Déçu, Constantin dénote de l’incohérence entre le sport collégial et universitaire [VIDÉO]

Rouge et Or

Déçu, Constantin dénote de l’incohérence entre le sport collégial et universitaire [VIDÉO]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Déçu de voir la saison s’envoler en fumée, Glen Constantin ne pouvait pas s’empêcher de noter une forme d’incohérence entre l’interdiction de jouer au football universitaire et la permission de pouvoir le faire au niveau collégial.

«Au strict minimum, je m’attendais à ce que l’on aurait pu pratiquer ou disputer des matchs d’exhibition contre d’autres équipes. Je trouvais cette option plus réaliste que celle d’un calendrier officiel, car ça nous offrait plus de flexibilité pour l’annuler pour diverses raisons, comme des cas de COVID, de la neige, les études, etc.», expliquait l’entraîneur-chef du club de football Rouge et Or.

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Baseball

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il y aura encore un geai bleu dans l’uniforme des Diamants de Québec! L’espoir des Blue Jays de Toronto Jean-Christophe Masson pourra continuer de s’aligner avec son équipe de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) pour les séries de fin de saison qui s’enclenchent jeudi soir. Le président du circuit, Rodger Brulotte, a utilisé mercredi son pouvoir discrétionnaire pour autoriser l’ajout du voltigeur qui vient de fêter ses 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que la LBJEQ accorde la permission à un joueur professionnel de participer aux séries. Elle l’avait fait en 2005 en laissant le lanceur Mathieu De Montigny, un espoir des Padres de San Diego décédé en 2009, porter l’uniforme des Aigles junior de Trois-Rivières. Les Trifluviens avaient d’ailleurs remporté le championnat cette année-là.

Dans le cas de Masson, il avait obtenu en juillet la permission de disputer seulement le calendrier régulier, une particularité qui n’était toutefois arrivée à ses oreilles et à celles de son gérant Dominik Walsh qu’à la toute fin de la saison en raison d’un problème de communication interne de l’équipe.

«L’organisation de Québec m’a demandé si elle pouvait faire un plaidoyer et j’ai dit oui, puisque mes pouvoirs de président me permettent de statuer sur l’admissibilité d’un joueur», explique Rodger Brulotte en entrevue avec le Soleil

«Je ne suis pas du même avis que la direction des Diamants sur certains points, notamment les arguments voulant que ne pas permettre à Jean-Christophe de jouer les séries aurait nui à son développement ou à l’image de la ligue. Cependant, j’ai consulté les dirigeants des autres équipes et ceux-ci sont solidaires pour que Masson ait le droit de jouer en séries», enchaîne-t-il.

«Bref, il n’y a aucune équipe qui soit contre le fait que Jean-Christophe joue. Même les équipes qui affronteront les Diamants étaient d’accord pour qu’il joue. Avec ça en poche, je me suis basé sur l’objectif premier qu’on s’était donné en cette période de pandémie, soit d’éviter que des jeunes ne puissent pas jouer au baseball», a expliqué le président.

Masson heureux

On sentait le bonheur dans la voix du principal intéressé quelques minutes après avoir appris la nouvelle mercredi midi. «Bien sûr que je suis content de pouvoir jouer. J’essayais de me concentrer sur mes matchs et de ne pas trop penser à tout ça, mais c’est certain que ça me rendait triste de ne pas avoir le droit de participer aux séries. J’avais l’impression de lâcher mes coéquipiers», expliquait Masson en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Même si son gérant ne lui donnait pas tous les détails de ses démarches auprès de la Ligue, Masson se doutait bien qu’il se passait quelque chose. «Je voyais souvent Dominik au téléphone depuis une semaine. Quand on m’a dit que je ne pourrais pas jouer, je suis passé à autre chose et j’ai appelé mon entraîneur privé pour commencer mon programme d’entraînement de la saison morte, mais Dominik m’a dit que ce n’était pas encore sûr, d’attendre un peu, en ajoutant qu’il m’appellerait aujourd’hui. Il s’est vraiment battu pour moi et je l’apprécie.»

Une arme de plus

La décision réjouissait évidemment Walsh, qui pourra encore compter sur le Lévisien qui a frappé dans une moyenne de .324 avec sept doubles et 15 points produits en 68 présences au bâton réparties sur 21 matchs cette saison. 

«C’est certain que sa puissance amène un autre genre de frappeur dans notre alignement. Je crois que c’est une situation gagnante pour le joueur, gagnante pour l’équipe et même pour nos adversaires qui aiment avoir l’occasion d’affronter les meilleurs», a-t-il déclaré, heureux de dire que ses rivaux de la première ronde, les Alouettes de Charlesbourg, de même que les Aigles junior de Trois-Rivières, avaient «endossé totalement» la permission accordée à Masson.

«Je crois que certaines équipes avaient émis des réserves quant au statut de joueur professionnel de Jean-Christophe, mais elles se sont rendu compte que ce n’était pas vraiment pertinent en cette période de COVID. On est tous d’accord que Jean-Christophe est bon, mais il n’est pas trop fort pour la ligue. Il a juste 18 ans, n’a pas encore joué pro, a des hauts et des bas. Il a un talent brut, mais il a encore à apprendre et le baseball junior offre le calibre de jeu pour ça.»

Bon début

Masson dressait d’ailleurs un portrait très positif de sa première campagne avec les Diamants après s’être aligné avec l’équipe de l’Académie de baseball du Canada au cours des dernières saisons. «Le plus gros «challenge», c’était mentalement. Je savais qu’il y avait des attentes envers moi, mais j’étais plus «relax» au bâton au cours des derniers matchs.»

Le frappeur de puissance en lui avoue cependant qu’il s’en veut un peu de ne pas avoir encore réussi à frapper la longue balle avec les Diamants. «Je sais, je n’ai pas de circuit. Certains de mes coéquipiers qui en ont un me le rappellent constamment en disant qu’ils ont plus de circuits que moi!», laisse-t-il tomber avec humour. «Mais les séries, ce serait le meilleur moment pour frapper mon premier, n’est-ce-pas?», ajoute-t-il.

Scalabrini en accord

Par ailleurs, même si les Diamants pourront finalement miser sur un joueur de grande qualité pour la série qui opposera son équipe à ceux-ci, le gérant des Alouettes Patrick Scalabrini se réjouissait que Masson puisse participer à la grande danse de l’automne.

«Il s’agit d’une bonne décision pour le "kid" et le baseball junior. Les Diamants s’améliorent, parce que ça ajoute une grosse présence derrière leur meilleur joueur Mathieu Sirois, mais il faut surtout regarder le tableau dans son ensemble. J.-C. Masson est encore un jeune joueur et pour son développement, il vaut mieux qu’il vive l’expérience des séries au lieu de regarder les matchs des gradins», disait l’entraîneur-chef des Alouettes, qui était l’un de ceux qui plaidaient en faveur de Masson.

Série Diamants-Alouettes

Amis dans la vie de tous les jours, Scalabrini et Walsh n’allaient pas commencer à se narguer à l’approche du premier match de la série 3 de 5, jeudi, au Stade Canac, «bien qu’il soit un peu arrogant…», rigolait Scalabrini.

«Dominik est l’un de ceux qui m’ont convaincu de prendre la direction des Alouettes, au milieu de l’été. On l’a fait pour les jeunes, on sentait leur désarroi après un début de saison difficile et la possibilité de finir leur stage junior d’une façon merdique. Je pense qu’on a réussi à redresser la barque, à changer la philosophie qui ne s’évalue pas seulement en nombre de victoires et de défaites. Je suis satisfait de ce qu’on a fait, nous sommes à des kilomètres d’où nous étions en début de saison», admettait Scalabrini à propos de sa troupe qui a bouclé la saison avec une fiche de 5-16, au quatrième rang de la division Financière Sun Life, mais qui a joué pour .500 (5-5) dans ses 10 derniers matchs. Sous sa direction, les Alouettes ont conservé un dossier de 5-7.

À quel genre de série s’attend-il face aux champions de la division, auteurs d’un dossier global de 14-7 ?

«Globalement, ils ont plus de profondeur que nous, mais si on arrive et qu’on frappe, on pourrait les surprendre. Les gars ont hâte et ils y croient, l’esprit d’équipe a changé depuis un mois. Nos joueurs ont découvert leurs rôles, on sait qui on veut voir dans certaines situations. Nous sommes les négligés, mais depuis quelques semaines, nos fiches se ressemblent et les matchs l’un contre l’autre ont été serrés, même qu’on a eu unpeu l’avantage à la fin, mais tout est relatif», ajoutait-il.

Bien sûr, son opposant du week-end s’attendait à ce que son partenaire de jeu au hockey utilise cette tactique.

«Je sais bien qu’ils vont jouer la carte de l’équipe qui n’a pas de pression, c’est trop facile de faire cela. En début de saison, les Alouettes disaient qu’ils rivaliseraient pour le championnat de division, mais un mois et demi plus tard, ils se disent négligés. Je suis convaincu que s’ils n’avaient pas connu un début de saison catastrophique, ils n’auraient pas fini au dernier rang. Je sais aussi que sur papier, ils ne forment pas la pire équipe. Et l’arrivée de Patrick a clairement changé leur image», notait Walsh.

L’entraîneur-chef des Diamants s’attend à une série chaudement disputée. Et les programmes doubles pour les matchs 2-3 et 4-5 sont des éléments inconnus pour tout le monde.

«Nous n’avons pas de Vincent Ruel qui lancera les matchs 1-4-7… J’ai hâte de voir, on espère encore le retour de quelques lanceurs qui étaient blessés, cette saison. Ceux qui devaient former le top-4 de notre rotation n’ont pas lancé 25 manches, mais on a quand même fini premier», analysait celui dont la troupe avait remporté le championnat des séries de la LBJEQ en 2019.

Pour le premier match, Thomas Couture (Québec) et Marc-Antoine Pépin (Charlesbourg) s’affronteront. Les deux ont lancé des matchs d’un seul coup sûr, dernièrement, profitant de la fiabilité et des dimensions du terrain synthétique pour s’imposer. En saison, les Diamants l’ont emporté cinq fois en huit matchs contre les Alouettes, qui ont gagné trois des quatre derniers avec Scalabrini à la barre.  Avec la collaboration de Carl Tardif

Basketball: très courtisée, Sabrine Khelifi opte pour le Rouge et Or

Rouge et Or

Basketball: très courtisée, Sabrine Khelifi opte pour le Rouge et Or

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Joueuse de premier plan en première division collégiale avec les Dynamiques de Sainte-Foy, c’est avec le Rouge et Or de l’Université Laval que Sabrine Khelifi poursuivra sa carrière en basketball, et ce, même si elle était courtisée par plus d’un programme américain.

