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Les Alouettes retranchent Seydou Junior Haïdara

Sa sixième campagne dans la LCF à peine amorcée que Seydou Junior Haïdara se retrouve devant rien. Mardi, les Alouettes de Montréal ont libéré le receveur de passes de Québec, à sa grande surprise, mettant fin à une association de près de deux ans.

«Je ne m’y attendais pas du tout!» a admis au Soleil l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval. Il était en uniforme comme ailier espacé réserviste pour le premier match régulier, samedi, mais il n’a pas touché au ballon. «Je trouvais même que ma situation dans l’équipe s’améliorait! J’avais de bons commentaires des entraîneurs, mais des fois, l’évaluation des entraîneurs et de l’administration n’est pas la même», constate celui qui a été sacrifié pour pouvoir ajouter un Canadien sur la ligne offensive. Dans une ligue où les quotas font loi, il sera remplacé par un receveur américain.

À 29 ans, l’athlète de 6’1” et de 215 livres a déjà commencé à préparer son après-carrière. Mardi, on lui a offert de devenir entraîneur dans les rangs amateurs. «Le sport professionnel, on ne sait jamais quand ça peut s’arrêter. C’est encore frais et je vais voir s’il se passe quelque chose avec les autres équipes dans les prochaines semaines. Mais oui, peut-être que c’était mon dernier match comme joueur», a-t-il résumé.

Repêché en 2013 par les Lions de la Colombie-Britannique, Haïdara a joué avec Vancouver, Regina, Winnipeg et Montréal. Il cumule 71 matchs dans la LCF avec 20 attrapés pour 163 verges de gains et la majorité de son utilisation au sein des unités spéciales. Autres produits de l’UL, Christopher Amoah (Edmonton), Étienne Moisan (Montréal) et Tyrone Pierre (Winnipeg, blessé) ont subi le même sort dans les dernières semaines. Amoah et Moisan reviennent à Québec pour une dernière saison universitaire, cet automne.

Mardi, les Alouettes se sont aussi délestés du quart-arrière Antonio Pipkin et du porteur de ballon Amir Carlisle, deux Américains.  

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Vincent Desjardins, une étoile dans l'ombre

Peut-on vraiment dire d’un athlète tout étoile qu’il joue dans l’ombre d’un coéquipier? Rarement, mais le cas de Vincent Desjardins ressemble à une exception.

Et c’est uniquement en raison de l’intérêt soulevé par son ami et coéquipier sur la ligne défensive du Rouge et Or, Mathieu Betts. Car Desjardins connaît une carrière colossale dans les rangs universitaires, où il a déjà été nommé deux fois dans l’équipe d’étoiles canadiennes, en 2016 et en 2017.

Mais Betts est un joueur spécial. Et ç’a paru dès mardi, lors de la journée des tests physiques en préparation au Défi Est-Ouest, présenté samedi (12h30) au Stade Telus du PEPS. Tous les yeux étaient déjà tournés vers l’ailier défensif.

«On en a entendu parler!» a rigolé Desjardins, vendredi, après l’entraînement de l’Est. «Je pensais que mon Facebook, c’était celui de Mathieu. C’était à ce point-là», a-t-il aussi illustré.

Malgré tout, Desjardins hésite à employer le mot «ombre». Comme, on présume, hésiterait aussi à le faire le toujours humble Betts, premier à vanter le travail de ses coéquipiers. Les deux hommes sont plutôt comme deux doigts d’une même main.

«Je ne suis pas dans son ombre tant que ça, parce que je pense qu’on se complète bien», analyse Desjardins. «On a une bonne complicité.

«Et ça ne me dérange pas d’être dans l’ombre de Mathieu», ajoute-t-il toutefois, du même souffle. «C’est un grand joueur, je suis content de jouer avec lui.» Ils se connaissent depuis longtemps, «depuis que j’ai perdu le Bol d’or contre lui au secondaire», raconte Desjardins.

Capacité d’adaptation

L’ancien du Campus Notre-Dame-de-Foy réussit à se démarquer malgré sa petite taille pour un joueur de ligne. À 6’1’’ et 257 livres, il fait souvent face à des hommes bien plus imposants que lui. Il ne s’en cache pas : ce 6’1’’ demeure sans doute sa «plus grande faiblesse» en vue d’une carrière chez les professionnels.

«Je ne suis pas le plus gros body type. Je pense à un gars à côté de moi [sur la ligne défensive de l’Est] qui s’appelle Thomas Grant. Lui il est grand [6’6’’], il a la shape de l’emploi. Mais l’effort que je suis capable de donner, le fait que je sois bien coaché depuis le début de mon parcours… C’est ce que je peux amener sur le terrain», souligne Desjardins, beaucoup plus «vocal» entre les lignes que dans le vestiaire.

S’il connaît tant de succès malgré sa taille «modeste», c’est d’abord grâce à sa capacité à s’ajuster, fait remarquer son instructeur cette semaine, David Caron, des Ravens de Carleton.

