Rouge et Or

Le tennis entre dans la famille Rouge et Or

Trois ans après sa naissance, le tennis fait désormais partie de la grande famille du Rouge et Or. Il devient donc le 14e club du programme d’excellence de l’Université Laval.

La route sera longue pour mériter ce privilège, avait-on averti le président Pierre Langlois lorsqu’il a cogné à la porte du service des activités sportives, voilà déjà quelques années. Mercredi, sur les courts de tennis du stade couvert du PEPS, il était enfin arrivé à la destination souhaitée.

«C’est avec un grand bonheur que l’on reçoit cette marque de reconnaissance. Ça fait cinq ans que l’on travaille sur ce projet. Pour le développement du tennis et de nos jeunes, c’est très important. Et le fait d’être maintenant reconnue comme une équipe du Rouge et Or va amener une plus grande motivation de poursuivre», notait le président du conseil d’administration.

Le Rouge et Or évoluera dans la Ligue universitaire de Tennis Québec, où l’on retrouve aussi des équipes à Montréal, McGill, Sherbrooke, Concordia et l’École de technologie supérieure dans des saisons qui s’étendent de janvier à avril. Le tennis pourrait éventuellement faire partie du Réseau du sport étudiant du Québec, comme la majorité des sports à l’UL.

Structures bien implantées

Le club de tennis a rempli plusieurs critères pour être intégré au programme du Rouge et Or. La stabilité du conseil d’administration y a été pour quelque chose, tout comme la structure de développement du tennis dans la grande région de Québec.

«Nous sommes chanceux parce qu’on a un programme complet à Québec avec le sport-études primaire, le sport-études secondaire, la Ligue collégiale et le Rouge et Or. Au niveau de la structure de développement et compétitive, il n’y a pas beaucoup de villes qui vont du primaire jusqu’à l’université», admet Jacques Bordeleau, l’entraîneur-chef du club de tennis.

Football

Pierre Lavertu annonce sa retraite

Les blessures ont eu raison du centre Pierre Lavertu. Le joueur de football de 27 ans de Québec et ancien du Rouge et Or de l’Université Laval a annoncé lundi qu’il met fin à sa carrière, après quatre saisons dans la LCF avec les Stampeders de Calgary.

Vainqueur de la Coupe Grey à son année recrue chez les professionnels, en 2014, puis élu au sein de l’équipe d’étoiles de la division Ouest en 2015, le joueur de ligne offensive a ensuite été limité à huit matchs en 2016 avant de rater l’intégralité de la campagne 2017 à cause d’une sévère entorse à la cheville.

«J’ai travaillé fort pour revenir au jeu, mais après avoir consulté les médecins, on a déterminé que je ne pourrais jamais retrouver la forme nécessaire pour me permettre de performer au niveau auquel j’aimerais performer», explique Lavertu, dans un communiqué émis par les Stampeders. «C’est difficile pour moi de décider d’arrêter de pratiquer le sport que j’adore, mais je serai toujours un membre des Stampeders», poursuit le colosse de 6’ 3” et de 297 lb.

Après avoir été le tout premier choix au repêchage de la LCF en 2014, par Calgary, Lavertu aura disputé 41 matchs de saison régulière et trois rencontres éliminatoires avec les Stampeders.

«Pierre a été une force au sein de notre ligne offensive, et c’est très malheureux de voir les blessures mettre fin à sa carrière aussi tôt», a indiqué le président et directeur général des Stamps, John Hufnagel. «Je le remercie pour les efforts qu’il a déployés au cours des quatre dernières années, et je lui souhaite bonne chance dans ses nouveaux projets.»

Avant Calgary, Lavertu avait passé quatre ans dans l’uniforme du Rouge et Or, de 2010 à 2013, où il a soulevé la Coupe Vanier à trois reprises et obtenu autant de nominations au sein de la première équipe d’étoiles canadienne. Pur produit de la capitale, il a joué son football secondaire aux Sentiers, à Charlesbourg, et son collégial à Garneau.

Basketball

Une acquisition de taille pour le Rouge et Or

L’équipe féminine de basketball du Rouge et Or fait une acquisition de taille. Après trois ans à l’Université du Texas, l’ailière Khaléann Caron-Goudreau joindra la troupe de l’entraîneur Guillaume Giroux, l’automne prochain.