Le Rouge et Or n’était pas peu fier de procéder à l’annonce de son recrutement, jeudi. Elle se joindra à l’équipe dirigée avec succès par Guillaume Giroux, qui mise déjà sur plusieurs joueuses développées par le programme du cégep situé en face du PEPS.

«Nous avions une équipe déjà très compétitive, Sabrine va nous permettre d’aspirer aux grands honneurs toutes les années», a admis l’entraîneur-chef Guillaume Giroux en parlant de l’acquisition de Khelifi.

Celle-ci a d’ailleurs largement contribué au titre de première division collégiale par les Dynamiques, la saison dernière, une première du genre depuis 2016. Elle avait aussi trouvé refuge au sein de la première équipe d’étoiles du circuit RSEQ.

Plus important encore pour le Rouge et Or, Khelifi est une joueuse de la région de Québec. Elle a disputé son basketball scolaire à l’école De Rochebelle avant de rejoindre les Dynamiques de Sainte-Foy. La saison dernière, elle a amassé 15,3 points par match, lui conférant le troisième rang du RSEQ à ce chapitre, et 4,2 aides (2e). Elle avait mérité le titre de joueuse par excellence du championnat provincial, le printemps dernier.

«Nous sommes extrêmement fiers d’accueillir Sabrine dans notre équipe pour les années à venir. Elle se démarque par sa vitesse, son intelligence et sa vision du jeu exceptionnelle. Même à ce niveau, elle est l’une des rares joueuses à rendre les autres autour d’elle meilleures. Elle distribue le ballon de façon impressionnante tout en demeurant une grande menace offensive», notait Giroux.

Le Rouge et Or a remporté les deux dernières bannières québécoises de basketball universitaire. L’UL avait perdu son match pour la médaille de bronze, en mars 2020, quelques jours avant le confinement forcé par la pandémie. En 2019, l’UL avait terminé en deuxième place au Championnat canadien U Sports.

Le Rouge et Or puise allégrement dans le programme des Dynamiques. Khelifi imite ainsi Frédérique Beaudry-Blais, qui avait confirmé dès le mois de décembre son arrivée à l’Université Laval pour la prochaine saison. Déjà, le Rouge et Or mise sur les Kim Létang, Djamila Amidou Triquet et Léo Dominique, d’autres joueuses développées au cégep Sainte-Foy.

Badminton: Chantal Jobin prend les rênes du Rouge et Or

Rouge et Or

Badminton: Chantal Jobin prend les rênes du Rouge et Or

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Autrefois 14e joueuse au monde en double et 51e en simple, Chantal Jobin prend les rênes de l’équipe de badminton du Rouge et Or de l’Université Laval comme entraîneuse en chef en remplacement d’Étienne Couture, qui a quitté ses fonctions en avril après 14 années de loyaux services.

Celle qui a passé la majeure partie des trente dernières années comme enseignante et entraîneuse en Colombie-Britannique était de retour au Québec depuis l’an dernier et agissait comme entraîneuse en chef du volet sports-études avec le Rouge et Or. Elle devait également, à la demande de Couture, accompagner le Rouge et Or aux championnats des Amériques au Mexique en juin, une compétition qui a comme plusieurs autres été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

«Je me sens un peu comme un imposteur car je respecte beaucoup Étienne Couture. Je ne m’attendais pas du tout à prendre sa place!», expliquait mercredi au Soleil celle qui a postulé pour le poste le 8 mai mais n’a su que mardi, après un long processus d’embauche, qu’elle avait été choisie. «J’avais été encouragée à poser ma candidature par les leaders de l’équipe du Rouge et Or, qui me connaissaient puisque j’avais aidé Étienne à quelques reprises.»

À LIRE AUSSI: Étienne Couture quitte le Rouge et Or après 14 ans

Feuille de route

Maintenant âgée de 56 ans, Chantal Jobin a une belle feuille de route comme entraîneuse, ayant mené les Royals de Douglas College à dix titres nationaux. Auparavant, elle avait eu une belle carrière internationale, participant à trois coupes Uber, trois championnats du monde et six All England Opens.

«J’ai joué dans des hauts lieux du badminton comme la Chine et l’Indonésie et le All England, c’est comme Wimbledon. Il faut réussir à sortir des qualifcations et on l’a fait pendant trois ans en affrontant des joueurs de puissances comme la Suède et le Royaume-Uni», poursuit celle qui avait à l’époque comme coéquipières les Johanne Falardeau et Linda Cloutier, d’autres légendes du badminton féminin québécois.

Et dire que la jeune Chantal s’intéressait d’abord au basketball et à la course à pied, comme sa soeur la marathonienne Francine Jobin. «J’avais 14 ans quand (l’entraîneur de badminton) Jean-Claude Laprise est venu à la Polyvalente La Camaradière pour dénicher des athlètes. Il a constaté que j’étais très rapide au basketball et a pensé que cette vitesse serait utile au badminton. Il m’a proposé d’essayer ce sport et j’ai accepté», raconte-t-elle.

Retour aux sources

Pour Chantal Jobin, revenir à Québec avec le Rouge et Or est donc un retour aux sources et elle souhaite maintenant redonner aux étudiants athlètes ce qu’elle a reçu d’entraîneurs des quatre coins du monde durant sa carrière. «J’ai eu la chance de travailler avec des entraîneurs parmi les meilleurs, originaires du Danemark, de Chine, de Thaïlande et d’Angleterre qui m’ont donné des trucs que j’utilise encore aujourd’hui! Par contre, je ne vis pas dans le passé. Je me suis mise à jour au fil des années.»

L’entraîneuse se dit très excitée de prendre en charge l’équipe du Rouge et Or. «C’est une excellente équipe avec des joueurs qui sont très forts techniquement. J’aime beaucoup le coeur des joueurs québécois, des jeunes comme Étienne Chouinard et Guillaume Blais que j’ai eus sous ma responsabilité en sports-études.»

Chantal Jobin est cependant consciente des défis qui l’attendent en période de pandémie mondiale. «Il faudra bien sûr faire très attention. La phase 4 de déconfinement a débuté hier et nous aurons donc moins de limitations dans la pratique du sport, mais il faudra tout de même faire très attention», conclut-elle.

Pas d’annulation dans le sport universitaire au Québec, mais statu quo impossible

Rouge et Or

Pas d’annulation dans le sport universitaire au Québec, mais statu quo impossible

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Si son objectif est toujours de permettre la tenue d’un calendrier à l’automne dans toutes les disciplines sportives universitaires, le Réseau du sport étudiant du Québec a confirmé, jeudi, que le statu quo des dernières années ne serait pas possible en 2020. Le RSEQ se donne jusqu’au 31 août pour apporter des modifications à celui-ci, et cela, selon les besoins de chaque sport.

Ainsi, les 12 universités associées au RSEQ ont jusqu’à la fin du mois d’août pour confirmer ou non leur participation aux activités automnales. Dans chaque discipline, la décision finale de tenir une saison sera prise en respectant les orientations de la santé publique, des fédérations et des différents campus.

«Il n’y aura pas de décision unilatérale qui touchera tous les sports en même temps. Ce qu’on veut, c’est de permettre à nos étudiants-athlètes de pratiquer leur sport, sauf qu’on annonce que le statu quo est impossible. Nous ne sommes donc pas dans un mode d’annulation, mais on ne peut pas confirmer à ce moment-ci qu’il y aura une saison, car nous n’avons pas le contrôle sur la pandémie, on est à la remorque des décisions de la santé publique et des fédérations», expliquait Gustave Roel, président et directeur général du RSEQ.

Au football, par exemple, un début hâtif comme l’an dernier lorsque le Rouge et Or de l’Université Laval avait disputé son premier match le 25 août n’est plus dans les cartons. Mais rien n’empêcherait la présentation d’un calendrier complet — à l’exception des demi-finales canadiennes et de la Coupe Vanier — d’avoir lieu, quitte à ce qu’il soit repoussé de quelques semaines. À Québec, le Rouge et Or devait disputer son match d’ouverture le dimanche 6 septembre contre les Carabins de Montréal.

«Le football demande une plus longue préparation, il y a deux semaines obligatoires de camp d’entraînement à tenir avant le premier match. Mais s’il y avait un retard de deux semaines, par exemple, il pourrait être récupéré à la fin. Le calendrier pourrait aussi été réduit d’un match ou deux, tout est possible», ajoutait celui qui n’a pas suivi la tendance des conférences de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimes de tout annuler pour l’automne.

«L’avantage que nous avons, c’est qu’on relève d’une seule santé publique. Dans l’Ouest, ils devaient jongler avec celles de quatre provinces, même chose dans les Maritimes.»

Le RSEQ se donne donc l’option de gérer chaque sport au cas par cas. Jusqu’à présent, seul le soccer possède la permission de sa fédération de disputer des matchs. Le football est encore dans sa phase ne permettant que des entraînements à sept joueurs. 

«Une chose est sûre, on ne retiendra pas l’information. On comprend que les étudiants-athlètes vivent un stress, alors on procédera à des annonces dès qu’il sera possible de le faire. On n’attendra pas que tous les sports obtiennent le feu vert, on va y aller sport par sport, au besoin», ajoutait celui dont l’organisme maintient un contact régulier avec les ministères de l’Éducation et de la Santé.

UNIVERSITÉ LAVAL

À l’Université Laval, l’annonce du RSEQ était bien accueillie.

«La bonne nouvelle, c’est que la saison n’est pas annulée. On se donne du temps. Notre désir est de permettre à nos étudiants-athlètes de pratiquer leur sport, cet automne», indiquait Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives.

Ces derniers jours, le PEPS a ouvert ses portes, le centre d’excellence est accessible, la vie reprend sur le campus. Mais ce n’est pas la même situation qui prévaut dans toutes les universités du Québec.