«C’est un gars qui applique tout ce qu’on lui dit», résume l’ancien membre du personnel d’entraîneurs des Élans de Garneau. «Quand tu lui demandes quelque chose, c’est appliqué, c’est bien fait. C’est pour ça qu’il s’améliore si rapidement et qu’il est si efficace. Il est super facile à coacher

Contrairement à son poulain du moment, Caron ne voit pas les 6’1’’ de Desjardins comme un si gros handicap pour la suite de sa carrière. «En bout de ligne, ce que les dépisteurs veulent voir, c’est des gars qui font des jeux. C’est un gars qui a sa place, c’est sûr et certain.»

Le principal intéressé n’en fera pas une maladie, mais la Ligue canadienne est dans sa mire, comme tous les joueurs présents cette semaine à Québec. «Je vais tout faire pour essayer de me rendre là. Et si ça ne fonctionne pas, j’ai d’autres plans dans ma carrière», conclut l’étudiant en génie civil.

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LA CHANCE DE SE FAIRE UN NOM

Benjamin Garand-Gauthier n’avait pas été retenu pour le Défi Est-Ouest, et il ne s’en faisait pas trop. Mais lorsque Glen Constantin lui a dit qu’une place venait de se libérer, la semaine dernière, il a sauté sur l’occasion. Le centre-arrière du Rouge et Or y a vu une chance de laisser une bonne impression dans la tête des dépisteurs de la Ligue canadienne. «Je voulais me faire un nom», a lancé l’athlète de Châteauguay, vendredi. «J’ai joué pas mal sur les unités spéciales dans les dernières années, mais je voulais montrer que j’étais aussi capable de jouer comme centre-arrière, de bloquer et d’être physique.» Garand-Gauthier a raté toute la saison 2016 en raison d’une blessure à l’ischio-jambier, absence qui l’a forcément «un peu» ralenti dans sa progression.  

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UN «P'TIT GARS» DE 6'3'' ET 250 LB

À 6’3’’ et 250 livres, Mathieu Betts est un solide gaillard. Mais il avait malgré tout l’air d’un p’tit gars, vendredi, lorsqu’il discutait avec son coéquipier Samuel Thomassin, véritable armoire à glace de 6’6’’ et 313 livres. La présence tout près du bloqueur de Concordia Maurice Simba (6’8’’ et 323 livres) complétait ce tableau, à côté duquel votre humble serviteur (5’10’’ et 30 livres en trop) se sentait littéralement minuscule.

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Le Défi Est-Ouest, une belle opportunité pour Lanctôt

Invité sur le tard à participer au Défi Est-Ouest en raison d’un désistement, Pierre-Karl Lanctôt n’allait certainement pas refuser une chance de se faire valoir devant les dépisteurs. Ennuyé par une blessure au pectoral, la saison dernière, le bloqueur du Rouge et Or se dit finalement à 100 %.

«C’est sûr que les blessures ne m’ont pas aidé et j’ai été invité ici parce que le centre des Redmen s’est retiré de l’évènement», pointe lui-même Lanctôt lorsqu’on lui parle de sa participation au Défi Est-Ouest. 

«Cela étant dit, une fois ici, je pratique comme les autres gars et j’ai des répétitions comme les autres gars. Je ne pense pas avoir quelque chose à prouver, si ce n’est me prouver à moi-même et aux dépisteurs ce que je sais faire sur un terrain de football.»

Le produit des Géants de Saint-Jean n’a pas obtenu beaucoup de départs sur la ligne offensive depuis le début sa carrière avec le Rouge et Or, mais lorsqu’il a joué, l’enjeu était grand. Ses premiers départs en carrière ont été les matchs de la Coupe Uteck et de la Coupe Vanier 2016, en relève de Francis Chabot, blessé. 

Il semblait alors tout désigné pour un poste de partant la saison suivante, mais une blessure au pectoral subie durant la saison morte l’a empêché de prendre part au camp d’entraînement, l’été dernier, le faisant reculer dans l’organigramme de l’entraîneur de la ligne offensive Carl Brennan. Lanctôt n’a pas été habillé jusqu’à ce qu’une autre blessure à Chabot lui ouvre une place dans l’alignement. Puis une blessure à la recrue Nicolas Thibodeau en Coupe Dunsmore a forcé «PK» à frapper en relève à nouveau lors d’un match crucial. 

Un poste à gagner

Entouré des meilleurs joueurs au pays cette semaine, l’occasion est belle pour le bloqueur de Dorval de prouver qu’il appartient à l’élite. «Ça va bien jusqu’à maintenant. Les gars sont sympathiques, les entraîneurs sont plaisants et le cahier de jeu est simple. Alors c’est une bataille physique un homme contre un homme.

«C’est sûr que ça donne confiance et c’est une petite fierté d’être capable de tenir ton bout et de faire de belles choses contre les meilleurs», explique l’athlète de 6’5’’ et de 300 livres. 

