Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Rouge et Or

Gala Rouge et Or: Lacourse, Forteza, Desgagnés et Harelimana en lice pour les titres d’athlète de l’année

Les coureurs Jessy Lacourse et Jean-Simon Desgagnés de même que la joueuse de rugby Fabiola Forteza et le footballeur Kean Harelimana sont les quatre sportifs en lice pour les titres d’athlètes féminine et masculin de l’année au Gala Rouge et Or de l’Université Laval.

En raison de la pandémie de COVID-19 et des mesures de confinement et de distanciation sociale adoptées au Québec, le 69e Gala Rouge et Or aura lieu en ligne samedi soir, 19h, plutôt qu’à l’Amphithéâtre Desjardins de l’Université Laval.

Élue athlète féminine pour un sport individuel, Jessy Lacourse, qui étudie en éducation préscolaire et primaire, fait partie des équipes d’athlétisme et de cross country du Rouge et Or. Elle se mesurera à l’étudiante à la maîtrise en nutrition Fabiola Forteza, joueuse de troisième ligne au sein de l’équipe de rugby du Rouge et Or qui a déjà remporté les titres de joueuse de l’année au Québec et au Canada en plus d’avoir mené le Rouge et Or à sa première conquête du trophée Molinex, emblème de la suprématie au rugby féminin universitaire canadien, en 2019.

Chez les hommes, Jean-Simon Desgagnés, étudiant en médecine, a été élu athlète masculin de l’année pour un sport individuel. Il fait lui aussi partie des équipes d’athlétisme et de cross-country du Rouge et Or en plus de faire partie de la première équipe d’étoiles du Réseau Sport Étudiant Québec (RSEQ), qui l’a aussi nommé athlète masculin par excellence. Pour le titre d’athlète masculin de l’année, il se mesurera au secondeur de l’équipe de football du Rouge et Or Kean Harelimana, étudiant en gestion de la relation avec le consommateur qui a fait partie de l’équipe d’étoiles du RSEQ en plus de faire partie des étoiles défensives au Canada.

Pour le titre de recrue féminine de l’année, la joueuse de rugby Audrey Champagne, la spécialiste de la course et du saut en hauteur Audrey Leduc et la nageuse Lisa Pou se feront la lutte alors que du côté masculin, le nageur Nathan Beaudin-Bolduc affrontera le joueur de badminton Mathieu Morneau et le basketteur Sidney Tremblay-Lacombe.

Quant au prix Jean-Marie de Koninck du mérite académique, cinq athlètes sont en nomination: Étienne Bazin, joueur de badminton et étudiant en actuariat, Frédérique Beauchamp, joueuse de basketball et étudiante en médecine, Louis Brosseau, étudiant en histoire et membre de l’équipe d’athlétisme, Samuel Lamhamedi, skieur alpin et étudiant en actuariat, et Andrée-Anne Théberge, skieuse de fond et étudiante en physiothérapie. 

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

Rouge et Or

Pro Day convaincant pour Assé et Auclair [VIDÉO]

Convaincant, mais pas exceptionnel. On pourrait résumer ainsi le Pro Day du secondeur hybride Adam Auclair et du bloqueur Kétel Assé. Leurs performances leur ouvriront-elles maintenant les portes de la NFL lors du repêchage? «Trop tôt» pour le dire.

Bien qu’ils n’aient pu démontrer leur talent que devant un seul représentant de la NFL, Brad Obee des Bears de Chicago, les deux Lavallois étaient suffisamment fiers de leur performance pour croire que leurs résultats circuleront à travers la ligue.

«Je voulais montrer que j’étais capable de bien bouger. Je devais montrer que je pouvais améliorer ma protection de passe. Et aussi que je peux compétitionner au sud de la frontière», expliqué Assé qui s’est dit surtout satisfait de son saut vertical (26,5” pouces) et son développé couché (26 reprises), un sommet personnel. 

«Je suis quand même content. La plupart de mes records personnels ont été battus aujourd’hui [mardi]. Il y a certains tests que j’aimerais revoir comme le T-Test dont le résultat (4,5 secondes) ne me satisfait pas, mais tu vois je n’ai jamais été un grand sauteur et j’ai battu mon record de quelques pouces», ajoute Auclair qui a réussi un saut vertical de 36” pouces.

Rouge et Or

Volleyball: les gars et les filles du Rouge et Or s’inclinent face aux Carabins

L’équipe masculine et l’équipe féminine de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval se sont inclinées samedi en finale provinciale face aux Carabins de l’Université de Montréal.

Les deux formations avaient perdu leur match de la veille dans cette série deux de trois. L’équipe féminine disputait son second match au PEPS de l’Université Laval et faisait face à une formation plus athlétique qui comptait dans ses rangs huit joueuses de six pieds et plus.

Après avoir perdu les deux premières manches 25-18 et 25-17, les protégées de Danny Da Costa se sont reprises lors de la troisième manche, qu’elles ont remportée 25-16. Les Carabins ont cependant repris le dessus la manche suivante pour s’assurer de la médaille d’or avec un gain de 25-21.

Sitôt les cérémonies d’après-match complétées, les joueuses du Rouge et Or ont immédiatement retiré leurs médailles d’argent de leur cou. 

Blessure coûteuse

Pour l’attaquante Maud Chapleau, les quelques pouces que le Rouge et Or concédait aux Carabins n’était pas tant un facteur dans cette défaite que la blessure de l’attaquante Marianne Saint-Aubin.

«C’était difficile, car on était rendues onze! Marianne avait de la difficulté à sauter, nous étions très limitées aux ailes. On savait qu’il fallait se donner à 200%», a déclaré la joueuse de quatrième année.

La libéro Claudia Besner aurait pour sa part bien aimé terminer sa carrière universitaire avec une médaille d’or au cou, mais elle ne pouvait quand même qu’être fière du chemin parcouru par son équipe.

«Cette année, on était vues comme des «underdogs» et on s’est quand même rendues en finale. On a un beau club et on a tellement travaillé fort. On a commencé l’année avec un nouveau «coach», plusieurs recrues. Je suis fière...», a-t-elle commenté, les yeux en larmes.

Da Costa ambivalent

Leur entraîneur Danny Da Costa était toutefois plutôt ambivalent après la défaite. «Si je suis satisfait? Je dirais oui et non... On est quand même dans le «top 2» et peu de gens nous voyaient là en début de saison. Cependant, je n’aime pas les excuses, que c’est parce qu’on n’était pas assez, que c’est parce qu’on était trop petites», a-t-il déclaré.

«Je ne suis pas sûr qu’on ait donné tout ce qu’on avait à donner aujourd’hui. On l’a fait vers la fin, mais pas tout le match», a-t-il résumé, soulignant qu’il avait changé l’alignement au troisième quart pour provoquer des choses.

«Peut-être que ça aurait mieux été si on avait commencé comme ça. Mais hier comme aujourd’hui, nos mauvais débuts de match nous ont fait mal. Quant à la blessure de Marianne, toute l’année on s’est ajustés et on a trouvé des solutions avec ce qu’on avait», a-t-il conclu.

Du côté de l’équipe masculine dirigée par Pascal Clément, elle s’est inclinée en trois manches de 25-15, 25-16 et 25-12 au CEPSUM de l’Université de Montréal. Les volleyeurs du Rouge et Or participeront quand même aux championnats canadiens puisque, contrairement à ce qui est le cas du côté féminin, deux équipes de la conférence du Québec se qualifient automatiquement pour les championnats nationaux universitaires.

Rouge et Or

Basketball féminin: le Rouge et Or freiné par les Huskies

Les Huskies de l’Université de Saskatchewan ont mis fin au rêve doré des basketteuses du Rouge et Or de l’Université Laval, samedi, en les battant par la marque de 76 à 57 en demi-finale des Championnats canadiens universitaires à Ottawa.   

«Nous affrontions une équipe qui a été numéro un au pays toute l’année, une équipe qui est à maturité. En plus, nous avons reçu une mauvaise nouvelle tôt dans la journée. Notre ailière Khaléann Caron-Goudreau était malade. Elle a essayé de jouer, elle a tout donné, mais elle n’était pas à 100%. Ça a été difficile, car notre plan de match était beaucoup axé sur elle», a déclaré au Soleil l’entraîneur Guillaume Giroux à propos de sa meilleure joueuse, limitée à quatre points et sept rebonds.

Le Rouge et Or devait en plus composer avec le fait que l’arrière Leslie Makoso jouait malgré une blessure et a perdu les services de la centre Djamila Amadou Triquet, victime d’une commotion cérébrale en fin de match.

Mauvais départ

«Ça a été très difficile en première demie. Avec 16% de pourcentage de réussite, c’est clairement notre pire demie cette année et la défensive des Huskies y est sûrement pour quelque chose», a déclaré Giroux au sujet de la première moitié du match lors de laquelle ses joueuses n’ont inscrit que 17 points, dont aucun au second quart.

En deuxième demie, le Rouge et Or n’a marqué qu’un point de moins que les Huskies (40 contre 41), mais le mal était déjà fait. Quatre des cinq partantes des Huskies ont marqué plus de dix points. La garde Megan Ahlstrom a dominé avec 16 points et l’attaquante format géant Kyla Shand, qui fait six pieds trois pouces, a récupéré 11 rebonds en plus de marquer 12 points.

«Offensivement, ils ont une très grosse équipe avec trois ou quatre filles qui font partie de l’équipe nationale ou de développement. C’était déjà un gros défi avant les mauvaises surprises que nous avons eues aujourd’hui», reprend Giroux.

Médaille de bronze

Dimanche, à midi, le Rouge et Or se frottera donc aux Panthers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard dans le match pour la médaille de bronze. 

«C’est une équipe que l’on connaît puisqu’elles ont participé à notre tournoi en début de saison. On avait gagné par douze points alors qu’on avait aussi quelques blessées, mais les deux équipes ont évolué depuis», commente Guillaume Giroux, qui espère que Caron-Goudreau et Makoso pourront être de retour au jeu.

«Nous souhaitons en avoir au moins deux des trois. Djamila ne pourra assurément pas jouer, car elle a eu une grosse commotion, mais on espère que Leslie et Khaléann pourront être de la partie», a conclu l’entraîneur-chef.