«Ajouter une grande ailière comme Khaléann, ça permet un peu à tout le monde de revenir à sa position naturelle», a expliqué Giroux, lundi, au sujet de l’arrivée de la joueuse de 6’4’’.

C’est que malgré de très bons résultats ces deux dernières années, ses joueuses ont parfois eu de la difficulté contre certaines équipes plus imposantes. Ayant une équipe plutôt petite, l’entraîneur optait pour un style axé sur le mouvement du ballon en périmètre et beaucoup de tirs de trois points. 

«Là, on va pouvoir jouer différents styles dépendant de l’adversaire. Khaléann arrive avec beaucoup d’humilité. En raison de blessures, elle n’a pas joué énormément de minutes au Texas. Mais je serais très surpris qu’elle soit une joueuse ordinaire, ici. Elle a affronté de la très grosse compétition dans la conférence de la NCAA où elle jouait.»

Originaire de Gatineau, Caron-Goudreau est passée par le Séminaire Saint-François avec sa jumelle Audrey-Ann avant de s’exiler aux États-Unis, il y a près de six ans. D’abord à l’académie IMG, puis un an à l’Université Vanderbilt, avant de transférer au Texas.

Alors que sa sœur vient de terminer sa carrière universitaire avec les Longhorns, il restait toujours une année d’éligibilité à Khaléann, qui a perdu une saison universitaire en raison d’une blessure. Puisqu’elle gradue ce printemps, elle peut transférer dans un programme universitaire canadien, à l’automne et jouer immédiatement.

Une année de plus

Sachant cela, l’entraîneur adjoint du Rouge et Or, François Patenaude, qui a entraîné la joueuse au SSF, l’a contacté en décembre pour s’enquérir de son intérêt. De là, les étoiles se sont alignées. L’étudiante en administration ne pouvait passer directement à un MBA, l’automne prochain, à l’Université du Texas. Puis, elle trouvait la NCAA un peu trop centrée sur la performance athlétique.

«Je suis super compétitive et j’ai toujours été dans les dernières à quitter le gym, mais dans une université comme Texas, ils ne vont pas t’encourager à faire des études difficiles. Tu choisis tes cours en fonction de ton sport, et non l’inverse», explique l’athlète de 22 ans. 

Lorsqu’elle a su qu’elle était acceptée à la maîtrise en administration à l’Université Laval, la décision était facile à prendre. «Au début, je me sentais un peu mal à l’aise parce que j’avais dit à mon entraîneur au Texas que je serais de retour l’an prochain. Mais c’est logique que je revienne au Québec. Ça fait six ans que je n’ai pas joué régulièrement devant mes parents et mes frères. En plus, je vais avoir une année de basket de plus», lance Khaléann Caron-Goudreau. C’est que comme les carrières universitaires sont de cinq ans au Canada, elle pourra disputer deux saisons avec le Rouge et Or.

Quant à son temps de jeu, elle assure que rien n’est acquis d’avance. «Je suis une joueuse d’équipe et je sais que je vais devoir me battre pour faire ma place. Mais ce n’est pas la première fois que ça m’arrive.»

Pleins feux

Le Rouge et Or recrute dans sa cour

Alors que s’achève le recrutement 2018 au football universitaire, force est d’admettre que le Rouge et Or pige plus que jamais dans sa cour. L’ajout du porteur de ballon Gloire Muganda, fin mars, a porté à huit le nombre de joueurs issus du Campus Notre-Dame-de-Foy à avoir choisi le programme de Glen Constantin, cet hiver. Au total, c’est 18 des 22 nouvelles recrues qui proviennent de cégeps de Québec et de Chaudière-Appalaches. Le Soleil vous plonge dans cette cohorte à saveur locale.

«C’est plutôt circonstanciel. Ça a adonné que beaucoup de bons joueurs ont gradué dans les programmes de la région cette année», lance l’entraîneur-chef Glen Constantin à propos du recrutement des derniers mois. «Lorsque c’est le cas, comme ils sont dans notre cour, c’est normal que l’on ait plus de succès pour les recruter que d’autres programmes.»

