Rouge et Or

Le R et O volleyball masculin entame les séries après une saison parfaite

Fort d’une 12e saison parfaite, le club de volleyball masculin du Rouge et Or de l’Université Laval ne veut pas que sa fiche de 16-0 soit la plus grande réalisation de l’édition 2018-2019. Déjà qualifié pour le Championnat canadien, le groupe dirigé par Pascal Clément a d’autres objectifs en tête.

Le Rouge et Or dispute, à compter de vendredi, une demi-finale 2 de 3 contre les Tigers de Dalhousie, à l’Amphithéâtre Desjardins-UL du PEPS. Selon la formule de la nouvelle conférence de l’Est, tous les matchs auront lieu à domicile. Et si l’UL devait l’emporter, il en serait ainsi pour la finale, dans deux semaines, en raison de sa présence en première position du classement.

«On a volé l’idée au football, si c’est bon pour eux de jouer tous leurs matchs éliminatoires au PEPS, ça peut aussi l’être pour nous», lance l’entraîneur-chef en référence au récent parcours du club de football du Rouge et Or, qui n’a pas eu à se déplacer pour jouer ses quatre matchs des séries, l’automne dernier.

Cela dit, les volleyeurs de l’UL sont quand même fiers de leur parcours en saison régulière. Parmi les 16 victoires d’affilée, quatre l’ont été face à la formation de Dalhousie, quatrième au classement de la conférence.

«Il s’agit d’une 12e saison parfaite pour nous, on l’a fait quand même pas mal souvent. Mais il ne faut pas se contenter de cela, je me rends compte qu’on oublie ces records. Je ne veux pas qu’on se souvienne de nous parce qu’on a gagné nos 16 matchs au calendrier, mais plutôt pour avoir remporté la première bannière de la nouvelle conférence après avoir perdu un premier titre [du RESQ] après 12 d’affilée, l’an passé», expliquait Clément, avant d’apprendre le décès de son collègue de soccer, Helder Duarte.

Une fois cet objectif atteint, Clément pensera au Championnat U Sports, qui se tiendra au PEPS, du 15 au 17 mars. Le Rouge et Or y est classé d’office, mais il aimerait mieux y aller par la porte principale et non pas seulement pas via celle réservée à l’équipe hôtesse.

«On est un peu dans la peau d’un alpiniste qui veut grimper l’Everest. On veut atteindre le sommet, mais avant d’y parvenir, il faut bien s’entraîner, se préparer et s’outiller. Et depuis le mois le début de la saison, c’est ce qu’on fait. On a gagné souvent, ça nous a permis d’être dans une énergie positive. Notre système de jeu a préséance sur ce que fera l’adversaire. Notre devise est de la simplicité pour plus d’efficacité», explique l’homme de volleyball.

Selon lui, le Rouge et Or s’est mis en cinquième vitesse lors de la deuxième session de la saison. Chaque joueur a trouvé sa place et joue son rôle à la perfection. Plus important encore, le club est en bonne santé. L’attaquant chilien Vicente Parraguire et le passeur Hugo-Alexandre Paradis en sont à leur dernière saison universitaire.

Le premier match de la demi-finale est présenté vendredi, à 19h30. Le deuxième match aura lieu samedi, même heure, même place. Et si un match décisif devait avoir lieu, il serait disputé dimanche après-midi (13h).

Volleyball féminin

Pour ce qui est de l’équipe féminine, le Rouge et Or affrontera les Carabins de Montréal en demi-finale. L’UL ayant fini au troisième rang du classement du RSEQ, la série commencera à Montréal, vendredi, et se transportera au PEPS, samedi (18h), pour retourner sur le terrain des Carabins, dimanche, au besoin.

Jeudi, le RSEQ a fait connaître ses équipes d’étoiles et le Rouge et Or y a placé deux joueuses : Maud Chapleau se retrouve sur la première et Myriam Adam sur la seconde.