Rouge et Or

L’ex-quart Alex Skinner abandonne sa poursuite contre le Rouge et Or

L’ex-quart-arrière Alex Skinner laisse tomber sa poursuite de 250 000 $ contre le Rouge et Or de l’Université Laval, qu’il blâmait pour l’avoir suspendu au cours des trois premières parties de la saison 2014.

La poursuite, qui devait être entendue le 23 mars, a finalement été retirée suite à une demande de désistement de Skinner. Son avocate, Me Chloé Corneau, a refusé de commenter la décision lorsque contactée par Le Soleil.

L’ex-quart de 27 ans résidant maintenant à Ottawa avait déposé sa poursuite en 2017, un an après avoir été blanchi des accusations de voies de fait déposées contre lui et deux autres joueurs après une bagarre dans un bar de Sainte-Foy en juin 2013. 

Un homme avait eu des fractures au nez et à la mâchoire dans cette escarmouche, mais Skinner avait convaincu la juge qu’il avait agi en légitime défense en assénant un coup de poing au visage du plaignant qui était agressif.

Le quart originaire d’Ottawa avait mené le Rouge et Or à la Coupe Vanier en novembre 2013 et c’est le lendemain de la finale canadienne que les accusations avaient été déposées contre lui.

Par la suite, Skinner avait été écarté des événements promotionnels de l’équipe en plus d’être suspendu pour les trois premiers matchs de la saison suivante. Il a alors perdu son poste de quart-arrière numéro un au profit d’Hugo Richard avant de quitter l’équipe plus tard durant la saison.

Skinner avait ensuite tenté sa chance avec les Gryphons de Guelph, dans le circuit universitaire ontarien, en 2015, mais n’avait disputé qu’une vingtaine de minutes comme quart-arrière suppléant avant de quitter l’équipe après deux matchs.

Dans sa poursuite, Skinner prétendait que le Rouge et Or l’avait empêché d’avoir la chance d’atteindre son plein potentiel, de jouer au football professionnel et de bénéficier du prestige lié au statut de quart-arrière du Rouge et Or dans sa carrière professionnelle. Ian Bussières

Basket-ball

Rouge et Or: victoire à saveur gatinoise au «Final 8»

Le dernier match qu’elle avait disputé dans son patelin remontait en... 2011. Khaléann Caron-Goudreau était alors en troisième secondaire à la polyvalente Nicolas-Gatineau.

C’était avant que sa carrière sur le bois franc prenne son envol. Avant que l’étudiante-athlète prenne la direction notamment des États-Unis avec sa jumelle Audrey-Ann. D’abord dans une école secondaire privée en Floride, puis dans la NCAA à Vanderbilt et l’Université du Texas, à Austin.

Rouge et Or

Glen Constantin satisfait de son camp [VIDÉO]

Pas de grande révélation, mais une progression sur tous les fronts. L’entraîneur-chef de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, s’est dit satisfait de ce qu’il a vu lors du premier camp «printanier» de son équipe à se dérouler à Québec plutôt qu’en Floride depuis plusieurs années.

«C’est la beauté de tout ça, il n’y a pas de joueur qui s’est démarqué plus que les autres, mais j’ai vu de très très belles choses. On voit une progression partout», a déclaré Constantin mercredi, au terme de la dernière journée du camp. Les joueurs seront convoqués à trois autres séances d’entraînement hebdomadaires au cours des prochaines semaines d’ici la fin de la session.

Ceux qui connaissent bien Constantin savent à quel point le terme «progression» revient souvent dans son discours et à quel point cet aspect est aussi important que la victoire dans la préparation de son équipe. D’ailleurs, même s’il n’a pas identifié de «révélation» du camp, Constantin n’a pas hésité à mentionner l’ailier défensif Yanis Chihat comme étant l’un des joueurs qui avaient le plus progressé durant le camp. «Dans son cas à lui, c’est un changement de position en plus puisqu’il était secondeur quand il est arrivé avec nous.»

Un seul quart

«Notre ligne défensive est plus mature, notre groupe de secondeurs est très fort. Notre ligne tertiaire manque encore un peu de cohésion, mais nous allons travailler là-dessus», a poursuivi Constantin, qui a aussi aimé ce qu’il a vu du quart-arrière de deuxième année Thomas Bolduc et du quart-arrière recrue Arnaud Desjardins, qui lutteront pour le poste de quart partant la saison prochaine. 

«Ce n’est pas dans les plans de fonctionner à deux quarts-arrière, ce n’est pas quelque chose que nous avons fait par le passé. On préfère avoir un partant qui aura plus de répétitions», signale-t-il au passage.

Parmi les recrues présentes au camp, Constantin a aussi aimé ce qu’il a vu du demi-inséré Alexis Forest et de l’ailier espacé Édouard Arsenault. «Ils ont été à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux», a-t-il commenté. Forest, qui est originaire de Boisbriand, a cependant joué son football collégial avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy et a complété 21 passes pour 256 verges et trois touchés l’an dernier. Quant à Arsenault, un produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu, il a fait partie de l’équipe d’étoiles de première division et a complété 38 passes pour 594 verges et trois touchés la saison dernière.

Le Rouge et Or entreprendra sa saison 2020 le 29 août avec un match hors-concours contre les Ravens de l’Université Carleton.

Rouge et Or

Assé et Auclair auront leur Pro Day

Deux des meilleurs éléments de la dernière saison de football du Rouge et Or, le bloqueur Kétel Assé et le secondeur hybride Adam Auclair, auront droit à leur Pro Day le 10 mars au Stade Telus-Université Laval alors que des dépisteurs de la NFL et de la Ligue canadienne de football (LCF) pourront les voir à l’œuvre dans divers tests et exercices physiques.

C’est la cinquième année consécutive que le Rouge et Or tient un tel événement. En 2016, le joueur de ligne à l’attaque Charles Vaillancourt s’était exécuté devant les dépisteurs des Raiders d’Oakland et avait finalement abouti dans la LCF avec les Lions de la Colombie-Britannique. L’année suivante, 17 dépisteurs de la NFL s’étaient déplacés pour voir l’ailier rapproché Antony Auclair, le grand frère d’Adam, qui avait signé avec les Buccaneers de Tampa Bay peu après le repêchage 2017.

En 2018, le porteur de ballon Christopher Amoah et le receveur de passes Tyrone Pierre avaient soulevé l’intérêt des Redskins de Washington. Pierre avait été repêché par les Blue Bombers de Winnipeg de la LCF et Amoah, après une participation au camp des Eskimos d’Edmonton, était revenu avec le Rouge et Or pour une cinquième saison. Finalement, l’an dernier, c’est l’ailier défensif Mathieu Betts et le joueur de ligne offensive Samuel Thomassin qui étaient à l’œuvre. Betts a signé un contrat avec les Bears de Chicago, qui l’ont retranché au terme du camp d’entraînement, et a ensuite ratifié une entente avec les Eskimos alors que Thomassin a pris part à un mini-camp des Giants de New York et a été repêché par les Alouettes de Montréal pour ensuite revenir à Laval une dernière saison.

Dans le cas de Kétel Assé, c’est justement lors du Pro Day de Betts qu’il est tombé dans l’œil des recruteurs de la NFL. Le natif de Saint-Marc, en Haïti, qui fait 6 pieds 7 pouces et pèse 300 livres était sur place pour encourager Betts et des recruteurs ont insisté pour prendre ses mensurations. L’automne dernier, des recruteurs des 49ers de San Francisco et des Bears de Chicago se sont déplacés pour le voir en action avec le Rouge et Or. Assé a ensuite pris part au NFLPA Collegiate Bowl en Californie au mois de janvier et figure en sixième place sur la dernière liste des meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF.

Adam Auclair figure en 13e place sur cette même liste et il a pour sa part participé au College Gridiron Showcase en janvier au Texas. L’an dernier, il a été élu pour une troisième fois au sein de l’équipe d’étoiles défensives du Québec, terminant au premier rang avec 45 plaqués, dont 35 en solo. Après avoir été élu recrue de l’année au Québec en 2016, il avait remporté le titre de joueur défensif de l’année au Canada en 2017, puis celui de joueur défensif par excellence de la Coupe Vanier 2018.

Rouge et Or

Arnaud Desjardins vise haut avec le Rouge et Or

Même s’il sait que Thomas Bolduc a déjà une saison d’expérience comme quart-arrière du Rouge et Or, Arnaud Desjardins vise tout de même le poste de numéro un la prochaine saison avec l’équipe de l’Université Laval.

Après avoir dominé la première division du football collégial avec 138 passes complétées, 2152 verges, 33 touchés et seulement deux interceptions, le joueur de 20 ans qui fait 6 pieds 4 pouces s’est laissé tenter par le Rouge et Or après avoir été courtisé par plusieurs universités.

Il a décidé de ne pas tenter l’aventure américaine comme Jack Zergiotis et Jonathan Senécal, deux Montréalais qui sont maintenant les quarts des Huskies de l’Université du Connecticut après être passés par le réseau collégial québécois.

«À la fin, c’était entre Laval, Mont­réal et Western... Comme plusieurs, j’avais pensé à la NCAA et aux universités américaines, mais aucune ne m’a offert de bourse complète, donc j’ai décidé de rester au Canada», a-t-il déclaré lundi après l’entraînement du camp «printanier» du Rouge et Or.

D’ennemi à rival amical

Desjardins se retrouve maintenant côte à côte avec Bolduc, qu’il a affronté durant deux ans au niveau collégial alors qu’il s’alignait avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal et que Bolduc était le quart des Cougars du Collège Champlain de Lennoxville.

«C’est l’fun de retrouver des joueurs contre qui j’ai joué au collégial, car ici, avec le Rouge et Or, il n’y en a pas beaucoup avec qui j’ai joué», indique-t-il en assurant que la relation entre lui et Bolduc est excellente même si les deux se battent pour le même poste.

«C’est une compétition et j’ai de grosses aspirations même si je suis conscient que le Rouge et Or avait déjà un super bon quart-arrière la saison passée. La relation est très saine entre nous. Il est là pour m’aider», assure Desjardins, qui ne fait toutefois pas de cachette quant à son objectif. «Mon but est d’être le numéro un.»

L’an dernier, c’était Bolduc qui arrivait au camp comme un quart de première année et luttait contre un quart de cinquième année, Samuel Chénard. Chénard a obtenu le poste de partant au terme du camp d’été du Rouge et Or, mais Bolduc est venu le lui ravir après trois matchs.