Il faut également mentionner que de plus en plus de joueurs de l’extérieur viennent jouer dans des cégeps de Québec, souligne Constantin. Les joueurs recrutés dans les programmes collégiaux de la région ne sont donc pas toujours des produits locaux. Tous trois passés par le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF), Vincent et Cédric Forbes-Mombleau, ainsi que Maxym Lavallée sont respectivement originaires des Laurentides et de l’Outaouais, donne en exemple l’entraîneur. 

Le facteur ontarien

N’empêche, le fait que le Rouge et Or n’a recruté aucun joueur dans les cégeps de la région de Montréal surprend. Les Carabins, et même les Stingers et les Redmen, ont évidemment un avantage géographique, mais y a-t-il un lien à faire avec le recrutement de plus en plus agressif des universités ontariennes dans la Belle Province? Après tout, les Gryphons de Guelph et les Ravens de Carleton ont tous deux recruté une dizaine de joueurs au Québec durant l’hiver. 

«On voit avec les embauches de Jean-François Joncas [Guelph] et Paul-Eddy Saint-Vilien [Carleton] que les universités ontariennes viennent chercher des entraîneurs québécois. Ça aide pour le recrutement», admet  Constantin, précisant tout de même que les universités ontariennes font surtout des percées dans les cégeps anglophones Vanier, John-Abbott et Champlain-Lennoxville. 

«Mais il n’y a pas vraiment de joueurs que l’on voulait qui ont choisi l’Ontario. On réussit encore à garder les meilleurs espoirs, les blue chips, au Québec», assure le pilote du Rouge et Or, qui dresse donc un bilan fort positif de son recrutement.

«Au début du processus, on avait ciblé quatre ou cinq joueurs que l’on voulait vraiment et on les a pas mal tous eus. Le seul que l’on aurait voulu rapatrier et qui nous a échappé, c’est Sean Côté. C’est un gars de Québec qui était admis en droit chez nous, mais il a préféré aller à l’Université de Montréal», conclut Constantin à propos de l’ex-secondeur du Blizzard du Séminaire Saint-François qui s’était exilé à Champlain-Lennoxville, au collégial.

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LE RECRUTEMENT EN CINQ NOMS

Les frères Forbes-Mombleau (Campus Notre-Dame-Foy)

«D’après moi, la génétique Forbes-Mombleau est bonne», lance sans détour Marc-André Dion, qui a dirigé ces dernières années les frères Vincent et Cédric au Campus Notre-Dame-de-Foy.  Vincent, un receveur, a capté en trois ans plus de ballons que quiconque dans l’histoire du circuit collégial. «Physiquement, il est hors norme. Dès sa première année universitaire, il risque d’être plus fort et plus vite que la plupart des gars de l’équipe.» L’athlète de 5’10’’ et de 190 livres, qui devrait être utilisé comme receveur inséré chez le R et O, est «déjà prêt à dominer» au niveau universitaire, croit Dion, qui ne lui trouve pratiquement aucun défaut. «Il n’est peut-être pas le plus grand, mais il est tellement explosif. Il fait des gros attrapés dans les moments importants et c’est aussi un gars super humble.» Son aîné Cédric n’est pas à oublier. Après deux ans loin du football où il se questionnait sur ses choix de carrière, le secondeur a effectué un retour fracassant cette saison, étant élu dans la première équipe d’étoiles du circuit. «Il est capable de jouer physique et de courir avec les porteurs de ballons adverses, mais sa plus grande force est sa compréhension du jeu. Il ne devrait pas avoir de difficulté avec la transition à un nouveau système de jeu», note Dion à propos du joueur originaire de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Rouge et Or

Pelletier et Betts à l'honneur au Gala Rouge et Or

Mathieu Betts devient un habitué, mais Justine Pelletier a écrit une première, jeudi soir. Les deux membres de la grande famille Rouge et Or ont été nommés étudiants-athlètes par excellence à l’Université Laval pour la saison 2017-2018.

Leur uniforme n’avait pas de numéro, mais les quelque 450 athlètes de l’UL se sont mis sur leur 36 pour profiter ensemble du 67e Gala Rouge et Or, présenté au PEPS.