Rouge et Or

Mort de Helder Duarte, un «nounours» parti trop vite

Helder Duarte souriait toujours. Il adorait blaguer. Son humour est revenu constamment dans les nombreux hommages rendus jeudi. Alors que sa famille et ses proches étaient réunis à l’hôpital, quelqu’un a même lancé : «O.K., Helder. Arrête de niaiser et lève-toi!»

L’homme de soccer est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, dans sa maison de Lac-Beauport. Crise cardiaque, 56 ans. Il était fondateur et entraîneur-chef de l’équipe féminine du Rouge et Or de l’Université Laval et directeur technique de l’Association régionale de soccer de Québec. Figure de proue du ballon rond dans la capitale depuis plus de 25 ans.

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Helder Duarte, le baveux devenu gentilhomme - Portrait

«Cet automne, comme chaque année, je lui ai demandé quand il allait moins travailler. Et pour la première fois, il m’a répondu : “Encore une année ou deux et je vais me concentrer seulement sur le Rouge et Or”», se rappelle Marie-Pier Bilodeau, ancienne gardienne étoile devenue son adjointe avec la formation de l’UL.

Bilodeau faisait partie de la garde très rapprochée de Duarte sur la pelouse, avec entre autres Samir Ghrib, qui s’occupe de l’équipe masculine du Rouge et Or, et Nabil Haned, entraîneur spécialiste des gardiens de but.

«J’ai perdu un grand ami de 30 ans, un complice. On tripait soccer du matin au soir», confie Ghrib, de son côté. «On a perdu un gros nounours, un gars apprécié de tous. Helder était un rassembleur qui n’aimait pas la chicane», dit-il encore, à propos de celui qui était l’entraîneur-cadre le plus ancien dans la région.

Gardien et mascotte

Duarte est lui-même un ex-gardien de but, position qu’il a été forcé d’adopter à 16 ans après avoir blessé... le gardien de sa propre équipe. Nouvelle affectation qui collait bien à l’époque à son aversion pour la course.

Né aux Açores, îles portugaises situées dans l’Atlantique, Duarte a déménagé à Sept-Îles avec ses parents alors qu’il avait six mois. Au début des années 1980, un tournoi de soccer à Sainte-Foy, où il reviendra s’installer plus tard, lui permettra de se faire remarquer en marquant un but comme gardien.

De là, il est recruté par les Aigles Bleus de l’Université de Moncton, où il passera sept ans, comme joueur, entraîneur et même mascotte. Il viendra ensuite s’établir à Québec en 1989 et démarrera l’équipe féminine de soccer du Rouge et Or en 1995, grâce à 2000 $ investis de sa poche.

«Dans le vestiaire, sa phrase préférée inscrite au mur était : “Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort demeure la seule option.” Je m’en suis inspirée souvent sur le terrain, mais je ne pensais jamais l’utiliser dans ces circonstances-ci», a poursuivi Bilodeau, dans sa discussion avec Le Soleil.

Un «deuxième père»

Il a marqué plus d’une génération de joueurs et surtout de joueuses, qui le voyaient souvent comme un «deuxième père», peut-on lire et entendre un peu partout.

Comme plusieurs des meilleurs éléments de la région, Bilodeau l’a d’abord connu aux sélections régionales, puis au sein du programme soccer-études de l’école secondaire Cardinal-Roy.

Même chose pour l’analyste de soccer à la télé et à la radio Olivier Brett, originaire de Québec, qui a aussi travaillé avec Duarte comme entraîneur.

«La première fois que je l’ai vu, c’est à mon premier camp espoir, à 11 ans, au Séminaire Saint-François. J’en ai un souvenir très clair, parce que Helder portait une casquette bleue de Manchester United et j’étais un grand admirateur de cette équipe.»

«Ce que je retiens de lui, c’est sa constance. Il était toujours là. Difficile de s’imaginer le monde du soccer à Québec sans Helder», résume Brett.

Le pilote du club de football du Rouge et Or, lui, souligne que Duarte ne défendait jamais seulement son équipe ou son sport. «Les matins de Coupe Vanier, Helder m’appelait pour nous souhaiter bonne chance. Pour lui, ce n’était pas juste son équipe ou le soccer qui importait, c’était tout le programme Rouge et Or», explique Glen Constantin, arrivé à l’UL un an après Duarte, en 1996.

