Rouge et Or

Basketball: Nathan Grant ne perd pas de temps à recruter des joueurs [VIDÉO]

Dès la fin de l’entrevue, le comité de sélection savait que Nathan Grant était le prochain entraîneur-chef du club de basketball masculin du Rouge et Or de l’Université Laval «Il nous a charmés, ç’a été unanime», indiquait le président du club, Charles Fortier, en marge de l’annonce officielle du changement de garde.

Le Rouge et Or a confirmé, jeudi, ce que Le Soleil dévoilait quelques heures plus tôt. Signe que la transition se fera en douce, le nouvel homme de basketball du PEPS a été accueilli par Jacques Paiement Sr, dont la famille a laissé son empreinte sur le programme depuis 20 ans.

«Il s’agit d’un rêve pour moi, je ne pouvais pas croire que ça arrivait. J’étais prêt pour ça et j’attendais ça. C’est l’occasion de faire quelque chose de spécial, ici, et d’opérer un vrai changement», disait Grant, un anglophone de Montréal qui était associé à l’Équipe du Québec depuis cinq ans.

Il se disait excité à l’idée de relancer un programme qui en arrache, le Rouge et Or n’ayant pas participé au Championnat canadien depuis 2008. Il ne s’amènera pas seul, puisqu’il a déjà recruté quelques joueurs qui se joindront au Rouge et Or, la saison prochaine. Pas moins de 14 joueurs du Rouge et Or étaient présents à la conférence, ainsi que des membres de l’équipe féminine.

«C’est important qu’on commence à regarder en avant. On doit juste changer la mentalité et après, on sera parti. Ça va se faire par notre préparation, par notre façon de jouer et d’étudier. On va changer la mentalité et on aura du succès ensuite on ne doit pas aborder la prochaine saison comme on a fini la dernière», ajoutait l’entraîneur-chef de 35 ans qui a hâte de travailler avec la communauté de basketball de Québec et de se retrouver dans l’un des plus beaux gymnases au pays. Hier, l’amphithéâtre Desjardins était portait ses plus belles couleurs, puisqu’il servira de salle pour la période de la collation des grades à l’Université Laval.

Grant connaît bien l’endroit puisqu’il a été l’entraîneur-adjoint des Stingers de Concordia en 2016 et 2017. À sa première saison, les Stingers montraient la deuxième défensive la plus étanche au pays. Il est un produit des Bobcats de Brandon, où il a joué de 2006 à 2011 en même temps qu’il faisait son baccalauréat en arts avec une majeure en administration des affaires et une mineure en psychologie.

Rouge et Or

David Desloges succède à Helder Duarte

David Desloges remplira le grand trou laissé par le décès subit de l’entraîneur de soccer Helder Duarte, à la tête de l’équipe féminine de ballon rond du Rouge et Or.

Terrassé par une crise cardiaque le 21 février, à 56 ans, Duarte dirigeait la formation de l’Université Laval depuis sa création, en 1995.

Son successeur et donc deuxième entraîneur-chef dans l’histoire de la formation a fait sa marque à la tête de l’équipe féminine du Cégep Garneau de 2005 à 2016, en première division collégiale québécoise. Desloges et les Élans ont gagné 12 titres québécois en 12 ans et six championnats canadiens collégiaux.

«J’ai dirigé plus de la moitié des joueuses actuelles du Rouge et Or chez les Élans et j’ai coaché contre d’autres. Alors je n’arrive pas en terrain inconnu. Au plan soccer, je pourrais commencer demain matin», explique Desloges, qualifiant son nouvel emploi de «plus beau poste à Québec dans le soccer féminin».

«Par contre, je ne connais pas le fonctionnement et les rouages d’une organisation comme le Rouge et Or. Le côté administratif, la logistique, les ententes, l’admission des recrues, c’est ma priorité de maîtriser ça», poursuit celui qui se mettra à la tâche dès mercredi.

Si la période de recrutement universitaire est pas mal terminée, Desloges affirme qu’il partira à la chasse aux recrues de 2020 dès cet été. Quant au camp de sélection d’août, il apportera «un regard neuf» et assure qu’aucun poste dans l’alignement n’est acquis à personne.