«Ça va bien chez nous, mais on ne pourrait pas jouer tout seul. Voilà pourquoi on se donne la possibilité de modifier les calendriers. J’ai bon espoir qu’on pourra avoir une saison dans tous les sports», ajoutait celle qui se disait animée d’un optimiste quand même prudent dans les circonstances.

La décision du RSEQ d’offrir aux universités de confirmer leur présence dans les différentes ligues au plus tard le 31 août ne touche pas le sport collégial et scolaire.

«Plusieurs cégeps auront des campus hybrides (cours en lignes et en classe) tandis qu’au secondaire, l’ensemble des cours se fera en personne. Pour l’instant, on maintient ce qu’on fait habituellement pour ces niveaux», précisait Gustave Roel.

Le Rouge et Or met la main sur un receveur de passes étoile

Rouge et Or

Le Rouge et Or met la main sur un receveur de passes étoile

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval vient de s’enrichir d’un receveur de passes étoile alors que l’ancienne vedette du Phénix du Collège André-Grasset Kevin Mital a décidé de revenir au Québec après avoir passé un an à l’Université de Syracuse, dans l’état de New York.

«C’est une décision qui a zéro rapport au foot. Quand je suis revenu ici à cause de la COVID, je me suis assis et j’ai parlé à ma famille. La question que je me suis posée, c’est si je me voyais rester quatre ans là-bas, loin de ma famille et la réponse était non», explique au Soleil l’athlète de 21 ans qui voulait avant tout se rapprocher de ses parents et de sa copine.

Celui qui a mené le Réseau sport étudiant Québec (RSEQ) avec 17 touchés et 1058 verges en 2018 a aussi pris soin de s’entretenir avec l’entraîneur des receveurs de Syracuse, Justin Lustig. «Il comprend ma décision, il ne m’en voulait pas et il m’a dit qu’il espérait que je poursuive mes études et que je continue de jouer au football.» 

Rouge et Or

Quant à sa décision de choisir le Rouge et Or, elle s’imposait d’elle-même selon le principal intéressé. «Si je n’allais pas aux États-Unis, Laval avait toujours été mon premier choix et je l’avais dit publiquement. J’ai beaucoup de respect pour M. Constantin et aussi pour l’organisation. Il y a de belles installations et tu n’es pas au milieu de la métropole avec trois équipes universitaires et une équipe pro. À Québec, le Rouge et Or, avec la LHJMQ, c’est vraiment le centre de la vie sportive», indique-t-il pour expliquer ce qui a motivé sa décision.

Mital a tout de même pris le temps de s’entretenir avec l’entraîneur des Carabins de l’Université de Montréal, Marco Ladeluca, qui avait été son coordonnateur offensif à sa dernière année à Grasset. «Marco m’a «coaché» avec Team Québec en 2016 et à Grasset en 2018 et mon entraîneur-chef au collégial était son frère Tony Ladeluca. Bien sûr que Marco me voulait à Montréal, et je trouvais important de bien lui expliquer ma décision, car sans Tony et sans lui, je ne pense pas que je serais encore aux études. Pour moi, ils sont comme une famille.»

Entrée compliquée

L’arrivée de Mital avec l’Orange de Syracuse, où évoluent aussi les Québécois Matthew K. Bergeron, Geoff Cantin-Arku et Patrick Davis, n’avait pas été simple l’été dernier. «J’ai reçu ma bourse très tard durant l’été. J’avais reçu un premier refus, car j’ai complété mon cégep et que l’université n’était pas habituée à transférer des notes de cégep puisque la plupart de leurs étudiants proviennent des «high schools». Mais après ma première session, ils ont vu que tout allait bien, j’avais une moyenne (Grade Point Average) de 3.56 (l’équivalent d’environ 89 %)», explique-t-il.

Tout cela a quand même fait que Mital est arrivé à Syracuse seulement la dernière semaine d’août. «J’ai manqué le précamp d’été, le camp, alors je n’ai pas joué de la saison, ce à quoi je m’attendais. Je n’avais pas eu le temps d’apprendre le livre de jeux. Ensuite, après les Fêtes, en deuxième session, j’ai pris beaucoup de bagage très rapidement. Les «coachs» étaient contents de voir comment j’étais sorti et m’avaient dit que je jouerais cet automne», raconte-t-il.

Mais voilà, c’était avant que Mital attrape le mal du pays et décide de rester au Québec. «Tu sais, si je n’avais pas tenté l’expérience à Syracuse, je crois que j’aurais regretté de ne pas avoir essayé. Maintenant, je suis de retour et, comme je n’ai pas joué depuis le Bol d’or en novembre 2018, je suis en pleine santé et pour cette saison, je te dirais que j’ai faim», illustre-t-il en terminant, espérant bien sûr que le football universitaire puisse reprendre normalement cet automne.

Kelsey Wog a le meilleur sur Fabiola Forteza

Rouge et Or

Kelsey Wog a le meilleur sur Fabiola Forteza

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
La nageuse Kelsey Wog des Bisons de l’Université du Manitoba a eu le meilleur sur la joueuse de rugby Fabiola Forteza du Rouge et Or de l’Université Laval pour le titre d’athlète de l’année au Canada remise par l’organisation U Sports.

La spécialiste de la brasse avait été finaliste aux championnats du monde de la Fédération internationale de natation de 2019 et elle a remporté quatre fois l’or aux championnats nationaux en plus d’avoir réalisé le meilleur chronos au monde aux 200 m brasse, soit 2:22.42 et l’un des meilleurs également sur 100 m avec 1:06.44. 

Quant à Forteza, elle avait été nommée joueuse de rugby de l’année au Québec et athlète universitaire canadienne par excellence au rugby.

Les larmes de bonheur de Sven Pouliot

Rouge et Or

Les larmes de bonheur de Sven Pouliot

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Entraîneur de l’équipe de ski alpin du Rouge et Or de l’Université Laval depuis 2015, Sven Pouliot avait droit à un rare printemps tranquille avec l’annulation des finales en raison de la pandémie de COVID-19.

Après avoir profité de ces moments en famille, son désir d’aider son prochain est toutefois rapidement remonté à la surface et il a décidé de s’engager comme aide-service au Manoir de l’Atrium, dans une aile où il y avait plusieurs patients atteints de la maladie à coronavirus. 

C’est un euphémisme de dire que Pouliot a le coeur sur la main. En entretien téléphonique avec Le Soleil jeudi, on sentait toute l’émotion qui l’habitait quand il mentionnait qu’enfin, il n’y avait plus un seul cas de COVID-19 sur l’étage où il travaillait dans la résidence pour retraités de Charlesbourg. Au plus fort de la crise, il y en avait eu quinze.

«Aujourd’hui, on a appris qu’il n’y avait officiellement plus de cas de COVID-19 chez nous. Ça fait un bout qu’on sent que ça va mieux, que les gens ont plus d’énergie. Ça a changé beaucoup l’atmosphère», déclarait, les larmes aux yeux, celui qui s’est vite pris d’affection pour les patients atteints de troubles cognitifs dont il s’occupait. «Ce sont des gens qui ont eu de belles vies, de belles carrières, qui ont des enfants qui les aiment», raconte l’entraîneur dont c’était la première expérience dans le réseau de la santé. «Comme entraîneur, je suis quand même un peu dans la relation d’aide dans le sens que j’essaie d’aider les jeunes dans leur développement personnel, physique et athlétique», indique-t-il.

«Aujourd’hui, notre dernière résidente qui avait été testée positive a reçu son deuxième test négatif. On pouvait enfin déconfiner, entrer dans les appartements et tout laver», poursuit-il, soulagé. «J’ai parlé avec les proches des personnes hébergées et c’était vraiment dur pour eux, car, pendant trois mois, ces gens étaient supposés rester dans leur chambre. Ce n’est pas facile, car ce sont des personnes qui ont des problèmes cognitifs. Il y a une dame qui demandait chaque matin pourquoi elle devait manger dans sa chambre.»

Aider son prochain

L’idée de se rendre disponible a germé dans la tête de Sven Pouliot durant le confinement. «Quand les championnats provinciaux ont été annulés, je suis devenu un papa au foyer avec mes jumeaux pendant que mon épouse faisait du télétravail. On a passé de beaux moments en famille, mais quand la garderie a recommencé, j’ai vu qu’il y avait des besoins dans les résidences pour personnes âgées et j’y pensais de plus en plus», raconte-t-il.

Il a donc décidé de s’inscrire au site «Je contribue» lancé par le gouvernement du Québec et a été appelé à travailler au Manoir de l’Atrium depuis le 23 mai. «J’ai fait beaucoup de travail différent dans ma vie et je crois aussi beaucoup à l’aide à la communauté. J’en avais parlé à ma conjointe avant de partir, car ce sont des valeurs que l’on partage. Pour vous dire, on s’est rencontrés en vendant des jonquilles pour la Société du cancer. Quand on peut aider notre prochain, on le fait.»

Horizons différents

«La première nuit, quand je suis arrivé, je n’avais aucune idée à quoi ça pouvait ressembler, mais mes craintes se sont dissipées rapidement, car on était plein de gens de milieux différents. On avait l’équipement nécessaire pour se protéger, mais on passait beaucoup de temps à se laver les mains. Le nombre de tâches était également décuplé, car tous les résidents devaient être dans leurs chambres.»

À travers cette aventure, Sven Pouliot a rencontré des gens de plusieurs horizons et quelques visages connus venus eux aussi donner un coup de main. «J’ai connu plusieurs gens incroyables, par exemple, une psychologue qui avait aussi offert ses services. Une autre journée, je sortais de l’ascenseur et je vois une fille avec une visière et une jaquette. C’était Laurie Top, qui vient de finir sa troisième année de médecine et qui est une étudiante-athlète en athlétisme. J’ai aussi rencontré Leila Adam, qui fait partie de l’équipe médicale du Rouge et Or.»

«Ça m’a encouragé de voir tous ces gens qui voulaient aider. Je ne connaissais pas le milieu des personnes âgées, mais de vivre ça m’a fait encore plus apprécier la vie, les moments en famille. C’est certain que le travail d’équipe me parlait beaucoup et je crois que ça m’a apporté encore plus que ce que, moi, j’ai pu apporter», termine-t-il.