Pelletier est devenue la première joueuse de rugby à recevoir pareil honneur. Elle s’est avérée la leader d’une formation qui a connu la meilleure saison de son existence. Le Rouge et Or a décroché la médaille d’argent lors du Championnat canadien U Sports, au terme duquel Pelletier a été nommée sur l’équipe d’étoiles, exploit aussi acquis pendant la campagne au niveau national.

L’athlète de Rivière-du-Loup a souligné l’apport de ses coéquipières, pendant ses remerciements sur scène et ensuite devant les journalistes. «Le rugby, ça se joue à 15 sur le terrain et ça se joue à 30 en dehors», a souligné la demi de mêlée. «Je suis vraiment fière, parce que c’est un prix pour mon équipe qui a travaillé fort toute l’année.» Jeudi, elle a été préférée à la coureuse Aurélie Dubé-Lavoie, nommée athlète par excellence en sport individuel la semaine dernière.

Pour Pelletier, il est «vraiment» spécial d’être la première joueuse de rugby à triompher. «Ça prouve que le sport s’améliore. Que le rugby à Laval s’améliore. C’est bon pour la suite, c’est bon pour le programme. On veut que les filles qui sortent de Laval aient des chances pour l’équipe canadienne», ajoute celle qui participera justement à un camp de sélection de la formation nationale à Kingston, en mai.

Sixième doublé

La «médaille d’argent» de Betts — une défaite en finale de la Coupe Vanier — a peut-être eu un goût plus amer, mais ça n’a pas effacé son brio de la saison dernière. Meilleur joueur de ligne au pays pour la deuxième fois de suite, Betts est déjà mentionné près des lettres NFL. En étant préféré au golfeur Baptiste Mory jeudi soir, il a remporté le titre pour une deuxième année consécutive.

«On ne peut pratiquement pas avoir plus grand honneur que ça, d’être reconnu par son université», a affirmé le rapide colosse. «Tu ne peux pas t’habituer à des choses comme ça.»

Jeudi, il est devenu le sixième à réussir ce doublé, après Charles Philibert-Thiboutot (2014 et 2015), Sophie Simard (2001 et 2002), Marlène Taliana (1999 et 2000), Claude Lessard (1995 et 1996) et Odette Lapierre (1985 et 1986).

Recrues au pas de course

Les titres de recrues de l’année ont par ailleurs été l’affaire de la formation d’athlétisme.

Chez les femmes, la bien nommée Jessy Lacourse a été la favorite du jury, sélection incontournable en raison, entre autres, de ses quatre médailles d’or au championnat provincial (RSEQ). Jeudi soir, elle a été préférée à sa coéquipière Anne-Marie Comeau — désormais mieux connue pour avoir participé aux Jeux olympiques de PyeongChang en ski de fond — et à la joueuse de soccer Dominique Fortin.

Chez les hommes, Jean-Simon Desgagnés a imité Lacourse. Recrue de l’année canadienne en cross-country, il a aussi remporté deux médailles d’or (3000 mètres et 4 X 800 mètres) au championnat provincial d’athlétisme. Le nageur Alexandre Cayot et le footballeur David Côté étaient aussi en lice.

«Ça prouve que le programme d’athlétisme et de cross-country attire des bons jeunes», a commenté l’enthousiaste Lacourse sur ce double triomphe. «Il y en a beaucoup qui ont quitté aux États-Unis au fil des années. Mais présentement, on crée un bon bassin d’athlètes, ce qui fait en sorte que d’autres veulent rester.»

Rouge et Or

Les quatre finalistes pour le titre d'athlète de l'année du Rouge et Or maintenant connus

Le footballeur Mathieu Betts, le golfeur Baptiste Mory, la coureuse Aurélie Dubé-Lavoie et la joueuse de rugby Justine Pelletier sont les finalistes pour l’obtention du titre d’athlète de l’année du Rouge et Or.

Les nominations ont été dévoilées dans le cadre d’une conférence de presse prégala Rouge et Or, jeudi midi. Betts et Pelletier ont été nommés respectivement étudiant et étudiante-athlète de l’année dans un sport collectif, alors que Dubé-Lavoie et Mory ont reçu le même honneur pour un sport individuel. Ces prix font des quatre athlètes les candidats au titre d’athlète de l’année. 