Transition

Arnaud Desjardins considère que le camp «printanier» du Rouge et Or est une bonne occasion pour les joueurs comme lui de faire la transition entre le football collégial et le niveau universitaire.

«Tout le monde ici fait une super job pour faire en sorte que je progresse et que je me sente de plus en plus à l’aise sur le terrain», indique celui qui constate quand même des différences importantes entre les deux niveaux de jeu.

«Je dirais que la vitesse de jeu et l’ampleur du livre de jeux sont les éléments les plus importants, mais je ne suis pas inquiet, je vais bien m’adapter», poursuit-il.

Sa relation avec le personnel d’entraîneurs du Rouge et Or est d’ailleurs l’une des raisons qui l’ont incité à choisir Laval.

«Comment ils traitent avec moi et la façon dont ils s’y sont pris pour me recruter. Et aussi, parce que le Rouge et Or est vraiment le meilleur programme au pays», termine-t-il.

Rouge et Or

Le Rouge et Or accède au championnat canadien

Pour une deuxième année consécutive, les basketteuses du Rouge et Or sont championnes du RSEQ et pour une quatrième année, elles seront du Championnat canadien. Opposées aux Citadins de l’UQAM en finale provinciale, les Lavalloises ont remporté une victoire de 62 à 54 dans un duel serré qui a tenu les 1613 amateurs sur le bout de leur siège jusqu’à la fin de la rencontre.

Interrogé si la victoire de cette année était plus gratifiante que celle de 2019 parce sa formation n’était pas aussi talentueuse que celle qu’il dirigeait la saison dernière, Guillaume Giroux a mentionné que la victoire de ses filles n’était pas une surprise parce qu’il savait qu’il avait un groupe assez expérimenté qui avait passé par le même chemin en 2019, et ce, même si certaines filles n’avaient pas joué beaucoup.

«J’ai tout le temps été un coach qui faisait jouer son monde pas mal. Et les filles ont super bien réagi. Des athlètes qui ne jouaient à peu près pas l’an passé qui ont eu une belle année et de super belles séries. Oui la victoire c’est gratifiant. Et je suis content. Gagner c’est toujours le fun. Il y a toujours des histoires différentes qui viennent avec ça. Mais les efforts sont les mêmes. L’année passée on avait une grosse équipe mais on avait travaillé fort de la même façon que cette année même si les matchs avaient été peut-être un peu plus faciles.

Giroux n’a pas manqué de souligner la performance de ses joueuses. Il a ainsi vanté Khaléann Caron-Goudreau. Il a mentionné qu’il aurait aimé lui permettre de prendre une pause méritée, mais qu’il n’avait pu le faire parce que le match était trop serré. Il n’a pas caché qu’il s’attendait à ce que ses basketteuses marquent davantage de points en début de rencontre mais il a ajouté que l’opposition des Citadins avait été de tous les instants.

«On sait que des matchs comme celui-là sont des batailles de tranchées. On sait que dans les séries, les séparations vont être un peu moins grandes et que ça va être plus difficile mais j’aurais parié qu’on en aurait mis une couple de plus dedans. Les deux trois points en fin de première demie ont été énormes. Et les trois lancers francs de Khaléann à la fin du troisième quart, ont vraiment fait une grosse différence dans le match. Il y a eu de gros jeux.»

Rouge et Or

«Camp de printemps» loin des palmiers pour le Rouge et Or

Pour la première fois depuis plusieurs années, le camp d’entraînement de l’équipe de football du Rouge et Or s’amorçait vendredi loin des palmiers de la Floride, au stade intérieur du PEPS de l’Université Laval. Une décision rendue par U Sports, l’organisation qui gère le sport universitaire canadien, interdisant aux équipes de football de tenir des camps à l’extérieur du Canada est à l’origine de la situation.

«Nous sommes contents de disposer d’un stade couvert comme celui-là», a d’abord lancé l’entraîneur-chef Glen Constantin à la fin de la première journée du camp, qualifié de camp de printemps même s’il commence trois semaines avant le solstice. 

Constantin avoue cependant que la fin du voyage en Floride a ses désavantages. «Ce ne sera pas la même chose du côté de la cohésion d’équipe, car c’est un aspect qui se bâtissait beaucoup avec le voyage. C’est une belle expérience dont les athlètes doivent malheureusement faire leur deuil», poursuit-il, maintenant que le voyage hivernal à Orlando ne constituait pas un avantage indu pour sa formation. «Je ne pense pas que le fait d’aller en Floride nous rendait supérieurs aux autres», signale-t-il.

Le receveur de passes Jonathan Breton-Robert partageait le point de vue de son entraîneur quant à l’interdiction de tenir des camps hors du Canada. «C’est sûr que c’est différent cette année. Au moins, on est dans nos installations, mais la Floride, c’était très bon pour développer l’esprit d’équipe. Selon moi, c’est un peu du nivellement par le bas», a-t-il déploré en faisant référence à l’interdiction décrétée par U Sports.

Calendrier

Il n’y a pas que le changement d’emplacement du camp de printemps qui faisait tiquer Constantin vendredi puisque le calendrier de la prochaine saison de football universitaire a été dévoilé et qu’il comporte une semaine de congé pour le Rouge et Or dès la première semaine de compétition et une deuxième lors de la cinquième semaine de jeu. De plus, le Rouge et Or lancera sa saison à domicile le 6 septembre contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal.

«On aurait aimé que le match contre Montréal ne soit pas en ouverture... C’est que le match d’ouverture et le match contre les Carabins sont toujours des parties très courues par les partisans. Mettre notre premier match local contre les Carabins aura certainement un effet sur nos foules», indique-t-il.

«De plus, les deux matchs contre les Carabins sont très tôt, chez nous le 6 septembre et à Montréal le 10 octobre. Normalement, tu ne vois jamais ça. Dans la NCAA, aux États-Unis, c’est la dernière semaine de jeu qui est qualifiée de «Rivalry Week». Les équipes entre lesquelles il y a une grande rivalité s’affrontent à la fin de la saison, pas au début!», déplore-t-il.

Pour compenser le fait que l’équipe débute sa saison par une semaine de congé, le Rouge et Or a ramené un match hors-concours présaison contre une équipe d’une autre conférence canadienne. Cette tradition avait fait relâche l’an dernier après avoir eu lieu de 2006 à 2018. Le Rouge et Or affrontera donc les Ravens de Carleton le 29 août au Stade Telus dans un match de quatre quarts de 12 minutes chacun. 

«Nous avons trouvé un bon partenaire cette année. C’est important pour nous de jouer ce match, car je crois qu’on avait ressenti l’an dernier les effets de ne pas avoir joué de match hors-concours. Dans la NFL, la meilleure ligue de football au monde, on joue quatre matchs hors-concours par année et dans la Ligue canadienne de football (LCF), on en joue deux. C’est un peu illogique qu’on n’en joue aucun au niveau universitaire, n’est-ce pas?», a-t-il conclu.

+

Rouge et Or

Après les Raptors, au tour de l’équipe nationale de volleyball de s'amener au PEPS

Après les basketteurs des Raptors de Toronto l’an dernier, ce sont les volleyeurs de l’équipe nationale qui viendront s’entraîner au PEPS de l’Université Laval du 7 au 10 mai afin de se préparer pour les Jeux olympiques de Tokyo.

L’équipe nationale reviendra à Québec pour la première fois depuis 2010, alors qu’elle y avait affronté Cuba avant le championnat mondial qui avait lieu en Italie. Maintenant classée dixième au monde, l’équipe dirigée par le Sherbrookois Glenn Hoag s’est qualifiée pour les Jeux de Tokyo après avoir pris la cinquième place aux Jeux de Rio en 2016.

Le point culminant de la visite de l’équipe nationale à l’Université Laval sera un match intraéquipe disputé devant public le 9 mai en soirée. «C’est un événement rare qui ne reviendra pas souvent. Je m’attends à ce que ça fasse salle comble», a déclaré l’entraîneur-chef de l’équipe masculine du Rouge et Or, Pascal Clément, en conférence de presse mardi.

En marge de ces entraînements, Clément et Hoag offriront aussi le 8 mai au PEPS une conférence axée sur les défis de la gestion d’une équipe sportive en 2020.

Grâce à Brousseau

La présence dans le personnel d’entraîneurs de l’équipe canadienne de l’adjoint de Clément, Gino Brousseau, qui prendra l’an prochain la relève comme entraîneur-chef du Rouge et Or, n’est d’ailleurs pas étrangère à cette visite.

«C’est une belle opportunité pour l’équipe nationale de faire un peu de promotion, de montrer le niveau de nos joueurs, qui évoluent tous dans les rangs professionnels. Les amateurs verront du jeu spectaculaire, de la vitesse dans les attaques, les services, les blocs», indique Brousseau à propos de l’escouade canadienne dont les joueurs s’alignent avec des équipes d’Europe, d’Asie et d’Afrique.

Le séjour à Québec servira aussi de préparation à Équipe Canada pour les tournois de la Volleyball Nations League (VNL) qui auront lieu à Pittsburgh, en Italie, en Slovénie, au Japon et à Calgary et qui mettent en scène les équipes nationales des pays participants.

Brousseau signale que l’équipe canadienne se présentera aux Jeux olympiques avec le même noyau qu’à Rio auquel se sont greffés quelques jeunes joueurs talentueux. «Quand on se rend aux J.O., tout peut arriver, surtout avec un noyau qui a déjà participé aux Jeux. L’expérience, ça ne s’achète pas et on voit la différence quand un groupe de vétérans décide de prendre une équipe sous son aile.»

Sport à découvrir

L’entraîneur adjoint d’Équipe Canada ne cache pas non plus que la promotion du volleyball, qui demeure un sport méconnu au Canada, fait partie des objectifs de cette visite à l’Université Laval.

«Les jeunes qui aiment le basket peuvent voir les Raptors de Toronto à la télé toutes les fins de semaine. Même chose pour les amateurs de hockey, qui ont des matchs télévisés presque tous les jours. Malheureusement, le volleyball n’est pas télévisé, alors cette visite sera une occasion de leur montrer des modèles», explique-t-il.