Rugby: Fabiola Forteza en nomination pour le prix d’étudiante-athlète au Canada

Rouge et Or

Rugby: Fabiola Forteza en nomination pour le prix d’étudiante-athlète au Canada

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Avec la candidature de la joueuse de rugby Fabiola Forteza au titre d’étudiante-athlète de l’année au Canada, le Rouge et Or de l’Université Laval pourrait voir l’un de ses représentants être couronné pour une deuxième année de suite.

La finissant de cinquième année pourrait suivre les traces du footballeur Mathieu Betts, qui avait été consacré l’étudiant-athlète par excellence au pays, la saison dernière.

Le nom de Forteza figure parmi les quatre finalistes de la cohorte féminine pour l’obtention du prix sportif du Lieutenant Gouverneur 2020. Les autres proviennent du Manitoba (Kelsey Wog, natation), de l’Ontario (Lucie Stafford, athlétisme) et de l’Île-du-Prince-Édouard (Jenna Mae Ellsworth, basketball). Il s’agit d’une première mention pour une joueuse de rugby provenant du RSEQ pour ce prix.

L’automne dernier, la joueuse du Rouge et Or avait été nommée l’athlète par excellence U Sports et du RSEQ en rugby. Elle avait fortement contribué à la conquête du championnat canadien par le Rouge et Or, une première pour une université québécoise.

Dans l’histoire, seulement trois universités ont vu leurs athlètes remporter ce prix deux ans d’affilée. La dernière fois remonte à 2009 et 2010 par des sportifs représentant les Thunderbirds de la Colombie-Britannique.

En plus de Betts, Arielle Roy-Petitclerc (soccer, 2016-2017) et Marylène Laplante (volleyball, 2005-2006) ont déjà mis la main sur cet honneur.

La saison dernière, Forteza a aussi fait partie des premières équipes d’étoiles U Sports et du RSEQ. Elle a aussi été nommée joueuse du match de la finale canadienne et au sein de la première constellation du Championnat U Sports.

En raison de la pandémie, la remise qui devait avoir lieu à Calgary, le 25 juin, sera plutôt faite de manière virtuelle. Les gagnants sont déterminés par une combinaison des votes de la Fondation sportive canadienne et ceux du public via le site usports.ca. La «campagne électorale» aura lieu du 9 au 20 juin.

Athlétisme: une première étape motivante

Rouge et Or

Athlétisme: une première étape motivante

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Entraîneur-chef de l’équipe du Québec et de celle de cross-country de l’Université Laval, Félix-Antoine Lapointe se réjouissait à l’idée que la pratique de l’athlétisme soit incluse dans cette première phase de déconfinement sportif.

«Il s’agit d’une première étape qui va motiver tout le monde. Les coureurs n’ont jamais cessé de s’entraîner, ils pouvaient le faire des les rues, mais juste de savoir qu’ils pourront le faire sur des pistes d’athlétisme, ça vient leur donner un second souffle», disait-il à la suite de l’annonce.

Selon les directives émises, mercredi, il lui sera encore interdit de tenir des séances supervisées d’entraînement avec un groupe d’athlètes puisque la pratique devra se faire de façon individuelle ou à deux.

Jeudi, la ministre déléguée de l’Éducation, Isabelle Charest, discutera avec les directions des différentes fédérations avec de parler un peu plus dans le détail de la marche à suivre.

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«Ce n’est pas un retour à 100%, mais nous avons plusieurs raisons de nous réjouir. L’athlétisme est l’un des sports qui pourront reprendre le plus vite. Contrairement à des sports d’équipe, il nous sera possible d’adapter chaque épreuve pour respecter les règles de distanciation physique entre les individus. Par exemple, les épreuves de sprint pourraient se faire avec un couloir vide entre chaque coureur ; pour les épreuves de lancer, chaque athlète pourrait avoir son marteau, poids, etc., et aller le chercher après chaque essai. Le scénario le plus optimiste serait peut-être de tenir des compétitions, en septembre», espérait-il à voix haute.

Pour l’instant, Lapointe poursuivra sa méthode d’entraînement à distance en fournissant un programme détaillé à chaque athlète qu’il dirige. Il espère pouvoir le faire en leur présence, tout en respectant une distance de deux mètres et plus. 

Auclair, Basambombo et Assé avec le Rouge et Noir

Football

Auclair, Basambombo et Assé avec le Rouge et Noir

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le Rouge et Noir d’Ottawa a sélectionné trois joueurs du Rouge et Or de l’Université Laval, le secondeur hybride Adam Auclair, le joueur de ligne défensive Dan Basambombo et le joueur de ligne offensive Kétel Assé jeudi soir lors du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

Auclair a été le tout premier choix du Rouge et Noir, le sixième du repêchage alors que Basambombo a été sélectionné avec un choix territorial de deuxième ronde. Quant à Assé, il a été le premier choix de la huitième et dernière ronde.

«Ça ne peut pas mieux aller!», a lancé Auclair dès qu’il s’est joint à la vidéoconférence organisée par le Rouge et Or. «Je savais que je pouvais être repêché aussi haut parce que mon agent Sasha Ghavami m’avait dit que c’était possible hier soir. Je suis quand même très fier de moi et j’ai hâte de passer à la prochaine étape.»

Le footballeur de 24 ans a reçu un appel de l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin, du président de l’équipe, Jacques Tanguay, et du maire de Québec Régis Labeaume après sa sélection. «Nous sommes chanceux, ici, car les gens de Québec sont très fiers du Rouge et Or», a-t-il commenté.

Il a aussi eu l’occasion de s’entretenir avec Paul LaPolice, entraîneur-chef du Rouge et Noir. «On a discuté un peu, il m’a dit que le nouveau «coach» de la défensive était très excité de m’avoir, tant comme secondeur que comme maraudeur, mais aussi pour les unités spéciales.»

Amoureux d’Ottawa

Auclair a également avoué qu’Ottawa était l’endroit où il espérait le plus aboutir, lui qui a de la famille à Gatineau, de l’autre côté de la rivière Outaouais. 

Rouge et Or: l’Université Laval s’attend à un début de saison plus tard qu’en août

Rouge et Or

Rouge et Or: l’Université Laval s’attend à un début de saison plus tard qu’en août

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
La directrice du service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne, s’attend à ce que la pandémie de COVID-19 puisse repousser la reprise des activités des différentes équipes du Rouge et Or plus tard qu’en août comme c’était normalement le cas.

«On est comme tout le monde, on attend de voir ce que le gouvernement décidera et on a régulièrement des réunions avec le Réseau Sport Étudiant du Québec (RSEQ). Mais on s’attend à ce que les activités ne reprennent pas nécessairement tout de suite en août avec la rentrée», a déclaré Mme Dionne en entrevue avec Le Soleil.

«Les sports individuels comme le tennis, le golf et le badminton seront probablement les premiers à repartir. Pour les sports collectifs comme le football, le soccer et le rugby, ce sera plus difficile avec les mesures de distanciation sociale», avoue Mme Dionne.

Sports d’équipe

«Quand on aura le «go» pour les sports d’équipe, ça voudra probablement dire qu’on est prêts à ce que la distanciation sociale ne soit plus nécessaire», poursuit-elle.

Le Rouge et Or suit également de près l’éventuelle reprise des activités de baseball et de hockey au Québec, qui devrait normalement se faire avant le lancement de la saison de sport universitaire.

Badminton: Étienne Couture quitte le Rouge et Or après 14 ans

Rouge et Or

Badminton: Étienne Couture quitte le Rouge et Or après 14 ans

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Incapable de s’entendre avec le conseil d’administration du club sur la structure à mettre en place, Étienne Couture a décidé de quitter son poste d’entraîneur-chef du club de badminton de l’Université Laval après 14 ans de loyaux services.

«Je ne quitte pas parce que j’étais tanné et je ne quitte pas non plus pour des raisons salariales puisque la proposition que j’ai faite au conseil d’administration impliquait une baisse de salaire afin de pouvoir mettre en place l’environnement que je souhaitais», a déclaré M. Couture au Soleil, ajoutant qu’il n’avait aucunement l’intention de partir en guerre contre le conseil.

«C’est important pour moi de demeurer respectueux envers tout le monde, mais, pour moi, un entraîneur ce n’est pas juste quelqu’un qui donne des trucs et qui fait des pratiques, c’est quelqu’un qui fait le design d’un environnement. Moi, je voulais continuer, mais je voulais croître, regarder par en avant et je voulais que les ressources soient mieux utilisées pour faire un travail plus efficace», poursuit-il.

Séparer le sport de l’administration

Concrètement, Couture souhaitait sortir du modèle «historique» des «petits clubs» du Rouge et Or où l’entraîneur-chef est un homme à tout faire et s’occupe de tout. 

«J’ai proposé de séparer la gestion sportive et la gestion administrative, que l’entraîneur soit entraîneur et directeur général, mais qu’un directeur administratif soit embauché pour permettre à l’entraîneur d’être avec les joueurs», indique Couture.

«Actuellement, l’entraîneur passe trop de temps à faire de la saisie de données, des listes et à envoyer plein de e-mails. Je voulais m’occuper plus de sport, moins de secrétariat. J’étais prêt à gagner un moins gros salaire pour qu’on puisse embaucher quelqu’un pour s’acquitter de ses tâches.»

La proposition qu’il a faite n’a malheureusement pas été retenue par le conseil d’administration et Étienne Couture a donc préféré quitter son poste plutôt que demeurer dans un système où il n’aurait pas pu tenir plus de plages d’entraînement.

Relation avec les joueurs

«C’est sûr que ça fait quelque chose de partir après 14 ans. Ma démission était effective le 16 mars, mais je possède aussi une pharmacie et je n’ai pas encore eu le temps de me rendre compte que je n’étais plus coach. Je sais cependant que ça va me retomber dessus à un moment donné», indique-t-il.

Malgré les trois titres canadiens et les 17 titres provinciaux remportés par le Rouge et Or sous sa gouverne, ses huit titres d’entraîneur de l’année au Québec, c’est davantage le souvenir de sa relation avec les joueurs qu’il gardera de son passage avec le Rouge et Or.

«Je ne me rappelle pas tous les championnats, je ne sais même pas combien j’en ai gagné, mais je me rappelle de tout le monde. Je me rappelle de ma relation avec les joueurs, comment ils ont changé, évolué, mûri. Je suis fier de l’environnement que j’ai créé pour permettre aux gens de se développer.»