«S’il fait bien ici, il pourrait faire écarquiller les yeux des dépisteurs», croit pour sa part Carl Brennan. Mais Lanctôt voudra également impressionner son propre entraîneur, alors qu’il se dirige vers une lutte pour le poste de bloqueur à droite durant le camp d’entraînement, cet été. 

NOTES : Tous les entraîneurs-chefs du RSEQ étaient sur le terrain du Stade Telus, mercredi. Danny Maciocia (Carabins), Ronald Hilaire (Redmen), Mathieu Lecompte (Vert & Or) et Pat Donovan (Stingers) ont fait le voyage à Québec pour observer leurs ouailles... Plus de 5000 billets ont déjà trouvé preneurs pour le match de samedi. Le stationnement du PEPS ouvrira exceptionnellement à 9h, plutôt que 6h, pour le tailgate.

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DES OUVERTURES SUR LA LIGNE OFFENSIVE

Après une saison 2017 où les blessures ont mis à rude épreuve la profondeur de sa ligne offensive, Carl Brennan est satisfait de la cohorte de quatre nouvelles recrues qui se greffera au Rouge et Or, l’automne prochain. Du nombre, par contre, seul le bloqueur Jean-Philippe Pépin (CNDF) est entré à l’université à l’hiver et a ainsi pu participer au camp de printemps. Le bloqueur Antoine Marin (Rimouski) et les gardes Philippe Gagnon (Garneau) et Philippe Robitaille (Lévis-Lauzon) devront pour leur part faire leurs armes au camp d’entraînement.

Difficile, donc, d’évaluer leurs chances de voir du terrain rapidement. Mais il y aura des ouvertures. Pour l’instant, seuls Samuel Lefebvre, qui a été ramené à sa position naturelle de centre durant le camp de printemps, et le garde Samuel Thomassin, qui participe au Défi Est-Ouest, semblent indélogeables parmi les partants. Joueur de ligne offensive par excellence au collégial division 1 l’an dernier, Robitaille paraît tout désigné pour l’autre poste de garde. Mais pas question pour Brennan de se compromettre. «On ne sait jamais ce que le futur réserve. Nous, on donne à chacun une chance de se faire valoir et une fois que le camp est fini on prend nos décisions.»

LIRE AUSSI : ALEXANDRE SAVARD SUR LES TRACES D'ANTONY AUCLAIR

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Alexandre Savard sur les traces d'Antony Auclair

Avec son casque sur la tête, on pourrait presque confondre Alexandre Savard avec l’un de ses illustres ex-coéquipiers chez le Rouge et Or. Ayant ajouté quelques livres à sa charpente durant l’hiver pour effectuer la transition à la position d’ailier rapproché, il est officiellement sur les traces d’Antony Auclair.

C’est au Défi Est-Ouest 2016, où il avait été nommé joueur offensif de la semaine pour l’équipe de l’Est, qu’Antony Auclair avait commencé à faire saliver les dépisteurs de partout au pays. Spécimen physique doté de la force d’un joueur de ligne, mais de la rapidité d’un receveur de passes, le Beauceron sortait du lot. On connaît la suite pour l’ailier rapproché des Buccaneers de Tampa Bay. 

Il était difficile de ne pas penser à cela en voyant Alexandre Savard s’exécuter lors des tests physiques du Défi Est-Ouest, au PEPS, mardi matin. Placé dans le groupe des receveurs de passes, le Montréalais avait l’air d’un homme parmi les enfants, dépassant tout le monde d’une tête. Ses résultats dans pratiquement tous les tests physiques ont été égaux ou meilleurs que ceux qu’avait obtenus Antony Auclair lors de son Pro Day, le printemps dernier, devant les dépisteurs de 17 équipes de la NFL. 

«J’espère que ça a ouvert des yeux de dépisteurs, que ce soit de la NFL ou de la CFL. C’est à cela que servent les tests, montrer ce que tu es capable de faire athlétiquement parlant», a admis Savard. 

À tout près de 6’6’’ et 248 livres, ce dernier est également doté d’un physique quasi identique à celui d’Auclair, qui pointait à 6’5’’ et 254 livres à sa dernière saison à Laval. 

D’autant plus qu’Alexandre Savard, qui jouait à 242 livres la saison dernière, a l’intention d’ajouter encore quelques livres d’ici l’automne. «Je n’en ai pas encore pris autant de poids que ce que je pensais. J’essaye de devenir un peu plus lourd, question d’avoir le bon physique pour être ailier rapproché et ne pas être désavantagé quand je vais bloquer.»

Une position à apprivoiser

C’est qu’après avoir évolué toute sa carrière comme receveur, le produit des Cheetahs de Vanier a débuté une transition vers la position d’ailier rapproché, où les opportunités professionnelles sont meilleures, la saison dernière. «Ça allait bien, mais la transition ne se faisait pas assez rapidement pour vraiment m’utiliser là durant les séries.»

