Sarah-Jane Marois, qui a dominé les siennes avec 18 points, a indiqué qu’elle ne pensait pas vraiment aux échecs des années précédentes avant la partie.

Rouge et Or: enfin championnes!

Elles l’attendaient et elles l’ont enfin! Les basketteuses du Rouge et Or sont championnes québécoises pour la première fois depuis 2011 après avoir battu samedi soir les Stingers de Concordia par la marque de 75 à 55 au PEPS de l’Université Laval.

Après une première demie où elles avaient une mince avance de 37-32, les protégées de Guillaume Giroux ont gardé le rythme dans la seconde partie du match face à des adversaires essoufflées et privées de leur meneuse Myriam Leclerc.

Blessée, l’ancienne joueuse des Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy qui a terminé la saison en tête des marqueurs du circuit québécois n’a en effet été sur le terrain que 17 minutes.

Avec au cou le panier découpé par ses joueuses après la partie, Giroux était très fier de son équipe à quelques jours de partir pour les championnats canadiens à Toronto.

«On a joué un gros match, je suis très content. On avait travaillé des choses à l’entraînement et on les a exécutées à la perfection. Naomi [Lavallée] a connu un excellent match», a-t-il commenté.

Giroux savait que les Stinger manqueraient de carburant pendant le match puisque l’entraîneuse Tenicha Gittens joue avec un banc très court. «On voyait que Myriam était blessée, mais à faire jouer tes filles 39 à 40 minutes par match toute l’année, ça peut donner ça. Moi, jamais je ne ferais jouer mes joueuses plus de 30 minutes par match.»

À LIRE AUSSI Une amitié au-delà du basket

Naomi Lavallée, qui en est à sa dernière année, avait un sourire accroché au visage après avoir soulevé la coupe du championnat et disputé l’un de ses meilleurs matchs à vie.

«Je voulais finir en beauté! On était prêtes mentalement et physiquement et on voulait entrer aux championnats canadiens par la grande porte», a déclaré celle qui a marqué 17 points quelques heures seulement après avoir subi un examen dans l’un des cours de son programme de sciences de la consommation samedi matin.

La numéro 14 et ses coéquipières aborderont donc le prochain droit avec confiance. «Il nous reste encore une étape à franchir!» a-t-elle rappelé.

Sarah-Jane Marois, qui a dominé les siennes avec 18 points, a indiqué qu’elle ne pensait pas vraiment aux échecs des années précédentes avant la partie.

«On savait qu’on était capables d’y arriver et on voulait les sortir du gym dès le départ. Mais au début de la partie, ça ne fonctionnait pas toujours. Normalement on fait beaucoup de paniers de trois points et en début de match, ça ne marchait pas», indique celle qui savait cependant que la profondeur permettrait aux siennes d’avoir le dessus.

Khaleann Caron-Goudreau, qui évoluait dans la NCAA aux États-Unis la saison dernière, a cumulé 11 rebonds samedi en plus de faire beaucoup d’espace à ses coéquipières sur le terrain.

L’apport de Caron-Goudreau

«On a rêvé longtemps d’un championnat provincial! C’est la meilleure équipe depuis que je suis ici. L’arrivée de Khaleann a été une grosse addition au niveau des rebonds et en défensive», poursuit Sarah-Jane.

Khaleann Caron-Goudreau, qui évoluait dans la NCAA aux États-Unis la saison dernière, a cumulé 11 rebonds samedi en plus de faire beaucoup d’espace à ses coéquipières sur le terrain.

«Je savais qu’on avait l’équipe pour gagner. Je suis entourée de championnes!» a lancé l’ailier format géant du haut de ses six pieds trois pouces. «Au début du match, on ratait des lancers francs, mais je savais que le vent allait tourner. Maintenant, on est très excitées pour les nationaux.»

Guillaume Giroux abordera lui aussi le championnat canadien avec confiance. «Je crois que si on joue bien, on peut se rendre loin, car c’est clairement une des meilleures équipes que j’aie dirigées. Nous avons plusieurs bonnes joueuses de quatrième et de cinquième année et on a de la grandeur aussi cette année.»