Âgé de 42 ans, Desloges compte néanmoins 28 ans de métier comme entraîneur-chef! À partir de l’équipe U-9 dont il avait la charge à seulement 15 ans et avec qui il faisait plus d’animation que de réel coaching.

Il revient de deux ans loin du soccer de haut niveau, après avoir entraîné les équipes de sa fille qui a maintenant 12 ans. «J’avais décidé cet hiver de revenir et c’est une coïncidence que le poste se soit ouvert chez le Rouge et Or, à cause des circonstances tragiques qu’on connaît.»

Desloges est aussi architecte de profession et a son propre bureau. Comme il est à son compte, «le soccer va remplacer quelques clients», indique-t-il sur la gestion de son temps.

Bilodeau incertaine

Aussi candidate pour l’emploi, l’adjointe du Duarte pendant sept ans, Marie-Pier Bilodeau, s’avoue en réflexion pour la suite des choses. En fait, Desloges et Bilodeau ne se sont pas encore parlé depuis la nomination du premier.

Ils ont travaillé un an ensemble avec le senior AAA à Beauport, mais se connaissent surtout bien parce que le conjoint de Bilodeau, Guillaume Couillard, a été l’adjoint de Desloges durant sept saisons au Cégep Garneau.

«Premièrement, c’est la prérogative de l’entraîneur de choisir son personnel. J’aurais fait la même chose», insiste celle qui s’avoue déçue de ne pas avoir été choisie, surtout que d’autres candidats non retenus l’ont appelée pour la féliciter, par déduction.

«Il s’agit de savoir aussi ce que ça peut encore m’apporter. J’ai souvent refait le choix d’être à Laval pendant sept ans, alors faut voir si je continue là-dedans ou si je m’attaque à de nouveaux défis», indique Bilodeau, révélant s’être vu offrir «deux autres beaux projets» dans les derniers jours. Elle est aussi enseignante et entraîneuse à l’école secondaire François-Bourrin de Beauport.

NFL

Mathieu Betts au centre de l’attention au mini camp des Bears

«Quand coach Pagano a su que j’étais le troisième choix au repêchage de la LCF, il en a parlé à tout le monde! Je me suis fait poser des questions toute la fin de semaine», a confié Mathieu Betts, dimanche soir, au retour de son premier camp chez les Bears de Chicago.

Chuck Pagano, c’est le coordonnateur défensif des Bears de Chicago. L’ancien entraîneur-chef des Colts d’Indianapolis, pendant six ans. Le gars coache dans la NFL depuis près de 20 ans. Des bons joueurs, il en a vu passer.

C’est le genre de fin de semaine qu’a vécue Betts, au mini camp des recrues des Bears. Choix au repêchage, membres de l’équipe d’entraînement, joueurs autonomes embauchés ou invités pour un essai, ils étaient réunis pour la première fois en vue de la saison qui s’amorce le 5 septembre. Mais dans quatre mois, ils n’y seront plus tous.

Une semaine après avoir signé son premier contrat professionnel avec les Bears à titre de joueur autonome, au terme du repêchage de la NFL, l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval a passé trois jours avec sa nouvelle équipe.

Où régnait, a-t-il admis, «un certain engouement» autour de ce joueur étoile venu du Canada et jusque-là inconnu au sud de la frontière. «C’était quand même agréable», a-t-il admis, en attendant son vol retardé à l’aéroport de Newark.

Curiosité de ses possibles futurs coéquipiers et quelques entrevues, dont une avec un petit média du coin, le USA Today. On veut savoir d’où il vient et quel genre de football se joue dans le froid, plus au nord.

Découvrir Halas Hall

Betts a passé ses trois premières journées au sein de la NFL, «au top de la pyramide du foot», comme il le dit. Avec un groupe d’athlètes qui, même en compétition directe, se sont entraidés tout au long de ce court séjour à Lake Forest, en Illinois.

L’endroit s’appelle Halas Hall. Siège social et lieu d’entraînement des Bears, le complexe en pleines rénovations de 100 millions $US est situé au bord du lac Michigan, à 60 km au nord de Chicago et du stade Soldier Field.