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Mathieu Betts épate aux tests physiques du Défi Est-Ouest

La crème du football universitaire canadien a beau être au Peps pour le Défi Est-Ouest, cette semaine, le nom sur toutes les lèvres demeure le même : Mathieu Betts.

L’ailier défensif étoile du Rouge et Or faisait déjà tourner des têtes, mardi matin, lors des tests physiques de l’évènement réunissant les meilleurs espoirs en vue du repêchage 2019 de la LCF. À peine ses tests physiques terminés, sur le terrain synthétique intérieur du Stade Telus, que déjà il devait commencer à répondre à des questions sur son avenir professionnel.

Rouge et Or

La Coupe Vanier présentée à l'UL en 2018 et 2019

C'est officiel: l'Université Laval sera l'hôte des deux prochaines éditions de la prestigieuse Coupe Vanier, en 2018 et en 2019. C'est ce qu'a confirmé le circuit U SPORTS lundi, par voie de communiqué. TVA Sports avait déjà fait circuler la nouvelle, en février.

Cette année, le match ultime du réseau universitaire canadien de football se jouera le 24 novembre à Québec. L'année suivante, il aura lieu le 23 novembre sur le même terrain. À noter que les deux matchs se joueront un samedi. 

L'UL avait déjà tenu l'événement à quatre reprises, en 2009, 2010, 2013, puis 2015. C'est donc dire qu'il s'agira d'une cinquième finale disputée dans la capitale en dix ans à peine.

«L’événement au Stade TELUS-UL a été un franc succès [à chaque fois], chaque match attirant des foules enthousiastes au stade, qui peut accueillir 12 187 spectateurs assis et près de 6 000 spectateurs additionnels debout», indique U SPORTS pour justifier son choix. 

Grand honneur

«C’est un grand honneur pour l’Université Laval de pouvoir accueillir à nouveau le prestigieux match de la Coupe Vanier pour les deux prochaines années», a réagi la directrice du Service des activités sportives du Rouge et Or, Julie Dionne. 

Elle ajoute que les quatre dernières éditions ont permis à l'Université de «rayonner à l'échelle nationale», et que son équipe est déjà à l'oeuvre pour s'assurer que tous les étudiants-athlètes, mais aussi les entraîneurs, les amateurs et les partenaires bénéficient d'une «expérience extraordinaire» lors de leur passage dans la capitale, en novembre.

Reconnu comme l'un des programmes les plus prestigieux en football au pays, le Rouge et Or est toujours premier au Canada en termes de nombre de spectateurs à ses matchs réguliers. En moyenne, 16 491 amateurs ont assisté aux dernières éditions de la Coupe Vanier, faisant plus que salle comble. 

Les neufs gains de l'Université Laval en finale font également de l'équipe de Québec un champion inégalé à travers le circuit. 

Les Lavallois auront donc l'occasion cet automne de tourner la page, chez eux, sur une défaite crève-coeur subie au main des Mustangs de Western, l'an dernier, par la marque de 39-17, à Hamilton. 

«Le département des sports du Rouge et Or a toujours démontré sa capacité à hausser la barre et à organiser des championnats d'élite pour les sports universitaires au Canada», conclut à ce sujet Graham Brown, président et chef de la direction U SPORTS.

Chaque année, la Coupe Vanier se joue entre les vainqueurs des demi-finales de la Coupe Uteck et de la Coupe Mitchell, mettant en vedette les quatre champions du circuit U SPORTS.

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Marco Dubois repêché par le Rouge et Noir

Marco Dubois passe du Rouge et Or au Rouge et Noir. Premier Québécois choisi au repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), jeudi soir, le grand receveur de l’Université Laval a été sélectionné en deuxième ronde et au 13e rang par Ottawa.

Ses coéquipiers Simon Gingras-Gagnon (Toronto, 35e), un centre-arrière, Tyrone Pierre (Winnipeg, 41e) et Étienne Moisan (Montréal, 51e), deux receveurs, ont aussi trouvé preneur dans les six premières des huit rondes.

Cette sélection hâtive constitue une surprise dans le cas de Dubois, considérant que le gaillard de 6’4” et de 217 livres originaire de LaSalle n’a que très peu été utilisé comme partant comme receveur dans les rangs universitaires. Ce sont davantage ses performances au sein des unités spéciales qui ont braqué les projecteurs sur lui.

«Je suis prêt à jouer dans cette ligue-là demain matin!» s’est-il néanmoins exprimé, après avoir entendu son nom sortir de la bouche du commissaire Randy Ambrosie, sur les ondes de RDS.

Dubois, Gingras-Gagnon, Moisan et plusieurs coéquipiers du Rouge et Or, des membres de leurs familles, l’entraîneur-chef Glen Constantin et quelques anciens joueurs de l’UL étaient réunis dans un restaurant de Sainte-Foy pour suivre le repêchage.

Constantin révèle que Dubois n’était d’abord même pas inscrit sur la liste des joueurs admissibles au repêchage, un détail technique par chance vite corrigé!