Gagnant de deux championnats canadiens universitaires et de plus de 300 victoires en saison extérieure, Duarte était d’ailleurs le deuxième entraîneur le plus ancien chez le Rouge et Or, après Pascal Clément (1992, volleyball masculin).

Brassard noir

En ce moment en pleine saison intérieure, ses joueuses ont décidé de quand même disputer leur match prévu dimanche après-midi, à Trois-Rivières. Elles porteront pour l’occasion un brassard noir et comptent lui rendre un hommage plus élaboré lors de leur prochain match local, le 10 mars.

«J’ai dit aux filles que si elles ne voulaient pas jouer le match de dimanche, on ne le jouerait pas. Qu’on pouvait même ne pas jouer le reste de la saison du tout! Mais elles ont décidé de continuer. C’est ce que Helder aurait voulu. C’est une façon de lui rendre hommage», ajoute Bilodeau, qui s’attend à devoir gérer «un down important» pour elle-même et les joueuses lors du retour à l’entraînement régulier, la semaine prochaine.

Et puisqu’il préférait la rigolade au silence, on a fait une minute d’applaudissement avant un match disputé jeudi après-midi, au stade intérieur de l’UL. Lui qui ne manquait jamais de promouvoir son sport, Duarte avait mercredi invité quelques journalistes à cette rencontre impliquant une équipe de Genève.

Plus que la communauté du soccer et du sport, il laisse surtout dans le deuil sa femme, France Gauthier, et leurs filles de 24 et 17 ans, Amélie et Emanuelle.

Rouge et Or

Félix Faubert-Lussier avec les Alouettes

L’ancien receveur de passes du Rouge et Or Félix Faubert-Lussier poursuivra sa carrière chez les Alouettes de Montréal.

Après avoir disputé ses deux premières campagnes dans la LCF avec les Tiger-Cats de Hamilton, celui qui a gagné trois Coupes Vanier à l’Université Laval de 2012 à 2016 vient de conclure une entente d’un an avec la formation professionnelle de sa ville natale, Montréal.

Hamilton en avait fait un choix de cinquième ronde au repêchage de 2016. L’athlète de 6’ 1» et 212 lb a depuis été utilisé dans 27 rencontres de la LCF, où il a capté 14 passes pour 103 verges de gains. Il évolue aussi au sein des unités spéciales et peut même botter, au besoin.

«Nous venons d’acquérir un joueur polyvalent qui peut être employé à toutes les sauces, autant en attaque que sur les unités spéciales», a affirmé par communiqué Kavis Reed, directeur général des Alouettes. «Faubert-Lussier a continué de progresser l’an dernier et nous sommes heureux de l’ajouter à notre alignement déjà bien garni en talent national.»

Faubert-Lussier était joueur autonome.

Rouge et Or

Le Rouge et Or basketball féminin poursuit sa saison parfaite

À court du record provincial par trois petits points, l’équipe féminine de basketball du Rouge et Or a quand même fait un pas de plus vers une saison parfaite, vendredi à l’amphithéâtre Desjardins-Université Laval en renversant les Gaiters de Bishop par 93-55. Le Rouge et Or présente une fiche de 12-0 d’un calendrier de 16 matchs.

Si le Rouge et Or avait utilisé ses cinq joueuses partantes de façon régulière en deuxième demie, le record pour le plus de points dans un match aurait été battu. Mais l’entraîneur-chef Guillaume Giroux a préféré donner du temps de jeu bénéfique à celles qui mèneront la charge à compter de l’an prochain.

«Quand nos cinq partantes étaient sur le terrain, c’était indécent. Jane [Gagné] a été exceptionnelle. Mais sur les cinq, on en perd quatre, l’an prochain, alors je veux que celles qui reviennent soient aussi capables de dominer, qu’elles aient la pression de performer. Peu importe qui est sur le terrain, on veut s’améliorer. Au troisième quart, j’ai pris un temps d’arrêt pour leur dire qu’on ne se défendait pas comme il faut», a expliqué Giroux.