Un habitué des honneurs individuels, Mathieu Betts s’est dit flatté par la nomination, mais l’on sentait que sans une Coupe Vanier pour l’accompagner, l’ailier défensif ne pouvait être pleinement satisfait. L’étudiant en éducation physique termine la semaine prochaine un stage au primaire, après quoi il commencera sa préparation pour le Défi Est-Ouest, auquel il participera en compagnie des meilleurs espoirs professionnels au pays, en mai, au PEPS. 

L’importance de l’équipe

Membre de la première équipe étoile canadienne, Justine Pelletier soulignait quant à elle que le prix qui lui a été remis jeudi en était aussi un d’équipe pour les joueuses de rugby du Rouge et Or. «Je pense que c’est un exploit impressionnant pour notre programme d’avoir atteint la finale des Championnats canadiens alors que nous y participions pour la première fois depuis longtemps. Maintenant, l’objectif est de les gagner la saison prochaine», a annoncé l’étudiante en kinésiologie. 

Même Baptiste Mory, au golf, a crédité ses coéquipiers. Celui qui a quitté sa France natale il y a trois ans pour venir porter les couleurs du Rouge et Or assure que dans un sport individuel comme le sien, s’attaquer à un tournoi en équipe l’aide à performer. «En France, je n’avais pas d’aussi bons résultats qu’ici et je pense que c’est lié au fait de jouer en équipe», a expliqué le golfeur par excellence du RSEQ et champion canadien au classement par équipe.

Aurélie Dubé-Lavoie brillait pour sa part par son absence, jeudi, étant en Suisse pour représenter le Canada aux Championnats du monde universitaires de cross-country. 

Le 67e gala Rouge et Or aura lieu le jeudi 12 avril.

Rouge et Or

Championnat canadien de volleyball féminin: le R et O défait le Heat

La rivalité Québec-Montréal se transporte au Championnat canadien de volleyball féminin. Le Rouge et Or a vaincu le Heat de UBC Okanagan, samedi après-midi, au PEPS, mettant la table pour un match de la 5e place contre les Carabins. Une occasion de finir la saison sur une victoire, mais également venger la défaite en finale provinciale.

«On a vraiment joué un beau match avec beaucoup d’intensité. C’est impressionnant à ce niveau-là. Je pense que les filles doivent être fières de leur travail», s’est réjoui le pilote du Rouge et Or, Olivier Caron, après la victoire en quatre manches (25-16, 17-25, 27-25, 25-20) contre UBC Okanagan. 

Après un dominant début de match, ses joueuses ont laissé le Heat revenir dans la rencontre en enlevant la deuxième manche. S’en est suivie une troisième manche très chaudement disputé où les deux équipes sont restées nez à nez jusqu’à ce que la centre Alex Béraud tranche avec un as pour donner la victoire 27-25 au Rouge et Or. 

«C’est ce qu’on a fait pas mal toute l’année. Chaque fois qu’on a eu une performance moyenne, le lendemain les filles se sont redressées. Hier, on a connu deux bonnes manches, mais ça s’était mal terminé», a pointé Olivier Caron. 

Pas là comme figurantes

Pour la finissante Béraud, nommée joueuse du match, la victoire a également permis de prouver que le Rouge et Or avait sa place au Championnat canadien même si l’équipe a obtenu sa place dans le tournoi à huit équipes en raison de son statut d’hôtesse.  

«On a surtout su se le prouver à nous même. Parce qu’hier, tous les matchs du tournoi s’étaient décidés en cinq manches, sauf pour notre défaite en trois manches», a précisé Alex Béraud, auteure de sept attaques marquantes en seulement neuf tentatives, trois as et deux contres durant la rencontre.

Alors que le reste des équipes du tournoi mise sur des joueuses vedettes, les Lavaloises puisent leur succès dans le travail collectif, croit l’entraîneur Caron. «On n’a pas de joueuse parmi les étoiles canadiennes. Notre étoile, nous, c’est le groupe de 14 filles. C’est là notre force. On ne dépend pas d’une fille en particulier. 

Rendez-vous avec les Bleues

Après deux duels contre des équipes de l’Ouest, le Rouge et Or retrouvera maintenant une équipe qu’il connaît trop bien, dimanche, 11h, dans le match pour la 5e place. Les joueuses des Carabins de l’Université de Montréal ont balayé Dalhousie (25-21, 25-20, 25-18), samedi, se relevant d’une défaite crève-cœur en cinq manches, la veille. 