Le coach avait ensuite dû vendre son joueur aux équipes de la LCF pour seulement lui permettre de participer au camp d’évaluation régional de Montréal, en mars. Où Dubois avait épaté, puis encore au camp d’évaluation national, deux semaines plus tard, à Winnipeg.

Un receveur d’abord

«On parle beaucoup de mes habiletés pour les unités spéciales, mais il ne faut pas oublier que je suis un receveur de passes, à la base. J’ai été un peu sous-estimé dans ce repêchage-là et j’ai maintenant tout à prouver pour faire ma place à cette position», a-t-il expliqué, disant avoir senti le courant passer entre les représentants du Rouge et Noir et lui lors de son entrevue du camp d’évaluation national.

Coiffé de sa casquette rouge avec le gros R du Rouge et Noir, Dubois avait fière allure. Merci à son cousin Sandro, qui s’était pour l’occasion procuré les casquettes des neuf équipes de la LCF pour s’assurer du meilleur effet lors de l’annonce.

Dubois estime que sa venue dans la capitale fédérale n’est pas étrangère aux tractations de son ancien coéquipier du Rouge et Or et ami Jean-Philippe Bolduc. Le demi défensif du Rouge et Noir, qu’il qualifie de mentor, a fait sa promotion auprès des dirigeants du club pro.

Il retrouvera aussi là-bas une idole en Julian Feoli-Gudino, un receveur éloigné comme lui qu’il a vu jouer et a admiré lors de ses années à l’Université Laval.

Constantin ajoute que le meilleur football de Dubois est devant lui et qu’avec sa taille et ses aptitudes physiques, l’athlète de 23 ans n’a pas encore atteint son plein potentiel.

Gingras-Gagnon, lui, ne songeait même pas à peut-être un jour jouer pro il y a à peine deux mois. «Ça n’avait jamais été dans mes plans jusqu’au camp d’évaluation, où c’est devenu une possibilité. Je voulais être repêché, mais ça dépasse mes attentes», a résumé la recrue des Argonauts.

Chapman premier choix

Le tout premier choix, par les Tiger-Cats de Hamilton, a été le receveur Mark Chapman, de l’Université Central Michigan.

Les trois premiers choix ont été dégotés dans la NCAA et cinq joueurs de ligne offensive sont sortis parmi les six premiers choix, sept sur neuf en première ronde.

Pour la première fois depuis 2013, aucun joueur du football universitaire québécois n’a été sélectionné en première ronde.

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La patience de Dubois bientôt récompensée

Il n’a été partant qu’un seul match en quatre saisons à Laval, mais qu’à cela ne tienne, le receveur Marco Dubois pourrait bien être le premier joueur du Rouge et Or de l’Université Laval à entendre son nom, jeudi, lors du repêchage de la Ligue canadienne de football. Appelez cela l’éloge de la patience.

«Je ne suis pas gêné de le dire. Je pense que je suis le meilleur joueur d’unités spéciales du repêchage», lance Marco Dubois à l’aube du repêchage de la LCF. Il ne parle pas à travers son chapeau.

C’est en grande partie grâce à ses talents pour courir, plaquer et bloquer lors des bottés et retours de bottés que certains experts s’attendent à voir l’athlète de 6’4’’ et de 222 livres réclamé aussi tôt que la deuxième  ronde, jeudi soir. Possiblement avant plusieurs de ses coéquipiers ayant eu des carrières plus spectaculaires à Laval, tels le porteur de ballon Christopher Amoah ou le receveur de passes Tyrone Pierre.

Les unités spéciales, après tout, sont la principale porte d’entrée pour les joueurs canadiens dans la Ligue canadienne. 

Tests concluants

Il faut dire que Dubois s’est aidé lors des derniers mois avec ses prouesses physiques. Aux tests régionaux de la LCF, à Montréal, il a obtenu le meilleur résultat de tous les joueurs invités à la course de 40 verges, au saut en hauteur et au saut en longueur sans élan. Il a reproduit des chiffres semblables aux tests physiques nationaux à Toronto, en plus de battre tous les receveurs au développé couché (18 répétitions). 

«Je suis un gars qui aime beaucoup l’entraînement en salle, alors ce sont des événements qui m’avantagent. J’avais aussi hâte de montrer aux dépisteurs ce que je pouvais faire sur le terrain comme receveur», explique le Montréalais au sujet des exercices sur le terrain qui ont eu lieu à Toronto. 

C’est qu’en quatre ans avec le Rouge et Or, ses opportunités de se faire valoir en offensive ont été plutôt limitées. Receveur étoile des Spartiates du Vieux-Montréal courtisé de toute part à sa sortie des rangs collégiaux, Dubois a choisi Laval pour le meilleur et pour le pire. Débarqué dans une cohorte de huit receveurs recrues, en 2014, il n’a été habillé qu’un match lors de sa première saison. 

Chez le Rouge et Or, les entraîneurs Glen Constantin et Mathieu Bertrand ont l’habitude de dire que les jeunes joueurs doivent d’abord faire leur place sur les unités spéciales. À son deuxième camp d’entraînement avec l’équipe, Dubois l’a pris au mot. 