«Au total, c’est plus petit que le PEPS... sauf que c’est juste pour une équipe de foot. Tu peux être sûr qu’on n’a manqué de rien. On a été super bien traités par une organisation vraiment A+ du début à la fin», a expliqué celui qui, en plus d’être repêché au troisième rang dans la LCF par les Eskimos d’Edmonton jeudi dernier, a également été nommé athlète masculin universitaire par excellence au Canada.

Il s’est quand même senti parmi les siens, à sa place avec la crème du football nord-américain. Si le calibre ressemble à ce qu’il avait expérimenté lors du East-West Shrine Game en janvier en Floride, son passage à la position de secondeur extérieur l’oblige à affronter des situations de jeu qu’il a peu vues dans les rangs universitaires.

«J’ai eu beaucoup plus d’assignations en couverture de passe, ce que j’ai moins fait avec le Rouge et Or, a-t-il expliqué. Mais je suis très satisfait de mes trois journées, j’ai progressé dans le système de jeu et les choses qui m’étaient demandées.»

Le Montréalais de 24 ans passe la semaine à la maison, à Québec, et tentera de rattraper les occasions ratées des dernières semaines auprès de sa blonde et de ses amis. «Je vais essayer de décrocher du foot un peu, même si je vais m’entraîner chaque jour pour rester en forme», indique-t-il.

Car il repart chez les Bears dès dimanche prochain, pour cinq semaines d’activités d’équipe organisées (OTAs), des journées de préparation obligatoires sans être le camp présaison officiel.

Thomassin retranché

Pendant ce temps, le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Samuel Thomassin est rentré du mini camp des recrues des Giants de New York sans contrat. Présent à East Rutherford, au New Jersey, comme simple invité, Thomassin n’aura pas réussi à convaincre les bonzes des Giants de le convier au vrai camp.

Loin de s’apitoyer sur son sort, le gentil géant de 6’ 5” et 315 lb devait redoubler d’ardeur aux études dimanche soir pour ses deux examens de lundi matin. Après la fin de session, ce sera le départ pour Montréal et le camp des recrues des Alouettes de la LCF, qui l’ont repêché jeudi en deuxième ronde.

Rouge et or

Le coup de foudre de Desgagnés

En nomination pour le titre d’étudiant/athlète de la prochaine Soirée de reconnaissance sportive de Québec, le coureur de demi-fond Jean-Simon Desgagnés pourrait bien être le coup de foudre de l’athlétisme canadien au cours des prochains mois. Le coureur de Québec a réalisé le deuxième temps le plus rapide de l’histoire du Québec à l’épreuve de 3000 m steeple, jeudi, à l’Invitation Payton-Jordan, une rencontre d’athlétisme disputée à l’Université Stanford, en Californie.

Desgagnés a ramené un chrono de 8 minutes, 29 secondes et 10 centièmes, ce qui lui a valu la troisième position. Du coup, il améliorait sa marque personnelle par 10 secondes et s’approchait à 10 centièmes de seconde du standard pour participer au Championnat du monde senior de 2019.

Rouge et Or

Mathieu Betts, le meilleur au Canada

Mathieu Betts a été le meilleur athlète masculin universitaire au Canada dans la dernière année, tous sports confondus.

L’ailier défensif du club de football du Rouge et Or de l’Université Laval ajoute le Prix sportif du Lieutenant-Gouverneur à sa myriade de trophées, de récompenses et d’hommages reçus au cours des derniers mois.

Sans compter qu’il vient de signer un contrat avec les Bears de Chicago de la NFL, chez qui il passe la fin de semaine en mini-camp de recrues, et qu’il a été repêché au 3e rang dans la LCF par les Eskimos d’Edmonton, jeudi soir.

Mais plus tôt dans la journée de jeudi, U Sports, la fédération canadienne du sport universitaire, lui a décerné sa plus haute distinction individuelle. Betts devient le premier athlète masculin dans l’histoire du Rouge et Or à décrocher cet honneur. La joueuse de soccer Arielle Roy-Petitclerc (2017) et la volleyeuse Marylène Laplante (2006) ont réussi l’exploit du côté féminin.

Ce prix prestigieux, qui vient de changer de nom, est attribué depuis 27 ans. En 2017, Betts était aussi parmi les quatre finalistes représentant les quatre conférences d’un océan à l’autre.

