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Rouge et Or

Bélisle content de revoir ses amis-ennemis

Le demi défensif des Carabins de l’Université de Montréal Jean-Sébastien Bélisle arrive en terrain connu quand son équipe se frotte au Rouge et Or. Le Trifluvien qui a évolué avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy au niveau collégial compte en effet toujours beaucoup d’amis chez l’ennemi et il avoue apprécier encore davantage leurs duels pour cette raison.

«C’est toujours une partie très appréciée de ma saison. La majorité de mes ex-entraîneurs et de mes ex-coéquipiers sont de l’Université Laval ou jouent à Laval. Je communique encore avec eux. Je vais au Festival d’été de Québec avec eux et je leur rends visite quand je suis à Québec. Même s’ils jouent avec le Rouge et Or, ce sont encore mes chums!» lance-t-il en énumérant le quart Samuel Chénard, le demi défensif Louis-Philippe Saint-Amant, le porteur de ballon Alexis Côté et le botteur David Côté, 

«Je vais être content de les voir sur le terrain même si on se lâche certains commentaires en situation de match. Malgré tout et peu importe le résultat, c’est certain qu’on va encore se serrer la main à la fin», poursuit-il, signalant que la rivalité est à son maximum avec le programme du Rouge et Or, qu’il qualifie de «plus grande dynastie au Québec».

«Le Rouge et Or a connu une belle progression depuis le début de l’année, ils ont changé de quart-arrière et je crois que leur offensive est difficile à arrêter, car elle est toujours bien organisée. Il faut se méfier de la course, mais aussi de la passe», poursuit-il. Bélisle ne cache pas que l’enjeu de pouvoir disputer une éventuelle finale québécoise contre le Rouge et Or au CEPSUM de l’Université de Montréal plutôt qu’au Stade Telus le motive grandement. «Il n’y a pas un endroit où il y a autant de bruit que le CEPSUM. Avoir l’énergie de la foule, c’est un facteur important pour nous», termine-t-il.

Rouge et Or

Duel pour la première place

Pour les Carabins de l’Université de Montréal, il s’agit du dernier match du calendrier régulier. Et même s’il restera ensuite une partie à disputer à Sherbrooke pour le Rouge et Or de l’Université Laval, les membres de l’équipe de football lavalloise savent très bien que leur adversaire de dimanche n’a aussi qu’une seule défaite à sa fiche et que l’équipe qui sortira du Stade Telus avec la victoire dimanche décrochera ou alors prendra une sérieuse option sur la première position au classement général et sur l’avantage du terrain pour les séries de fin de saison. Le Soleil s’est entretenu avec l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin, et son homologue des Carabins, Danny Maciocia, en vue de cet affrontement.

EN QUÊTE DU MATCH PARFAIT

Ceux qui connaissent Glen Constantin savent qu’il est exigeant, rarement satisfait sur toute la ligne même après une victoire convaincante des siens. Lors de son point de presse hebdomadaire, le pilote du Rouge et Or n’a rien dit pour faire disparaître cette aura de perfectionnisme qui a contribué à guider son équipe vers dix coupes Vanier. 

«On est en quête du match parfait», a-t-il laissé échapper en point de presse. «On veut jouer à notre plein régime. Chaque jeu [...] est fait pour que ça marche parfaitement. Bien sûr, tout ne marche pas toujours parfaitement, mais c’est le but», a-t-il résumé. 

Et pas question de prendre la défaite surprise des Carabins contre le Vert & Or de Sherbrooke comme une indication du genre d’opposition à laquelle ses protégés auront droit en fin de semaine. «Ça ne me surprend pas, cette défaite, car les Carabins ne se préparent pas de la même manière contre les autres équipes que contre nous. Je ne m’inquiète aucunement de la préparation de Montréal cette semaine. Ils seront prêts pour le match.»

«De notre côté, nous avons une meilleure compréhension de leur offensive que la dernière fois, surtout sur les jeux au sol, alors qu’ils avaient gagné beaucoup de verges contre nous avec trois ou quatre courses de 15 à 20 verges», poursuit Constantin. Pour lui, ces duels intenses contre l’ennemi de l’autre bout de l’autoroute 20 n’appliquent pas une pression supplémentaire. «La rivalité est là, l’intensité aussi. Nous sommes tous conscients de l’enjeu, que c’est un match hyper important. Mais ce n’est pas de la pression : c’est l’fun!», reprend-il. 

Constantin ne veut pas non plus faire peser le poids de la victoire et du championnat du calendrier régulier sur les épaules de son jeune quart-arrière Thomas Bolduc. «Thomas demeure une recrue qui s’en va dans la fosse aux lions. Contre McGill, il a fait face à beaucoup de couvertures zéro et on a vu quelques ratés tant au niveau du quart que des receveurs de passes. Après ce match, on aura une bonne idée de ce qu’on a entre les mains, mais pas question de mettre son issue entre les mains du quart-arrière. On ne définit pas une carrière par un match contre l’Université de Montréal, sans ça bien des carrières seraient terminées.»

EN CHIFFRES

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche : 5 victoires 1 défaite
  • Dernier match : Victoire de 39 à 3 contre McGill
  • Points pour : 250
  • Points contre : 59
  • Verges gagnées : 2279 (869 par la course, 1410 par la passe)
  • Verges accordées : 1800 (481 par la course, 1358 par la passe)

Rouge et Or

Un autre voyage facile pour le Rouge et Or, qui bat McGill 39 à 3

MONTRÉAL — Une autre journée tranquille pour le Rouge et Or de l’Université Laval sur le terrain du Stade Percival-Molson samedi. Sans trop être inquiétés, les protégés de Glen Constantin rentreront à la maison avec en poche un gain de 39 à 3 face à la formation de l’Université McGill.

Si Laval avait débuté lentement le dernier match contre les anciens Redmen, ça n’a pas du tout été le cas cette fois-ci. «On a eu un bon début, on a pris des «shots» profondes et ça a ouvert le jeu au sol pour nous. Je suis bien content de ça», a commenté l’entraîneur-chef Glen Constantin après la partie.

Malgré l’écart important entre les deux équipes, Constantin n’était pas entièrement satisfait de l’effort des siens, surtout en deuxième demie. «Il y a eu beaucoup d’erreurs d’exécution et d’assignation qui nous ont fait mal. En deuxième demie, on n’a pas joué du football à nos standards.»

Le demi défensif Adam Auclair a indiqué qu’il souhaitait éviter les difficultés connues lors du premier match contre McGill. «On voulait bien exécuter. Ils nous avaient surpris avec certaines stratégies, mais cette fois-ci, nous étions prêts aux formations qu’ils ont présentées. Ils ont couru plus souvent avec le ballon, ils ont un peu changé leur plan de match, mais ça n’a pas eu d’effet, car tout le monde était sur la même page en défensive», a résumé le numéro 2.

Unités spéciales

Ce sont les unités spéciales qui se sont distinguées en début de partie. Un placement de David Côté et un touché de Maxym Lavallée, qui a traversé 67 verges à la course après avoir récupéré un ballon échappé par McGill sur une tentative de placement, ont donné une priorité de 10 à 0 aux visiteurs dès le premier quart.

Un autre placement, un touché de sûreté, un touché sur une course de quelques verges de Félix Garand-Gauthier et un touché de 71 verges d’Antoine Dansereau-Leclerc sur un retour de botté de dégagement ont ensuite porté la marque à 29 à 0 à la demie.

«C’était mon premier touché sur un retour de botté à vie! Il y a eu une couple de bons blocs de mes coéquipiers qui m’ont aidé beaucoup. Mais pendant ce temps, tu es sur l’adrénaline, tu cours, tu regardes partout et tu essaies de ne pas te faire toucher pour le ramener à la maison!», a-t-il illustré.

Plus difficile pour Bolduc

Le jeune quart-arrière Thomas Bolduc n’a complété que onze de ses 27 passes. Il a cependant tenté plusieurs longues passes, dont une bombe de 50 verges captée par Mathieu Robitaille à la porte des buts qui a ouvert la voie au touché de Garand-Gauthier.

«Je crois que Thomas a manqué un peu de concentration aujourd’hui, mais McGill a montré différentes choses aussi, beaucoup de couvertures zéro. Il a fait de belles choses, mais il a aussi eu de mauvaises lectures sur certains jeux et sa mécanique n’était pas toujours à point, de sorte qu’il a manqué de précision sur certaines passes», a commenté Constantin à propos de Bolduc.

Le troisième quart plutôt soporifique a donné lieu à un autre touché de sûreté de McGill et deux autres placements du Rouge et Or avant que les locaux ne mettent fin à une séquence de neuf quarts sans accorder de points de la défensive de Laval.

C’est le botteur Findlay Brown, avec un placement réussi au tout début du quatrième quart, qui a ramené le pointage à 37 à 3.

Bon joueur, le Rouge et Or avait un peu levé le pied en deuxième moitié de match, histoire de ne pas en rajouter sur une victoire qui était déjà dans la poche.

Cafouillage

De son côté, l’entraîneur de McGill, Ronald Hilaire, ne savait pas trop comment expliquer le cafouillage des siens qui a mené au touché de Lavallée. «C’est un manque d’exécution, le quart-arrière jouait avec le ballon et le botteur a arrêté... Disons que ça a brisé le momentum car on venait d’avoir une belle poussée offensive.»

Hilaire tentait de faire contre mauvaise fortune bon coeur en notant que la deuxième demie avait été meilleure pour ses hommes. «On a essayé de courir, mais à 29-0, il fallait lever le ballon un peu plus. On a fait une bonne «job» pour contrer la passe, mais nos erreurs sur les unités spéciales nous ont coûté cher», a-t-il conclu.

Rouge et Or

Jean-William Rouleau: l’une des perles de la troisième division

L’entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin est particulièrement fier du jeune bloqueur défensif recrue Jean-William Rouleau, un natif de Québec qui a abouti à l’Université Laval après avoir évolué en troisième division au football collégial avec les Pionniers de Rimouski. «Il excède nos attentes et, maintenant, tout le monde a compris pourquoi j’étais souvent allé à Rimouski tout l’hiver», indiquait Constantin avec un immense sourire lors de son point de presse hebdomadaire jeudi.

Selon le raisonnement de Constantin, Rouleau est une autre preuve qu’on peut trouver des perles en troisième division, et ce même si le solide gaillard de 6 pieds 2 pouces et 304 livres n’a rien d’un joyau fragile et tout d’un mastodonte capable de stopper les meilleurs porteurs de ballon adverses. 

«Passer de la troisième division collégiale au football universitaire, c’est un gros step», avoue toutefois le principal intéressé. «La différence entre la division 3 et la division 1, c’est le nombre de bons joueurs. Il y a des bons joueurs en troisième division, mais il y en a beaucoup en première division. Rendu au niveau universitaire, à chaque répétition, tu te retrouves toujours devant d’excellents joueurs. Ce n’est pas facile. Ce sont parfois des gars qui attendent depuis deux ans pour prendre leur place», expliquait-il aux médias de Québec lors du point de presse.

L’apport de Thomassin

À ce sujet, Rouleau voit de nombreux avantages à avoir devant lui à l’entraînement des joueurs de ligne offensive comme Samuel Thomassin, qui revient pour une cinquième année après avoir participé aux camps d’entraînement des Giants de New York et des Alouettes de Montréal. 

«C’est clair que quand tu pratiques contre Samuel Thomassin, ce n’est pas la même chose qu’à Rimouski! Il y a un adage qui dit que c’est en pratiquant contre les meilleurs que tu deviens meilleur et je pense que c’est vrai», enchaine-t-il. «Par exemple, tu vois certains détails que Thomassin fait contre toi et que l’autre joueur de ligne offensive ne fait pas contre toi durant le match, alors tu peux en profiter.»

Jusqu’à maintenant, le plaqueur de 20 ans a réalisé 10,5 plaqués en quatre matchs, dont 3,5 ont mené sur des pertes de 11 verges pour l’équipe adverse en plus d’avoir provoqué un ballon échappé par l’adversaire. Malgré tout, il ne tient rien pour acquis. «Je travaille très fort pour être là et je dois gagner mon poste de partant chaque semaine. Vous savez, tout le monde est remplaçable, notre ligne défensive est très jeune et la compétition est très forte. Il n’y a personne qui a un poste garanti comme Mathieu Betts par le passé.»