Il venait de voir Jane Gagné inscrire 19 points, dont 17 en première demie. Sarah-Jane Marois et Kim Létang ont inscrit 14 points chacune, tandis que Claudia Émond en obtenait 11. Le Rouge et Or a obtenu 66,7 % (16 en 24) aux lancers de trois points, une statistique fort impressionnante.

«Pourcentage de la NBA»

«On ne peut jamais demander cela à nos joueuses, mais on a encore eu un pourcentage de la NBA aux trois points. En haut de 40 %, c’est très bon. On a lancé 67 %. On a aussi bien bougé le ballon avec 25 assistances et on a contrôlé les rebonds», a noté celui qui n’a toutefois pas aimé les 17 pertes de ballon de son groupe.

Le seul lancer de trois qui n’a pas rapporté, en fait, est celui qu’il a appelé en fin de match pour tenter d’éclipser le record de la ligue de 95 points. Le Rouge et Or s’en tirait quand même avec son deuxième plus haut total de points de la saison après une récolte de 94, le 11 janvier.

La saison parfaite ne représente pas une fixation pour Giroux, même s’il a fouillé dans les livres pour découvrir que McGill avait réussi l’exploit en 1995-1996. Le sujet n’est pas tabou.

«Ce serait super le fun, mais ce n’est pas ce qui est le plus important. Ce qui compte, c’est de travailler ensemble et de se rendre le plus loin possible. On peut quand même gagner un championnat national sans avoir une saison parfaite. On voit cela comme étant une petite gâterie qu’on pourrait s’offrir», a pour sa part indiqué Jane Gagné, qui en est à sa dernière saison.

Comme ses coéquipières, elle a les yeux fixés sur l’objectif d’équipe.

«Claudia [Émond] et moi, on joue ensemble depuis le secondaire et on n’a jamais mis la main sur un titre provincial, c’est quelque chose qui nous manque. On est déjà allé au Canadien, mais ce serait une belle façon de finir que d’y aller par la grande porte», a indiqué l’étudiante à la maîtrise en chimie.

En seconde moitié de programme, le Rouge et Or masculin (6-6) a effectué une belle remontée au dernier quart, mais s’est incliné de justesse 73-71 contre les Gaiters. Les filles et les gars de l’UL ont encore rendez-vous avec les Gaiters, samedi, à Bishop.

Rouge et Or

Olivier Turcotte-Létourneau devient le nouvel entraineur des demis défensifs

L’ancien joueur étoile du Rouge et Or Olivier Turcotte-Létourneau revient dans la grande famille du club de football de l’Université Laval pour en devenir l’entraîneur des demis défensifs, poste qu’il occupait la saison dernière avec les Élans de Garneau.

Le Rouge et Or l’a fait savoir, vendredi matin. Il prend la position libérée depuis le récent départ de Kevin Nichols, promu comme entraîneur-chef des Pionniers du Cégep de Rimouski après une association de sept campagnes à l’UL.

«Il s’agit d’une grande fierté de pouvoir revenir à Laval. J’ai toujours souhaité revenir. Ce sera un privilège d’apprendre le métier d’entraîneur aux côtés de Glen Constantin, Marc Fortier, Justier Éthier et tout le personnel. C’est une chance unique», indiquait par voie de communiqué le nouvel adjoint de Constantin.

Turcotte-Létourneau a connu beaucoup de succès à cette position pendant son passage de cinq ans avec le Rouge et Or de 2006 à 2010. Il y a notamment remporté la Coupe Vanier à trois reprises (2006, 2008 et 2010).

«Depuis que je suis tout jeune et que j’ai commencé à jouer au football, les entraîneurs du Rouge et Or ont été déterminants dans mes succès comme joueur. C’est un privilège de revenir au sein de cette famille et de joindre cette équipe championne», ajoutait ce bachelier en administration des affaires.

