAIRE À RENOUVELER

Le coordonnateur de la défensive du Rouge et Or de l’Université Laval, Marc Fortier, semblait très heureux de voir la cuvée de jeunes joueurs défensifs qui s’activent au camp de football «printanier» de son équipe.

«Nous sommes présentement au milieu d’un cycle. L’an passé, c’était surtout sur la ligne défensive qu’on retrouvait des recrues, alors je dirais que cette année, on a peut-être un peu plus d’expérience sur ce front. C’est sur la ligne tertiaire qu’on a perdu plus de joueurs», analyse-t-il.

Des joueurs comme Louis-Philippe Saint-Amant et Nicolas Viens, qui ont terminé leur dernière année d’éligibilité au football universitaire, ou alors comme Carl Achy, qui n’est pas revenu pour une cinquième année.

Heureusement pour Fortier, en plus des vétérans qui tenteront d’obtenir des postes de partants, le Rouge et Or a recruté plusieurs jeunes demis défensifs de talent cet hiver et quelques-uns d’entre eux sont présentement au PEPS pour se faire valoir auprès de leurs nouveaux entraîneurs.

«On sait que des gars comme Francis Bouchard [un ancien du Campus Notre-Dame-de-Foy inscrit à l’Université Laval en administration des affaires], Vincent Delisle et Marc-Antoine Samson [deux anciens des Cougars de Champlain-Lennoxville] sont capables de compétitionner», indique Fortier.

Tant Bouchard que Delisle ont d’ailleurs fait partie de l’équipe d’étoiles de la première division collégiale l’an dernier.

Un secondeur à surveiller

Marc Fortier a aussi surveillé de près le secondeur Alexandre Knox, qui arrive des Élans de Garneau.

«Il était très bon au collégial, mais il y a une bonne adaptation à faire pour le football universitaire. Cependant, ses capacités athlétiques sont impressionnantes», poursuit-il.

Fortier avoue toutefois que la tâche peut paraître difficile pour les recrues défensives au camp du Rouge et Or. «N’oublions pas que l’attaque contre laquelle on joue est quand même assez complexe. Et c’est mieux de le voir là que plus tard», indique-t-il à propos de l’attaque lavaloise, qui a dominé le circuit universitaire québécois avec 301 points l’an dernier, plus du double des 144 de l’équipe qui était deuxième à ce chapitre.

«Le but du camp est justement de leur donner un volume intéressant de jeux à apprendre et de voir comment ils sont capables de se débrouiller», indique Fortier, qui se défend bien de compliquer volontairement la vie de ses recrues.

«On ne recommence pas à zéro...Je veux partir de ce qu’on a mis en place la saison dernière avec nos vétérans», explique-t-il en terminant.