À l’aube d’affronter l’Université McGill, Rouleau avoue qu’il aimerait bien que les protégés de l’entraîneur Ronald Hilaire tentent davantage de courir avec le ballon alors qu’ils n’ont fait qu’une seule malheureuse course lors du dernier affrontement entre les deux formations. «Ils vont peut-être s’ajuster pour courir un peu plus...», laisse-t-il tomber avec un brin d’espoir dans les yeux. «Je vais l’espérer, pour mon temps de jeu. Car quand c’est juste de la passe comme la dernière fois, c’est un peu normal que les entraîneurs envoient surtout des ailiers défensifs plutôt que des plaqueurs sur le terrain», termine-t-il, en bon coéquipier.

Rouge et Or

Face-à-face: deux équipes qui souhaitent faire mieux

Après un match à sens unique contre les Stingers de Concordia, le Rouge et Or de l’Université Laval se frotte cette semaine pour une seconde fois cette année à l’équipe de football de l’Université McGill, qui a réussi à contenir un peu l’attaque des puissants Carabins de l’Université de Montréal la semaine dernière. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des deux formations, Ronald Hilaire et Glen Constantin, en vue du duel qui se déroulera sur le terrain du Stade Percival-Molson, dans la métropole.

S'AMÉLIORER CONTRE UNE ÉQUIPE UNIDIMENSIONNELLE 

Glen Constantin ne fera pas de cachette : il n’a pas aimé la première moitié du premier match McGill-Rouge et Or qui avait laissé les deux formations à égalité. 

«C’est la deuxième fois qu’on rencontre cette équipe et on vise toujours d’offrir une meilleure performance que la première fois. On a eu plus de bandes vidéo à regarder. Je ne pense pas qu’on va gagner par la même marque que contre Concordia, mais je crois qu’on va s’améliorer», a déclaré l’entraîneur du Rouge et Or en point de presse jeudi. Constantin n’a pas hésité à qualifier ceux qu’on appelait autrefois les Redmen d’équipe unidimensionnelle.

«Ils ont un bon groupe de receveurs de passes, un bon jeu aérien. Je pense qu’ils n’ont fait qu’une seule course contre nous la dernière fois!», a-t-il observé. 

«Il faut se préparer en conséquence, car peut-être qu’ils vont avoir un jeu plus équilibré, mais ce qu’ils ont montré sur vidéo, c’est qu’ils sont une équipe unidimensionnelle. Même si le porteur s’aligne dans le champ arrière, 80 % du temps ils iront vers la passe», poursuit-il. Le pilote du Rouge et Or signale également que la ligne offensive de McGill est à la fois très jeune et l’une des plus imposantes au Québec et peut-être même au Canada avec plusieurs joueurs de 6 pieds 8 pouces. 

Le Rouge et Or devra aussi contenir le quart-arrière Dimitrios Sinodinos. 

«Il est très mobile, mais ne va pas plus loin que sa première lecture. Après, on voit qu’il devient un coureur», résume-t-il. 

De son côté, Constantin rappelle que son jeune quart Thomas Bolduc disputera son troisième match comme partant. 

«Il gagne beaucoup en confiance», a-t-il fait remarquer.

L’entraîneur-chef ne se préoccupe pas vraiment du dernier match de McGill, qui avait alors réussi à limiter l’attaque des Carabins de l’Université de Montréal à 21 points. 

«Je pense que les Carabins ne jouent pas de la même manière contre McGill que contre nous. On ne peut pas faire une règle de trois. Ce n’est pas la même stratégie non plus», conclut-il.

EN CHIFFRES: ROUGE ET OR DE L'UNIVERSITÉ LAVAL 

  • Fiche: 4 victoires 1 défaite (2e position)
  • Dernier match: Victoire de 75 à 0 contre les Stingers de Concordia
  • Points pour: 211
  • Points contre: 56
  • Verges gagnées: 1 972 (1 157 par la course, 815 par la passe)
  • Verges accordées: 1 210 (445 par la course, 765 par la passe)

Rouge et Or

Le Rouge et Or écrase Concordia 74-0!

On s’attendait à voir un adversaire plus coriace, mais ce fut tout le contraire. Le Rouge et Or a nettement dominé les Stingers de Concordia, dimanche au Stade Telus-Université Laval, pour l’emporter 74-0 dans un match où le jeune quart-arrière Thomas Bolduc a lancé ses trois premières passes de touché en carrière dans le football universitaire.

Après avoir chauffé les Carabins de Montréal, la semaine dernière, plusieurs pensaient que les Stingers seraient en mesure d’offrir une plus forte opposition au Rouge et Or, mais non. L’UL a malmené les visiteurs sur tous les fronts dans ce qui peut se résumer comme étant la sortie la plus convaincante de la bande à Glen Constantin cette saison.

«Avec l’opposition qu’on avait aujourd’hui [dimanche], surtout en deuxième demie, il faut en prendre et en laisser. Mais oui, je pense qu’on a montré ce qu’on peut faire. Les deux chiffres [74 et 0] sont satisfaisants, mais ce n’est pas le tableau qui comptait, comme l’exécution et le processus. Si on fait bien les choses, on peut avoir des zéros [en défensive] et beaucoup de points [en attaque]», a souligné l’entraîneur-chef des vainqueurs.

Dès le départ, on se doutait bien que les Stingers passeraient un long après-midi. Sur leur première séquence, ils ont fauté sur une longue remise, ce qui a mené à un touché de sûreté des locaux dans la deuxième minute de jeu. Une lacune dans le jeu des visiteurs que Constantin avait d’ailleurs noté dans son point de presse hebdomadaire, jeudi.

Rouge et Or

Un impact qui plaît à David Côté

Pour un deuxième match de suite, David Côté a obtenu un vote de confiance de la part des entraîneurs du Rouge et Or. Il sera le seul botteur en uniforme contre les Stingers de Concordia, dimanche (13h), au Stade Telus-Université Laval.

Utilisé à froid pendant la défaite contre les Carabins, à Montréal, le 14 septembre, le spécialiste de Québec avait obtenu le mandat de remplacer Dominic Lévesque afin d’effectuer les bottés de précision et de dégagement dans la victoire contre McGill, une semaine plus tard.

La pause d’un week-end dont le Rouge et Or vient de bénéficier n’a pas changé la composition de l’alignement qui affrontera Concordia.

«Notre politique a toujours été d’utiliser deux botteurs si ça pouvait nous donner un avantage net. Si ce n’est que pour nous faire gagner une verge, il y a d’autres joueurs qui peuvent nous aider dans différentes facettes. Et David a bien fait», expliquait l’entraîneur-chef Glen Constantin à propos de la décision de l’utiliser à nouveau en solitaire.

Côté a répondu à l’appel en réussissant cinq bottés de placement lors du plus récent match, en plus de se charger de ceux de dégagement.

«Il s’agit d’un beau vote de confiance de la part des entraîneurs. Après le match [contre McGill], j’étais content de ma performance. Mais on est trois bons botteurs, on n’est qu’à une mauvaise performance pour que ça change», soulignait le grand botteur de troisième année qui forme un trio à cette position avec Lévesque et Vincent Blanchard.

Mais voilà, c’est lui qui vient de prendre la position de tête. Une situation qui lui plaît, évidemment, mais qui ne change pas son approche pour autant.

«Ça reste le même travail à faire. À mon premier match, il y avait un certain stress au début parce que ça faisait quand même trois ans que je n’avais pas été le seul botteur. Et comme n’importe quel joueur, dès que j’ai fait mon premier botté de dégagement, j’étais correct. Le fait d’être partant ne change rien, l’enjeu est le même. J’ai juste la chance d’avoir un plus grand impact, ce que recherche tout athlète.»

On l’a bien vu, car ses cinq placements représentaient un sommet pour lui en carrière.

«On préférerait ne jamais avoir à en faire, mais j’étais content de les réussir.»

La préférence que lui montrent les entraîneurs, présentement, se fait au détriment d’un vétéran de cinq saisons. Mais cela n’affecte aucunement le lien d’amitié entre Côté et Lévesque.

«Ce n’est pas évident pour Dominic, c’est normal. Mais ça ne change pas du tout notre relation, je n’ai rien fait dans son dos. Comme les joueurs à toutes les positions, on se livre une saine compétition. Depuis deux ans, c’est un combat à savoir qui sera habillé. On se pousse l’un et l’autre, on continue à faire la même chose. La semaine dernière, je l’ai aidé pour certaines choses, et cette semaine, c’est lui qui m’a donné des conseils. Il travaille fort, il se bat pour avoir le poste parce que c’est loin d’être acquis pour le reste de l’année.»

Côté n’essaie pas d’envoyer le ballon sur la lune lorsqu’on fait appel à ses services pour refouler l’adversaire. Il a compris que le positionnement sur le terrain était plus important que la puissance du coup de pied.

«Le plus grand défi, c’est de bien nous positionner pour aider notre équipe de couverture. Il vaut mieux faire un botté de 35 à 40 verges qui sera bien placé qu’un long de 60 verges en milieu de terrain ou du mauvais côté. Mathieu Bertrand [responsable des unités spéciales] choisit le genre de botté qu’on doit faire, on exécute ce qu’il demande du mieux qu’on peut.»

Rouge et Or

Face à face: une attaque à contenir

Après avoir bénéficié de sa dernière pause dans le calendrier, le Rouge et Or reprend l’action, dimanche (13h), en recevant les Stingers de Concordia. Bien reposée, l’équipe de football de l’Université Laval amorce le dernier droit de la saison contre un club qui se bat pour l’obtention d’une place dans les séries et dont les performances dans leurs deux derniers matchs sont dignes de mention. Au prolifique vétéran passeur Adam Vance, l’UL opposera le jeune quart-arrière Thomas Bolduc, qui obtient son deuxième départ d’affilée. Le Soleil a discuté avec les entraîneurs-chefs Glen Constantin et Brad Collinson à l’aube de ce face à face

MOINS D'INCONNU

«Pour faire une histoire courte, oui, c’est le club le plus amélioré de la conférence, cette saison», admet Glen Constantin à propos des Stingers.

Comme à l’habitude, le ton de l’entraîneur-chef du Rouge et Or était ce qu’il y avait de plus respectueux envers l’adversaire qui se pointe au PEPS. Et ses joueurs savent un peu plus à quoi s’attendre de leurs rivaux de la semaine.

«On était un peu dans l’inconnu au premier match [victoire de l’UL de 41-6]. Ce qu’on veut, c’est de jouer un meilleur match que la dernière fois. On cherche toujours à avoir une meilleure prestation lors de la deuxième fois qu’on affronte une équipe», disait le grand manitou du Rouge et Or, jeudi, en point de presse hebdomadaire.

Constantin a noté que les Stingers avaient pris confiance en leurs moyens, qu’ils croyaient nettement plus en eux qu’en début de saison. «Contre Montréal [défaite de 20-17], ils y ont cru jusqu’à la fin, c’est de bonne guerre pour dimanche, ça devrait faire un bon match.»

Il s’attend à ce que l’attaque des visiteurs soit encore en mouvement, tel que le veut le système appelé RPO dans le jargon du football.

«Il s’agit d’un système qui permet de convertir chaque course en jeu de passe. Ils connaissent beaucoup de succès avec ce type d’attaque. C’est l’équipe qui passe le mieux le ballon de la conférence, ils ont le meilleur passeur pour l’instant et de bons receveurs, en James Tyrrell, qui a déjà 42 réceptions. Il serait pas mal dans le top, chez nous…», notait Constantin, en glissant aussi le nom de Jérémy Murphy, autre receveur aux mains sûres.

Pour contrer cette offensive, le Rouge et Or a sa petite idée. «Je ne le te dirai pas», disait-il en riant à un collègue qui cherchait à connaître son plan pour l’arrêter.

«Il y a certaines stratégies que l’on peut utiliser, autant avec la tertiaire que les secondeurs, pour brouiller les lectures du quart-arrière. Leur pain et leur beurre, leur menace, c’est Tyrrell, il faudra le contenir.»