Les spectateurs de Québec auront entre autres la chance de voir en action des joueurs spectaculaires comme le central Lucas Van Berkel, d’Edmonton, qui fait 6 pieds 11 pouces, l’attaquant-réceptionneur Nicholas Hoag, fils de l’entraîneur et unique Québécois de la formation, ainsi que l’opposé ontarien Sharone Vernon-Evans, capable de sauter à plus de 12 pieds dans les airs.

Rouge et Or

Volleyball féminin: le Rouge et Or débute les séries du bon pied

Les joueuses de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval ont bien débuté les séries éliminatoires en l’emportant vendredi 3 à 1 sur les Citadins de l’UQAM dans un match disputé à Montréal.

Les protégées de l’entraîneur Danny Da Costa ont remporté les deux premières manches 25-18 et 25-17 pour ensuite voir les locaux mener dans la troisième. «On tirait de l’arrière par huit points et on a réussi à remonter, mais ça n’a pas été assez et on l’a perdu 25-20», a déclaré le pilote du Rouge et Or en entrevue téléphonique avec Le Soleil après la partie.

«Dans le quatrième set, il a aussi fallu revenir de l’arrière et nous l’avons finalement gagné 26 à 24. C’était tout un match, il y avait de l’intensité dans le gymnase et on affrontait un adversaire très solide», poursuit-il.

Il faut dire que les Citadins, tout comme le Rouge et Or et les Carabins de l’Université de Montréal, ont toutes terminé la saison avec 13 victoires et sept défaites, le différentiel points pour-points contre plaçant les Carabins premières, les Citadins deuxième et le Rouge et Or troisième.

«Nous débutons sur une bonne séquence, mais il faudra améliorer des choses si nous voulons gagner la série demain [samedi] au PEPS», poursuit Da Costa, saluant les performances de ses attaquantes Marianne Saint-Aubin et Maud Chapleau.

Chapleau nommée

Quelques heures plus tôt, Chapleau venait d’ailleurs d’être nommée joueuse par excellence du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) pour la saison qui vient de prendre fin. Il s’agit d’une première pour l’étudiante en santé et sécurité du travail originaire de la capitale.

Elle a dominé le circuit universitaire cette saison avec 262 attaques marquantes et vient au second rang pour le nombre de points avec 298. Elle a aussi réussi 291 récupérations défensives, un sommet au Québec.

«Maud est un pilier dans notre équipe, c’est une joueuse polyvalente et combative qui a un bon leadership sur le terrain, ce dont on a besoin dans une équipe jeune comme la nôtre», a souligné Da Costa à propos de sa joueuse de quatrième année.

Maud Chapleau fait aussi partie de la première équipe d’étoiles du RSEQ alors que ses coéquipières Anne-Sophie Tanguay et Jenny Barbeau, qui évoluent toutes les deux à la position de centrale, ont été nommées respectivement au sein de la deuxième équipe d’étoiles et de l’équipe d’étoiles des recrues.

Les hommes s’inclinent

Pendant ce temps, l’équipe masculine du Rouge et Or s’inclinait à Sherbrooke contre le Vert et Or en trois sets de 25-22, 25-23 et 25-23.

«Nous avons clairement manqué d’audace. J’ai l’impression que nous avions peur de faire des erreurs et finalement, ça nous a coûté le match. Le gars devront avoir un plus gros appétit lors du deuxième match, c’est évident», a commenté l’entraîneur de la formation masculine, Pascal Clément.

Rouge et Or

Volleyball Rouge et Or: Pascal Clément prend sa retraite [VIDÉO]

L’heure était à l’émotion jeudi matin sur le terrain de volleyball du PEPS de l’Université Laval. Le plus ancien des entraîneurs du Rouge et Or, Pascal Clément, annonçait qu’il passerait la main comme entraîneur-chef de l’équipe masculine de volleyball à la fin de la présente saison. Son adjoint depuis 12 ans, Gino Brousseau, prendra la relève dès la saison prochaine.

«Je me sens vraiment soulagé. Comme je disais à Gino tantôt, je ressentais avant cette conférence de presse la même émotion que j’avais ressentie avant de jouer le premier match d’un championnat national. Tu sais que tu es prêt, mais tu es nerveux!», a déclaré Clément aux médias. 

Vingt-huit saisons, 533 victoires en 690 matchs, 23 titres provinciaux et deux titres nationaux plus tard, Pascal Clément a donc décidé qu’il était temps de tourner la page, une décision mûrie depuis quelques années. «Ça fait quatre ou cinq ans que j’y pense. J’avais fixé la barre 60 ans, car je commençais à ressentir la fatigue émotive de supporter cette responsabilité. Il y a aussi la solitude du coach : l’entraîneur-chef, c’est lui qui est imputable des décisions prises dans un groupe», a déclaré l’homme de 58 ans qui entend toutefois demeurer associé au Rouge et Or dans d’autres fonctions.

«Mon rôle n’est pas encore finalisé dans les détails et mon titre non plus, mais je veux travailler dans tous les projets qui vont être mis en oeuvre pour aider le club. J’ai encore le goût d’aider pour que plus de gens découvrent notre sport», a-t-il déclaré en soulignant que le volleyball attirait quelques milliers de spectateurs dans certaines universités aux États-Unis et en Europe. 

«J’ai le goût d’être un guerrier pacifique», a-t-il lancé en citant le titre d’un livre de Dan Millman qu’il affectionne particulièrement. «Je suis un peu fatigué. Vous savez, 35 ans de coaching, c’est 35 ans de coaching dans le style de Pascal Clément! Comme joueur, j’étais détestable et comme coach, je suis intense. Je suis plutôt du style de Dale Hunter, je n’ai pas la grâce de Jean Béliveau!», illustre celui quia été nommé 17 fois entraîneur de l’année au Québec et trois fois au Canada.

Rouge et Or

Natation: Grégoire veut ramener le Rouge et Or au sommet

Quand il a accepté cet automne de quitter la Californie pour redevenir l’entraîneur-chef de l’équipe de natation du Rouge et Or, Martin Grégoire n’avait qu’un objectif en tête : ramener les nageurs et nageuses de l’Université Laval au sommet du circuit universitaire québécois.

«Quand je suis parti en 2011, le Rouge et Or était roi et maître et il n’y avait aucune concurrence», explique au Soleil celui qui était jusqu’à il y a quelques mois le directeur opérationnel du Piranha Swim Team de Loma Linda dans le «Golden State». «Quand je suis revenu, à ma grande surprise, on était au quatrième rang! Pas parce qu’on est moins bons, mais parce que les autres équipes sont devenues plus fortes et que le sport a évolué. Les temps que nos athlètes faisaient il y a 10 ans pour se qualifier pour les finales U Sports, tu ne fais même plus de points avec ça aujourd’hui!», illustre-t-il.

Nouvelles méthodes

Avec le retour de l’entraîneur prodigue, les méthodes d’entraînement ont également changé du côté du Rouge et Or, ce qui a amené certains nageurs à quitter l’équipe. «Certains ont décidé que ce n’était pas pour eux et ils ont choisi de quitter, ce qui est correct. Je crois qu’on avait du progrès à faire en termes de préparation physique et l’ajout d’un programme d’entraînement en salle va dans ce sens», explique Grégoire. «J’ai présenté un programme d’entraînement plus élaboré à l’extérieur de la piscine. Il y a une limite à ce que tu peux faire dans l’eau. Après avoir nagé 8000 m, qu’est-ce que tu vas gagner en en nageant 1000 de plus? Ce que je propose, c’est un complément pour que nos athlètes soient plus athlétiques. Si on veut être une meilleure équipe, il faut travailler comme les équipes du top 3. Ça va rapporter à moyen et long terme.»

Grégoire mise aussi beaucoup sur le recrutement. «C’est le nerf de la guerre! En Californie, j’ai vu débarquer les universités qui s’intéressaient aux meilleurs nageurs de mon club. J’ai l’intention de faire la même chose.» Le Rouge et Or tiendra d’ailleurs à la fin du mois de janvier son premier camp de recrutement auquel prendront part douze nageurs du Québec, dont six de Montréal, que l’entraîneur aimerait bien attirer à l’Université Laval.

Compétition vendredi

En attendant, le Rouge et Or disputera sa troisième compétition de la saison vendredi à la piscine du PEPS et l’entraîneur ne détesterait pas voir certains de ses protégés faire tomber quelques records provinciaux. La Thetfordoise Magalie Poudrier, qui termine sa dernière année universitaire, le capitaine de l’équipe Samuel Bélanger et les recrues Ali Hemri et Lisa Pou seront à surveiller pour cette rencontre.

Magalie Poudrier a avoué que le dernier camp d’entraînement à la Barbade avait été particulièrement difficile, mais bénéfique pour les athlètes. «Il y a beaucoup de musculation, c’est très dur physiquement, mais ça nous permet de faire travailler nos muscles plus fort et plus vite.» À sa deuxième année avec le Rouge et Or, Samuel Bélanger voit d’un œil très positif les efforts de recrutement faits par Martin Grégoire. «On a beaucoup de jeunes de 17 ou 18 ans. Plusieurs manquent d’expérience sur le circuit universitaire et il y a plusieurs nageurs qui viennent de l’étranger et qui doivent s’adapter à l’équipe et au circuit universitaire canadien. Mais tout ça est très bon pour l’avenir.»

Ali Hemri et Lisa Pou sont deux de ces étoiles montantes provenant d’outre-mer. Française, Lisa Pou a décidé de s’inscrire à l’Université Laval, où deux de ses connaissances étudiaient déjà. «Ça se passe très bien et j’ai réalisé plusieurs de mes meilleurs temps ici», indique-t-elle. Quant au Marocain Hemri, il a déjà un œil sur les Jeux olympiques de Paris en 2024. «J’aimerais beaucoup réussir ou me rapprocher le plus possible des minimas des Jeux olympiques. Comme je suis Marocain, je pense que j’ai des chances de pouvoir représenter mon pays. Ceux qui font les minimas se qualifient et si personne du Maroc ne les fait, ce sont les plus près qui y vont. Moi, mon but est de les atteindre», conclut le nageur de 18 ans. 

Rouge et Or

Frédérique Beauchamp parmi l'élite académique canadienne

Basketteuse du Rouge et Or de l’Université Laval et étudiante au doctorat en médecine, Frédérique Beauchamp s’est distinguée en étant nommée au sein du «Top 8 académique» de U Sports, l’organisme qui régit le sport universitaire au Canada.