C’était l’année où il remportait son premier de trois trophées J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne du football universitaire canadien, ainsi que son premier de trois titres d’athlète masculin par excellence de tous les clubs Rouge et Or.

Comme Betts était jeudi au quartier général des Bears en Illinois, à Lake Forest, il n’était pas à Calgary pour cueillir sa bague en or commémorative, son trophée taillé dans de la pierre fossile et la bourse d’études supérieures de 10 000 $ qui se rattachent au prix.

Il n’était pas non plus à Sainte-Foy pour suivre le repêchage de la LCF en compagnie de ses amis et coéquipiers du Rouge et Or.

Marois s’incline

Si le footballeur montréalais de 24 ans remporte le trophée Doug Mitchell, une première pour le Québec depuis 2012, chez les femmes, le trophée Jim Thompson est revenu à la volleyeuse de l’Université de la Colombie-Britannique Kiera Van Ryk.

Sara-Jane Marois, du club de basketball du Rouge et Or, était en nomination pour le Québec, contre Van Ryk (Ouest). Marois a mené sa formation de l’UL en finale canadienne et a reçu le titre de meilleure basketteuse universitaire au pays pour la saison. Deux autres joueuses de volley étaient dans la course, Theanna Vernon de Ryerson (Ontario) et Courtney Baker de Dalhousie (Atlantique).

Côté masculin, Betts affrontait le quart-arrière de Calgary (Ouest) Adam Sinagra, natif de Pointe-Claire au Québec, le hockeyeur de l’Université du Nouveau-Brunswick (Atlantique) Christopher Clapperton, qui a déjà évolué avec le Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup dans le midget AAA et Blainville-Boisbriand et Rimouski dans le junior majeur, ainsi que le joueur de soccer de Guelph (Ontario) Jace Kotsopoulos.

Le lieutenant-gouverneur en question est une lieutenante-gouverneure, celle de l’Alberta. Lois Mitchell, née Boulding, est l’épouse de l’avocat Doug Mitchell, dont la firme Borden Ladner Gervais (BLG) donnait auparavant son nom aux prix. Il a été joueur, puis commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF). Les deux ont étudié à l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver.

Un comité présidé par Doug Mitchell a évalué les huit candidatures pour 75 % de la décision finale, tandis qu’un vote populaire en ligne a comblé l’autre 25 %.

Rouge et Or

Dopage: Samuel Thomassin victime d’une erreur

Après avoir échoué un test antidopage en novembre, le joueur de ligne offensive étoile du Rouge et Or Samuel Thomassin est blanchi de toute accusation et part pour le mini-camp des recrues des Giants de New York l’esprit en paix.

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a publié la décision mercredi, révélant du coup toute l’histoire jusque-là demeurée privée.

Le titre du communiqué établit que Thomassin «n’a commis aucune faute». Il est donc exonéré de tout blâme et la suspension de deux ans qui lui était d’abord infligée est annulée.

«J’avoue que ç’a été un gros stress pendant plusieurs mois, surtout que je devais demeurer concentrer sur le processus de repêchage professionnel. Mais j’ai eu du super bon soutien de la part du Rouge et Or et de l’Université Laval. Je suis content que les choses soient terminées», a brièvement commenté Thomassin au téléphone, renvoyant pour le reste à la décision rendue par l’arbitre L. Yves Fortier, mandaté par le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC).

Thomassin part jeudi pour New York, où il participera au mini-camp des recrues des Giants de la NFL, invitation reçue mardi. Il compte aussi parmi les meilleurs espoirs au repêchage de la LCF, le circuit canadien tenant sa sélection ce jeudi soir.

Erreur sur la fiole

Le 3 novembre, après le match de demi-finale de conférence contre le Vert & Or de Sherbrooke, au PEPS de l’Université Laval, Thomassin a été contrôlé positif au dexaméthasone (DEX), «un glucocorticoïde interdit lorsqu’administré par injection intramusculaire», précise le CCES.

Le garde de 6’ 5” et 330 lb a bel et bien reçu une dose de DEX par injection intramusculaire, mais par erreur. Le médecin de l’équipe, Dr Germain Thériault, croyait plutôt lui avoir injecté du Kétorolac Trométhamine (Toradol) à la mi-temps pour soulager une douleur à l’épaule droite.