Par contre, Constantin était d’avis que sa formation pourrait prendre l’avantage sur les unités spéciales, notamment sur les longues remises. «Ça leur a littéralement coûté le match. Peu importe l’équipe, tu as beau avoir de bons botteurs, si tu n’as pas de bonnes remises, ça peut être compliqué.»

EN CHIFFRES: ROUGE ET OR DE LAVAL 

  • Fiche en 2019: 3-1
  • Dernier match: victoire de 37-17 contre McGill
  • Verges gagnées en 2019: 1380 (2e, 563 par la passe, 817 au sol)
  • Verges allouées en 2019: 1039 (1er, 708 par la passe, 331 au sol)

Rouge et Or

McGill 17/Laval 37: le Rouge et Or remonte en lion et l’emporte

Le Rouge et Or de l’Université Laval et son nouveau quart arrière partant Thomas Bolduc l’ont emporté 37 à 17 contre l’Université McGill dimanche au Stade Telus après avoir tiré de l’arrière durant la majeure partie de la première moitié du match.

«Ce n’est pas le genre de départ qu’on voulait avoir, je trouvais ça "flat" au début. En deuxième demie, on a vu qu’ils ne couraient pas le ballon, alors on a joué avec quatre ailiers au centre», a résumé l’entraîneur-chef Glen Constantin après la partie.

L’égalité de 17 à 17 à la demie ne réjouissait pas Constantin, qui avait deux mots à dire à ses protégés durant l’entracte. Le discours a vraisemblablement porté puisque le Rouge et Or a entamé la deuxième demie en lion et contrôlé le jeu jusqu’à la fin. 

Une interception d’Alec Poirier suivie d’une course de 49 verges a d’abord mené les locaux à la porte des buts et débouché sur un placement de David Côté. Poirier, comme une bonne partie de 14 169 spectateurs qui prenaient place au Stade Telus, pensait qu’il était en ligne directe vers un touché sur ce jeu qui a néanmoins été un moment décisif du match.

«Ah... Je courais, (Pearce Dumay) m’a rentré dans les jambes, j’ai essayé de l’éviter et j’ai sauté», a résumé Poirier à propos de sa chute à six verges de la zone payante. «Ça aurait été "l’fun", un touché, mais à la fin, une victoire c’est une victoire!»

Rouge et Or

Chénard n’avait pas le goût de jaser

Même si le personnel d’entraîneurs de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval n’a encore rien confirmé quant au nom du quart-arrière partant dimanche contre McGill, tout semble toujours pointer vers un premier départ de la recrue Thomas Bolduc alors que le vétéran Samuel Chénard débuterait la partie sur le banc.

Vendredi, après l’entraînement du Rouge et Or où Bolduc faisait encore partie du groupe 1, Samuel Chénard n’a pas voulu répondre aux questions du Soleil. «Je ne donnerai pas d’entrevue aujourd’hui», a répondu poliment celui qui a débuté les trois premiers matchs de l’équipe cette année. Il n’avait visiblement pas la tête à jaser...

C’était tout le contraire pour Bolduc, qui était d’excellente humeur. En véritable gentleman et joueur d’équipe, il a d’abord refusé de confirmer si ses entraîneurs l’avaient bel et bien désigné comme partant dimanche. «Je vais laisser ça à Justin [Ethier, le coordonnateur de l’offensive lavalloise].»

Par contre, le quart de 20 ans a confirmé au Soleil que son père André, entraîneur des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal et ex-entraîneur du Vert & Or de Sherbrooke, allait être présent au match.

«Il a vu une seule partie du Rouge et Or cette année, quand nous avons affronté les Stingers à Concordia. Pour les autres matchs, les Alouettes jouaient en même temps que nous», a-t-il expliqué.

Le paternel fier

Le paternel serait semble-t-il très fier de la progression de fiston, qui était l’an dernier le quart-arrière des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Il était très content pour moi quand je lui ai dit que je m’entraînais avec le groupe 1. Il m’a dit que c’était le fruit de mon travail et de mes efforts depuis plusieurs mois.»

Bolduc a aussi fait beaucoup d’analyse de bandes vidéo afin de se préparer à la partie contre l’équipe de l’Université McGill. «Justin a pris beaucoup de temps avec moi cette semaine pour analyser les tendances de McGill», a commenté le nouveau venu qui a visiblement très hâte d’enfin voir de l’action en situation de match.

La dernière fois où le Rouge et Or a envoyé dans la mêlée un quart-arrière de première année était le début de la saison 2014, quand un certain Hugo Richard avait pris la relève d’Alex Skinner, suspendu par l’équipe. Richard n’a jamais quitté son poste et a mené Laval à deux conquêtes de la Coupe Vanier, en 2016 et 2018, en cinq saisons avec le Rouge et Or.

Rouge et Or

Chénard pourrait être remplacé par Bolduc

Le quart-arrière de cinquième année du Rouge et Or de l’Université Laval, Samuel Chénard, pourrait perdre son poste de partant après seulement trois matchs, dont la difficile défaite contre les Carabins de l’Université de Montréal. Le nom de la recrue Thomas Bolduc, qui était le quart réserviste samedi et s’entraîne désormais avec le groupe 1, a même été mentionné par l’entraîneur-chef Glen Constantin comme éventuel successeur aussi tôt que lors du match de dimanche contre McGill.

«Ce serait mentir de dire que ça ne nous inquiète pas», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire à propos de la situation de son quart-arrière. Même s’il a complété 62% de ses passes, Chénard ne montre qu’une moyenne de 135,7 verges par la passe par match depuis le début de la saison, la moins bonne performance à ce chapitre chez les quarts-arrières québécois, en plus d’avoir été victime de cinq interceptions. Constantin a ajouté que le coordonnateur de l’attaque Justin Ethier avait parlé de la situation à Chénard.

Bolduc premier en ligne

«Nous allons voir nos autres options. Nous avons quatre quarts-arrières, il pourrait y avoir un nouveau quart-arrière partant et Thomas Bolduc est le premier sur la ligne», a ajouté Constantin. Bolduc, qui est âgé de 20 ans, évoluait en première division collégiale l’an dernier avec les Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Au dernier match contre les Carabins, on a démontré certaines carences. Alors, en pratique, on va donner plus de volume à d’autres quarts pour peut-être faire un changement», a déclaré Constantin. Tant lui que le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier ont toutefois insisté sur le fait que la décision finale n’était pas encore prise quant au sort de Chénard même si Bolduc s’entraîne avec le groupe 1.

De son côté, Bolduc semblait fort heureux jeudi de s’entraîner avec le groupe 1 quatre semaines après son arrivée avec le Rouge et Or. «C’est certain que j’aimerais être partant. Chaque pratique, je travaille comme si j’étais le partant. Quand j’ai vu que j’étais en uniforme et qu’on était juste deux quarts-arrières samedi, je savais que j’allais avoir la possibilité de voir du temps rapidement», a expliqué celui qui est le fils d’André Bolduc, entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal. «Je pense que je suis capable d’apporter une bonne distribution de ballon sur le terrain et je mets aussi beaucoup d’emphase sur le fait de protéger le ballon, avec la bonne défensive qu’on a», a-t-il résumé. 

Samuel Chénard avait passé les quatre dernières saisons dans l’ombre du quart Hugo Richard, qui était devenu le partant du Rouge et Or dès son arrivée des rangs collégiaux.

Rouge et or

Le Rouge et Or a des choses à se faire pardonner

Tant pour le Rouge et Or de l’Université Laval que pour l’équipe-de-football-de-l’Université-McGill-qu’il-ne-faut-plus-appeler-les-Redmen, le duel de dimanche au Stade Telus revêt une importance capitale. Les deux équipes ont en effet des choses à se faire pardonner et ont hâte de sauter de nouveau sur le terrain pour présenter, espèrent-elles, un visage différent. Le week-end dernier, le Rouge et Or s’est incliné 23 à 18 contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal dans un match où son offensive a plutôt mal paru alors que McGill, qui menait 12 à 4 à la demie contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, a finalement perdu 16 à 14 sur un touché réalisé avec seulement sept secondes à faire au match. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des deux formations, Ronald Hilaire de McGill et Glen Constantin du Rouge et Or.

Ne pas se laisser imposer un système

Ce que retient Glen Constantin de la défaite contre les Carabins, c’est d’abord de ne pas se laisser imposer un système de jeu par un adversaire. «La semaine passée, on s’est fait dicter ce qu’on pouvait faire è cause de fronts défensifs à sept ou huit joueurs», a déclaré Constantin jeudi, lors de son point de presse hebdomadaire. Après s’être distingués par la course à leurs deux premiers matchs, les porte-couleurs du Rouge et Or avaient ainsi été forcés de miser sur la passe par la défensive hermétique des Carabins et en avaient payé le prix en raison des difficultés vécues par leur quart-arrière Samuel Chénard. «Dans un monde parfait, il faudrait être capable de courir contre des boîtes à sept, à huit et même à neuf. Nous avons des carences au niveau aérien et je pense qu’après notre match de la semaine dernière, McGill va miser là-dessus et fera probablement tout pour tenter de nous faire passer la balle», poursuit l’entraîneur du Rouge et Or. Selon lui, son groupe de receveurs figure parmi les meilleurs au Québec, mais ils devront gagner leurs batailles s’ils veulent connaître du succès. 

Malgré tout, Constantin se défend bien de céder à la panique. «Ce n’est pas la première fois que nous perdons contre Montréal et nous n’avons quand même pas joué un mauvais match défensif avec moins de 300 verges les deux équipes combinées. Nous avons eu une très bonne journée d’entraînement mercredi et je crois que cette défaite a fouetté les joueurs, car ils n’aiment pas perdre. Ces gars jouent aux échecs et aux dominos et ils veulent gagner», illustre-t-il. Le nom du quart-arrière partant pour le match de dimanche n’était toujours pas connu au moment d’écrire ces lignes, Constantin ayant décidé de réserver son choix au terme de la semaine d’entraînement. Samuel Chénard, qui a disputé les trois premiers matchs de la saison, est toujours sur les rangs, mais il pourrait se faire ravir son poste par Thomas Bolduc, une recrue de 20 ans qui figurait parmi les meilleurs quarts de la première division du football collégial québécois l’an dernier. Les quarts David Pelletier et Jean-Philippe Cordero sont également en lice.

En chiffres

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 2-1 (deuxième position)
  • Dernier match: Défaite de 23 à 18 contre les Carabins de l’Université de Montréal
  • Verges gagnées par match: 360.3 (135.7 par la passe 224.7 par la course)
  • Verges accordées par match: 251.7 (154 par la passe, 97.7 par la course)

Rouge et Or

Les Carabins mettent fin à la disette contre le Rouge et Or

MONTRÉAL — Les Carabins de l’Université de Montréal ont mis fin à une disette de deux ans face au Rouge et Or de l’Université Laval en l’emportant 23 à 18 sur les protégés de Glen Constantin samedi au Stade du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

Alors que le pointage était de 18 à 16 pour le Rouge et Or, une course de 28 verges de Ryth-Jean Giraud au quatrième quart a ramené les locaux à la porte des buts. Une faufilade du quart Dimitri Morand a ensuite procuré le touché vainqueur aux Carabins. L’entraîneur Danny Maccioccia a tenté sans succès la transformation de deux points mais ses protégés ont plus tard ajouté un autre point sur un placement raté de Louis-Philippe Simoneau.

Giraud, qui a accumulé 138 verges par la course, a déclaré après la partie que lui et ses coéquipiers étaient demeurés certains qu’ils pourraient rebondir au dernier quart. «On était prêts à revenir, on a une nouvelle image et chaque semaine, on travaille là-dessus», a-t-il commenté à propos de la nouvelle direction donnée à l’attaque des bleus.

L’entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin ne semblait pas déçu outre mesure après la partie. «Je pense qu’on peut bâtir là-dessus. C’est une belle expérience de venir ici avec une jeune défensive. Montréal a joué beaucoup de couvertures 1 et de couvertures 0 et c’est très difficile de courir. Et quand on a passé le ballon, on n’a pas eu de succès. C’est de bonne guerre», a-t-il ajouté à propos des difficultés des siens à la course et dans les airs.