En plus d’avoir remporté avec ses coéquipières la médaille d’argent aux derniers championnats canadiens universitaires, l’athlète de 22 ans originaire de Québec a maintenu une moyenne presque parfaite de 4.30 sur 4.33 pour remporter le trophée Jean-Marie-de-Koninck du mérite académique lors du dernier Gala Rouge et Or (ohoto). 

En ajoutant ses sessions d’hiver et d’été 2019, elle n’a de plus jamais obtenu une note sous la barre du A. Instauré en 1993, le «Top 8 académique» récompense chaque année un étudiant et une étudiante dans chacune des quatre conférences canadiennes. 

Frédérique est la cinquième membre du Rouge et Or à mériter ce statut au cours des 10 dernières années. Du côté masculin, le Français Grayg Noireault, membre de l’équipe de soccer des Carabins de l’Université de Montréal, est l’autre membre de la conférence du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) à avoir été honoré ainsi cette année.

Rouge et Or

Football et médecine: le défi d'Émile Chênevert [VIDÉO]

Voilà plusieurs mois que son stage en pédiatrie était prévu. Et dès qu’il en a eu l’occasion, le joueur-étudiant en médecine Émile Chênevert a mis son projet d’inviter ses coéquipiers du club de football Rouge et Or à venir passer quelques heures au Centre mère-enfant Soleil du CHUL, histoire d’encourager ces jeunes qui rivalisent au quotidien avec la maladie.

Le numéro 26 était touché par la présence d’une quinzaine de joueurs au Centre hospitalier de l’Université Laval, mardi matin. Au terme de la rencontre médiatique dans le salon de jeux, ils ont tous visité les enfants aux prises avec des maladies graves, notamment à l’étage Charles-Bruneau.

«Pour nous, c’était un geste facile de venir ici. Ça peut avoir un effet positif dans la journée ou dans la vie d’un jeune. On peut aller à l’école et pratiquer notre sport, ce n’est pas une chance qui est donnée à tous les enfants», admettait le démi-défensif, carte d’identification à la ceinture.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or enlève le programme double

L’équipe masculine de volleyball de l’Université Laval a enlevé samedi les honneurs de son programme double contre les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick en l’emportant en trois sets de 25-22, 25-18 et 25-17 au PEPS.

Vendredi, le Rouge et Or avait eu le dessus sur les Néo-Brunswickois en cinq sets. Ces deux victoires permettent aux protégés de Pascal Clément de terminer la première moitié de saison à égalité avec les Carabins de l’Université de Montréal avec sept victoires et une seule défaite.

«Lorsque tu joues un deuxième match consécutif où tu n’as pas eu beaucoup de temps de récupération, c’est l’équipe qui va le mieux gérer son temps qui a le plus de chances de l’emporter. Il nous fallait être opportunistes, mais aussi patients», a déclaré Clément après la partie.

Standards

«Nous nous sommes justement préparés pour ce match en regardant le match d’hier, plus particulièrement dans les endroits où on a été patients. Ça a bien fonctionné puisque c’est probablement le match où on s’est rapproché le plus de standards que l’on souhaite atteindre», a-t-il ajouté.

L’entraîneur était particulièrement satisfait de l’efficacité de 30% des siens en attaque alors qu’il vise 35% et de leurs 39 récupérations (digs). «On voit qu’on ne laisse pas tomber beaucoup le ballons! Même nos 11 blocs, c’est très bien pour une équipe dont les joueurs sont petits dans les standards du volleyball.»

Nicolas Fortin et Philippe Giroux, avec respectivement 10 et 9 attaques marquantes, de même que le passeur Ethan Ellison et le libéro Benjamin Couturier, avec respectivement 10 et 6 récupérations, ont été les leaders du Rouge et Or.

«Vendredi, Nicolas jouait son premier match en cinq semaines, car il avait été blessé à une main. Il a reçu une cinquantaine de ballons, alors c’est un peu normal qu’il ait eu la «tank» vide en fin de match aujourd’hui», de reprendre Clément,

«Pour ce qui est d’Ethan, c’est beau de voir aller un passeur de cinquième année comme lui. Il a un toucher de ballon exceptionnel», a-t-il ajouté.

Blessures

L’entraîneur du Rouge et Or a dû composer avec des blessures à des joueurs importants depuis le début de la saison. «Disons qu’on aimerait bien que les cygnes noirs aillent nager un peu ailleurs dans la deuxième moitié de saison», a-t-il illustré. «Mais on s’en tire quand même bien dans le contexte et en tenant compte du fait qu’on a souvent dû jouer cinq sets. Notre unique défaite (le 15 novembre face aux Carabins) nous a fait progresser.»

«Ce n’est pas toujours facile de convaincre des athlètes d’une attitude, d’une façon d’aborder un match. On a eu des entraînements plus difficiles, mais maintenant je pense qu’on est sur la bonne voie pour aborder la deuxième moitié», a-t-il conclu.

Rouge et Or

Victoire in extremis des volleyeuses du R et O

À force de travail et de résilience, les volleyeuses du Rouge et Or de l’Université Laval l’ont emporté vendredi au PEPS en cinq sets sur les Citadins de l’UQAM, une équipe composée de joueuses plus grandes et plus fortes physiquement qui menait le circuit québécois de volleyball universitaire.

Remportant le dernier set par la marque de 15 à 8 grâce entre autres à de solides attaques de Marianne Saint-Aubin, le Rouge et Or a pu consolider sa troisième place au Québec et améliorer sa fiche à six victoires et trois défaites.

«L’UQAM était en tête, mais ce n’est pas la plus grande puissance au Québec. Une parité s’est établie depuis quelques années, un peu comme au collégial. Ça se passe sur le terrain et tout le monde peut battre tout le monde», a résumé l’entraîneur du Rouge et Or, Danny Da Costa.

Rester calmes

«Dans le troisième set, on perdait 9 à 1 et on a finalement perdu 28 à 26. Les filles sont restées calmes, c’est ce qu’on essaie de leur transmettre. Nous ne sommes pas les plus grandes, ni les plus puissantes, mais ce qu’on fait, on le fait quand même bien. La cohésion de notre équipe a beaucoup à voir dans nos succès», enchaîne-t-il.

À sa première saison avec le Rouge et Or, Da Costa est satisfait de ce qu’il a réussi à accomplir avec la douzaine d’athlètes sous sa férule. «Ce n’est pas que Maud [Chapleau], qui a encore connu un fort match, mais c’est aussi Marianne, nos liberos et notre passeuse Élizabeth Cavan qui a connu un bon match. C’est une victoire d’équipe.»

Bon Travail

Tout le long du match, les joueuses du Rouge et Or ont dû travailler fort pour remonter la pente ou maintenir leur avance. Elles avaient pris les devants dans le premier set, mais les Citadins sont revenues de l’arrière et ont égalé le pointage 12 à 12. Les visiteuses n’ont ensuite plus perdu les devants, l’emportant 25 à 20 malgré une tentative de remontée tardive des locales.

Le Rouge et Or a entrepris le deuxième set en force, prenant les devants grâce aux attaques marquantes de Maud Chapleau, mais voyant les Citadins se rapprocher et réduire l’écart à 20 à 19. Les protégées de Danny Da Costa ont toutefois terminé en force pour gagner le second set 25 à 20.

En avance 20 à 14 dans le quatrième set, le Rouge et Or avait encore dû travailler fort devant des Citadins qui refusaient de s’avouer vaincues et qui ont fait grimper le pointage jusqu’à 24 à 23. C’est encore une attaque marquante de Maud Chapleau qui a forcé la tenue du cinquième et ultime set.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or peut «sauver la cabane»

Malgré un arrêt difficile à Montréal et une session d’automne parsemée de blessures, le club de volleyball masculin Rouge et Or pourrait boucler la première moitié de saison du RSEQ à égalité avec les Carabins au classement s’il devait remporter ses deux derniers matchs avant la pause, vendredi et semaine, à l’Amphithéâtre Desjardins-Université Laval du PEPS.

«Si on gagnait notre programme double contre UNB, on finirait la première session avec une fiche 7-1. Ça voudrait dire qu’on a sauvé la cabane», indiquait l’entraîneur-chef Pascal Clément en prévision de ce dernier séjour à domicile de sa troupe avant la reprise, en janvier.

Sans être en complète reconstruction, le Rouge et Or (5-1) doit revoir l’aménagement de son équipe, cette saison, à la suite du départ de Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos, pilier de la structure offensive de l’UL pendant son stage de cinq saisons qui a pris fin avec la récolte de la médaille de bronze à la maison lors du Championnat U Sports, en mars 2019.

«Même si on a un bon noyau qui est de retour de l’an passé, on est un peu en reconstruction. Le départ de Vicho est un gros pépin. Mais ce n’est pas la première fois qu’on fait face à un tel défi. J’en suis à ma 28e saison, et nous avons vécu l’après Karl De Grandpré, l’après Michel Cazes, l’après joueur vedette. Ça se fait vite, et parfois, c’est juste un peu plus long, tout n’est qu’une question de temps», illustrait l’homme de volleyball.

Identifié pour jouer un rôle accru à l’attaque, Alexandre Obomsawin est ennuyé par des malaises aux genoux qui lui permettent de jouer, mais qui le forcent à rater plusieurs séances d’entraînement. Recrue de grande qualité, Nicolas Fortin s’adaptait bien jusqu’à ce qu’une fracture à un doigt de sa main d’attaque le tienne à l’écart du jeu. On lui a enlevé son plâtre, en début de semaine, et pourrait revenir au jeu contre UNB si les tests des derniers jours sont concluants.

«Nous avons bien fait en début de saison, ç’a commencé à se dégrader avec la perte de quelques joueurs. Alexandre a joué sans être à 100 %, tandis que Nicolas a été une belle surprise en s’imposant comme un marqueur important dans notre système avant qu’il se casse un doigt», précisait l’entraîneur-chef.

À cela, on peut ajouter les commotions cérébrales encaissées par le passeur de cinquième saison Ethan Ellison et le libéro Rémi Cadoret. «On a passé beaucoup de temps à faire de la gestion. La pause sera bénéfique, comme elle l’est toujours», notait-il.