DEX et Toradol se présentent dans un flacon du même format de 1 ml et de même couleur de verre brun. Le Dr Thériault tient les deux médicaments dans la pharmacie de l’équipe, puisque du DEX est commandé chaque année pour le tournoi de tennis féminin tenu au PEPS en septembre, la Coupe Banque Nationale. Ce produit peut être appliqué sur la peau des joueuses en toute légalité.

«Aucun intérêt»

On apprend aussi que Thomassin «n’avait aucun intérêt à recevoir de la DEX compte tenu de ses propriétés anti-inflammatoires moins efficientes que le Toradol et l’absence de propriétés analgésiques».

«Les résultats d’analyses supplémentaires obtenus du Laboratoire» de contrôle du dopage INRS-lnstitut Armand-Frappier «à la demande de l’Athlète [Thomassin], le 18 février 2019, confirment qu’il n’y a aucune trace du médicament Toradol et/ou de ses métabolites dans les échantillons d’urine de l’Athlète recueillis lors du contrôle antidopage», indique de plus le rapport. Ce qui confirmerait la méprise.

Le Dr Thériault, qui compte une quarantaine d’années d’expérience en médecine sportive, ajoute avoir réalisé plus tard qu’«aucun vial unidose (1 ml) de verre brun ne se retrouvait dans la pharmacie de l’équipe» et, qu’en conséquence, «le vial unidose (1 ml) de DEX acquis le 15 août 2018 a donc nécessairement été utilisé entre son achat et le 19 décembre 2018».

L’arbitre Fortier conclut à une «confusion involontaire et accidentelle» de la part du médecin et à «l’absence de faute ou de négligence» de la part du joueur.

Football

Thomassin invité au mini-camp des Giants de New York

Un premier joueur dans l’histoire des Griffons du Cégep de l’Outaouais obtient un essai dans la NFL.

Le garde Samuel Thomassin, qui a disputé son football collégial à Gatineau avant de poursuivre sa carrière universitaire à Québec, participera au mini-camp des recrues des Giants de New York. Il a reçu une invitation mardi.

Rouge et Or

Mathieu Betts signe un contrat avec les Bears de Chicago

C’est avec les Bears de Chicago que l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval Mathieu Betts poursuivra sa carrière dans la NFL. Même si aucune équipe du circuit Goodell ne l’a sélectionné lors du repêchage qui prenait fin samedi, Betts a tout de même ratifié une entente de trois ans avec les Bears à titre de joueur autonome avant même la fin de l’encan annuel.

«Depuis le début, j’étais très conscient que de bonnes choses pourraient se dérouler à la fin du repêchage ou alors comme agent libre. Honnêtement, je n’ai aucune déception de ne pas avoir été repêché, que de la joie aujourd’hui! C’est un scénario que je m’étais mis dans la tête aujourd’hui, à savoir que je pourrais signer comme agent libre. C’est une bonne situation car je pouvais choisir l’équipe qui répondait le mieux à mes besoins et Chicago est une belle ville de football», a déclaré Betts en conférence téléphonique après le repêchage.

Betts a raconté s’être assis avec son agent, Sasha Ghavami, entre la fin de la sixième et le début de la septième et dernière ronde du repêchage afin de discuter stratégie. «Dans les rondes tardives, c’était clair dans mon esprit que les équipes qui s’étaient intéressées à moi passeraient davantage par les agents libres que par le repêchage. Avec Sasha, on a élaboré un plan pour une signature comme agent libre et quand le repêchage était terminé, on avait déjà une offre en poche et on était prêts à signer», a raconté le joueur de 24 ans.

Les Cards dans le décor

Les négociations de Ghavami incluaient les Bears, mais les Cardinals de l’Arizona étaient également dans le décor et il s’en est fallu de peu pour que Betts aboutisse à Phoenix. «Je menais parallèlement des négociations avec les Cards et les Bears, mais dans la phase finale, des technicalités logistiques ont fait échouer l’entente avec les Cards. Ça nous a cependant permis de conclure avec Chicago», indique Ghavami, qui représente aussi les intérêts de deux autres Québécois dans la NFL, Laurent Duvernay-Tardif et l’ancien du Rouge et Or Anthony Auclair.