La première demie n’avait pas mal débuté pour le Rouge et Or alors que Morand peinait à compléter ses passes. Un placement de David Côté et un touché de sûreté avaient donné une priorité de 5 à 0 aux visiteurs.

Trois interceptions

Le quart-arrière du Rouge et Or, Samuel Chénard, a cependant connu des ennuis à son tour, étant victime de trois interceptions, et ceux-ci ont coûté beaucoup plus cher. D’abord, c’est le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle, son ancien coéquipier au collégial, qui a intercepté une de ses passes pour ensuite caracoler sur 60 verges jusque dans la zone des buts.

«On peut dire qu’il m’a fait une belle passe! On a forcé Samuel à lancer rapidement, j’ai pris le ballon et j’ai pesé sur le gaz», a commenté Bélisle.

Un jeu plus tard, c’était au tour de Samuel Rossi d’intercepter une passe de Chénard pour ensuite passer le ballon à Redha Kramdi, qui l’a amené près de la ligne des buts en fin de premier quart. Dès le jeu suivant, Morand inscrivait un autre touché en passant à Giraud, laissé tout fin seul dans la zone des buts. Deux bottés de dégagement de Simoneau qui, aidés par le vent, ont traversé la ligne des buts ont porté l’avance des Carabins à 16 à 5.

«Ils ont amené beaucoup de pression et j’ai eu de la difficulté à exécuter», a avoué bien humblement Chénard. «Ça va prendre une grosse semaine de travail pour se remettre sur le «piton». On a eu quelques opportunités qu’on n’a pas saisies...»

Le quart du Rouge et Or dit avoir appris de ce match. «Ce n’est pas une question de bruit ni de vent. Sur les interceptions, j’ai peut-être été trop rapide. J’aurais dû prendre mon temps», a-t-il analysé.

L’indiscipline avait coûté cher aux Carabins avec seulement 33 secondes à faire à la demie. Jean-Philippe Lévesque et Tommy Mercier venaient de réaliser un sac sur Chénard mais les Carabins ont écopé d’une pénalité de 10 verges pour contact illégal sur un receveur éligible, puis cinq verges pour conduite antisportive.

Tout ça a permis au Rouge et Or de s’approcher à la ligne de 6 et une passe de Chénard à Antoine Dansereau-Leclerc pour un touché a réduit l’écart à quatre points seulement avant le début de la deuxième moitié du match.

La défensive du Rouge et Or a mis beaucoup de pression au troisième quart, leur permettant de prendre les devants 18 à 16 après trois autres touchés de sûreté accordés par les Carabins.

Déjà en octobre

De son côté, Constantin a indiqué qu’il pensait déjà au prochain match contre les Carabins, le 20 octobre, quand, en fin de partie, il a joué pour éviter que ses grands rivaux ajoutent d’autres points au tableau qui auraient pu leur donner un avantage dans la course au premier rang. «Avec le «spread» (l’écart de points entre les deux équipes), tout est permis. Il faut gagner chez nous par six», a résumé Constantin.

Son vis-à-vis Danny Maccioccia semblait pour sa part un peu soulagé après le match. «On a trouvé une façon d’aller chercher une victoire. La défensive, les interceptions, ça c’est qui nous sommes. On a déguisé nos couvertures, on n’avait pas vraiment le choix. On voulait être agressifs et on l’a été», a commenté le pilote des Carabins.

Rouge et Or

Rouge et Or/Carabins: la «Bataille des Harelimana»

La veille du premier match Rouge et Or/Carabins de la saison, l’Université Laval que fréquente le secondeur Kean Harelimana a jusqu’à maintenant eu le dessus cinq fois sur six sur l’Université de Montréal de son grand frère Brian, également secondeur. Kean indique cependant que c’est davantage leur famille qui est affectée par ces duels annuels que leur relation fraternelle.

«Moi et mon frère, on est hyperproches même si on joue pour des équipes différentes. Je ne sens pas plus de pression parce qu’on affronte les Carabins et que mon frère est de l’autre côté. Mais en tant que compétiteur, c’est sûr que je veux toujours être le meilleur», explique Kean, qui ne se retrouve jamais en même temps que son frangin sur le terrain puisque les deux évoluent en défensive.

«J’ai parlé à Brian ce matin. On s’est parlé tout l’été. Avant un match comme ça, on se dit toujours : “Joue un bon match... mais pas trop!”,» signalait en riant le cadet des Harelimana lors du point de presse hebdomadaire du Rouge et Or jeudi. «Je vais arrêter de lui parler à 14h samedi!», ajoute-t-il avec le sourire en faisant référence à l’heure du match qui prendra place au stade du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

«Pour dire la vérité, je dirais que les membres de notre famille sont plus affectés que nous par ces matchs parce que nous, ça fait trois ans qu’on le vit sur le terrain. Ils sont beaucoup plus stressés, anxieux qu’on puisse l’être», signale Kean. «Ils ne prennent ni pour un, ni pour l’autre, ils sont juste des fans de football qui ont deux joueurs d’équipes opposées dans leur famille proche et qui assistent à des matchs très compétitifs quand elles s’affrontent.»

Les trucs défensifs

Même si lui et Brian évoluent à la même position, Kean Harelimana indique que lui et son frère n’ont pas pris l’habitude de s’échanger des trucs défensifs. Et pas nécessairement pour éviter de transmettre des «secrets d’équipe» à l’ennemi. «Si on n’échange pas des tactiques, c’est avant tout parce que notre défensive n’est pas la même que celle des Carabins. Ça ne fonctionne pas de la même façon, alors ce qui fonctionne à un endroit ne fonctionnerait pas nécessairement à l’autre», souligne-t-il.

D’autre part, Kean Harelimana avoue qu’il se sent bien dans l’environnement du CEPSUM, qui peut sembler hostile de prime abord pour tout footballeur arborant un uniforme rouge et or. «En fait, j’adore ça et en plus, tous les matchs sont très physiques là-bas! Les Carabins sont l’équipe qui nous matche le plus athlète pour athlète, alors c’est toujours un défi intéressant. Ils ont beau avoir perdu quelques bons receveurs de passes, il ne faut jamais les sous-estimer. Ils sont capables de faire de bons jeux, de courir le ballon et il faut aussi s’attendre à quelques jeux truqués», analyse le numéro 21 du Rouge et Or.

Même s’il n’est âgé que de 22 ans, Kean avoue qu’il se sent comme un vétéran à sa troisième saison universitaire à travers une brigade défensive qui a pris un coup de jeune avec le départ de plusieurs anciens, dont Mathieu Betts et Vincent Desjardins. «Je me sens comme un vétéran jeune en âge, mais, malgré la jeunesse de notre défensive, je suis convaincu que si tout le monde travaille sur la même page, on saura éviter les dommages offensifs», termine-t-il.

Rouge et Or

Repêchage LCF: Assé et Auclair, meilleurs espoirs au Canada

Le joueur de ligne offensive Kétel Assé et le secondeur hybride Adam Auclair du Rouge et Or de l’Université Laval sont les meilleurs représentants du sport universitaire canadien dans la première liste des espoirs en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), qui aura lieu le printemps prochain à Toronto.

Assé et Auclair occupent respectivement les septième et huitième positions du premier classement des 20 meilleurs espoirs réalisé par le bureau de recrutement amateur de la LCF, qui est dominé par le plaqueur défensif ontarien Neville Gallimore, qui porte les couleurs des Sooners de l’Université d’Oklahoma, et six autres joueurs qui évoluent également dans la NCAA, aux États-Unis. Auclair a été élu joueur défensif par excellence de la dernière Coupe Vanier, joueur défensif de l’année au pays en 2017 et recrue de l’année au Québec en 2016 en plus de cumuler huit plaqués et une interception en deux matchs cette saison. Quant à Assé, il a fait partie l’an dernier de la première équipe d’étoiles au Canada, lui qui fait 6 pieds 7 pouces et 300 livres.

Maccioccia surpris

On ne retrouve qu’un seul autre joueur d’une université québécoise dans le classement, soit le demi défensif des Carabins de l’Université de Montréal Marc-Antoine Dequoy en quinzième place. L’entraîneur des Carabins, Danny Maccioccia, a exprimé sa surprise que son protégé soit classé si loin. «Ces listes-là, ça vaut ce que ça vaut», a-t-il déclaré au téléphone. «Ça change d’une semaine à l’autre et certains du top 20 ne sont pas repêchés alors que d’autres qui n’y sont pas sont repêchés. Mais quand même, je suis surpris que Marc-Antoine ne soit que quinzième alors que je reçois des appels de la NFL à son sujet. Je sais qu’il va gagner sa vie avec le football, que ce soit au Canada ou aux États-Unis. On aurait aussi pu mettre Ben Marion, Brian Harelimana et Phil Pelletier dans la liste...» a laissé tomber l’entraîneur-chef des bleus.

Cinq autres joueurs de la liste évoluent dans des universités ailleurs au Canada comme le quart-arrière Adam Sinagara, originaire de Pointe-Claire, mais qui représente les Dinos de l’Université de Calgary, les joueurs de ligne offensive Carter O’Donnell, Dylan Giffen et Jesse Lawson, qui évoluent respectivement à l’Université de l’Alberta, de Western Ontario et de Carleton, ainsi que le receveur éloigné Tyler Ternowski de Waterloo. 

Les autres québécois à faire partie du classement sont le botteur JJ Molson de l’Université de Californie à Los Angeles, le joueur de ligne offensive Tomas Jack-Kurdyla de l’Université de Buffalo et le maraudeur Dev Lamour de l’Université de Buffalo, tous originaires de Montréal.

Rouge et Or

La jeune défensive contre l'attaque renouvelée [VIDÉO]

Chaque année, le premier match Rouge et Or/Carabins est l’occasion de mesurer les forces entre les deux titans du football universitaire québécois. Et les forces sont la plupart du temps plutôt égales puisque les trois quarts des 20 derniers matchs entre les deux équipes se sont soldés par un écart de moins d’un touché. La dernière victoire des représentants de l’Université de Montréal sur ceux de l’Université Laval remonte cependant au 9 septembre... 2017 par le pointage de 21 à 6 au Centre de l’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM). Samedi, toujours au CEPSUM, l’attaque renouvelée des Carabins se frottera à la défensive plus jeune du Rouge et Or dans ce premier duel entre les deux meilleures formations au Québec sur les deux fronts. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des Carabins et du Rouge et Or, Danny Maccioccia et Glen Constantin.

Prêts pour le duel

Même si les duels Carabins/Rouge et Or déterminent en grande partie le classement général au football universitaire québécois, n’essayez pas de faire dire à Glen Constantin, ou à n’importe quel joueur de son équipe, que le premier match contre les Carabins revêt une plus grande importance que les autres. «Oui, ce sont des matchs déterminants au classement de la saison, mais nous ne définissons pas notre saison avec ça», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire. «Tous les joueurs sont excités de jouer ce match-là, les deux programmes sont classés dans le top 3 au Canada. Montréal a une bonne défensive et notre force réside dans l’offensive. Cependant, notre jeune défensive a aussi progressé», a-t-il analysé, estimant que ses protégés sont prêts pour les Carabins. 

Après avoir utilisé largement, et avec beaucoup de succès, ses porteurs de ballon lors des deux premiers duels contre le Vert & Or de Sherbrooke et les Stingers de Concordia, Constantin a l’intention de diversifier davantage son attaque contre la défensive hermétique des bleus. «Le front de Montréal est très très physique et ça va prendre beaucoup d’énergie pour courir le ballon. Je ne pense pas qu’on aura 300 verges au sol contre Montréal», a déclaré le pilote du Rouge et Or, dont l’équipe est dernière pour le nombre de verges par la passe par match. Il refuse aussi de faire peser tout le poids de l’attaque sur les épaules de son quart-arrière Samuel Chénard. «Ce sera un bon test pour lui, mais tout ne repose pas sur Sam Chénard. Nous avons aussi de bons receveurs et de bons porteurs de ballon.»