Par voie de communiqué de presse, le Rouge et Or a salué le travail d’Étienne Couture au cours des 14 dernières années. «Étienne a été un excellent entraîneur et bâtisseur (...) Son dévouement et sa compétence ont amené le club à un autre niveau», a déclaré le président par intérim du conseil d’administration du club de badminton, Denys Martin.

«Les succès sont éloquents, mais la structure qu’il a mise en place a permis de développer d’excellents étudiants-athlètes comme on l’a vu récemment avec Béatrice Guay et Mathieu Morneau». a ajouté Jean-Noël Corriveau, directeur adjoint du service des activités sportives et responsable du programme Rouge et Or.

Cinq départs

En à peine plus d’un an, le Rouge et Or a dû remplacer cinq entraîneurs. D’abord, le pilote de l’équipe féminine de volleyball Olivier Caron avait quitté son poste dans des circonstances nébuleuses en janvier 2019, puis l’entraîneur de l’équipe féminine de soccer, Helder Duarte, est décédé en février.

Jacques Paiement Jr. avait ensuite quitté au mois de mai son poste d’entraîneur-chef du programme masculin de basketball alors que l’entraîneur-chef de l’équipe masculine de volleyball depuis 28 ans, Pascal Clément, a pris sa retraite il y a quelques semaines. 

Assé glisse 11e et Auclair 15e au classement des espoirs de la LCF

Rouge et Or

Assé glisse 11e et Auclair 15e au classement des espoirs de la LCF

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Même s’ils ont glissé de quelques échelons, Kétel Assé et Adam Auclair figurent toujours au classement final des 20 meilleurs espoirs universitaires en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football. Sixième en décembre, Assé, un bloqueur, est maintenant classé 11e. Quant à Auclair, qui évolue comme secondeur hybride, il a perdu deux rangs et il se classe maintenant 15e.

Choisi sur la première équipe d’étoiles en attaque à l’issue de la campagne 2019, un honneur qu’il savourait pour une deuxième année de suite, Assé, un étudiant en intervention sportive natif de Saint-Marc en Haïti, a été une des pièces maîtresses de l’offensive lavalloise qui a marqué 301 points et qui a amassé une moyenne de 215 verges par match par la course la saison dernière. Mentionnons aussi que le Rouge et Or n’a accordé que six sacs du quart, une statistique qui lui a permis de finir premier à ce chapitre dans le RSEQ.

De son côté Auclair, qui étudie en enseignement de l’éducation physique et à la santé, a été choisi sur la formation de rêve du RSEQ pour la troisième fois au cours des quatre dernières années. Il a terminé premier au Québec pour le nombre de plaqués (45) et de plaqués solo (35). Il a terminé troisième pour les plaqués assistés (20) et dans le top 10 du RSEQ pour les interceptions (2) et les sacs du quart (3).

Lors des saisons précédentes, Auclair avait aussi été choisi le joueur par excellence de la Coupe Vanier en 2018 en plus de mériter le titre de joueur défensif du RSEQ en 2017 et celui de recrue de l’année en 2016.

Les deux joueurs du Rouge et Or avaient tenu au PEPS au début du mois de mars un pro day et ils s’étaient tous les deux signalés. Brad Obee, recruteur pour les Bears de Chicago, et Danny Maciocia, le dg des Alouettes, y avaient assisté.

C’est le 30 avril qu’aura lieu le repêchage de la LCF. Huit des 10 premières positions du classement des meilleurs espoirs du Bureau de recrutement amateur de la LCF sont occupées par des étudiants-athlètes canadiens ayant joué leur football dans une université américaine (NCAA). La tête du classement est occupée par Neville Gallimore, qui a évolué avec les Sooners de l’Université de l’Oklahoma. Carter O’Donnell, de l’Université de l’Alberta, troisième, est le meilleur représentant de U-Sports et le demi-défensif Marc-Antoine Dequet (Carabins), neuvième, le meilleur du RSEQ.

Gala du Rouge et Or: une année de rêve pour Forteza

Rouge et Or

Gala du Rouge et Or: une année de rêve pour Forteza

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
Le programme d’excellence sportive de l’Université Laval a rendu un hommage virtuel à ses meilleurs étudiants samedi. La joueuse de rugby Fabiola Forteza et le coureur Jean-Simon Desgagnés ont été sacrés étudiants-athlètes de l’année.

Le 69e Gala du Rouge et Or a été présenté en direct sur les réseaux sociaux, près de 350 internautes ont participé au dévoilement des gagnants.

Sans surprise, la joueuse de rugby Fabiola Forteza ajoute une autre mention à sa feuille de route garnie. La joueuse de rugby a notamment été couronnée du prix d’athlète de rugby féminin par excellence au Canada l’automne dernier. L’étudiante à la maîtrise en nutrition achève d’ailleurs sa dernière année au sein du Rouge et Or, on peut dire qu’elle termine sur une bonne note.

«Je ne le répéterai jamais assez, le point culminant de cette saison-là, c’est d’avoir gagné le championnat canadien avec les filles, au-delà de tous les honneurs», confie-t-elle en entrevue.

La coureuse Jessy Lacourse avait été nommée finaliste à ses côtés, dans la catégorie sport individuel.

Jean-Simon Desgagnés, membre de l’équipe d’athlétisme l’hiver et celle de cross-country pendant l’automne, a remporté les honneurs chez les hommes, il étudie au doctorat en médecine.

Le meilleur coureur du Rouge et Or avait les Jeux olympiques de Tokyo dans son panier d’objectifs dès le début de la saison, un objectif surprenant, mais pas irréalisable, décrivait-il. Le report des Jeux en raison de la pandémie de COVID-19 n’est cependant pas une si mauvaise nouvelle pour l’athlète.

«On peut dire que c’est un avantage. Ça peut être vraiment bien si ma courbe de progression continue de monter. C’est un avantage si rien de négatif n’arrive dans la prochaine année. La motivation doit être la même», explique l’étudiant de 21 ans. L’an dernier, il était finaliste dans la même catégorie au gala du Rouge et Or.

Le joueur de football Kean Harelimana était le finaliste 2020 en sport collectif.

Gala Rouge et Or: Lacourse, Forteza, Desgagnés et Harelimana en lice pour les titres d’athlète de l’année

Rouge et Or

Gala Rouge et Or: Lacourse, Forteza, Desgagnés et Harelimana en lice pour les titres d’athlète de l’année

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les coureurs Jessy Lacourse et Jean-Simon Desgagnés de même que la joueuse de rugby Fabiola Forteza et le footballeur Kean Harelimana sont les quatre sportifs en lice pour les titres d’athlètes féminine et masculin de l’année au Gala Rouge et Or de l’Université Laval.

En raison de la pandémie de COVID-19 et des mesures de confinement et de distanciation sociale adoptées au Québec, le 69e Gala Rouge et Or aura lieu en ligne samedi soir, 19h, plutôt qu’à l’Amphithéâtre Desjardins de l’Université Laval.

Élue athlète féminine pour un sport individuel, Jessy Lacourse, qui étudie en éducation préscolaire et primaire, fait partie des équipes d’athlétisme et de cross country du Rouge et Or. Elle se mesurera à l’étudiante à la maîtrise en nutrition Fabiola Forteza, joueuse de troisième ligne au sein de l’équipe de rugby du Rouge et Or qui a déjà remporté les titres de joueuse de l’année au Québec et au Canada en plus d’avoir mené le Rouge et Or à sa première conquête du trophée Molinex, emblème de la suprématie au rugby féminin universitaire canadien, en 2019.

Chez les hommes, Jean-Simon Desgagnés, étudiant en médecine, a été élu athlète masculin de l’année pour un sport individuel. Il fait lui aussi partie des équipes d’athlétisme et de cross-country du Rouge et Or en plus de faire partie de la première équipe d’étoiles du Réseau Sport Étudiant Québec (RSEQ), qui l’a aussi nommé athlète masculin par excellence. Pour le titre d’athlète masculin de l’année, il se mesurera au secondeur de l’équipe de football du Rouge et Or Kean Harelimana, étudiant en gestion de la relation avec le consommateur qui a fait partie de l’équipe d’étoiles du RSEQ en plus de faire partie des étoiles défensives au Canada.

Pour le titre de recrue féminine de l’année, la joueuse de rugby Audrey Champagne, la spécialiste de la course et du saut en hauteur Audrey Leduc et la nageuse Lisa Pou se feront la lutte alors que du côté masculin, le nageur Nathan Beaudin-Bolduc affrontera le joueur de badminton Mathieu Morneau et le basketteur Sidney Tremblay-Lacombe.

Quant au prix Jean-Marie de Koninck du mérite académique, cinq athlètes sont en nomination: Étienne Bazin, joueur de badminton et étudiant en actuariat, Frédérique Beauchamp, joueuse de basketball et étudiante en médecine, Louis Brosseau, étudiant en histoire et membre de l’équipe d’athlétisme, Samuel Lamhamedi, skieur alpin et étudiant en actuariat, et Andrée-Anne Théberge, skieuse de fond et étudiante en physiothérapie. 

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

<em>Pro Day</em> convaincant pour Assé et Auclair [VIDÉO]

Rouge et Or

Pro Day convaincant pour Assé et Auclair [VIDÉO]

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Convaincant, mais pas exceptionnel. On pourrait résumer ainsi le Pro Day du secondeur hybride Adam Auclair et du bloqueur Kétel Assé. Leurs performances leur ouvriront-elles maintenant les portes de la NFL lors du repêchage? «Trop tôt» pour le dire.

Bien qu’ils n’aient pu démontrer leur talent que devant un seul représentant de la NFL, Brad Obee des Bears de Chicago, les deux Lavallois étaient suffisamment fiers de leur performance pour croire que leurs résultats circuleront à travers la ligue.

«Je voulais montrer que j’étais capable de bien bouger. Je devais montrer que je pouvais améliorer ma protection de passe. Et aussi que je peux compétitionner au sud de la frontière», expliqué Assé qui s’est dit surtout satisfait de son saut vertical (26,5” pouces) et son développé couché (26 reprises), un sommet personnel. 

«Je suis quand même content. La plupart de mes records personnels ont été battus aujourd’hui [mardi]. Il y a certains tests que j’aimerais revoir comme le T-Test dont le résultat (4,5 secondes) ne me satisfait pas, mais tu vois je n’ai jamais été un grand sauteur et j’ai battu mon record de quelques pouces», ajoute Auclair qui a réussi un saut vertical de 36” pouces.