Pas de tournée aux Fêtes

Contrairement aux années passées, le Rouge et Or n’effectuera pas une tournée aux États-Unis dans le temps des fêtes. Clément avait prévu utiliser les «points air miles» de l’équipe pour un voyage préparatoire dans l’Ouest canadien, en début de saison. L’UL ira jouer une série contre Queen’s, début janvier, histoire de repartir la deuxième session sur le bon pied.

«Selon moi, Queen’s a la quatrième ou cinquième meilleure au pays et on doit être à l’aise à l’extérieur, comme on devait l’être à domicile la saison passée pour le Canadien. Ça nous aidera, surtout que le défi dans notre conférence est plus grand en raison de la parité qu’on y retrouve. On s’est fait chauffer par Dalhousie, UNB est bon, on a été poussé à cinq manches contre Sherbrooke, on a mangé une volée à Montréal qu’on a battu chez nous. On avait une bonne équipe en première session, je pense qu’on peut en avoir une très bonne en deuxième moitié.»

Le Rouge et Or dispute un programme double contre UNB, vendredi (20h) et samedi (15h), tandis que l’équipe féminine (5-3) sera l’hôte de l’UQAM, vendredi (18h).

Rouge et Or

Ketel Assé invité à un match des espoirs de la NFL

Nommé au sein de la première équipe d’étoiles canadiennes de football universitaire, la semaine dernière, le joueur de ligne offensive du Rouge et Or de l’Université Laval Ketel Assé a été invité à participer au NFLPA Collegiate Bowl, le 18 janvier, à Pasadena, en Californie.

Il imite ainsi son ancien coéquipier Alexandre Savard, qui a aussi déjà reçu une telle invitation pour prendre part à cette rencontre regroupant des joueurs de la NCAA ayant des chances d’être sélectionnés entre les troisième et septième rondes au repêchage de la NFL.

«Il s’agit d’une opportunité unique de montrer ce que je sais faire aux 32 équipes de la NFL. Je ne veux toutefois pas me mettre trop de pression, je vais me présenter là-bas pour performer, mais surtout pour profiter de l’expérience et accueillir les commentaires des entraîneurs sur place pour améliorer mon jeu», a laissé savoir le numéro 67 par voie de communiqué.

Pendant la semaine qu’il passera au Rose Bowl de l’endroit, Assé et les autres joueurs invités prendront part à des séances d’entraînement, des tests physiques et des entrevues sous l’œil avisé de dépisteurs de la NFL.

L’étudiant en intervention sportive de 24 ans est dans la mire de la NFL depuis le Pro Day de Mathieu Betts, en 2018, qui avait finalement permis à l’ex-joueur du Rouge et Or de signer un contrat avec les Bears de Chicago. Retranché à la toute fin du camp d’entraînement, Betts s’est ensuite aligné avec les Eskimos d’Edmonton, dans la Ligue canadienne de football.

Septième rang

Assé, dont le stage universitaire vient de prendre fin, avait été invité par les recruteurs présents à leur laisser ses mensurations. Au cours de la récente saison, les 49ers de San Francisco et les Bears ont délégué des envoyés pour voir à l’œuvre le meilleur espoir canadien en prévision du repêchage de la LCF. Il occupait le septième rang du Bureau de recrutement de la LCF, selon le classement de septembre.

«J’ai gardé contact avec Alexandre Savard et Maurice Simba, qui était mon coéquipier au Collège Montmorency. C’est certain que je vais leur en parler, ainsi qu’à Mathieu Betts, qui a vécu quelque chose de semblable l’an dernier, pour savoir un peu à quoi m’attendre. Je vais continuer à m’entraîner fort d’ici là pour être fin prêt», a dit le colosse de 24 ans. Savard et Simba avaient été les premiers footballeurs canadiens à être invités à ce match des espoirs de la NFLPA.

Originaire de Saint-Marc, à Haïti, le joueur de ligne offensive de six pieds, sept pouces et 300 livres a fait partie de la première équipe d’étoiles U Sports pour une deuxième année de suite. Il a aussi été un choix unanime dans la première équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec. Fait intéressant, la ligne à l’attaque du Rouge et Or, dont il était l’une des pierres angulaires, n’a accordé que 10 sacs du quart, en 2019, en plus d’aider à la récolte moyenne de 215 verges au sol par match, cette saison.

Rouge et Or

Gala U Sports: mince consolation pour le Rouge et Or

Mince consolation après la défaite crève-cœur en finale québécoise face aux Carabins de l’Université de Montréal, cinq footballeurs du Rouge et Or de l’Université Laval ont été nommés au sein des équipes d’étoiles canadiennes jeudi lors du banquet du réseau U Sports au Centre Vidéotron.

Comme l’an dernier, le garde Samuel Thomassin et le bloqueur Kétel Assé ont été élus dans la première équipe d’étoiles. Le centre Samuel Lefebvre, qui les y accompagnait l’an passé, fait cependant partie de la seconde équipe d’étoiles cette année alors que Connor Berglof des Huskies de la Saskatchewan a obtenu le poste de centre sur la première équipe.

L’autre joueur du Rouge et Or à avoir été élu dans la première équipe d’étoiles est le secondeur Kean Harelimana alors que le porteur de ballon Félix Garand-Gauthier a obtenu une place dans la deuxième équipe d’étoiles.

Tant Thomassin que Assé et Harelimana étaient unanimes cependant : ils auraient tous échangé volontiers ces honneurs individuels contre une victoire dans le dernier match de la Coupe Dunsmore et la chance de pouvoir jouer un autre match de la Coupe Vanier samedi.

«L’an passé, ce titre faisait plus de bien, car nous avions aussi gagné la Coupe Vanier», a déclaré Thomassin. «Je suis quand même satisfait et j’espère encore m’améliorer l’an prochain pour passer à l’autre niveau», a pour sa part déclaré Assé, qui comme Thomassin aurait aimé voir leur camarade Lefebvre avec eux sur la première équipe d’étoiles. «C’est grâce à lui si on est toujours bien placés sur le terrain», a déclaré Assé.

À sa première nomination, Harelimana était heureux de cette reconnaissance. «Ça va plus loin que les statistiques, c’est à quel point tu apportes ta contribution dans l’équipe», a-t-il déclaré.

Seinet-Spaulding après Betts

Quant aux principaux prix remis annuellement aux joueurs méritants, Andrew Seinet-Spaulding de l’Université McGill a remporté le trophée J.P. Metras remis au joueur de ligne de l’année.

En plus d’avoir mené la conférence du Québec avec sept sacs du quart, Seinet-Spaulding a réalisé 27,6 plaqués. Il succède à l'ailier défensif Mathieu Betts du Rouge et Or qui avait monopolisé le trophée durant trois saisons et qui s’aligne maintenant avec les Eskimos d’Edmonton.

«J’ai joué deux ans avec Mathieu pour les Spartiates du Vieux-Montréal et il m’a appris beaucoup de choses. Il m’a pris sous son aile pendant deux ans. Maintenant, Mathieu est parti, c’est mon tour», a déclaré le plaqueur défensif de Pierrefonds, qui se préparera maintenant à son tour pour le repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

Le receveur de passes Jeremy Murphy des Stingers de Concordia a quant à lui reçu le trophée Peter Gorman récompensant la recrue de l’année dans le réseau U Sports.

«Ce prix, ça veut tout dire. Tous les efforts que j’ai mis pour faire mentir ceux qui doutaient de moi parce que je viens de la troisième division collégiale. Ça passe un message aux jeunes que s’ils travaillent fort en division 3, on ne sait jamais ce qui peut sortir de là», a déclaré le produit des Cavaliers du Collège Champlain de Saint-Lambert.

Mustangs représentés

Les Mustangs de l’Université de Western Ontario étaient bien représentés alors que leur entraîneur Greg Marshall a remporté pour une seconde année consécutive et une troisième fois en carrière le trophée Frank Tindall remis à l’entraîneur de l’année au football universitaire canadien.

Le quart-arrière des Mustangs, Chris Merchant, a quant à lui décroché le prestigieux trophée Hec Crighton remis au joueur de l’année. Merchant a complété 68,5 % de ses passes pour 2378 verges et 14 touchés en plus d’ajouter 438 verges et six autres majeurs par la course.

Le trophée des présidents, remis au joueur défensif de l’année, a été décerné à Nelson Lokombo des Huskies de la Saskatchewan alors que Jacob Janke des Lions de l’Université York a reçu le prix Russ Jackson pour son implication sur et à l’extérieur du terrain.

Finalement, Greg Nesbitt, entraîneur de la ligne défensive des Rams de l’Université de Regina a reçu le prix Gino Fracas remis à l’entraîneur adjoint bénévole de l’année.

Football

Maciocia lance un appel au patriotisme aux partisans du Rouge et Or

Les Carabins de l’Université de Montréal se retrouveront en terrain connu samedi lors de la finale de la Coupe Vanier. Non seulement ils ont disputé deux matchs au Stade Telus au cours des trois dernières saisons, mais leur dernière participation à la finale nationale avait également eu lieu sur le terrain de leurs grands rivaux du Rouge et Or.

C’était en 2015 et les Carabins avaient alors perdu 26 à 23 face aux Thunderbirds de l’Université de Colombie-Britannique devant une foule hostile qui n’avait vraisemblablement pas pardonné aux Bleus d’avoir éliminé le Rouge et Or deux semaines plus tôt. Plusieurs partisans de l’Université Laval s’étaient alors rangés derrière les Thunderbirds qui, au surplus, étaient dirigés par Blake Nill, un bon ami de l’entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin.

«Est-ce que la foule va crier pour nous ou contre nous cette fois-ci? Je ne le sais pas!» a lancé dans un éclat de rire l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia, en entrevue téléphonique avec Le Soleil. «On a déjà eu 19 000 spectateurs contre nous. Cette fois, au moins, je ne crois pas qu’ils seront 19 000 contre nous», a-t-il enchaîné en faisant référence au deuxième duel du calendrier régulier entre les deux équipes le 20 octobre alors qu’une foule record de 19 381 spectateurs s’étaient déplacés au Stade Telus.

Au Québec

«Il devrait y avoir beaucoup de partisans des Carabins dans les estrades, mais, surtout, j’espère qu’il y aura des partisans de football universitaire québécois qui voudront garder la Coupe Vanier au Québec. Moi, c’est ce que je me disais quand le Rouge et Or était en finale de la Coupe Vanier : au moins, que la Coupe demeure au Québec», poursuit Maciocia.