Constantin s’attend aussi à ce que les Carabins aient une attaque plus diversifiée. «On voit souvent des schémas où ils mettent le ballon dans les mains de Kevin Kaya, mais il y a une meilleure distribution du ballon que l’an passé quand le ballon allait souvent vers [Régis] Cibasu et [Mathieu] Normandin. Ça rend ça plus difficile.» Malgré les changements au sein du personnel d’entraîneurs des Carabins, notamment l’arrivée de l’ex-quart-arrière des Alouettes de Montréal Anthony Calvillo, l’entraîneur du Rouge et Or s’attend tout de même à ce que les Carabins conservent leur «identité». «Ce qu’on voit sur vidéo à présent, ça demeure l’ADN de Montréal.»

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Rouge et Or de l’Université Laval

  • Fiche: 2 victoires 0 défaite (deuxième place)
  • Dernier match: Victoire de 41 à 6 contre les Stingers de Concordia
  • Verges par match: 455 (294.5 par la course, 160.5 par la passe)
  • Verges accordées par match: 274 (60 par la course, 214 par la passe)

Football

Mathieu Betts s’entend avec les Eskimos d’Edmonton

Mathieu Betts l’admet : ce n’était pas son plan A. Ça n’empêche pas l’ex-porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval d’être très heureux du nouveau pacte qu’il a paraphé lundi avec les Eskimos d’Edmonton.

«Depuis que je m’étais enrôlé avec les Bears de Chicago, l’objectif était de pousser ça à la limite et de me tailler une place avec l’équipe. Mais elle m’a annoncé la semaine dernière qu’elle allait dans une autre direction. C’est la réalité de cette ligue-là : elle devait faire passer ses effectifs de 90 joueurs à 53 moins de 48 heures après son dernier match préparatoire», a-t-il déclaré au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

«Mais mon objectif était aussi d’évoluer au niveau professionnel dès cette année, a poursuivi l’ailier défensif. Les Eskimos sont une très belle option et je ne pourrais pas être plus heureux de me retrouver ici. C’est certain que c’est une situation particulière, car je me joins à eux après une bonne partie de la saison, mais je vais tout faire pour contribuer aux succès de l’équipe.»

Le Montréalais aurait signé un contrat qui couvre la fin de la saison 2019 et la saison 2020. Les Eskimos détiendraient une clause d’option pour la saison 2021.

S’acclimater au cahier de jeux

Il rejoint une défense très efficace - première du circuit Ambrosie pour les verges accordées - qui compte notamment sur Almondo Sewell, Nick Usher, Kwaku Boateng et Mike Moore. Afin de s’acclimater au cahier de jeux des Eskimos, le footballeur dispose toutefois d’une dizaine de jours : profitant d’une semaine de congé, le prochain match de la formation albertaine n’aura lieu que le 20 septembre prochain, alors qu’elle accueillera les Tiger-Cats de Hamilton.

«Ça me laisse donc le temps de m’adapter, car ça me demandera tout de même une période d’ajustement après avoir évolué dans les derniers mois au football américain, à une autre position en plus. Mes quatre années à Laval, c’était au niveau amateur, alors il y aura un également un ajustement de ce côté.

«On ne m’a pas confirmé quoi que ce soit au sujet de mon utilisation, mais c’est certain que moi, je veux fouler le terrain le plus rapidement possible, que ce soit en défense ou au sein des unités spéciales.»

«Derniers mois éprouvants»

Le troisième choix au total au dernier repêchage de la LCF en mai, Betts avait été ignoré, un mois plus tôt, au repêchage de la NFL. Il avait rapidement signé un contrat de trois ans avec les Bears, l’une des cinq équipes qui ont évalué ses aptitudes en mars. Les Bears l’ont toutefois retranché le 31 août.

«J’ai ajouté beaucoup d’outils dans mon coffre, a-t-il dit au sujet de son passage au sud de la frontière. En étant utilisé à une autre position, ça m’a sorti de ma zone de confort, ce qui m’a permis d’évoluer comme ailier défensif. Ça m’a préparé pour beaucoup de situations différentes.

«Les deux derniers mois ont été éprouvants. J’ai appris beaucoup au niveau technique et j’ai affronté de bons joueurs : ça va amener mon jeu à un autre niveau. Mais ma progression n’est pas terminée: je vais continuer de m’améliorer à Edmonton.»

Pour amorcer sa carrière professionnelle, Betts aurait aussi pu emprunter le chemin de la XFL, le nouveau circuit américain qui lancera ses activités l’hiver prochain.

«Je n’ai pas beaucoup de repères dans la XFL. C’est une nouvelle ligue et bien que je ne sois pas inquiet de son succès, la Ligue canadienne est une ligue établie. Depuis la fin de mon parcours universitaire, c’était clair pour moi que je voulais jouer dans la LCF. De le faire avec une organisation de première classe comme les Eskimos, c’est l’idéal. Mon objectif est de demeurer ici le plus longtemps possible.»

Betts a disputé quatre saisons avec le Rouge et Or, mettant la main sur la coupe Vanier à deux occasions, en 2016 et en 2018. Il est le seul joueur de l’histoire à avoir remporté trois années de suite le trophée J.-P.-Metras, remis au meilleur joueur de ligne des rangs universitaires canadiens. Il a également établi un record du Réseau du sport étudiant du Québec avec 35,5 sacs.

Il est aussi le premier à remporter trois honneurs majeurs au sport universitaire canadien avec ses titres de recrue de l’année (2015) et athlète masculin de l’année (2018).

Rouge et Or

Le Rouge et Or court encore et bat les Stingers 41 à 6

MONTRÉAL — Les footballeurs du Rouge et Or de l’Université Laval ont signé samedi une autre victoire facile par la marque de 41 à 6 face aux Stingers de Concordia, qui sont toujours à la recherche d’un premier gain cette saison.

Encore une fois, Laval a misé sur la course pour se distinguer, les porteurs de ballon Vincent Breton-Robert, Joanik Masse et Luca Perrier amassant 315 verges durant le match.

C’est d’ailleurs Breton-Robert, avec un touché sur une course de 42 verges au début du premier quart, qui a ouvert la marque pour le Rouge et Or. «La ligne offensive a bien bloqué et j’ai juste eu à courir. On voulait faire de gros jeux, mais c’est vraiment l’fun de pouvoir en faire un comme ça en partant», a déclaré l’athlète de 23 ans qui a été désigné joueur offensif du match pour Laval.

Perrier, qui n’avait pas joué depuis novembre 2017, a inscrit le dernier majeur du Rouge et Or après un revirement sur un botté de dégagement à la porte des buts, gracieuseté de Ian Leroux.

«Après un ballon échappé comme ça, n’importe qui aurait pu le faire, mais c’est moi qui l’ai fait. Honnêtement, je n’ai pas pensé à grand-chose quand j’ai traversé la ligne des buts», a-t-il avoué.

«Je ne pense pas que j’étais rouillé même si ça faisait un bout que je n’avais pas joué, mais j’étais assez fébrile avant le match. J’essaie de travailler sur quoi je suis bon, c’est-à-dire courir en puissance», a résumé l’ancien du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy.

Jour de premières

À son premier match comme partant, le joueur de ligne défensive recrue Arnold Mbembe a enregistré son premier sac du quart et son premier ballon repris à un match auquel assistaient ses parents, ses frères et ses amis.

«C’est la première fois qu’ils me voyaient jouer au niveau universitaire. Moi, je voulais montrer aux coaches qu’ils pouvaient me faire confiance. Sur chaque jeu, j’y allais à 100%. J’aime bien arrêter l’attaque au sol. Mais je dois continuer à travailler fort, car ça se décide à chaque semaine qui est le partant», a déclaré Mbembe.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, était content du jeu de Mbembe et de Thomas Khuong, à qui il avait aussi donné plus de responsabilités samedi. «Ils ont démontré de belles choses et il faut leur faire faire des jeux si on veut savoir qui est le meilleur. Il faut faire jouer ce monde-là», a-t-il commenté à propos de sa jeune brigade défensive.

Chénard meilleur

Le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier était également satisfait de l’effort et de la performance de sa brigade, plus particulièrement du quart Samuel Chénard.

«Ils ont une ligne défensive jeune et on voulait en profiter en courant avec le ballon. Sam a pris de bonnes décisions aujourd’hui, il a joué un bon match qu’il a bien contrôlé. À son premier match, on avait identifié un très mauvais jeu qu’il avait fait, mais il n’y en a pas eu aujourd’hui», a résumé Ethier.

Après le premier touché du Rouge et Or, l’interception par Maxym Lavallée d’une passe que le quart des Stingers, Adam Vance, destinait à Sam Nadon a pavé la voie à un placement de Laval qui a ainsi augmenté son avance à 10-0.

Un touché de sûreté des Stingers a ajouté deux points à l’avance du Rouge et Or peu avant le début du second quart. Chénard a ajouté un autre majeur à sa fiche en propulsant une passe de 27 verges entre les mains de Mathieu Robitaille qui était dans la zone des buts.

Concordia a fini par s’inscrire au pointage grâce à un placement d’Andrew Stevens. Le Rouge et Or a ajouté un autre touché, sur une course de huit verges de Chénard, quelques secondes avant la fin de la demie. 

Un touché en moins

Félix Garand-Gauthier a franchi la ligne des buts avec le ballon à la fin du troisième quart, mais une pénalité pour avoir retenu a été imposée au Rouge et Or sur cette séquence. Les Lavalois se sont donc résignés à un autre placement pour porter le pointage à 31 à 3.

Le pied de Stevens a permis d’ajouter trois autres points pour les Stingers en début de quatrième quart. Avec quelques minutes à faire au match, le Rouge et Or a provoqué un revirement quand Leroux a récupéré un ballon échappé par Zamaad Gambari sur un botté de dégagement, pavant la voie au touché de Perrier. Le pointage a été complété par un autre touché de sûreté concédé par les locaux en fin de match et un simple sur un placement raté de David Côté.

L’entraîneur-chef des Stingers, Brad Collinson, n’était pas très satisfait de la performance des siens en première demie. «Il y a eu beaucoup d’erreurs d’assignation, mais ils ont donné leur 100% en deuxième demie et je crois qu’en fin de compte, on a mieux joué que la semaine passée contre McGill», analyse-t-il.

Résidus de Dorian

Les deux formations ont dû composer avec les résidus de l’ouragan Dorian alors que la pluie a commencé à s’abattre sur le Stade Concordia au troisième quart pour ensuite s’intensifier au quatrième. «On lançait bien la balle, mais la pluie n’aidait pas, c’est clair», a indiqué Collinson.

Déjà privés de leur receveur de passes Vincent Alessandrini, blessé à l’entraînement vendredi, les Stingers ont aussi vu le maraudeur David Germain tomber au combat durant le match alors qu’Adam Vance a dû être remplacé à la fin de la première demie. «Ce n’est rien de grave, Adam a perdu le souffle et on l’a remplacé par Olivier Roy sur trois jeux», a expliqué Collinson au sujet de son quart partant.

À son arrivée sur le terrain, Roy a cependant mal lu le jeu et la passe qu’il tentait a été déviée pour aboutir entre les mains d’Adam Auclair du Rouge et Or tout près de la zone des buts, mettant la table pour le touché de Chénard par la course.

Notes

Le receveur de passes Jonathan Breton-Robert avait été rayé de l’alignement du Rouge et Or à titre préventif. Il devrait revenir au jeu la semaine prochaine... 

Le secondeur Alec Poirier a été désigné joueur défensif du match pour le Rouge et Or alors que Wael Nesri a reçu cet honneur chez les Stingers. Le receveur de passes James Tyrrell a été le joueur offensif du match des locaux... 

Les Carabins de l’Université de Montréal seront le prochain adversaire du Rouge et Or. Samedi, ils ont vaincu l’équipe de l’Université McGill par la marque de 34 à 4. Le match de samedi était désigné comme le «Shrine Bowl», un événement caritatif annuel organisé par l’hôpital des Shriners... 

Rouge et Or

Prêts à déchiffrer la «méthode Philion»

Parmi les nombreux nouveaux membres de l’équipe d’entraîneurs des Stingers de Concordia, que le Rouge et Or affronte samedi, on compte un nom connu des amateurs de football canadien. L’ancien plaqueur défensif des Alouettes de Montréal et entraîneur de la ligne défensive de trois équipes de la Ligue canadienne de football depuis 2013, Ed Philion, est le nouveau coordonnateur de la défensive de Concordia et les joueurs de ligne offensive du Rouge et Or sont prêts à déchiffrer sa façon de faire.