«Il faut s’attendre à un match avec beaucoup d’émotions. Il y a trois finissantes de l’autre bord qui vont vouloir nous arracher la tête pour leur dernier match universitaire. C’est la même chose pour nos filles de dernières années», prédit Olivier Caron.

À l’inverse des finissantes des Bleues, dont certaines poursuivront des carrières pros ou sur l’équipe nationale, celles du Rouge et Or en seront vraisemblablement à un dernier match de haut niveau en carrière, dimanche. «Peut-être que les cinq ou six premiers points seront bizarres, mais après le rythme du match va embarquer et l’on va avoir du plaisir», croit leur entraîneur. 

«C’est encore la rivalité Québec-Montréal. Rendu là, on ne joue quasiment plus pour la cinquième place, mais vraiment pour l’honneur de finir sur une victoire à domicile», lance Alex Béraud. 

Volleyball féminin

Le Rouge et Or livre une belle bataille, mais plie face aux Dinos

Le Rouge et Or s’est bien battu en ouverture du Championnat canadien de volleyball féminin, vendredi au PEPS, mais l’équipe hôtesse a dû s’avouer vaincue en trois manches face à la meilleure équipe au pays cette saison : les Dinos de Calgary.

«On y a cru pendant un bon bout de temps. On a eu deux bonnes manches. Je savais qu’on avait des chances de les battre, mais il fallait être très patient et discipliné», a lancé l’entraîneur Olivier Caron après la défaite (27-25, 25-21, 25-11) des siennes en quart de finale. Présent en raison de son statut d’équipe hôtesse, le Rouge et Or (16-8 cette saison) avait une grosse commande face aux Dinos (26-3), équipe favorite du tournoi à huit équipes. 

«Les filles ont vraiment travaillé fort. Tu voyais qu’il y avait du chien en arrière», a salué Caron. Devant une foule bruyante dans un amphithéâtre-gymnase bien rempli, les favorites locales ont réussi à donner chaud aux imposantes joueuses des Dinos lors de la première manche. Elles ont effacé des retards de 20-13 et 24-19 pour créer l’égalité 24-24, avant de laisser Calgary s’enfuir avec la manche. 

«Je pense que la foule nous donnait du rythme sur des points critiques. L’énergie que ça nous donnait, ça aide», a mentionné l’entraîneur. «Dans la deuxième manche, par contre, on a eu sept erreurs directes et c’était de mauvaises erreurs. Tu en enlèves trois là-dedans et c’est 25-24. Il y a des ballons qu’on aurait dû garder en jeu.»

Cloutier brille

Auteure de 11 attaques marquantes dans le match, la capitaine et finissante Alice Cloutier a mené la charge pour le Rouge et Or, étant nommée joueuse du match dans la défaite. Une performance que n’a pas manqué de souligner Caron. 

«Il y a peut-être eu un peu trop d’erreurs, mais on a bien joué comme équipe durant les deux premières manches. On affrontait une très bonne équipe. La troisième manche, on s’est comme un peu laissé aller. On dirait qu’on y croyait plus», a mentionné Cloutier après la rencontre. 

En ronde consolation, comme les Carabins

Le Rouge et Or a maintenant rendez-vous avec UBC-Okanagan en demi-finale consolation, samedi à 15h, au PEPS. Les Dinos croiseront pour leur part le fer avec Ryerson en demi-finale, à 20h. Questionné à savoir si un travail de motivation devait être fait auprès de ses joueuses avant le match consolation, Caron ne semblait pas s’inquiéter. 

«Ça appartient aux joueuses. C’est leur poutine à eux autres. Nous, les entraîneurs, on les accompagne et on les prépare. Mais l’énergie va devoir venir de leur groupe de 14.»

Plus tôt vendredi, les tombeuses du Rouge et Or en finale québécoise, les Carabins de l’Université de Montréal, ont subi la défaite en cinq manches face aux Pandas de l’Université de l’Alberta. Les Montréalaises avaient pourtant pris l’avance deux manches à zéro, mais elles devront maintenant se battre pour la cinquième position du Championnat canadien dans la partie consolation du tableau. Elles ont rendez-vous avec Dalhousie, samedi, à 13h, tandis que les Pandas affronteront les championnes en titres, les Thundebirds de UBC, à 18h, avec une place en finale canadienne en jeu.