Ceci étant dit, le pilote des Carabins avoue qu’il adore la sensation de se retrouver en finale nationale. «C’est ma troisième en six ans et ça fait toujours du bien d’être de retour. Tu ne peux jamais vraiment t’habituer à cette sensation et c’est très apprécié d’être rendu là, mais la sensation que tu veux vivre, c’est celle de la victoire en finale», poursuit Maciocia, dont les protégés avaient remporté pour une unique fois le gros trophée du général Vanier en 2014 devant leurs partisans à Montréal.

Maciocia ne s’inquiète pas trop de l’effet de la victoire facile de 38-0 contre les Axemen d’Acadia en finale de la Coupe Uteck en fin de semaine alors que leurs adversaires de samedi, les Dinos de Calgary, ont disputé un match plus enlevant en l’emportant 30 à 17 sur les Marauders de McMaster.

«Je ne crois pas que cette victoire facile est quelque chose qui nous fera perdre l’initiative, car nous, les Carabins, avons tendance à jouer notre meilleur football quand l’adversaire est de taille. À ce sujet, on n’a qu’à regarder les parties contre le Rouge et Or cette année. Et tout le monde dans l’équipe est conscient que les Dinos sont vraiment une très bonne équipe», poursuit-il.

Quelques blessés

Généralement réticent à discuter de l’état de santé de ses joueurs, Maciocia s’est tout de même ouvert concernant deux de ses meilleurs éléments, le porteur de ballon Ryth-Jean Giraud et le quart-arrière Frédéric Paquette-Perrault. Giraud n’était pas en uniforme contre Acadia et Paquette-Perrault s’est blessé durant la partie. «Ryth-Jean a pratiqué hier [mardi] et il jouera samedi s’il a le feu vert des médecins. Quant à Fred, il soigne une légère blessure et on veut qu’il soit en santé. On n’a pas pris de décision finale, mais il se pourrait très bien qu’on fonctionne à deux quarts-arrière avec lui et Dimitri Morand.» Les Carabins utiliseront aussi deux botteurs alors que Alan Penverne continuera d’appuyer Louis-Philippe Simoneau. «Alan joue du très gros football, alors il a sa place en finale», conclut Maciocia.

Football

La dernière Coupe Vanier à Québec? [VIDÉO]

Qui accueillera la Coupe Vanier en 2020? À environ un an de la présentation de la 56e finale du football universitaire canadien, les dirigeants de U Sports espèrent toujours en arriver à une entente de partenariat avec la LCF. Mais si jamais les négociations devaient achopper, le Rouge et Or pourrait choisir de passer son tour, lui qui, il y a un mois à peine, avait manifesté son intérêt pour tenir le match si on le lui demandait.

«On ne nous a pas fait signe, a avoué Christian Côté, le président du comité organisateur. Je sais que du côté de U Sports, on travaille sur d’autres options. De notre côté, on va devoir tout décanter ça. À 6700 billets vendus à ce stade-ci, je ne suis pas sûr qu’on lèverait la main de façon aussi intense que quand on s’attend à avoir au minimum 12 000 personnes. Je ne suis pas en mesure de dire un non définitif à l’organisation de la Coupe Vanier de 2020, mais disons que mon degré d’enthousiasme pour la présenter est moins élevé qu’il l’était il y a un mois. Ça serait donc possible que l’on dise non si on nous demandait de la recevoir de nouveau.

«Il y a des questions à se poser sur l’assistance. Est-ce que l’on devrait prendre une pause du produit? Quand on va chercher une Coupe Vanier, ça vient d’abord du club de football. La décision doit venir de Jacques Tanguay, Gilles D’Amboise et des dirigeants du club. Mais je dirais que le nombre de billets vendus va nous inciter à une réflexion. Organiser la Coupe Vanier, c’est beaucoup de travail. Nous sommes le 18 novembre. À partir du moment où on ne nous a pas manifesté d’intérêt, je pense que ça veut dire que l’on est dans une autre direction. Puis on respecte ça.»

Football

Jean-Sébastien Bélisle: celui dont le Rouge et Or ne voulait pas

Laissé de côté en 2014 alors que plusieurs de ses coéquipiers du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy étaient recrutés par le Rouge et Or de l’Université Laval, le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle des Carabins de l’Université de Montréal avoue qu’il a vraiment savouré sa Coupe Dunsmore remportée en fin de semaine face à «l’ennemi» lavalois.

«À l’époque, le Rouge et Or n’avait vraiment démontré aucun intérêt pour moi», raconte Bélisle en entrevue téléphonique avec Le Soleil. Le Trifluvien fait référence à sa dernière saison avec le Notre-Dame, qu’il avait complétée avec quatre interceptions en plus de dominer la ligue pour les retours de bottés de dégagement. Même si le Rouge et Or avait passé son tour pour Bélisle, l’équipe de l’Université Laval avait effectivement tendu une perche à ses coéquipiers Samuel Chénard, Louis-Philippe Saint-Amant et Vincent Desjardins, entre autres, après cette saison où le Notre-Dame avait perdu en demi-finale du Bol d’or.

«Je t’avoue qu’à cause de cela, ça fait vraiment un petit velours de performer comme je l’ai fait contre une équipe qui n’a pas voulu de moi», poursuit Bélisle, qui a réalisé sept plaqués, un sommet durant ce match de championnat québécois.

Première revanche

Il faut cependant dire que le footballeur de 24 ans avait rapidement pu savourer sa revanche contre le Rouge et Or puisque, dès sa première saison avec les Carabins en 2015, son équipe remportait la Coupe Dunsmore contre ses rivaux de l’autre bout de l’autoroute 20. 

«Je voulais retrouver ce feeling de gagner la Coupe Dunsmore au PEPS. Dire qu’à ma première saison, je pensais qu’on pourrait gagner la Coupe Dunsmore chaque année! J’ai dit à mes coéquipiers que c’était ma dernière année et que je voulais aller en chercher une autre», raconte celui qui était, avec Louis-Philippe Simoneau et Maxime Joubert, le seul joueur des Carabins à avoir goûté au championnat provincial avant samedi dernier. 

Ses coéquipiers ont entendu le message et les Carabins sont sortis vainqueurs 25 à 10. «C’est d’autant plus satisfaisant que notre première victoire en Coupe Dunsmore avait été remportée sur un botté bloqué en fin de quatrième quart, alors que celle-là était beaucoup plus convaincante», poursuit celui qui garde d’excellents souvenirs de son passage à Québec.

Bonne chance

«J’ai joué tout mon football collégial à Québec. Ça me fait toujours quelque chose de retourner dans la ville où je suis devenu un homme. J’y reviens souvent, car j’y ai encore beaucoup d’amis avec qui je suis allé au cégep», enchaîne-t-il. Il considère toujours les Saint-Amant, Chénard et le porteur de ballon Alexis Côté comme ses amis même s’ils portent le mauvais uniforme. «C’est drôle, car, pendant le match de samedi, Alexis m’a cutté et quand je me suis relevé, il m’a demandé si j’étais correct», raconte Bélisle. «Et quand le match a été fini, on s’est fait un câlin et il m’a souhaité bonne chance», poursuit-il. 

Il avoue que quelques joueurs du Rouge et Or lui ont souhaité d’aller chercher la Coupe Vanier, qui était à l’Université Laval depuis l’an dernier. «Ça fait toujours du bien d’entendre ça de la part de tes adversaires. J’ai des chums avec le Rouge et Or qui me l’ont souhaité et moi aussi, je leur souhaitais les saisons passées quand ils gagnaient contre nous.»

Car le travail n’est pas encore terminé pour Bélisle, qui souhaite mettre fin à sa carrière universitaire en touchant au «gros trophée», c’est-à-dire la Coupe Vanier. «En 2015, on avait perdu sur un botté de placement, c’était vraiment une défaite crève-cœur», se souvient-il à propos du revers de 26 à 23 subi face aux Thunderbirds de l’Université de Colombie-Britannique. Avant d’atteindre la finale canadienne, les Carabins devront vaincre les Axemen d’Acadia en fin de semaine.

 «Je me souviens les avoir affrontés en 2015 dans les matchs interconférences. C’est une équipe qui a beaucoup changé depuis. Ils ont un quart-arrière, Hunter Guenard, qui n’a pas peur de lancer le ballon. En tant que demi défensif, mon rôle est justement de surveiller particulièrement la passe. Ils ont aussi un bon porteur de ballon en Dale Wright», analyse-t-il en terminant.

Rouge et Or

Thomas Bolduc: gagnant malgré la défaite

Malgré la défaite des siens face aux Carabins de l’Université de Montréal, le quart-arrière Thomas Bolduc est sorti gagnant du match de la Coupe Dunsmore. Non seulement il a poursuivi le beau travail qu’il avait amorcé pendant la saison régulière, mais il a pu montrer de quel bois il se chauffait dans les situations corsées.

«J’ai probablement vécu la plus grande adversité de toute ma jeune carrière, a mentionné la recrue. Et j’ai appris que malgré l’adversité, il fallait rester positif. J’ai vu que j’étais capable de faire des choses même si on tirait de l’arrière par beaucoup. Je vais maintenant devoir construire là-dessus et rester positif pendant toute la saison morte pour revenir en force la saison prochaine.»

Étiqueté comme l’un des candidats au poste de quart-arrière numéro deux à son arrivée au camp d’entraînement du Rouge et Or en août dernier, son premier avec la formation lavalloise, le jeune athlète a brûlé les étapes. Meilleur quart au niveau collégial à sa dernière saison avec les Cougars de Lennoxville, il a repris à Laval là où il avait laissé quelques mois plus tôt. Appelé à prendre la place du quart partant Samuel Chénard à compter du quatrième match de la saison, il s’est imposé match après match après avoir connu des débuts honnêtes face aux footballeurs de l’Université McGill.

«Si on m’avait dit que c’est moi qui serais au poste de quart lors du match de la Coupe Dunsmore, je ne l’aurais probablement pas cru. Des fois, il y a des choses comme ça dans la vie. Du jour au lendemain, tu as une opportunité. J’ai fait de mon mieux pour la prendre et j’ai donné mon 100 %. Ça n’a pas fini comme on l’aurait souhaité, mais je pense qu’il me reste de belles années devant moi et je vais prendre ce qui nous est arrivé comme une leçon et ça va juste me motiver pour travailler plus fort.»