«Nous avons un gros travail mental à faire», avoue le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Samuel Lefebvre. «Philion a mis ça à son goût», commente le vétéran de quatrième année, qui a travaillé beaucoup avec l’entraîneur de la ligne offensive Carl Brennan afin de se préparer pour ce match. «Il y a beaucoup de choses qui sortent de l’ordinaire dans leur défensive, plusieurs schémas de blocs qui ne sont pas intuitifs. Carl a travaillé beaucoup avec nous pour décrypter leur façon de faire. On a fait du vidéo tous les jours», poursuit-il.

Pas à la légère

Par ailleurs, Lefebvre refuse de prendre à la légère le prochain adversaire même si les Stingers n’ont toujours pas remporté de match cette année. «Ils ont joué un match serré contre les Carabins, et même contre McGill, ils avaient la possibilité de faire des jeux, mais ce n’était pas leur journée», analyse-t-il.

Dans ses séances de vidéo, Lefebvre a remarqué le nouveau venu Jahmensky Lubin, un joueur de ligne défensive de 6 pieds 1 pouce et 313 livres qui arrive directement de la Ligue de football junior du Canada. «C’est un gars qui joue du très bon football et il a été très bon chez les juniors.»

Comme lors du match d’ouverture du Rouge et Or contre Sherbrooke, Lefebvre s’attend aussi à voir les siens miser beaucoup sur le jeu au sol. «Il faudra encore exploiter le jeu au sol. Chaque match, on prend ce que l’adversaire nous donne et Sherbrooke nous a donné beaucoup d’occasions pour nous permettre de courir le ballon nord-sud. Jo [Joanik Masse] et Phil [Philippe Lessard-Vézina] ont fait le travail», poursuit-il à propos des deux porteurs de ballon qui ont accumulé ensemble 160 verges au sol.

D’amis à ennemis

Lefebvre avoue également qu’il sera aussi un peu particulier de retrouver de l’autre côté du terrain des visages qu’il a connus dans l’équipe d’entraîneurs du Rouge et Or comme Alex Surprenant (coordonnateur de l’offensive), Guillaume G. Bourassa (coordonnateur des unités spéciales et entraîneur des porteurs de ballon), Karl Monjoie (entraîneur de la ligne offensive) et Seydou Junior Haidara (entraîneur des receveurs de passes). Ces anciens de Laval sont maintenant aux côtés de l’entraîneur-chef des Stingers, Brad Collinson, lui aussi un ancien adjoint de Glen Constantin avec le Rouge et Or.

«Je les ai côtoyés pendant des années et je crois qu’ils vont amener une belle culture à Concordia. Mais quand le ballon est live, il n’y a plus d’amis, plus de pitié. On veut gagner chaque bataille, peu importe qui se retrouve devant nous», indique-t-il.

«Contre les Stingers, si tout le monde prend son homme et si on court nord-sud, ça devrait bien aller. La majorité de leurs blitz sont des surnombres. On ne peut pas se retrouver en deuxième et long, et sûrement que ce sera leur plan de match d’essayer de nous avoir de cette façon», conclut Lefebvre.

Rouge et or

Face à face: des équipe à deux visages

Quel Rouge et Or se présentera au terrain de football de Concordia samedi? Celui qui a été dominé par le Vert & Or de Sherbrooke durant la plus grande partie de la première demie du premier match de la saison ou celui qui a carrément écrasé son adversaire sherbrookois 41 à 10 grâce à une impeccable deuxième demie? D’un autre côté, on peut aussi se demander quels Stingers rencontreront les représentants de l’Université Laval : ceux qui ont tenu tête aux puissants Carabins de l’Université de Montréal pour s’incliner par un score serré de 10 à 3 dans leur première partie de la saison ou ceux qui ont reçu une raclée de 41 à 14 par l’équipe de football de McGill la semaine dernière? Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs-chefs des deux formations, Glen Constantin et Brad Collinson, en prévision de ce match.

BEAUCOUP D'INTERROGATIONS

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Glen Constantin a beaucoup d’interrogations au sujet du prochain adversaire des ses protégés. «Non, on ne sait pas quelle équipe va se présenter et c’est pour ça qu’on essaie de ne pas se préoccuper de ce qu’a fait l’adversaire dans les matchs précédents, mais plutôt d’établir un standard d’équipe. Offensivement, les Stingers ont une équipe assez conventionnelle avec un quart-arrière de cinquième année, de bons receveurs, de bons porteurs de ballon. Défensivement, cependant, il y a beaucoup de fronts et il faut s’attendre à des permutations multiples sur les lignes», indique l’entraîneur du Rouge et Or, qui qualifie même «d’exotique» la défensive des Stingers tellement elle est en dehors des normes habituelles. «Il faudra avoir une bonne maîtrise de leur système défensif.»

Constantin et ses joueurs, qui bénéficiaient d’un week-end de congé après avoir affronté le Vert & Or, ont eu deux bonnes semaines pour analyser les vidéos des matchs des Stingers. «On a fait beaucoup de recherche et de vidéo pour se préparer à ce match. Oui, ils ont joué un match serré contre les Carabins, mais de notre côté, nous n’avons pas non plus joué notre meilleur football contre Sherbrooke. Les équipes donnent toujours leurs meilleurs efforts contre les gros adversaires et je crois que c’est ce qui s’est passé. Ils ont peut-être eu un petit relâchement contre McGill. Je pense donc que contre nous, il faut s’attendre au meilleur de Concordia», a-t-il ajouté.

Constantin a aussi noté l’importance des unités spéciales avec de l’autre côté l’ex-porteur de ballon des Cheetahs de Vanier, Kevin Foster Verdier, qui domine déjà le circuit universitaire sur les retours de bottés avec les Stingers.

L’entraîneur a aussi été obligé d’avouer que la semaine de congé des siens arrivait à point même si elle avait été placée très tôt dans la saison. «Je pense que pour une équipe un peu plus jeune comme la nôtre, ça a été bénéfique. On avait presque traité le match contre Sherbrooke comme un match préparatoire, alors le congé a permis à nos jeunes joueurs d’apporter des correctifs à l’entraînement», concède-t-il. Ian Bussières

Rouge et Or

André Bolduc heureux que son fils évolue pour le Rouge et Or

«Ça fait longtemps qu’on n’était pas venus ensemble ici. Il était ball boy, pas grand... Et on avait mangé une volée!»

André Bolduc replongeait dans ses souvenirs, jeudi, après avoir assisté à la séance d’entraînement de l’équipe de football du Rouge et Or. À une autre époque, il fréquentait le stade de l’Université Laval à titre d’ennemi. Il a dirigé le Vert & Or de Sherbrooke pendant cinq ans (2007 à 2011).

Bolduc est aujourd’hui entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal, dans la LCF. Son fils aîné de 20 ans, Thomas, est quart-arrière de première saison pour le Rouge et Or.

Sa visite à Québec sera un deux pour un, puisque son fils cadet s’adonne aussi au football dans les rangs juvéniles pour le Triolet de Sherbrooke, qui joue vendredi soir au Séminaire Saint-François, à Saint-Augustin. Ils ont aussi deux sœurs jumelles joueuses de volleyball.

À 6’ 2’’ et 204 lb, Thomas est maintenant loin du petit ball boy du Vert & Or. Il dépasse son père. Dimanche dernier, il était en uniforme pour son premier match universitaire comme troisième quart-arrière. Laval a dominé Sherbrooke 41-10. Le papa n’était pas trop déchiré entre sa progéniture et son ancien club.

«Je prenais pour mon fils! Il était déjà habillé, ce qui était un objectif commun dont on avait parlé. C’était une chance pour lui de vivre ça, un premier match ici avec la présentation et la foule. Quant au pointage, je souhaitais que Thomas remporte le match», affirme André Bolduc.

Pas le choix de papa

Thomas était heureux jeudi que son paternel puisse enfin le voir en personne avec un maillot du Rouge et Or sur le dos. Parce que quand tout le monde est dans le foot, difficile d’aller voir les matchs des autres.

«En étant ici aujourd’hui, il peut voir où je suis rendu, comment j’ai progressé dans ce nouveau système de jeu et avec de nouveaux coachs», a expliqué le deuxième quart le plus productif l’an dernier en première division collégiale québécoise, avec Lennoxville, derrière le phénomène Jonathan Sénécal.

Bolduc père assure ne pas avoir tenté d’influencer fiston pour qu’il opte pour le Vert & Or au lieu du Rouge et Or. «Je l’ai laissé faire son choix tout seul», assure André Bolduc. «Je l’ai conseillé sur certains points, mais pas sur le choix de l’équipe comme tel.»

«Je connais beaucoup les entraîneurs, ici», a-t-il rappelé, après avoir fait l’accolade au coordonnateur défensif Marc Fortier. «J’ai habité avec Marc à l’université, Glen [Constantin] m’a recruté dans le temps qu’il était à Bishop’s... Ça me rassure de voir que Thomas est entre bonnes mains», résume un papa fier.

Ici pour les coachs

«J’ai choisi l’Université Laval à cause des installations et surtout des coachs», précise pour sa part Thomas. «Mathieu Bertrand et Justin Ethier sont les meilleurs coachs en offensive au Québec et peut-être même au Canada. Je savais que j’allais vraiment être bonnes mains. Et à date, je joue mon meilleur football.»

Il en aura besoin au cœur une lutte à quatre pivots chaque semaine avec le vétéran Samuel Chénard, le joueur de troisième année David Pelletier et l’autre recrue Jean-Philippe Cordero.

«On a un beau groupe. À quatre, c’est différent d’être pratiquement seul au cégep, mais ça fait partie du processus. Dans l’universitaire, tout le monde est bon. Tu dois juste rester positif et quand tu as l’occasion d’embarquer sur le terrain, il faut que tu y ailles à fond. C’est ce que je fais!» conclut Thomas Bolduc.

Rouge et Or

Début de saison du Rouge et Or: sous le signe de l’inconnu

Même si l’entraîneur Glen Constantin connaît bien le Vert & Or de Sherbrooke, une aura de mystère plane autour de l’adversaire de son Rouge et Or pour le premier match de la saison de football universitaire qui sera disputé dimanche après-midi au Stade Telus.

«Il y a beaucoup de points d’interrogation du côté de Sherbrooke, qui a un nouveau coordonnateur à l’attaque, Justin Chapdelaine, qui occupait les mêmes fonctions avec les Gaiters de Bishop’s l’an dernier. Disons qu’on s’est fiés beaucoup à ce qu’il avait fait à Bishop’s pour essayer de prévoir ce qu’on verra dimanche. Il est un bon entraîneur et je pense qu’il peut avoir été influencé par la Ligue canadienne de football, où il a déjà travaillé avec son père, dans son système offensif», a avancé Constantin jeudi lors de son point de presse hebdomadaire.

Constantin a déjà évolué comme coordonnateur défensif sous les ordres de Jacques Chapdelaine, le père de Justin, au début de son association avec le Rouge et Or. «Je dois avouer que c’est un peu spécial d’affronter Justin comme coordonnateur offensif. Je me rappelle que ce jeune homme courait en couche dans le PEPS quand son père coachait ici! Disons que ça ne me rajeunit pas!», affirme-t-il en riant à propos du jeune coordonnateur à l’attaque qui est âgé de 27 ans.

«Pour ce premier match, ce sera de l’inconnu. De plus, nous n’avons pas eu de match préparatoire alors que dans la NFL, ils en ont plusieurs. On n’a eu que 300 jeux offensifs et défensifs depuis 14 jours. Ce n’est pas beaucoup de volume. Il faudra faire attention pour que les joueurs ne veuillent pas en faire un peu trop, ce qui peut causer des punitions, ou manquent de synchronisme», reprend Constantin.

Il s’attend aussi à voir un quart-arrière recrue du côté du Vert & Or pour ce premier duel de la saison. «On doit s’attendre à un système de jeu différent. Leurs deux quarts-arrières recrues sont talentueux et je crois qu’ils auront une meilleure production offensive par la passe», ajoute-t-il au sujet de l’attaque sherbrookoise qui avait tendance par le passé à beaucoup s’appuyer sur l’excellent porteur de ballon Gabriel Polan, maintenant retraité.