Volleyball: les gars et les filles du Rouge et Or s’inclinent face aux Carabins

Rouge et Or

Volleyball: les gars et les filles du Rouge et Or s’inclinent face aux Carabins

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’équipe masculine et l’équipe féminine de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval se sont inclinées samedi en finale provinciale face aux Carabins de l’Université de Montréal.

Les deux formations avaient perdu leur match de la veille dans cette série deux de trois. L’équipe féminine disputait son second match au PEPS de l’Université Laval et faisait face à une formation plus athlétique qui comptait dans ses rangs huit joueuses de six pieds et plus.

Après avoir perdu les deux premières manches 25-18 et 25-17, les protégées de Danny Da Costa se sont reprises lors de la troisième manche, qu’elles ont remportée 25-16. Les Carabins ont cependant repris le dessus la manche suivante pour s’assurer de la médaille d’or avec un gain de 25-21.

Sitôt les cérémonies d’après-match complétées, les joueuses du Rouge et Or ont immédiatement retiré leurs médailles d’argent de leur cou. 

Blessure coûteuse

Pour l’attaquante Maud Chapleau, les quelques pouces que le Rouge et Or concédait aux Carabins n’était pas tant un facteur dans cette défaite que la blessure de l’attaquante Marianne Saint-Aubin.

«C’était difficile, car on était rendues onze! Marianne avait de la difficulté à sauter, nous étions très limitées aux ailes. On savait qu’il fallait se donner à 200%», a déclaré la joueuse de quatrième année.

La libéro Claudia Besner aurait pour sa part bien aimé terminer sa carrière universitaire avec une médaille d’or au cou, mais elle ne pouvait quand même qu’être fière du chemin parcouru par son équipe.

«Cette année, on était vues comme des «underdogs» et on s’est quand même rendues en finale. On a un beau club et on a tellement travaillé fort. On a commencé l’année avec un nouveau «coach», plusieurs recrues. Je suis fière...», a-t-elle commenté, les yeux en larmes.

Da Costa ambivalent

Leur entraîneur Danny Da Costa était toutefois plutôt ambivalent après la défaite. «Si je suis satisfait? Je dirais oui et non... On est quand même dans le «top 2» et peu de gens nous voyaient là en début de saison. Cependant, je n’aime pas les excuses, que c’est parce qu’on n’était pas assez, que c’est parce qu’on était trop petites», a-t-il déclaré.

«Je ne suis pas sûr qu’on ait donné tout ce qu’on avait à donner aujourd’hui. On l’a fait vers la fin, mais pas tout le match», a-t-il résumé, soulignant qu’il avait changé l’alignement au troisième quart pour provoquer des choses.

«Peut-être que ça aurait mieux été si on avait commencé comme ça. Mais hier comme aujourd’hui, nos mauvais débuts de match nous ont fait mal. Quant à la blessure de Marianne, toute l’année on s’est ajustés et on a trouvé des solutions avec ce qu’on avait», a-t-il conclu.

Du côté de l’équipe masculine dirigée par Pascal Clément, elle s’est inclinée en trois manches de 25-15, 25-16 et 25-12 au CEPSUM de l’Université de Montréal. Les volleyeurs du Rouge et Or participeront quand même aux championnats canadiens puisque, contrairement à ce qui est le cas du côté féminin, deux équipes de la conférence du Québec se qualifient automatiquement pour les championnats nationaux universitaires.

Basketball féminin: le Rouge et Or freiné par les Huskies

Rouge et Or

Basketball féminin: le Rouge et Or freiné par les Huskies

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les Huskies de l’Université de Saskatchewan ont mis fin au rêve doré des basketteuses du Rouge et Or de l’Université Laval, samedi, en les battant par la marque de 76 à 57 en demi-finale des Championnats canadiens universitaires à Ottawa.   

«Nous affrontions une équipe qui a été numéro un au pays toute l’année, une équipe qui est à maturité. En plus, nous avons reçu une mauvaise nouvelle tôt dans la journée. Notre ailière Khaléann Caron-Goudreau était malade. Elle a essayé de jouer, elle a tout donné, mais elle n’était pas à 100%. Ça a été difficile, car notre plan de match était beaucoup axé sur elle», a déclaré au Soleil l’entraîneur Guillaume Giroux à propos de sa meilleure joueuse, limitée à quatre points et sept rebonds.

Le Rouge et Or devait en plus composer avec le fait que l’arrière Leslie Makoso jouait malgré une blessure et a perdu les services de la centre Djamila Amadou Triquet, victime d’une commotion cérébrale en fin de match.

Mauvais départ

«Ça a été très difficile en première demie. Avec 16% de pourcentage de réussite, c’est clairement notre pire demie cette année et la défensive des Huskies y est sûrement pour quelque chose», a déclaré Giroux au sujet de la première moitié du match lors de laquelle ses joueuses n’ont inscrit que 17 points, dont aucun au second quart.

En deuxième demie, le Rouge et Or n’a marqué qu’un point de moins que les Huskies (40 contre 41), mais le mal était déjà fait. Quatre des cinq partantes des Huskies ont marqué plus de dix points. La garde Megan Ahlstrom a dominé avec 16 points et l’attaquante format géant Kyla Shand, qui fait six pieds trois pouces, a récupéré 11 rebonds en plus de marquer 12 points.

«Offensivement, ils ont une très grosse équipe avec trois ou quatre filles qui font partie de l’équipe nationale ou de développement. C’était déjà un gros défi avant les mauvaises surprises que nous avons eues aujourd’hui», reprend Giroux.

Médaille de bronze

Dimanche, à midi, le Rouge et Or se frottera donc aux Panthers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard dans le match pour la médaille de bronze. 

«C’est une équipe que l’on connaît puisqu’elles ont participé à notre tournoi en début de saison. On avait gagné par douze points alors qu’on avait aussi quelques blessées, mais les deux équipes ont évolué depuis», commente Guillaume Giroux, qui espère que Caron-Goudreau et Makoso pourront être de retour au jeu.

«Nous souhaitons en avoir au moins deux des trois. Djamila ne pourra assurément pas jouer, car elle a eu une grosse commotion, mais on espère que Leslie et Khaléann pourront être de la partie», a conclu l’entraîneur-chef.

L’ex-quart Alex Skinner abandonne sa poursuite contre le Rouge et Or

Rouge et Or

L’ex-quart Alex Skinner abandonne sa poursuite contre le Rouge et Or

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’ex-quart-arrière Alex Skinner laisse tomber sa poursuite de 250 000 $ contre le Rouge et Or de l’Université Laval, qu’il blâmait pour l’avoir suspendu au cours des trois premières parties de la saison 2014.

La poursuite, qui devait être entendue le 23 mars, a finalement été retirée suite à une demande de désistement de Skinner. Son avocate, Me Chloé Corneau, a refusé de commenter la décision lorsque contactée par Le Soleil.

L’ex-quart de 27 ans résidant maintenant à Ottawa avait déposé sa poursuite en 2017, un an après avoir été blanchi des accusations de voies de fait déposées contre lui et deux autres joueurs après une bagarre dans un bar de Sainte-Foy en juin 2013. 

Un homme avait eu des fractures au nez et à la mâchoire dans cette escarmouche, mais Skinner avait convaincu la juge qu’il avait agi en légitime défense en assénant un coup de poing au visage du plaignant qui était agressif.

Le quart originaire d’Ottawa avait mené le Rouge et Or à la Coupe Vanier en novembre 2013 et c’est le lendemain de la finale canadienne que les accusations avaient été déposées contre lui.

Par la suite, Skinner avait été écarté des événements promotionnels de l’équipe en plus d’être suspendu pour les trois premiers matchs de la saison suivante. Il a alors perdu son poste de quart-arrière numéro un au profit d’Hugo Richard avant de quitter l’équipe plus tard durant la saison.

Skinner avait ensuite tenté sa chance avec les Gryphons de Guelph, dans le circuit universitaire ontarien, en 2015, mais n’avait disputé qu’une vingtaine de minutes comme quart-arrière suppléant avant de quitter l’équipe après deux matchs.

Dans sa poursuite, Skinner prétendait que le Rouge et Or l’avait empêché d’avoir la chance d’atteindre son plein potentiel, de jouer au football professionnel et de bénéficier du prestige lié au statut de quart-arrière du Rouge et Or dans sa carrière professionnelle. Ian Bussières

Rouge et Or: victoire à saveur gatinoise au «Final 8»

Basket-ball

Rouge et Or: victoire à saveur gatinoise au «Final 8»

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Le dernier match qu’elle avait disputé dans son patelin remontait en... 2011. Khaléann Caron-Goudreau était alors en troisième secondaire à la polyvalente Nicolas-Gatineau.

C’était avant que sa carrière sur le bois franc prenne son envol. Avant que l’étudiante-athlète prenne la direction notamment des États-Unis avec sa jumelle Audrey-Ann. D’abord dans une école secondaire privée en Floride, puis dans la NCAA à Vanderbilt et l’Université du Texas, à Austin.

Glen Constantin satisfait de son camp [VIDÉO]

Rouge et Or

Glen Constantin satisfait de son camp [VIDÉO]

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Pas de grande révélation, mais une progression sur tous les fronts. L’entraîneur-chef de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, s’est dit satisfait de ce qu’il a vu lors du premier camp «printanier» de son équipe à se dérouler à Québec plutôt qu’en Floride depuis plusieurs années.

«C’est la beauté de tout ça, il n’y a pas de joueur qui s’est démarqué plus que les autres, mais j’ai vu de très très belles choses. On voit une progression partout», a déclaré Constantin mercredi, au terme de la dernière journée du camp. Les joueurs seront convoqués à trois autres séances d’entraînement hebdomadaires au cours des prochaines semaines d’ici la fin de la session.

Ceux qui connaissent bien Constantin savent à quel point le terme «progression» revient souvent dans son discours et à quel point cet aspect est aussi important que la victoire dans la préparation de son équipe. D’ailleurs, même s’il n’a pas identifié de «révélation» du camp, Constantin n’a pas hésité à mentionner l’ailier défensif Yanis Chihat comme étant l’un des joueurs qui avaient le plus progressé durant le camp. «Dans son cas à lui, c’est un changement de position en plus puisqu’il était secondeur quand il est arrivé avec nous.»