Campagne mémorable

La première saison de Bolduc avec le Rouge et Or aura été remplie de promesses. Non seulement il a réussi 82 des 136 passes qu’il a tentées en saison régulière pour des gains de 1020 verges, une moyenne de 127,5 verges, mais il n’a été victime que d’une seule interception. Sous sa gouverne, les Lavallois ont compilé un dossier de cinq gains contre aucun revers. En séries face à Concordia, il a complété 17 des 25 passes qu’il a tentées pour des gains de 311 verges. Et malgré la grande pression de la défensive des Carabins samedi, il a été 34 en 50 pour des gains de 331 verges.

«Il faut donner le crédit à la défensive des Carabins. Elle ne nous a vraiment presque rien donné. On a réussi à profiter de quelques petites choses qu’elle nous a offertes quand elle faisait de la couverture en profondeur et on a essayé d’avancer avec ça mais c’est sûr que c’est difficile de driver tout le terrain avec de petits jeux.»

«Thomas est un quart-arrière recrue», a indiqué le coordonnateur offensif, Justin Ethier. En première demie, comme tout jeune quart-arrière, il a fait ses erreurs et on ne l’a pas aidé beaucoup au début. Il a eu de la pression avec des pressions à trois. Ça, c’est sûr que ce n’était pas l’idéal. La ligne à l’attaque lui a donné plus de temps en deuxième demie. J’ai trouvé que Thomas avait bien réagi. Il a eu plus de nervosité en début de match. J’ai trouvé qu’il avait bien fait ça en seconde demie.»

Même s’il n’en sera qu’à sa deuxième campagne avec le Rouge et Or en 2020, Bolduc se présentera au camp avec l’attitude d’un vétéran. «Je vais avoir beaucoup de background au football universitaire. Je vais avoir vécu de gros moments, de gros matchs et c’est sûr que ça va m’aider.»

Rouge et Or

Cross-country: une troisième place pour les filles du Rouge et Or

Après avoir remporté l’or l’an dernier, l’équipe féminine de cross-country du Rouge et Or de l’Université Laval a dû se contenter d’une troisième place samedi lors des championnats canadiens qui avaient lieu à Kingston. Pendant ce temps, l’équipe masculine terminait au quatrième rang.

«C’est sûr qu’on s’était fixé des objectifs élevés, alors on est déçus», a déclaré l’entraîneur-chef Félix-Antoine Lapointe. «C’est une consolation d’avoir réussi à ramener le bronze chez les filles, mais aussi la performance d’Anne-Marie Comeau, qui a remporté l’argent sur 8 km et a livré sa meilleure performance à vie.»

Comeau a franchi la distance en 27 minutes 36 secondes. «Elle s’est détachée très tôt avec deux autres coureuses, dont la championne Lucia Stafford, et elle a réussi à aller chercher la deuxième place», a poursuivi Lapointe.

La journée avait été moins bonne pour Catherine Beauchemin, Jessy Lacourse et Aurélie Dubé-Lavoie, qui ont respectivement pris les 18e, 20e et 21e positions. «La stratégie était de ne pas partir trop vite mais, malheureusement, elles ont démarré un peu trop derrière les autres. Mais il faut aussi donner crédit à l’équipe de Queen’s. L’an passé, c’est nous qui avions eu une grosse année. Là, ce sont elles», a poursuivi l’entraîneur.

Du côté masculin, les choses ne se sont pas non plus déroulées comme les athlètes l’auraient espéré. «La course avait bien commencé dans les premiers kilomètres de la course de 10 km. 

Cependant, quand le rythme du peloton a augmenté en fin de course, ça a été plus difficile», a déclaré Félix-Antoine Lapointe.

Félix Lapointe-Pilote, Jonathan Tedeschi et Jean-Simon Desgagnés ont terminé respectivement en 16e, 17e et 18e position. Lapointe-Pilote a cependant mérité une place au sein de la deuxième équipe d’étoiles.

Rouge et Or

Le Rouge et Or échappe la Coupe Dunsmore [PHOTOS]

«Hoist with his own petard», disait Shakespeare dans la pièce «Hamlet». Un jeu truqué préparé par les footballeurs du Rouge et Or de l’Université Laval leur a explosé en plein visage au troisième quart de la finale de la Coupe Dunsmore samedi et les Carabins de l’Université de Montréal l’ont emporté 25-10 au Stade Telus.

La marque était de 19 à 3 en faveur des Carabins quand le Rouge et Or a tenté le jeu truqué sur un botté de placement. Zach Fitzgerald a reçu le ballon et, voyant qu’il n’y avait aucun joueur libre du côté droit, a tenté de le passer au botteur David Côté à sa gauche.

C’est à ce moment que le dangereux demi défensif des Carabins, Marc-Antoine Dequoy, est surgi pour intercepter la passe. Dequoy a ensuite remonté le terrain en entier le long de la ligne de côté, une cavalcade de 85 verges pour un touché qui a étouffé les espoirs du Rouge et Or. Louis-Philippe Simoneau a eu beau rater la transformation, le mal était déjà fait. Le jeu qui aurait pu permettre au Rouge et Or de réduire l’écart à neuf points l’a plutôt creusé davantage.

«Il fallait tenter quelque chose. Le but était de tenter d’obtenir un premier jeu ou un touché, mais la réalité, c’est qu’on n’a pas exécuté ce jeu comme on l’avait dessiné», a commenté l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin, visiblement déçu.

«Nous avons fait une couple d’erreurs d’assignation, quelques erreurs offensives et le ballon sortait plus vite que prévu de leur côté. On a fait trop d’erreurs pour gagner ce match-là», a-t-il ajouté.

Carabins dominants

Les Carabins dominaient déjà la partie jusque là, ayant réussi à neutraliser l’attaque du Rouge et Or, la meilleure du circuit québécois cette saison. Beaucoup de pression a été mise sur le quart-arrière Thomas Bolduc, victime de trois sacs durant la partie.

Pendant ce temps, tout fonctionnait pour son vis-à-vis des Carabins, Frédéric Paquette-Perrault, au premier quart. En plus d’avoir porté le ballon sur 20 verges, toutes les passes du transfuge des Redmen de McGill arrivaient directement dans les mains de ses receveurs, souvent laissés tout fin seuls par la défensive de Laval.

Une passe de 26 verges à Kevin Kaya, laissé sans surveillance dans la zone des buts, a donné lieu au premier majeur des Carabins à 11:41 du premier quart. Le Rouge et Or a ajouté trois points quelques secondes avant la fin du quart grâce à un placement de 36 verges de Côté.

Les ennuis du Rouge et Or se sont poursuivis au second quart quand la magie de Perrault a continué d’opérer. Une passe de dix verges à Ryth-Jean Giraud a permis aux visiteurs d’ajouter un autre touché pour porter le pointage à 14 à 3.

Pendant ce temps, l’attaque du Rouge et Or peinait à remporter des premiers jeux et à se rapprocher de la zone payante, se butant à la défensive imperméable de l’Université de Montréal. Les locaux ont même vu un botté de dégagement de David Côté être bloqué par Jean-Philippe Lévesque.

Les Carabins ont réussi à ajouter deux autres points avant la fin de la demie grâce à des simples, le premier sur un placement raté de Jean-Philippe Simoneau, le deuxième quand un botté de dégagement d’Alan Penverne a abouti de l’autre côté de la ligne des buts.
Le Rouge et Or a marqué son seul touché du match au milieu du quatrième quart quand Bolduc a lancé une passe à Jonathan Breton-Robert qui a franchi la ligne des buts.

Des erreurs

«Oui, des fois on a laissé certains de leurs receveurs seuls. Il faut leur donner le crédit, ils ont su profiter de nos erreurs», a déclaré le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier, après la partie.

«Ce n’est pas mon genre de chercher des excuses. Les Carabins ont simplement mieux joué que nous. Mais au moins, nos joueurs se sont battus jusqu’à la fin et je suis fier de ça», a ajouté le coordonnateur offensif Justin Ethier.

La tristesse se lisait sur le visage du joueur de ligne offensive Samuel Thomassin, qui venait de disputer son dernier match universitaire. «On y a cru jusqu’au bout, mais ça n’a pas été notre meilleur match. Ce n’est pas comme ça que j’aurais aimé que ça finisse», a-t-il dit en essuyant une larme.

«C’est la faute à personne... On a manqué de synchronisme et ils ont fait de beaux jeux. On n’a pas réussi à finir nos «drives» et ça nous a coûté la «game». Moi, personnellement, je suis sorti de mon processus à quelques reprises», a pour sa part affirmé le quart-arrière Thomas Bolduc, acceptant sa part du blâme.

«Quand la course marche moins bien, automatiquement ça met plus de pression sur le quart et c’est plus dur quand on met neuf joueurs en couverture», a-t-il ajouté.

Des Carabins heureux

Pendant ce temps, les Carabins festoyaient avec leurs partisans qui criaient «Allez les Bleus!» dans les gradins du Stade Telus désertés par les fans du Rouge et Or. «Je suis très satisfait du jeu de Paquette-Perrault. Depuis les dernières semaines, j’avais le «feeling» qu’il était capable de donner ce genre de match», a déclaré l’entraîneur des vainqueurs, Danny Maciocia.

«Défensivement, on avait un plan pour contrer leur quart-arrière et ça a bien fonctionné», a-t-il ajouté, heureux de voir son offensive éclore au bon moment. «Ça fait du bien car on a eu tellement de questions cette année à ce sujet.»

Quant à Paquette-Perrault, il remettait le mérite à ses entraîneurs. «La plus grosse «job» a été faite par les «coaches» cette semaine en étudiant Laval et ils nous ont mis un super bon plan de match entre les mains. Ces renseignements nous ont beaucoup aidés, sans oublier notre ligne offensive qui a bloqué en malade», a-t-il commenté.

«Ça fait tellement de bien! C’est ma quatrième année et quand je suis arrivé ici, l’objectif était la Coupe Vanier et on savait que ça passait par la Dunsmore», a pour sa part déclaré Dequoy, qui a avoué avoir trouvé longue la route vers son touché. «J’ai couru, mais j’étais vraiment essoufflé à la fin», a-t-il affirmé, fier d’avoir réussi à décrypter le jeu truqué. «On savait qu’il y en aurait un. On ne savait juste pas quand et où.»