Fébrile

Une chose est certaine, Constantin est fébrile à l’approche de cette 25e saison du Rouge et Or. «C’est un bon défi avec beaucoup de changements des deux côtés. Nous avons 10 partants de retour et beaucoup de nouveaux visages sur la ligne défensive. Les unités spéciales seront importantes aussi. Ils ont un bon botteur et nous aussi. Les deux équipes vont se chercher au début, tenter de trouver le rythme. Ce sera important d’avoir de bonnes couvertures de bottés», poursuit-il en référence au match d’ouverture de la dernière saison où l’offensive n’avait réussi aucun touché.

Constantin a aussi réitéré sa confiance en Samuel Chénard, son quart-arrière partant qui prend la relève d’Hugo Richard après avoir évolué dans son ombre pendant quatre ans. «Il a connu une belle progression au camp. J’ai confiance en lui, j’ai aimé son comportement. Il peut s’améliorer encore», conclut-il.

Rouge et or

L’un des plus grands défis de Constantin [VIDÉO]

L’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, l’avoue d’entrée de jeu : le remplacement des quatre partants de l’an dernier à la ligne défensive de son équipe constitue tout un contrat.

«C’est l’un des plus gros défis que j’aie eu à relever», a lancé celui qui entame sa dix-neuvième année à la tête de l’équipe de football lavaloise lors de la conférence de presse soulignant le début de la saison jeudi.

En plus de perdre son ailier défensif vedette, Mathieu Betts, présentement au camp des Bears de Chicago dans la NFL, Constantin doit aussi composer sans Vincent Desjardins, parti pour la Ligue canadienne de football, Clément Lebreux et Marc-Antoine Bellefroid, qui a pris sa retraite.

«Jamais, par le passé, je n’avais perdu autant de joueurs sur la ligne défensive. C’est un gros défi, mais c’est un défi l’fun. Comparativement à l’année passée, là, j’ai beaucoup de coaching à faire et quand j’explique les choses, je vois les joueurs progresser immédiatement», poursuit Constantin, qui est aussi l’entraîneur des joueurs de ligne défensive.

Le coordonnateur défensif Marc Fortier a mentionné les noms de trois anciens du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy qui ont eu un peu de terrain l’an dernier, Samuel Maranda-Bizeau, Yanis Chihat et Alexandre Gagnon, comme étant ceux qui auront à prendre la relève sur la ligne défensive, sans oublier la recrue William Desgagné, qui évoluait l’an passé avec les Cougars du Collège Champlain.

«Ce sont des jeunes talentueux et, au moins, ils s’entraîneront contre une ligne offensive expérimentée. Certains gars qui reviennent du cégep, ils ont un peu de misère car le gars devant toi, il revient des Giants de New York!», a d’ailleurs lancé Glen Constantin en parlant du joueur de ligne à l’attaque Samuel Thomassin, de retour avec le Rouge et Or pour une cinquième saison.

L’après-Richard

Glen Constantin sait aussi qu’il devra aussi gérer l’après-Hugo Richard puisque son quart a disputé l’an dernier sa dernière année d’éligibilité. «On avait aussi vécu l’après-Mathieu Bertrand, l’après-Benoît Groulx et l’après-Bruno Prud’homme, mais une équipe ne repose pas juste sur une personne. La production devra être répartie sur tous les aspects du jeu», poursuit-il.

À ce sujet, le coordonnateur de l’offensive Justin Ethier estime qu’il faut être réaliste et avoir une «vision de progression» pour Samuel Chénard, qui chaussera les gros souliers de Richard cette année après quatre saisons à être son remplaçant.

«Il faudra que Samuel soit bien encadré et c’est encore plus vrai pour le début de la saison», poursuit Ethier, qui n’est pas inquiet du fait que Chénard soit un quart moins mobile que Richard. 

«Ce n’est pas grave, moins de mobilité, si ça vient avec une bonne compréhension de certaines choses. Pour Samuel, comme pour le quart David Pelletier, je n’ai pas de crainte quant à la compréhension. Le défi sera au niveau de l’exécution puisqu’ils n’ont pas joué beaucoup», indique-t-il.

Attaque diversifiée

Ethier ajoute que l’attaque du Rouge et Or devrait être aussi diversifiée cette année que par les saisons passées. «Dans le passé, on a déjà connu des années où ça courrait beaucoup avec le ballon. Mais dans notre conférence, on ne peut pas se permettre d’être unidimensionnels. Il faut être bons par la passe aussi.»

Malgré les départs, Glen Constantin estime encore qu’il est réaliste pour le Rouge et Or de penser défendre son titre de champion de la Coupe Vanier en cette vingt-cinquième saison du programme de football.

«On n’est jamais satisfaits, on refuse d’être complaisants, on cherche toujours à voir ce qu’on pourrait faire pour s’améliorer», affirme-t-il, comme un mantra, en terminant.

Rouge et Or

Olivier Bamrounsavath: devenir la cible comme receveur

Pour Olivier Bamrounsavath, qui a toujours évolué à la position de quart-arrière durant son cheminement au football, la transition au poste de receveur de passes constitue un défi. La recrue du Rouge et Or est cependant convaincu qu’il arrivera à devenir la cible plutôt que celui qui lance les projectiles.

«C’est sûr qu’il y a des bouts du travail de quart-arrière qui me manquent, comme la possibilité de sauver un jeu à moi tout seul quand ça va mal en courant avec le ballon. Par contre, je commence à avoir beaucoup de plaisir à faire des choses que je ne faisais jamais comme quart», a-t-il expliqué au terme de l’entraînement du Rouge et Or mercredi.

Dès le début de la période de recrutement, ce sont les qualités athlétiques du produit des Titans du Cégep de Limoilou qui ont attiré les recruteurs universitaires, dont plusieurs le voyaient dans des rôles différents de celui auquel il était habitué sur le terrain.

«Le Vert & Or de Sherbrooke voulait m’avoir comme joueur défensif et le Rouge et Or m’a choisi comme athlète avant tout en me disant que j’avais un bel avenir comme receveur», explique celui dont l’entraîneur au collégial, Dave Parent, répétait souvent qu’il était le plus bel athlète qu’il ait dirigé.

Apprentissage

«Pour moi, c’est donc une année d’apprentissage dans ce nouveau rôle, mais j’ai eu la chance de faire le camp d’hiver. J’ai vraiment appris beaucoup là-bas et j’arrive ici mieux préparé. Avant le camp d’hiver, je ne savais même pas encore courir des routes!»

Même si Olivier aimerait bien fouler le terrain cette année, le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Ethier, le voit davantage comme un projet à moyen et long terme.

«C’est vrai qu’Olivier est très athlétique et qu’il a des habiletés vraiment solides. Pour le moment, je ne crois pas qu’il soit prêt à évoluer comme receveur. Je le vois plus à moyen et long terme mais le jeune est patient et il s’améliore chaque jour. On sent qu’il aime le défi d’essayer une nouvelle position», a commenté Ethier. 

D’un frère à l’autre

De plus, le recrutement d’Olivier par Laval assure que le patronyme de 13 lettres d’origine laotienne demeure quelques années encore sur l’uniforme du Rouge et Or. 

Son grand frère Félix Bamrounsavath, un demi-défensif, a en effet terminé ce printemps sa formation universitaire et est retourné avec le Titan de Limoilou comme entraîneur des demis-défensifs et responsable du conditionnement.

«C’est spécial, on a un peu fait le switch : moi qui passe du Titan au Rouge et Or et Félix qui passe du Rouge et Or au Titan. On a six ans de différence, alors on n’a jamais eu la chance de jouer ensemble. Mais maintenant, je rencontre tous ses amis du Rouge et Or et lui, mes anciens coéquipiers du Titan», termine Olivier.

Rouge et Or

Basketball: deux joueuses françaises pas venues «cirer le banc»!

«On n’est pas venues de France pour cirer le banc!»

Au Québec, on dit «réchauffer le banc», elles l’apprendront assez vite. Mais l’expression est claire. Leur intention aussi. L’équipe féminine de basketball du Rouge et Or vient d’ajouter deux gros morceaux avec la venue des Françaises Leslie Makosso et Zahra Douar-Wajih à l’Université Laval.

Gros morceaux pas par leur gabarit, les deux gardes ne sont ni grandes ni costaudes. Mais leur vitesse au jeu et leur ardeur en défensive permettent à l’entraîneur-chef Guillaume Giroux de leur prédire une bonne utilisation.

Et qu’en conséquence, malgré le départ de quatre régulières, dont la joueuse par excellence au pays Sarah-Jane Marois, et sept finissantes au total, la formation vice-championne canadienne universitaire devrait se maintenir parmi les meilleures pour la campagne 2019-2020.

C’était l’un des critères de ces recrues d’outre-Atlantique. «On ne s’est pas embarquées à l’aveugle», atteste Makosso, qui avait aussi eu une offre de l’Université de la Saskatchewan.

La possibilité de conjuguer études universitaires et sport d’élite constitue la raison première de leur présence chez nous, mariage impossible en France après l’âge de 20 ans et la sortie du centre national de formation. Puis l’équipe et la ville sont entrées en ligne de compte.

Makosso, de Lyon, a 23 ans et a roulé sa bosse aux quatre coins de l’Hexagone. Douar-Wajih, 20 ans, vient de Paris. Elles ne se connaissaient pas avant de dire oui à Giroux, chacune de leur côté.

Taxes et pourboire

Les deux s’affirment très heureuses de l’accueil chaleureux de leurs nouvelles coéquipières, depuis une semaine. Comme cette agréable soirée dans le Vieux-Québec, samedi, où Douar-Wajih croyait d’abord s’être fait arnaquer par l’ajout des taxes et du pourboire sur sa facture au restaurant!

Autre chose à laquelle elles devront s’habituer, c’est le jeu plus physique qui se pratique de ce côté-ci de l’océan. «Ça joue dur aussi en France, faut pas croire qu’on a peur des contacts. Mais ici, les arbitres sifflent moins», explique Makosso, qui a de la famille à Montréal.

«On amène notre basket», promet de son côté Douar-Wajih. «On fait plus de placements, on peut ralentir le rythme du jeu. On est très rapides si la situation le commande, mais en Amérique, on dirait qu’elles sont tout le temps dans le rush», illustre-t-elle.

Lundi, elles ont travaillé une longue première journée au camp d’été de basket du Rouge et Or pour les 12 à 17 ans, avant d’entreprendre la séance d’entraînement d’équipe en début de soirée. Alors, comment sont nos ados québécois? «Des ados, c’est des ados!» laissent-elles tomber, sans jamais perdre le sourire.

Deux bons transferts

En plus des deux Françaises, les filles du Rouge et Or basket enrichissent leur alignement de deux autres gardes d’expérience en provenance d’autres clubs du circuit universitaire québécois.

Maude Archambault, transfert des Gaiters de Bishop’s, était quatrième marqueuse de la Ligue l’an dernier avec 13,8 points en moyenne par rencontre. Elle apparaissait de plus dans le top 10 provincial pour les aides (2,4 par match) et le pourcentage de réussite aux lancers francs (83 %).

De son côté, Élise Roy arrive de Concordia. Elle était partante l’an dernier avec les Stingers, pointant au quatrième rang des universitaires québécoises pour les vols (1,6) et neuvième au chapitre des rebonds (5,8).

Les deux viennent de la région, Roy de Lévis et Archambault de Saint-Augustin. Comme elles entrent à la maîtrise, elles ne sont pas privées de jeu durant un an comme lorsqu’un athlète au baccalauréat passe d’une université à l’autre.

La saison officielle commence en novembre avec des matchs préparatoires dès septembre.

Rouge et Or

Simplicité et confiance pour Forbes-Mombleau

Le camp du Rouge et Or est à peine amorcé que Vincent Forbes-Mombleau se dit déjà pas mal plus à l’aise que l’an dernier. Les attentes sont donc élevées envers l’habile receveur nommé recrue par excellence au Québec la saison passée.

Cette nouvelle confiance se voit sur le terrain. Mais aussi sur sa peau. Il est passé de trois tatouages à 19 bien comptés, sur les bras, la poitrine et l’abdomen, les jambes. Un papillon sur le tibia droit, un casque de foot avec les initiales des membres de sa famille sur l’avant-bas gauche. Certains pour le style, d’autres pour la symbolique.