Football

Amoah et Pierre sous l'œil des Redskins

Un recruteur de la NFL était à Québec, mardi, pour voir à l’œuvre deux joueurs du Rouge et Or.

Les possibilités réelles de voir un jour le porteur de ballon Christopher Amoah ou le receveur de passes Tyrone Pierre dans l’uniforme des Redskins de Washington? Minces. Mais pas nulles. «L’horaire d’un dépisteur de la NFL est tellement chargé qu’il ne se déplace pas par charité», résume l’agent des deux porte-couleurs de l’Université Laval, Sasha Ghavami.

«Je vise toujours le plus haut. Alors moi, dans ma tête, mes chances sont bonnes», indique pour sa part Amoah, le joueur pour lequel les Redskins avaient d’abord dépêché leur éclaireur Darryl Franklin dans la capitale. Pierre s’est ensuite ajouté.

Franklin s’est refusé à commenter leurs performances, concurrence oblige. La veille, il avait effectué une première escale à Montréal pour épier les faits et gestes du costaud receveur des Carabins Régis Cibasu, vu en action au Shrine Game, en janvier.

«Le Shrine Game est l’occasion de se faire voir pour les joueurs évoluant au Canada. J’ai aussi observé les gars aujourd’hui et faudra voir où ils se classent dans nos évaluations en vue du repêchage», s’est contenté de dire le natif de l’Ontario.

Mardi, au PEPS, les deux athlètes de quatre saisons universitaires se sont pliés à la traditionnelle batterie de tests physiques phares du football — courses, sauts et levé d’haltère —, en plus d’une série d’exercices avec ballon.

Ballons de la NFL, donc un peu différents de ceux utilisés au Canada, apportés par leur ex-coéquipier Antony Auclair. Qui à pareille date l’an dernier avait attiré pas moins de 17 éclaireurs de la NFL au PEPS. Disons que cette fois, c’était plus modeste.

Volleyball féminin

Gros défi pour le Rouge et Or au Championnat canadien

Accéder au Championnat canadien comme simple équipe hôtesse constitue déjà un défi d’orgueil important pour les filles du Rouge et Or volleyball. Amorcer le tournoi face aux favorites, les Dinos de l’Université de Calgary, vendredi soir, ajoute encore au lourd contrat.

«Tout ça, c’est juste des chiffres. Ça se passe sur le terrain», a proclamé la capitaine et finissante Alice Cloutier, lundi midi, lors d’une autre et dernière conférence de presse pour annoncer la tenue du huit ultime de volleyball universitaire féminin au PEPS de l’Université Laval, les 16, 17 et 18 mars.

Pas de doute. Cloutier et ses coéquipières ont leur match de vendredi à 18h dans la mire depuis pas moins de deux ans, lors de l’attribution de l’événement à l’UL. Les voilà maintenant arrivées. Reste à performer.

Contre des Dinos aguerries, championnes de la puissante conférence de l’Ouest et fortes d’une fiche globale de 26-3 pour la campagne 2017-2018. À l’autre bout du classement, le Rouge et Or s’est faufilé à titre de formation locale, puisque balayé en deux matchs dans la finale québécoise par les Carabins de Montréal.

«Notre objectif est de rester concentrées sur cette partie-ci, sans voir plus loin devant nous ni derrière. On va laisser notre cœur sur le terrain, c’est là que ça se passe. On a une équipe vraiment complice, on joue ensemble depuis longtemps, on est soudées. Je sais qu’on a les outils et la force pour passer à travers», assure Cloutier.

Invasion de l’Ouest

Les chiffres sont quand même là. Les Dinos partent grandes favorites et le Rouge et Or (16-8) huitième sur huit. Avec eux, Montréal (22-2), UBC (24-5), Ryerson (22-0), UBC-Okanagan (21-7), Dalhousie (21-1) et Alberta (17-12) tenteront aussi se s’approprier la médaille d’or, dimanche. Quatre des huit formations en lice viennent de l’Ouest, dont les Thunderbirds d’UBC, reines défendantes et sept fois championnes dans les 10 dernières années.