«J’ai canalisé la frustration de ne pas avoir vu de terrain à ma première saison et je me suis mis à évacuer ça sur les unités spéciales. C’est un rôle où tu dois être agressif, donc ça me servait bien. Au fil des ans, la frustration est partie, mais elle a fait place à un réel plaisir à jouer ce rôle-là.»

En offensive, Dubois est demeuré victime d’un «embouteillage à la position» de receveur durant pratiquement toute sa carrière universitaire. Mais alors qu’il vient de terminer son baccalauréat en Relations industrielles et, selon toute vraisemblance, son parcours avec le Rouge et Or, n’allez pas croire que Marco Dubois a des regrets.

«Mon temps à Laval a été un long processus d’apprentissage de quatre ans à pratiquer avec les meilleurs joueurs au pays. Je suis champion de la Coupe Vanier 2016. J’ai appris à gérer la compétition, j’ai accepté mon rôle et je suis adapté selon les besoins de l’équipe. C’est pourquoi les dépisteurs m’aiment aujourd’hui. J’ai déjà une attitude de professionnel. On peut dire que le travail des dernières années rapporte finalement.»

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La croisade de Hugo Richard

Il est l’un des quarts-arrière les plus productifs de l’histoire du football universitaire québécois, un bon athlète détenteur d’une bague de la Coupe Vanier. Mais pour être repêché dans la LCF, disons que Hugo Richard a choisi la mauvaise position.

Si le poste de quart-arrière est d’ordinaire glorieux, il vient au prix d’un cul-de-sac professionnel dans le football universitaire canadien. Historiquement, les quarts issus du réseau USports font rarement leur place dans la LCF et sont boudés au repêchage. Les quelques exceptions, les Mathieu Bertrand et Marc--Olivier Brouillette de ce monde, sont généralement repêchés en vue d’un changement de position. 

«Être repêché par une équipe professionnelle est une expérience unique que j’aimerais vraiment vivre, mais je ne veux pas me faire d’attentes à ce sujet», lance Richard, lucide, à propos du repêchage de la LCF de jeudi soir. Certes, il a participé aux tests physiques régionaux à Montréal, ce printemps, mais aucune équipe ne l’a contacté par la suite. 

«J’imagine que la plupart des directeurs généraux se disent que ça ne vaut pas la peine de gaspiller un choix sur un quart-arrière comme ils pourront probablement le signer comme agent libre après le repêchage s’il les intéresse.»

Évidemment, l’étudiant en génie mécanique ne voit pas lui-même la sélection d’un quart comme un choix gaspillé. Débarqué sur le réseau social Twitter, mi-mars, Richard se consacre depuis à y faire la promotion du football universitaire québécois et canadien. 

Le calibre regardé de haut

C’est que le fait que le calibre au nord de la frontière soit regardé de haut par certains dérange le joueur de 6’2’’ et de 220 livres. «Je pense que la différence dans la LCF est surtout liée au fait que les dirigeants sont principalement américains. Ils ont de la difficulté à accorder autant d’importance qu’ils devraient au football universitaire canadien. Ils se disent que si un joueur était si bon que ça, surtout un quart-arrière, il serait allé jouer dans la NCAA. Mais c’est de moins en moins vrai, plusieurs joueurs choisissent de rester au Canada», plaide Richard. 

Comme les équipes universitaires canadiennes et américaines ne s’affrontent pas, difficile d’évaluer le chemin parcouru par l’USports depuis le tournant des années 2000, pointe-t-il.

N’empêche, une brèche s’est peut-être ouverte dans la LCF, l’automne dernier, quand Andrew Buckley a pris place derrière le centre pour les Stampeders de Calgary. Ancien joueur vedette des Dinos, le choix de 7e ronde au repêchage de 2015 a vu du terrain comme quart-arrière substitut. Il s’est fort bien tiré d’affaire, complétant 32 passes en 42 tentatives pour 313 verges, un touché et une interception. 

Richard, lui, ne demande qu’à démontrer ce qu’il peut faire. Si on lui donne uniquement une chance dans la LCF à une autre position que quart-arrière, il tentera de faire comme son entraîneur Mathieu Bertrand.

Éternel perfectionniste reconnu pour les longues heures passées dans la salle de vidéo, facile de croire que Richard pourrait maîtriser une autre position. «Mais je pense que mes meilleures chances dans la LCF sont comme quart-arrière. C’est la position que je connais et maîtrise.»