Quant à son jeu, «la plus grande différence, c’est surtout la compréhension et l’apprentissage du cahier de jeux. L’an dernier, au camp, juste de comprendre les jeux était difficile. Là, c’est plus simple», a constaté Forbes-Mombleau, dimanche midi, au terme du troisième jour d’entraînement présaison du club de football de l’Université Laval.

Celui qui a troqué le numéro 86 pour le 80 avoue s’être appuyé sur ses habiletés pour connaître du succès à sa première année dans les rangs universitaires.

«Des fois, je n’étais pas trop sûr et j’y allais à 100 % en espérant faire la bonne chose. Mais plus tu avances, plus tu comprends le système et plus c’est simple. Maintenant, quand je suis aligné, au lieu de penser à quel jeu je dois faire, je me fais un plan pour savoir comment je vais faire mon jeu.»

Auteur de 31 attrapés pour 377 verges de gains et deux touchés en saison l’automne passé, Forbes-Mombleau a fait encore mieux en éliminatoires avec une récolte de 189 verges et quatre majeurs sur 17 attrapés en quatre rencontres. Dont une explosive performance de 104 verges et trois touchés en demi-finale canadienne, contre St. F.X.

Il s’est classé toute l’année deuxième parmi les receveurs du Rouge et Or derrière Jonathan Breton-Robert. Forbes-Mombleau devenait le cinquième représentant de l’UL sacré meilleur joueur de première année au Québec en cinq ans, le premier en attaque depuis le quart-arrière Hugo Richard, en 2014.

Progression

«L’an passé au camp, on voyait que ça allait vite pour lui», admet le coordonnateur offensif, Justin Ethier, très heureux de voir toute la progression de Forbes-Mombleau, «un gros morceau de notre attaque» pour 2019. «Je suis impressionné. Tu sens que Vincent comprend plus ce qu’on fait et joue avec plus de confiance. On va garder les habiletés et ajouter plus de compréhension et de confort dans notre système de jeu», se réjouit à l’avance Ethier.

Le receveur intérieur se souvient qu’à sa première année, il se tournait souvent, en fait «presque sur chaque jeu», vers son coéquipier receveur voisin de ligne Marc-Antoine Pivin «pour savoir ce qu’on faisait là-dessus».

À son tour d’agir en modèle pour les petits nouveaux, de pistonner des coéquipiers comme Douglas-Surf Biron, une recrue, ou encore Jacob Doucet-Brière, muté de la position d’ailier rapproché à celle de receveur intérieur.

Rappelons que Forbes-Mombleau, produit du Campus Notre-Dame-de-Foy, était arrivé du cégep auréolé de deux records de ligue pour les verges sur réception, en une saison et en carrière collégiale.

Au Collège Notre-Dame-de-Foy, il évoluait en compagnie de son frère Cédric Forbes-Mombleau, secondeur qui a accroché ses crampons après avoir jonglé avec l’idée de se joindre au Rouge et Or.

NOTES

Le jeune receveur de passes Vincent Girard a réalisé un très bel attrapé au-dessus de sa tête, en se retournant, pour amorcer la séance de dimanche du bon pied... 

Le secondeur de couverture de quatrième année Adam Auclair sera encore une menace pour toutes les attaques adverses cette année. Il a montré sa forme dimanche avec une belle interception... 

Le porteur de ballon Vincent Breton-Robert est blessé... La nouvelle devise du Rouge et Or? Outwork yesterday, «travaille plus fort qu’hier», expression popularisée par l’équipe de football de l’Université de l’Alabama.

Rouge et Or

Basketball : le Rouge et Or perd une guerre de tranchées

Les basketteurs de l’Université Laval ont perdu une guerre de tranchées samedi face aux Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe qui évolue en première division de la NCAA a remporté in extremis par la marque de 79 à 76 le match hors concours qui l’opposait au Rouge et Or.

Les basketteurs de l’Université Laval ont perdu une guerre de tranchées samedi face aux Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe qui évolue en première division de la NCAA a remporté in extremis par la marque de 79 à 76 le match hors concours qui l’opposait au Rouge et Or.

La marque était de 75-73 en faveur des Bobcats avec moins de 47 secondes à faire au match quand Samuel Bouchard a créé l’égalité en réussissant ses deux lancers francs. 

Vingt secondes plus tard, les Bobcats commettaient une autre faute et, cette fois, c’est à Christian Redmont-Kannon, qui été le meilleur des siens avec 21 points, que revenait la tâche d’effectuer les lancers francs. Touchant la cible avec le premier et ratant de peu le second, le numéro 15 a donné une mince avance d’un point aux locaux.

Un panier des Bobcats avec dix secondes à faire a cependant poussé les Américains en avant. Le Rouge et Or a ensuite raté un panier, un lancer bloqué par la défensive des Bobcats.

Avec seulement 2.5 secondes à faire, les Bobcats ont à leur tour eu droit à deux lancers francs qu’ils ont réussis pour se donner une avance de trois points. Dans une cause désespérée, l’arrière Nicolas Desjardins, qui avait poussé les siens en avant une minute plus tôt avec un panier de trois points, a tenté à nouveau sa chance, en vain cette fois cependant.

«Quand le lancer est parti, j’étais certain que ça rentrait et qu’on créait l’égalité. On était tous vraiment excités, c’est le genre de match qui est «le fun» à jouer. C’est agréable de voir qu’on peut se comparer à un programme de division I de la NCAA. Je crois que ça prouve que le basket canadien n’est pas si loin de celui des États-Unis», a commenté Desjardins.

Déficit de grandeur

Le Rouge et Or faisait cependant face à plus grand que lui samedi, les Bobcats alignant sept basketteurs de 6 pieds 6 pouces et plus alors que les locaux n’en comptent que deux, le vétéran centre Marc-André Fortin et l’ailier Sidney Tremblay-Lacombe.

Qu’à cela ne tienne, ils ont compensé par l’adresse et un jeu physique, terminant avec une avance de 17 à 10 après le premier quart et de 39 à 29 à la demie.

Les joueurs de Quinnipiac ont cependant commencé à remonter la pente dans la seconde partie du match, créant l’égalité à la fin du troisième quart. 

«Je crois qu’on a bien joué, il ne fallait pas les laisser marquer», a commenté Fortin après la partie. «Après les deux premiers quarts, ils étaient plus intenses que nous et sautaient sur tous les ballons. Heureusement, nous nous sommes bien repris en fin de match.»

Le grand numéro 20 indique toutefois que la donne est bien différente lors de ces matchs préparatoires. «On arrive un peu dans l’inconnu, ce sont des équipes et des joueurs que nous ne connaissons pas. Oui, les joueurs de la NCAA sont souvent plus grands que nous, mais c’est pour ça qu’il faut être physiques. La grandeur devient moins importante quand on réussit à les garder loin du panier», conclut Fortin.

Rouge et Or

Lutte à quatre pour le poste de quart-arrière partant du R et O [VIDÉO]

Après avoir réécrit le livre des records du programme de football de l’Université Laval, le quart-arrière vedette Hugo Richard porte maintenant l’uniforme des Alouettes de Montréal. Pendant ce temps, Samuel Chénard, David Pelletier et les nouveaux venus Thomas Bolduc et Jean-Philippe Cordero sont les quatre prétendants qui se livrent une lutte plus fraternelle que fratricide au camp d’entraînement du Rouge et Or afin de succéder au légendaire numéro 4.

Comme il était le quart suppléant au cours des dernières saisons et qu’il en est à sa dernière année d’admissibilité, plusieurs voient Chénard comme le successeur désigné de Richard. Le footballeur de 24 ans ne s’assoit cependant pas sur ses lauriers. «J’ai toujours travaillé très fort depuis quatre ans et je fais la même chose cette année, comme quand j’étais derrière Hugo. Je me suis entraîné fort pendant les quatre dernières saisons et c’est la même chose cet été», a-t-il déclaré au Soleil vendredi après la première séance d’entraînement du Rouge et Or.

«On apprend de chaque personne avec qui on joue alors, oui, j’ai appris d’Hugo. Mais maintenant, il est également temps, comme joueur de cinquième année et David comme joueur de troisième année, d’aider les nouveaux avec le cahier de jeux, de les accompagner pour qu’ils soient prêts à embarquer sur le terrain en cas de besoin », ajoute Chénard, précisant que la lutte à quatre est plutôt amicale. «Le football, c’est un travail d’équipe, alors j’essaie de donner au suivant», ajoute celui qui avait vu Richard et Marc-Antoine Langevin le prendre sous leur aile à son arrivée avec l’équipe.

Les lectures, les pas, l’exécution, Chénard planche sur tous les aspects de son jeu à l’approche d’une saison où il pourrait enfin être le numéro un. Et même s’il attend sa chance depuis plusieurs années, il dit ne pas ressentir de stress particulier. «Je dirais que c’est plutôt du plaisir, j’ai hâte de jouer. Je suis un gars de Québec et j’ai toujours suivi le Rouge et Or depuis l’époque où j’étais petit avec mes parents.»

Rouge et Or

C'est l'heure de remplacer Richard et Betts chez le Rouge et Or [VIDÉO]

«On a survécu au départ de Mathieu Bertrand, de Benoît Groulx et maintenant c’est Hugo Richard. Ces années-là, on avait une très bonne défensive. Là, on a plus de points d’interrogation auxquels on devrait répondre dans les prochains jours, ça va me permettre de mieux dormir le soir.»

Le club de football du Rouge et Or de l’Université Laval lance la 25e campagne de son histoire, vendredi, avec l’ouverture du camp présaison. L’entraîneur-chef Glen Constantin, tout sourire mercredi quand il a reçu Le Soleil dans son bureau, prend la barre pour une 19e année, sa 24e dans l’organisation.

«Dans notre domaine, c’est rare de garder une job aussi longtemps», admet l’homme de 54 ans, qui se donne encore «au moins 10 ans» comme coach actif. «Pour le programme, c’est 25 ans de qualité et de défis relevés. En prenant soin des petites choses, les grandes choses peuvent arriver», poursuit l’entraîneur le plus décoré dans l’histoire du football universitaire canadien.

En 24 campagnes jusqu’ici, dont la première en 1995 qui ne comptait même pas, le Rouge et Or a gagné 10 fois le championnat canadien universitaire. La fameuse Coupe Vanier, soulevée encore une fois par les gars de Québec en novembre dernier, sur leur propre terrain. Cette année encore, la grande finale nationale se tiendra au stade du PEPS.

«Notre équipe est jeune et on a beaucoup de travail à faire sur la chimie, la cohésion, l’apprentissage, le développement de nos joueurs. Mais on a aussi un groupe très talentueux. En progressant chaque semaine, espérons qu’on se rendra en finale canadienne l’année du 25e», souhaite Constantin.

86 joueurs

Les 86 joueurs sont au boulot depuis quelques jours, avec la distribution des équipements, les examens médicaux et la grande réunion d’accueil.

Ce qui empêche le patron de bien dormir, ce n’est pas tant la perte de joueurs étoiles comme le quart-arrière Hugo Richard, trois fois joueur par excellence au Québec en cinq ans, et l’ailier défensif Mathieu Betts, meilleur joueur de ligne universitaire au Canada ses trois dernières années.

La machine du Rouge et Or a toujours pu remplacer de gros morceaux sans voir ses performances en souffrir. Au lendemain des départs des quarts vedettes Mathieu Bertrand et Benoît Groulx, le Rouge et Or a trouvé le moyen de gagner la Coupe Vanier, en 2004 et en 2010.

«Un changement de quart-arrière ne nous a jamais inquiétés dans le passé à cause de la force de la défensive. Mais là, on a des positions importantes en défensive où on a des points d’interrogation.»

«Sur la ligne défensive, on a perdu Mathieu Betts pour la NFL, Vincent Desjardins pour la LCF, Clément Lebreux est parti aussi et Edward Godin [LCF] l’année d’avant. Alors le camp [de 14 jours] servira à déterminer qui va jouer. On va avoir du travail à faire en saison aussi», constate l’entraîneur, un maître ès défensive.