Dans l’ordre habituel : Jessy Lacourse, Isabelle Turcotte, Caroline Pomerleau, Aurélie Dubé-Lavoie, Jade Bérubé, Noémie St-Laurent et Catherine Beauchemin.

Rouge et Or: les filles de cross-country visent la plus haute marche du podium

L’équipe féminine de cross-country du Rouge et Or a pris la route de Kingston, en Ontario, avec l’espoir de passer à l’histoire, samedi. En grimpant sur la plus haute marche du podium lors du Championnat canadien U Sports, les «fantastiques» de l’Université Laval offriraient un premier titre national féminin à une formation québécoise.

«S’il n’y a pas de pépin et que tout tombe en place, ça pourrait y être. On pourrait améliorer le meilleur classement de l’histoire du Québec en cross-country féminin», souligne Jessy Lacourse, championne provinciale en titre et l’une des membres du carré d’as du Rouge et Or.

Lacourse, Anne-Marie Comeau, Aurélie Dubé-Lavoie et Catherine Beauchemin forment ce quatuor ayant ravi les quatre premières places lors du récent Championnat RSEQ. Mais pour la course disputée au Fort Henry, samedi, elles auront besoin de l’aide de l’une de leurs coéquipières pour atteindre leur objectif, puisque l’on compile les résultats de cinq athlètes pour le classement par équipe.

Or, Jade Bérubé s’avère cette cinquième roue du carrosse que l’on espère doré. «Jade a connu une belle amélioration aux championnats provinciaux. Si elle peut faire aussi bien, elle pourrait se retrouver dans le top 30, samedi, ce qui pourrait être suffisant pour nous afin de l’emporter», estime l’entraîneur-chef Félix-Antoine Lapointe, à propos de celle ayant pris le septième rang, à Montréal, voilà deux semaines à peine.

«Il s’agit de ma première saison avec le Rouge et Or, qui est une dynastie au niveau de l’esprit d’équipe», a dit Bérubé. «Je me sens inspirée par mes coéquipières. Non seulement sont-elles renommées à travers le pays pour leur talent, mais on est aussi de bonnes amies dans tout cela.»

Un avenir en or
Lacourse est convaincue que les filles peuvent aspirer à la médaille d’or. Le meilleur classement du Rouge et Or féminin, à ce jour, est sa troisième place en 2017. «Les quatre premières espèrent finir dans le top 10, avec Jade pas loin tout de suite après. On sait qu’il ne sera pas facile de monter sur la première marche du podium, mais on sait aussi qu’on peut le faire.»

Bonne nouvelle, la force de frappe de l’UL sera de retour, l’an prochain. Mais ça n’empêche pas l’entraîneur Lapointe de viser le sommet immédiatement, quitte à répéter le coup dans le futur…

«La plupart de nos athlètes sont en début de parcours universitaire, ça risque d’être encore possible d’aspirer à de belles positions dans l’avenir, mais il est possible de l’emporter dès cette année. Chaque petit dépassement en fin de course pourrait faire une différence», notait Lapointe, dont l’équipe est la deuxième favorite, derrière Queen’s et devant Guelph, deux forteresses ontariennes.

Si les femmes reluquent la première place, les hommes voudront poursuivre la séquence de six ans de suite sur le podium. Le Rouge et Or, qui a remporté le titre canadien en 2016, est classé au quatrième rang en prévision de la course de samedi.

«Un podium serait satisfaisant chez les hommes, on a un groupe jeune, plusieurs vétérans ont gradué dans les dernières années. Les gars ont été médaillés lors des six dernières saisons, on espère poursuivre cette séquence», a ajouté Lapointe, qui mise sur Jean-Sébastien Desgagnés pour mener la charge. Il est champion provincial et avait été nommé recrue par excellence au pays en 2017.