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SEPT REPRÉSENTANTS DU ROUGE ET OR AU DÉFI EST-OUEST

Sept joueurs du Rouge et Or participeront au Défi Est-Ouest, le 12 mai, au Stade Telus. Les alignements complets des deux équipes s’opposant durant l’évènement destiné à évaluer les espoirs en vue du repêchage 2019 de la LCF ont été dévoilés, mardi. L’ailier défensif Mathieu Betts, le plaqueur Vincent Desjardins, le botteur Dominic Lévesque, le receveur Alexandre Savard, le maraudeur Kevin McGee et les joueurs de ligne offensive Samuel Thomassin et Pierre-Karl Lanctot représenteront le Rouge et Or sur leur propre terrain. Cinq porte-couleurs du Vert & Or, deux des Carabins, deux des Stingers et un des Redmen font aussi partie de l’équipe de l’Est. En plus du match, des tests physiques, des exercices à un contre un et des entraînements seront aussi tenus durant les jours précédents sous l’œil des dépisteurs.

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UN PROCESSUS PLUS EXCITANT QUE STRESSANT, SELON AMOAH

Si les mois menant au repêchage peuvent être stressants pour les bons espoirs, Christopher Amoah assure y avoir pris plaisir. «Je suis choyé et content d’avoir vécu le combine. J’ai travaillé fort pour me rendre ici et je suis plus excité que nerveux», lance le porteur de ballon. De ses quatre années à Laval, celui qui a fait partie d’une rotation dans le champ arrière pendant pratiquement toute sa carrière universitaire retient surtout «beaucoup de progression autant physique que mentale». S’il ne ferme pas totalement la porte à un retour à Laval, il vise les pros dès l’an prochain. «Sur les unités spéciales, comme porteur de ballon ou même à une autre position, je suis prêt à contribuer de n’importe quelle façon.»

Pleins feux

Félix-Antoine Lapointe, le beau risque sur piste

Ça prenait de l’audace, voire de l’inconscience, pour confier les rênes du club d’athlétisme du Rouge et Or à un ancien joueur de soccer de 23 ans. Sept ans plus tard, Félix-Antoine Lapointe est à la tête d’un groupe de 200 coureurs, sauteurs et lanceurs, universitaires et civils, parmi les plus performants au Canada. Mais qui se cache derrière ces lunettes, cette moustache et, surtout, derrière le meilleur coureur de demi-fond au Québec?

«Ce qu’on a accompli en matière de résultats, sur papier, aucun Québécois n’avait fait ça en demi-fond auparavant et même peu d’athlètes canadiens. C’est une fierté d’avoir construit ça avec Félix-Antoine et que ça vienne de la maison», affirme Charles Philibert-Thiboutot.

Le blond coureur de Sillery a enregistré des records québécois au 1500 mètres et au mille sur piste, en 2015, avant d’être demi-finaliste (16e) sur 1500 m aux Jeux olympiques de Rio, l’année suivante. Et dire qu’à son arrivée sur le campus, six ans plus tôt, sa plus grande ambition se limitait à participer au Championnat universitaire canadien!

«Quand j’ai commencé à travailler avec Charles, jamais je n’aurais pensé qu’il pouvait aller aux Olympiques», reconnaît d’emblée Félix-Antoine Lapointe, dans son petit bureau du PEPS.

«Des fois, on a des belles surprises!» poursuit-il. «Autant l’athlète que son coach, si tu places l’athlète dans une catégorie, disons comme bon coureur provincial ou national, tu te mets toi-même des limites. Ça prend des objectifs à court terme, mais il ne faut fermer aucune porte.»

› Sur le tas

Et ça, l’entraîneur l’a appris sur le tas. Car il est le premier à admettre qu’à 23 ans, il ne possédait pas encore tous les outils pour mener un club universitaire au succès qu’il connaît maintenant.

Le Rouge et Or, c’est-à-dire le groupe d’élite universitaire composé d’environ 70 athlètes, a raflé en mars les bannières masculine et féminine sur la scène universitaire québécoise. Les gars de Québec sont ensuite montés sur la troisième marche du podium canadien pour une deuxième année de suite, seule formation québécoise dans le top 13.

«J’ai appris la job en la faisant», constate Lapointe. «On est partis de loin. Quand je suis arrivé à la tête du club, après un an comme adjoint, nos athlètes n’étaient pas performants du tout sur la scène nationale et corrects sur la scène provinciale, sans plus.

«Maintenant, on rivalise avec les meilleurs programmes au pays sur la scène universitaire et civile, et je veux qu’on continue à progresser. C’est ça qui me motive, me donne envie de venir au bureau et de ne pas compter mes heures. L’idée est de continuer d’avoir des défis à relever et ne pas juste maintenir ce qu’on a», explique-t-il.

› Priorité au succès

Le Québécois de 30 ans n’hésite pas à s’inspirer des succès des autres. Il s’abreuve autant aux meilleures sources locales, dont son mentor et prédécesseur Richard Chouinard, que nationales, comme Dave Scott-Thomas à l’Université Guelph et Richard Lee à Vancouver, ou même internationales.

Lors d’une récente conférence de Pascal Dobert, entraîneur américain de renom basé en Oregon au chef-lieu de Nike, Lapointe a retenu un élément à la fois simple et crucial. «Dobert a demandé : “Pourquoi mon groupe a-t-il autant de succès sur la scène internationale? Parce que notre priorité, c’est d’avoir du succès.”»