Après s’être entretenu avec l’entraîneur des secondeurs des Bears, Ted Monachino, Betts s’attend à évoluer à la position de secondeur extérieur. «Certains le verront comme un changement de position, mais pas moi. Ce sont essentiellement des choses que je sais faire, comme mettre de la pression sur le quart-arrière et assurer le périmètre au niveau du front défensif. Éventuellement, je serai aussi appelé à faire de la couverture au niveau de la passe, quelque chose que j’ai moins fait à Laval, mais pour lequel je me suis beaucoup entraîné. J’ai hâte d’apprendre, j’ai hâte de commencer!» a déclaré un Betts enthousiaste.

«Je vais me présenter au camp non pas comme un fan, mais comme un membre à part entière de l’équipe. Je veux que la période d’adaptation soit la plus courte possible et je veux prendre toutes les rétroactions qu’on me proposera pour devenir un meilleur joueur», a-t-il ajouté lorsque questionné au sujet de la présence de joueurs solides comme Khalil Mack et Leonard Floyd dans la brigade de secondeurs des Bears, sans oublier le plaqueur Akiem Hicks. Même s’il est Américain, Hicks est comme Betts un produit du football universitaire canadien puisqu’il a terminé sa formation à l’Université de Regina, où il portait les couleurs des Rams. «Akiem Hicks est un des bons plaqueurs de la NFL et je suis chanceux et privilégié de pouvoir côtoyer cette trempe de joueurs là.»

Le Montréalais de 6 pieds 3 pouces et 254 livres a aussi avoué qu’il était un peu dans le néant quant à ce que lui réserveraient les prochaines semaines. «C’est un peu surréaliste ce qui m’arrive et je pense que je n’arriverai pas à le réaliser tant que je n’aurai pas l’uniforme des Bears sur le dos! J’aurai des nouvelles bientôt du minicamp des Bears et du moment où je devrai me rapporter à l’équipe, mais depuis le «Pro Day» le 11 mars, je suis en mode de préparation physique pour le camp d’entraînement.»

Stress et explosion de joie

En plus de son agent, Betts était entouré de plusieurs membres de sa famille samedi. «Ça a aidé à alléger, à dédramatiser la situation, quoiqu’il n’y avait rien de dramatique. C’était quand même une situation un peu stressante. Tout le monde était content et il y a eu une explosion de joie quand j’ai annoncé que j’avais signé même s’il y a eu un peu d’incompréhension car j’avais conclu une entente verbale avant la fin du repêchage», poursuit Betts.

Le numéro 9 du Rouge et Or rejoint donc le maraudeur Sébastien Séjean et l’ailier rapproché Anthony Auclair parmi les joueurs du Rouge et Or ayant signé un contrat dans la plus puissante ligue de football au monde. Séjean avait fait partie de l’équipe d’entraînement des Rams de Saint-Louis en 2008 et avait été en uniforme pour trois matchs présaison avant de poursuivre sa carrière dans son pays natal, la France. Comme Betts, Auclair avait annoncé sa signature avec les Buccaneers de Tampa Bay quelques minutes après le repêchage de 2017. Il vient de compléter sa deuxième saison dans la NFL.

«J’ai parlé avec Anthony plusieurs fois durant la saison morte pour me guider sur ce qui m’attendait pour les prochains mois. Il m’a énormément aidé et c’est bien d’avoir quelqu’un qui a réalisé un parcours semblable au mien», termine Betts.

Le seul Canadien repêché cette année dans la NFL est le receveur de passes N’Keal Harry, un produit de l’Université Arizona State sélectionné par les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Harry est né à Toronto, mais sa famille a déménagé dans l’état insulaire antillais de Saint-Vincent-et-les-Grenadines alors qu’il n’était qu’un bébé avant de s’établir à Phoenix. Comme en 2018 et en 2017, aucun footballeur d’une université canadienne n’a été sélectionné au repêchage. Le dernier en lice est le Nigérian David Onyemata, plaqueur défensif des Bisons de l’Université du Manitoba sélectionné en quatrième ronde par les Saints de la Nouvelle-Orléans en 2016.