Un seul quart

«Notre ligne défensive est plus mature, notre groupe de secondeurs est très fort. Notre ligne tertiaire manque encore un peu de cohésion, mais nous allons travailler là-dessus», a poursuivi Constantin, qui a aussi aimé ce qu’il a vu du quart-arrière de deuxième année Thomas Bolduc et du quart-arrière recrue Arnaud Desjardins, qui lutteront pour le poste de quart partant la saison prochaine. 

«Ce n’est pas dans les plans de fonctionner à deux quarts-arrière, ce n’est pas quelque chose que nous avons fait par le passé. On préfère avoir un partant qui aura plus de répétitions», signale-t-il au passage.

Parmi les recrues présentes au camp, Constantin a aussi aimé ce qu’il a vu du demi-inséré Alexis Forest et de l’ailier espacé Édouard Arsenault. «Ils ont été à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux», a-t-il commenté. Forest, qui est originaire de Boisbriand, a cependant joué son football collégial avec le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy et a complété 21 passes pour 256 verges et trois touchés l’an dernier. Quant à Arsenault, un produit des Géants de Saint-Jean-sur-Richelieu, il a fait partie de l’équipe d’étoiles de première division et a complété 38 passes pour 594 verges et trois touchés la saison dernière.

Le Rouge et Or entreprendra sa saison 2020 le 29 août avec un match hors-concours contre les Ravens de l’Université Carleton.

Assé et Auclair auront leur <em>Pro Day</em>

Rouge et Or

Assé et Auclair auront leur Pro Day

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Deux des meilleurs éléments de la dernière saison de football du Rouge et Or, le bloqueur Kétel Assé et le secondeur hybride Adam Auclair, auront droit à leur Pro Day le 10 mars au Stade Telus-Université Laval alors que des dépisteurs de la NFL et de la Ligue canadienne de football (LCF) pourront les voir à l’œuvre dans divers tests et exercices physiques.

C’est la cinquième année consécutive que le Rouge et Or tient un tel événement. En 2016, le joueur de ligne à l’attaque Charles Vaillancourt s’était exécuté devant les dépisteurs des Raiders d’Oakland et avait finalement abouti dans la LCF avec les Lions de la Colombie-Britannique. L’année suivante, 17 dépisteurs de la NFL s’étaient déplacés pour voir l’ailier rapproché Antony Auclair, le grand frère d’Adam, qui avait signé avec les Buccaneers de Tampa Bay peu après le repêchage 2017.

En 2018, le porteur de ballon Christopher Amoah et le receveur de passes Tyrone Pierre avaient soulevé l’intérêt des Redskins de Washington. Pierre avait été repêché par les Blue Bombers de Winnipeg de la LCF et Amoah, après une participation au camp des Eskimos d’Edmonton, était revenu avec le Rouge et Or pour une cinquième saison. Finalement, l’an dernier, c’est l’ailier défensif Mathieu Betts et le joueur de ligne offensive Samuel Thomassin qui étaient à l’œuvre. Betts a signé un contrat avec les Bears de Chicago, qui l’ont retranché au terme du camp d’entraînement, et a ensuite ratifié une entente avec les Eskimos alors que Thomassin a pris part à un mini-camp des Giants de New York et a été repêché par les Alouettes de Montréal pour ensuite revenir à Laval une dernière saison.

Dans le cas de Kétel Assé, c’est justement lors du Pro Day de Betts qu’il est tombé dans l’œil des recruteurs de la NFL. Le natif de Saint-Marc, en Haïti, qui fait 6 pieds 7 pouces et pèse 300 livres était sur place pour encourager Betts et des recruteurs ont insisté pour prendre ses mensurations. L’automne dernier, des recruteurs des 49ers de San Francisco et des Bears de Chicago se sont déplacés pour le voir en action avec le Rouge et Or. Assé a ensuite pris part au NFLPA Collegiate Bowl en Californie au mois de janvier et figure en sixième place sur la dernière liste des meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF.

Adam Auclair figure en 13e place sur cette même liste et il a pour sa part participé au College Gridiron Showcase en janvier au Texas. L’an dernier, il a été élu pour une troisième fois au sein de l’équipe d’étoiles défensives du Québec, terminant au premier rang avec 45 plaqués, dont 35 en solo. Après avoir été élu recrue de l’année au Québec en 2016, il avait remporté le titre de joueur défensif de l’année au Canada en 2017, puis celui de joueur défensif par excellence de la Coupe Vanier 2018.

Arnaud Desjardins vise haut avec le Rouge et Or

Rouge et Or

Arnaud Desjardins vise haut avec le Rouge et Or

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Même s’il sait que Thomas Bolduc a déjà une saison d’expérience comme quart-arrière du Rouge et Or, Arnaud Desjardins vise tout de même le poste de numéro un la prochaine saison avec l’équipe de l’Université Laval.

Après avoir dominé la première division du football collégial avec 138 passes complétées, 2152 verges, 33 touchés et seulement deux interceptions, le joueur de 20 ans qui fait 6 pieds 4 pouces s’est laissé tenter par le Rouge et Or après avoir été courtisé par plusieurs universités.

Il a décidé de ne pas tenter l’aventure américaine comme Jack Zergiotis et Jonathan Senécal, deux Montréalais qui sont maintenant les quarts des Huskies de l’Université du Connecticut après être passés par le réseau collégial québécois.

«À la fin, c’était entre Laval, Mont­réal et Western... Comme plusieurs, j’avais pensé à la NCAA et aux universités américaines, mais aucune ne m’a offert de bourse complète, donc j’ai décidé de rester au Canada», a-t-il déclaré lundi après l’entraînement du camp «printanier» du Rouge et Or.

D’ennemi à rival amical

Desjardins se retrouve maintenant côte à côte avec Bolduc, qu’il a affronté durant deux ans au niveau collégial alors qu’il s’alignait avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal et que Bolduc était le quart des Cougars du Collège Champlain de Lennoxville.

«C’est l’fun de retrouver des joueurs contre qui j’ai joué au collégial, car ici, avec le Rouge et Or, il n’y en a pas beaucoup avec qui j’ai joué», indique-t-il en assurant que la relation entre lui et Bolduc est excellente même si les deux se battent pour le même poste.

«C’est une compétition et j’ai de grosses aspirations même si je suis conscient que le Rouge et Or avait déjà un super bon quart-arrière la saison passée. La relation est très saine entre nous. Il est là pour m’aider», assure Desjardins, qui ne fait toutefois pas de cachette quant à son objectif. «Mon but est d’être le numéro un.»

L’an dernier, c’était Bolduc qui arrivait au camp comme un quart de première année et luttait contre un quart de cinquième année, Samuel Chénard. Chénard a obtenu le poste de partant au terme du camp d’été du Rouge et Or, mais Bolduc est venu le lui ravir après trois matchs.

Transition

Arnaud Desjardins considère que le camp «printanier» du Rouge et Or est une bonne occasion pour les joueurs comme lui de faire la transition entre le football collégial et le niveau universitaire.

«Tout le monde ici fait une super job pour faire en sorte que je progresse et que je me sente de plus en plus à l’aise sur le terrain», indique celui qui constate quand même des différences importantes entre les deux niveaux de jeu.

«Je dirais que la vitesse de jeu et l’ampleur du livre de jeux sont les éléments les plus importants, mais je ne suis pas inquiet, je vais bien m’adapter», poursuit-il.

Sa relation avec le personnel d’entraîneurs du Rouge et Or est d’ailleurs l’une des raisons qui l’ont incité à choisir Laval.

«Comment ils traitent avec moi et la façon dont ils s’y sont pris pour me recruter. Et aussi, parce que le Rouge et Or est vraiment le meilleur programme au pays», termine-t-il.

Le Rouge et Or accède au championnat canadien

Rouge et Or

Le Rouge et Or accède au championnat canadien

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Pour une deuxième année consécutive, les basketteuses du Rouge et Or sont championnes du RSEQ et pour une quatrième année, elles seront du Championnat canadien. Opposées aux Citadins de l’UQAM en finale provinciale, les Lavalloises ont remporté une victoire de 62 à 54 dans un duel serré qui a tenu les 1613 amateurs sur le bout de leur siège jusqu’à la fin de la rencontre.

Interrogé si la victoire de cette année était plus gratifiante que celle de 2019 parce sa formation n’était pas aussi talentueuse que celle qu’il dirigeait la saison dernière, Guillaume Giroux a mentionné que la victoire de ses filles n’était pas une surprise parce qu’il savait qu’il avait un groupe assez expérimenté qui avait passé par le même chemin en 2019, et ce, même si certaines filles n’avaient pas joué beaucoup.

«J’ai tout le temps été un coach qui faisait jouer son monde pas mal. Et les filles ont super bien réagi. Des athlètes qui ne jouaient à peu près pas l’an passé qui ont eu une belle année et de super belles séries. Oui la victoire c’est gratifiant. Et je suis content. Gagner c’est toujours le fun. Il y a toujours des histoires différentes qui viennent avec ça. Mais les efforts sont les mêmes. L’année passée on avait une grosse équipe mais on avait travaillé fort de la même façon que cette année même si les matchs avaient été peut-être un peu plus faciles.

Giroux n’a pas manqué de souligner la performance de ses joueuses. Il a ainsi vanté Khaléann Caron-Goudreau. Il a mentionné qu’il aurait aimé lui permettre de prendre une pause méritée, mais qu’il n’avait pu le faire parce que le match était trop serré. Il n’a pas caché qu’il s’attendait à ce que ses basketteuses marquent davantage de points en début de rencontre mais il a ajouté que l’opposition des Citadins avait été de tous les instants.

«On sait que des matchs comme celui-là sont des batailles de tranchées. On sait que dans les séries, les séparations vont être un peu moins grandes et que ça va être plus difficile mais j’aurais parié qu’on en aurait mis une couple de plus dedans. Les deux trois points en fin de première demie ont été énormes. Et les trois lancers francs de Khaléann à la fin du troisième quart, ont vraiment fait une grosse différence dans le match. Il y a eu de gros jeux.»