Plus simple à dire qu’à faire. Mais celui qui dirige entre autres quatre athlètes médaillés des Jeux olympiques ou des Championnats du monde a trouvé une résonance chez Lapointe. «Il faut prendre les moyens pour y arriver et orienter notre structure en fonction de ça. Faire des choix, orienter nos priorités», déballe-t-il, animé par l’idée. «Ça fait réfléchir à ce que tu fais comme entraîneur, avec tes athlètes, et comme personne qui est à la tête de ton club.»

Outre attirer de meilleurs athlètes à l’UL, il a aussi dû changer les mentalités sur «ce qui est perçu comme le bon niveau» au sein du club. Hausser les standards de performance afin de, justement, tendre davantage vers de plus grandes réussites.

«Avant, sur 5000 mètres, courir en bas de 15 minutes sur la scène québécoise, c’était vraiment impressionnant. Maintenant, il y a des années où on en a une douzaine en bas de 15:00 juste dans notre club! Les meilleurs se rapprochent de 14:00 et Charles court 13:33. Il a fallu changer les perceptions.

«Quand tu en as un devant qui court 13:33, tu ne veux plus juste courir en bas de 15:00, tu veux courir en bas de 14:30, tu veux te rapprocher de 14:00. Dans les années 1980, où le niveau de performance en course à pied au Québec était le plus fort, des coureurs en bas de 15 minutes, il y en avait plein! Puis dans les années 2000, il n’y en avait plus!

«On a dû sensibiliser les gens que ça se fait. Ça s’est déjà fait, ça se fait à la pochetée dans les programmes NCAA américains. Mettre les efforts et changer nos perspectives de ce qui est bon d’abord auprès des athlètes avec qui je travaillais directement dans les épreuves de demi-fond et d’endurance, après étendre ça à toute la structure du club. Sans être parfait, on peut dire que ça marche», affirme-t-il humblement.

› Né en Allemagne

Né d’un père militaire et d’une mère enseignante, Lapointe a vécu en Allemagne jusqu’à l’âge de sept ans, autour de la base de Lahr. Papa est ensuite rapatrié à Valcartier et la famille de cinq s’établit à Shannon, juste au nord de Québec.

Le soccer a longtemps été son grand amour sportif. Il a fait partie des sélections régionales du Dynamo.

Coureur potable sans plus sur piste, on a vite reconnu ses aptitudes d’entraîneur en lui attribuant la direction du groupe d’athlétisme de son école secondaire Roger-Comtois, à Loretteville, alors qu’il n’était qu’au cégep. Peu après, il a aussi démarré un club civil, Québec Endurance, qui a existé cinq ans.

«À ce moment-là, ce n’était pas du tout mon plan de coacher en athlétisme. J’ai accepté parce qu’il n’y avait personne d’autre. À ma première année universitaire, je voulais devenir économiste! Mais j’ai bifurqué vers ma passion et le milieu sportif à ma deuxième année, même si je n’étais pas encore sûr à quelques semaines de la rentrée. J’ai continué à courir et à coacher en même temps, mais j’ai vu que c’était comme entraîneur que j’avais plus de plaisir et plus d’aptitudes.»

Ses premiers coureurs étaient son frère, Jean-Samuel Lapointe, Emmanuel Boisvert, Jean-Daniel Labranche. De bons athlètes formés à Roger-Comtois qui l’ont rejoint chez le Rouge et Or, ce qui a attiré Philibert-Thiboutot, qui cherchait à se mesurer aux meilleurs de la région.

«J’ai pris un beau risque de viser ça comme carrière et le conseil d’administration a pris le beau risque de m’embaucher», dira-t-il, rappelant que les administrateurs actuels sont entrés en fonction en même temps que lui avec en tête Denis Thiboutot, le père de l’autre.

Bien que le paternel soit militaire, coach Lapointe est loin de se montrer directif et inflexible. L’écoute s’avère sa première qualité et l’idée de personnaliser le programme pour chacun trône au sommet de sa liste d’indispensables.

La question s’est d’ailleurs posée avec Philibert-Thiboutot lors de sa sortie des rangs universitaires. Lapointe demeurait-il l’entraîneur tout désigné pour le mener vers de nouveaux sommets internationaux? Cela a été le cas pour les JO de 2016 et ce sera de même pour ceux de 2020.

Même chose pour Guillaume Ouellet, coureur de 5000 mètres handicapé visuel que Lapointe a épaulé pour sa quatrième position aux Jeux paralympiques de Rio, en plus de ses deux médailles en Championnats du monde.

Et ce sera peut-être pareil dans les prochaines années avec Jessy Lacourse, Jean-Simon Desgagnés, Yves Sikubwabo ou Aurélie Dubé-Lavoie, membres actuels du club de l’UL qui peuvent «faire leur place parmi les meilleurs au pays et meilleurs au monde», prédit l’entraîneur, maintenant mieux outillé pour les propulser.

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