Alexandre Savard continue à se préparer pour effectuer la transition de la position de receveur de passes à celle d’ailier rapproché. Comparé à Antony Auclair, qui joue maintenant dans la NFL, Savard pourrait attirer les dépisteurs au PEPS lors de la prochaine saison.

Alexandre Savard sur les traces d'Antony Auclair

Avec son casque sur la tête, on pourrait presque confondre Alexandre Savard avec l’un de ses illustres ex-coéquipiers chez le Rouge et Or. Ayant ajouté quelques livres à sa charpente durant l’hiver pour effectuer la transition à la position d’ailier rapproché, il est officiellement sur les traces d’Antony Auclair.

C’est au Défi Est-Ouest 2016, où il avait été nommé joueur offensif de la semaine pour l’équipe de l’Est, qu’Antony Auclair avait commencé à faire saliver les dépisteurs de partout au pays. Spécimen physique doté de la force d’un joueur de ligne, mais de la rapidité d’un receveur de passes, le Beauceron sortait du lot. On connaît la suite pour l’ailier rapproché des Buccaneers de Tampa Bay. 

Il était difficile de ne pas penser à cela en voyant Alexandre Savard s’exécuter lors des tests physiques du Défi Est-Ouest, au PEPS, mardi matin. Placé dans le groupe des receveurs de passes, le Montréalais avait l’air d’un homme parmi les enfants, dépassant tout le monde d’une tête. Ses résultats dans pratiquement tous les tests physiques ont été égaux ou meilleurs que ceux qu’avait obtenus Antony Auclair lors de son Pro Day, le printemps dernier, devant les dépisteurs de 17 équipes de la NFL. 

«J’espère que ça a ouvert des yeux de dépisteurs, que ce soit de la NFL ou de la CFL. C’est à cela que servent les tests, montrer ce que tu es capable de faire athlétiquement parlant», a admis Savard. 

À tout près de 6’6’’ et 248 livres, ce dernier est également doté d’un physique quasi identique à celui d’Auclair, qui pointait à 6’5’’ et 254 livres à sa dernière saison à Laval. 

D’autant plus qu’Alexandre Savard, qui jouait à 242 livres la saison dernière, a l’intention d’ajouter encore quelques livres d’ici l’automne. «Je n’en ai pas encore pris autant de poids que ce que je pensais. J’essaye de devenir un peu plus lourd, question d’avoir le bon physique pour être ailier rapproché et ne pas être désavantagé quand je vais bloquer.»

Une position à apprivoiser

C’est qu’après avoir évolué toute sa carrière comme receveur, le produit des Cheetahs de Vanier a débuté une transition vers la position d’ailier rapproché, où les opportunités professionnelles sont meilleures, la saison dernière. «Ça allait bien, mais la transition ne se faisait pas assez rapidement pour vraiment m’utiliser là durant les séries.»

En saison morte et au camp de printemps, Savard a toutefois continué à travailler sur sa nouvelle position. «Le plan est de plus m’utiliser comme ailier rapproché cet automne, mais je devais travailler sur mes blocs. C’est ce que j’ai fait avec Mathieu Bertrand tout l’hiver.» 

La prise de poids n’est pas tant une question de force que «d’être plus difficile à déplacer», explique le colosse de 24 ans.

Pour l’entraîneur des receveurs du Rouge et Or, Guillaume Rioux, nul doute qu’Alexandre Savard attirera des dépisteurs au PEPS cet automne. «Il a tous les attributs physiques. C’est un gros bonhomme qui bouge super bien.»

Mais son protégé n’est pas encore tout à fait prêt, estime Rioux. «Il s’en va vers sa quatrième année, mais la première, il n’avait pas beaucoup joué. Ensuite, on avait un groupe de receveurs très compétitif. Il est encore en train de se développer, mais c’est sûr qu’il y a de belles choses qui l’attendent s’il continue à mettre les efforts qu’il met en ce moment.»

Chose avec laquelle le principal intéressé semble en accord. «C’est sûr que je suis choyé d’avoir hérité d’un physique comme le mien, mais pour ce qui est d’une carrière professionnelle, c’est aussi une question de chance et d’opportunité. Je pense à ma saison d’abord, et après on verra.»

LIRE AUSSI : LE DÉFI EST-OUEST, UNE BELLE OPPORTUNITÉ POUR LANCTÔT