«Camp de printemps» loin des palmiers pour le Rouge et Or

Rouge et Or

«Camp de printemps» loin des palmiers pour le Rouge et Or

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Pour la première fois depuis plusieurs années, le camp d’entraînement de l’équipe de football du Rouge et Or s’amorçait vendredi loin des palmiers de la Floride, au stade intérieur du PEPS de l’Université Laval. Une décision rendue par U Sports, l’organisation qui gère le sport universitaire canadien, interdisant aux équipes de football de tenir des camps à l’extérieur du Canada est à l’origine de la situation.

«Nous sommes contents de disposer d’un stade couvert comme celui-là», a d’abord lancé l’entraîneur-chef Glen Constantin à la fin de la première journée du camp, qualifié de camp de printemps même s’il commence trois semaines avant le solstice. 

Constantin avoue cependant que la fin du voyage en Floride a ses désavantages. «Ce ne sera pas la même chose du côté de la cohésion d’équipe, car c’est un aspect qui se bâtissait beaucoup avec le voyage. C’est une belle expérience dont les athlètes doivent malheureusement faire leur deuil», poursuit-il, maintenant que le voyage hivernal à Orlando ne constituait pas un avantage indu pour sa formation. «Je ne pense pas que le fait d’aller en Floride nous rendait supérieurs aux autres», signale-t-il.

Le receveur de passes Jonathan Breton-Robert partageait le point de vue de son entraîneur quant à l’interdiction de tenir des camps hors du Canada. «C’est sûr que c’est différent cette année. Au moins, on est dans nos installations, mais la Floride, c’était très bon pour développer l’esprit d’équipe. Selon moi, c’est un peu du nivellement par le bas», a-t-il déploré en faisant référence à l’interdiction décrétée par U Sports.

Calendrier

Il n’y a pas que le changement d’emplacement du camp de printemps qui faisait tiquer Constantin vendredi puisque le calendrier de la prochaine saison de football universitaire a été dévoilé et qu’il comporte une semaine de congé pour le Rouge et Or dès la première semaine de compétition et une deuxième lors de la cinquième semaine de jeu. De plus, le Rouge et Or lancera sa saison à domicile le 6 septembre contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal.

«On aurait aimé que le match contre Montréal ne soit pas en ouverture... C’est que le match d’ouverture et le match contre les Carabins sont toujours des parties très courues par les partisans. Mettre notre premier match local contre les Carabins aura certainement un effet sur nos foules», indique-t-il.

«De plus, les deux matchs contre les Carabins sont très tôt, chez nous le 6 septembre et à Montréal le 10 octobre. Normalement, tu ne vois jamais ça. Dans la NCAA, aux États-Unis, c’est la dernière semaine de jeu qui est qualifiée de «Rivalry Week». Les équipes entre lesquelles il y a une grande rivalité s’affrontent à la fin de la saison, pas au début!», déplore-t-il.

Pour compenser le fait que l’équipe débute sa saison par une semaine de congé, le Rouge et Or a ramené un match hors-concours présaison contre une équipe d’une autre conférence canadienne. Cette tradition avait fait relâche l’an dernier après avoir eu lieu de 2006 à 2018. Le Rouge et Or affrontera donc les Ravens de Carleton le 29 août au Stade Telus dans un match de quatre quarts de 12 minutes chacun. 

«Nous avons trouvé un bon partenaire cette année. C’est important pour nous de jouer ce match, car je crois qu’on avait ressenti l’an dernier les effets de ne pas avoir joué de match hors-concours. Dans la NFL, la meilleure ligue de football au monde, on joue quatre matchs hors-concours par année et dans la Ligue canadienne de football (LCF), on en joue deux. C’est un peu illogique qu’on n’en joue aucun au niveau universitaire, n’est-ce pas?», a-t-il conclu.

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Après les Raptors, au tour de l’équipe nationale de volleyball de s'amener au PEPS

Rouge et Or

Après les Raptors, au tour de l’équipe nationale de volleyball de s'amener au PEPS

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Après les basketteurs des Raptors de Toronto l’an dernier, ce sont les volleyeurs de l’équipe nationale qui viendront s’entraîner au PEPS de l’Université Laval du 7 au 10 mai afin de se préparer pour les Jeux olympiques de Tokyo.

L’équipe nationale reviendra à Québec pour la première fois depuis 2010, alors qu’elle y avait affronté Cuba avant le championnat mondial qui avait lieu en Italie. Maintenant classée dixième au monde, l’équipe dirigée par le Sherbrookois Glenn Hoag s’est qualifiée pour les Jeux de Tokyo après avoir pris la cinquième place aux Jeux de Rio en 2016.

Le point culminant de la visite de l’équipe nationale à l’Université Laval sera un match intraéquipe disputé devant public le 9 mai en soirée. «C’est un événement rare qui ne reviendra pas souvent. Je m’attends à ce que ça fasse salle comble», a déclaré l’entraîneur-chef de l’équipe masculine du Rouge et Or, Pascal Clément, en conférence de presse mardi.

En marge de ces entraînements, Clément et Hoag offriront aussi le 8 mai au PEPS une conférence axée sur les défis de la gestion d’une équipe sportive en 2020.

Grâce à Brousseau

La présence dans le personnel d’entraîneurs de l’équipe canadienne de l’adjoint de Clément, Gino Brousseau, qui prendra l’an prochain la relève comme entraîneur-chef du Rouge et Or, n’est d’ailleurs pas étrangère à cette visite.

«C’est une belle opportunité pour l’équipe nationale de faire un peu de promotion, de montrer le niveau de nos joueurs, qui évoluent tous dans les rangs professionnels. Les amateurs verront du jeu spectaculaire, de la vitesse dans les attaques, les services, les blocs», indique Brousseau à propos de l’escouade canadienne dont les joueurs s’alignent avec des équipes d’Europe, d’Asie et d’Afrique.

Le séjour à Québec servira aussi de préparation à Équipe Canada pour les tournois de la Volleyball Nations League (VNL) qui auront lieu à Pittsburgh, en Italie, en Slovénie, au Japon et à Calgary et qui mettent en scène les équipes nationales des pays participants.

Brousseau signale que l’équipe canadienne se présentera aux Jeux olympiques avec le même noyau qu’à Rio auquel se sont greffés quelques jeunes joueurs talentueux. «Quand on se rend aux J.O., tout peut arriver, surtout avec un noyau qui a déjà participé aux Jeux. L’expérience, ça ne s’achète pas et on voit la différence quand un groupe de vétérans décide de prendre une équipe sous son aile.»

Sport à découvrir

L’entraîneur adjoint d’Équipe Canada ne cache pas non plus que la promotion du volleyball, qui demeure un sport méconnu au Canada, fait partie des objectifs de cette visite à l’Université Laval.

«Les jeunes qui aiment le basket peuvent voir les Raptors de Toronto à la télé toutes les fins de semaine. Même chose pour les amateurs de hockey, qui ont des matchs télévisés presque tous les jours. Malheureusement, le volleyball n’est pas télévisé, alors cette visite sera une occasion de leur montrer des modèles», explique-t-il.

Les spectateurs de Québec auront entre autres la chance de voir en action des joueurs spectaculaires comme le central Lucas Van Berkel, d’Edmonton, qui fait 6 pieds 11 pouces, l’attaquant-réceptionneur Nicholas Hoag, fils de l’entraîneur et unique Québécois de la formation, ainsi que l’opposé ontarien Sharone Vernon-Evans, capable de sauter à plus de 12 pieds dans les airs.

Volleyball féminin: le Rouge et Or débute les séries du bon pied

Rouge et Or

Volleyball féminin: le Rouge et Or débute les séries du bon pied

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Les joueuses de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval ont bien débuté les séries éliminatoires en l’emportant vendredi 3 à 1 sur les Citadins de l’UQAM dans un match disputé à Montréal.

Les protégées de l’entraîneur Danny Da Costa ont remporté les deux premières manches 25-18 et 25-17 pour ensuite voir les locaux mener dans la troisième. «On tirait de l’arrière par huit points et on a réussi à remonter, mais ça n’a pas été assez et on l’a perdu 25-20», a déclaré le pilote du Rouge et Or en entrevue téléphonique avec Le Soleil après la partie.

«Dans le quatrième set, il a aussi fallu revenir de l’arrière et nous l’avons finalement gagné 26 à 24. C’était tout un match, il y avait de l’intensité dans le gymnase et on affrontait un adversaire très solide», poursuit-il.

Il faut dire que les Citadins, tout comme le Rouge et Or et les Carabins de l’Université de Montréal, ont toutes terminé la saison avec 13 victoires et sept défaites, le différentiel points pour-points contre plaçant les Carabins premières, les Citadins deuxième et le Rouge et Or troisième.

«Nous débutons sur une bonne séquence, mais il faudra améliorer des choses si nous voulons gagner la série demain [samedi] au PEPS», poursuit Da Costa, saluant les performances de ses attaquantes Marianne Saint-Aubin et Maud Chapleau.

Chapleau nommée

Quelques heures plus tôt, Chapleau venait d’ailleurs d’être nommée joueuse par excellence du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) pour la saison qui vient de prendre fin. Il s’agit d’une première pour l’étudiante en santé et sécurité du travail originaire de la capitale.

Elle a dominé le circuit universitaire cette saison avec 262 attaques marquantes et vient au second rang pour le nombre de points avec 298. Elle a aussi réussi 291 récupérations défensives, un sommet au Québec.

«Maud est un pilier dans notre équipe, c’est une joueuse polyvalente et combative qui a un bon leadership sur le terrain, ce dont on a besoin dans une équipe jeune comme la nôtre», a souligné Da Costa à propos de sa joueuse de quatrième année.

Maud Chapleau fait aussi partie de la première équipe d’étoiles du RSEQ alors que ses coéquipières Anne-Sophie Tanguay et Jenny Barbeau, qui évoluent toutes les deux à la position de centrale, ont été nommées respectivement au sein de la deuxième équipe d’étoiles et de l’équipe d’étoiles des recrues.

Les hommes s’inclinent

Pendant ce temps, l’équipe masculine du Rouge et Or s’inclinait à Sherbrooke contre le Vert et Or en trois sets de 25-22, 25-23 et 25-23.

«Nous avons clairement manqué d’audace. J’ai l’impression que nous avions peur de faire des erreurs et finalement, ça nous a coûté le match. Le gars devront avoir un plus gros appétit lors du deuxième match, c’est évident», a commenté l’entraîneur de la formation masculine, Pascal Clément.