Les joueurs de football du Rouge et Or ont pris hier la direction de la Floride avec armes et bagages pour le traditionnel camp printanier.

Rouge et Or: bâtir une équipe sous le soleil de la Floride

Le convoi du Rouge et Or football a pris la route de la Floride, jeudi après-midi. À son bord, 84 joueurs et 11 entraîneurs partis bâtir les fondations de la 20e saison des champions universitaires canadiens.
L'entraîneur-chef Glen Constantin est déjà sur place, à Apopka, en banlieue d'Orlando, pour accueillir la troupe de l'Université Laval. Cette semaine de relâche sous le soleil servira à se plonger dans le cahier de jeux et à intégrer les nouveaux venus, au rythme de deux entraînements par jour. Retour à Québec le dimanche 9 mars.
«C'est un plus, mais tu ne choisis pas ton équipe pour ça», assure Lyvaï Faïnika, l'une des 16 recrues montées dans les autocars. Faïnika est ce joueur de ligne défensive très athlétique produit des Gaillards de Jonquière, en troisième division collégiale.
Sherbrooke, McGill et Ottawa avaient aussi Faïnika dans leur mire, mais le programme d'études de génie des eaux de Laval a eu le dessus. «Ce sera une occasion de se jauger par rapport aux autres gars de l'équipe. C'est une chose de s'entraîner en gymnase avec eux, c'en est une autre de jouer sur le terrain. C'est aussi une occasion de montrer aux coachs qu'on veut», fait-il valoir.
À l'autre bout du spectre, le porteur de ballon étoile Pascal Lochard réalise son dernier pèlerinage floridien à titre de joueur du Rouge et Or. Au pire, il disputera sa cinquième et dernière campagne universitaire cet automne. Au mieux, il sera retenu par une équipe professionnelle de la Ligue canadienne (LCF) à compter de juin.
«Le camp de printemps sert à former l'équipe. Il y a beaucoup de recrues, on ne se connaît pas tant que ça. Mais après 30 heures de bus aller-retour plus une semaine là-bas, on se connaît mieux. C'est sur le terrain, mais surtout à l'extérieur que tu vois qui sont les vrais coéquipiers», indique Lochard.
Celui-ci voudra bien se préparer sans se brûler en vue du camp d'évaluation de la LCF présenté dans trois semaines, à Toronto. «C'est un camp pour bâtir la confiance», résume le solide numéro 4.
Jeune défensive
Pour les entraîneurs, l'exercice s'avère plus prévisionnel. Surtout que la brigade défensive rajeunit. «En Floride, des vétérans établis en santé, on n'en aura pas beaucoup», admet le coordonnateur défensif, Marc Fortier.
«On va évaluer les joueurs de première, deuxième ou troisième années qui n'ont pas encore été partants, voir où ils sont rendus. Ça donne l'occasion de voir en action beaucoup de joueurs qu'on a moins vus en saison, même s'ils ont été habillés, comme Gabriel Marcoux et Vincent Chabot chez les demis défensifs ou Luka Ricard et Érik Morin chez les secondeurs», expose Fortier.
«On va aussi voir le niveau de compétitivité des joueurs et leur capacité d'apprentissage. En même temps, ça nous permet de tester des éléments du cahier de jeux, savoir ce qu'on va ajouter ou enlever pour l'automne.»
Après une campagne marquée par les blessures sérieuses, les retours se font encore rares. Seul le secondeur Maxime Drolet devrait renfiler les épaulières pour la première fois depuis mai, davantage pour sa santé mentale que physique.
Un gars comme le receveur de passes Matthew Norzil est du voyage, mais poursuivra son plan de réadaptation en marge. Blessé au genou droit le 31 août, il ne peut pas encore sprinter.