Un autre client de Sasha Ghavami, le garde Mo Simba Bibaku des Stingers de Concordia, a cependant obtenu une invitation au camp des Chiefs de Kansas City, où s’aligne Laurent Duvernay-Tardif. «Il n’a pas de contrat, mais les Chiefs l’aimaient et sont allés le voir jouer à Concordia. Ils ont besoin de profondeur à la position de bloqueur et s’il progresse bien, il pourrait se tailler une place», termine Ghavami.

Rouge et Or

Rugby: Kévin Rouet nommé entraîneur masculin de l’année

L’entraîneur de l’équipe féminine de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval, Kévin Rouet, vient d’être nommé entraîneur masculin de l’année par Rugby Canada.

En plus d’une quatrième place aux championnats universitaires canadiens avec le Rouge et Or, Kévin Rouet a aussi remporté le championnat canadien avec l’équipe senior féminine du Québec. «Ce sont à la fois la Fédération et deux de mes joueuses de l’équipe senior du Québec, Maude Laliberté et Kathleen Keller, qui ont soumis ma candidature. Rugby Canada a finalement retenu la nomination de mes joueuses», explique Kévin Rouet au bout du fil. «C’est un bel honneur justement parce que ce sont mes athlètes qui m’ont mis en nomination, c’est agréable de voir qu’elles trouvent que je suis important dans le processus de leur victoire.» 

Il s’agit d’un premier titre pour celui qui a quitté un emploi d’ingénieur chez Canam Ponts il y a quatre ans pour faire du rugby son emploi à temps plein. «Présentement, j’ai cinq contrats d’entraîneur», indique celui qui dirige aussi les équipes féminines du Club de Rugby de Québec.

Arrivé de France il y a 10 ans à l’âge de 22 ans avec un bon bagage de joueur de rugby, Kévin Rouet avait déjà dirigé les équipes de rugby des Élans de Garneau et des Carabins de l’Université de Montréal parallèlement à son emploi d’ingénieur. Il entamera l’an prochain sa troisième saison à la tête de l’équipe féminine du Rouge et Or.

«En 2017, le Rouge et Or avait pris la deuxième place aux championnats universitaires canadiens et cette année, la quatrième, mais nous avions une équipe jeune. C’est quand même de bon augure pour l’an prochain où, je crois, on pourra encore batailler pour le championnat canadien», conclut-il.

Football

Alexandre Savard prend sa retraite

Arrivé aux portes du football professionnel, Alexandre Savard prend sa retraite.

Dans un communiqué publié mardi en fin d’après-midi, le Rouge et Or de l’Université Laval a annoncé que son ancien receveur de passes et ailier rapproché renonce aux séances de repêchage à venir dans quelques jours et qu’il accroche ses souliers à crampons.

On y parle de «raisons médicales», mais rien de plus pour celui qui se classait 20e parmi les meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF et qui nourrissait même des ambitions d’atteindre la NFL.

Sa charpente de 6’ 5” et 242 lb n’étant pas sans rappeler celle de son ex-coéquipier Antony Auclair, qui évolue maintenant dans la NFL avec Tampa Bay, Savard avait attiré l’attention des éclaireurs, à sa dernière campagne universitaire. La NFL tient son repêchage de jeudi à samedi et la LCF le jeudi suivant, le 2 mai.

Savard n’a pas pris part au pro day tenu au PEPS le 11 mars, avec Mathieu Betts et Samuel Thomassin, soi-disant à cause d’une blessure à la cuisse. Les Jaguars de Jacksonville de la NFL voulaient venir à Québec expressément pour l’observer. Savard ne s’est pas présenté non plus au camp d’évaluation de la LCF à Toronto, du 22 au 24 mars.

L’athlète de Québec a subi une commotion cérébrale lors de son passage en Californie pour le Collegiate Bowl organisé par l’Association des joueurs de la NFL, à Pasadena, mi-janvier. Une chance de se faire voir par les 32 formations de la grande ligue anéantie par un contact à l’entraînement. On ne l’a pas revu depuis en situation de jeu.

«C’est une décision difficile à prendre, mais c’est la meilleure pour moi dans les circonstances», affirme Savard, dans le communiqué sans autre détail sur son état de santé.