Toujours le football

Mais depuis son départ de l’Université Laval, c’est le football qui l’occupait. À tour de rôle, il a été coordonnateur défensif de Saint-Jean-Eudes pendant deux ans, entraîneur-chef des Diablos de Trois-Rivières, adjoint au coordonnateur défensif des Redmen de McGill, et enfin, entraîneur des demis défensifs à Garneau. En prime, il a été associé au programme canadien des moins de 19 ans et celui d’Équipe Québec.

«Il est un bon entraîneur, très rigoureux. Il connaît déjà notre méthode de travail puisqu’il a joué chez nous, mais il apporte de l’expérience d’ailleurs avec son vécu. Quand on est capable, on essaie de promouvoir des gens qui connaissent nos façons de faire et dont les valeurs et la philosophie concordent avec les nôtres, et c’est le cas avec Olivier», indiquait de son côté l’entraîneur-chef du Rouge et Or à propos de la nomination de son ancien protégé, nommé sur la première équipe d’étoiles canadienne en 2009 et sur la deuxième en 2010.

Émile Chêvenert, Nicolas Viens, Maxym Lavallée et Laurence Poirier-Viens sont quelques joueurs du Rouge et Or ayant déjà profité de son enseignement par le passé.

Rouge et Or

Soccer féminin: le R et O amorcera sa saison contre les Gees-Gees d'Ottawa

Les joueuses de soccer intérieur du Rouge et Or amorceront leur saison intérieure avec un beau défi, dimanche, alors qu’elles reçoivent les championnes canadiennes extérieures.

Après avoir décroché le titre national universitaire féminin au véritable soccer extérieur, les Gee-Gees d’Ottawa se lancent cet hiver dans leur première saison intérieure, au sein du circuit québécois. Et qui de mieux que l’équipe championne de la ligue universitaire intérieure à 11 depuis six ans, celle de l’Université Laval, pour les accueillir. 

«On avait vraiment bien fait au championnat canadien [extérieur, en novembre], alors ce sera intéressant de voir si on peut profiter de cet élan», affirme le sélectionneur Helder Duarte, par communiqué.Duarte perd les services de deux piliers des dernières années, l’attaquante Joëlle Gosselin et la gardienne Marie-Joëlle Vandal, finissantes cet automne après cinq ans d’admissibilité.

Jarras rentre à la maison

Du côté masculin aussi, on a un titre de champions provinciaux universitaires intérieurs à défendre. La bande menée par l’entraîneur Samir Ghrib comptera pour se faire sur un nouveau gardien réserviste, Philippe Blouin, de Québec, et surtout sur un nouvel attaquant, Heikel Jarras.

Le petit milieu de terrain de 5’ 7” et 160 lb est de retour dans la capitale après être allé tenter sa chance avec l’Académie de l’Impact, dans la métropole. Avec les Carabins de l’Université de Montréal, le natif de Sainte-Foy a été nommé recrue universitaire de l’année en extérieur au Québec en 2017, membre de l’équipe d’étoiles des recrues au Canada, membre de l’équipe d’étoiles du championnat canadien de 2017.

«C’est un joueur de premier plan qui se joint au Rouge et Or, un vrai doué du ballon rond, en plus d’avoir une éthique de travail exemplaire», avance son nouveau patron Ghrib.

L’action commence dimanche (13h30 et 15h30), au stade intérieur voisin du PEPS, à l’Université Laval. La saison intérieure compte sept rencontres régulières suivies de trois rondes éliminatoires. Il n’y a pas de championnat canadien universitaire.

Rouge et Or

Collegiate Bowl: blessé, Alexandre Savard simple spectateur

«Ç’allait bien. Ç’allait super bien! Jusqu’à mardi. Quand j’ai subi une commotion cérébrale, à l’entraînement.»

Au bout de la ligne, de la Californie, un colosse de 6’ 5” et quelque 250 lb, grosse barbe et beaucoup de muscles. La voix d’Alexandre Savard n’a pourtant rien de la puissance qu’on lui attribue, mais tout de la déception. Avec raison.

L’ancien receveur de passes et centre-arrière du Rouge et Or de l’Université Laval participe toute la semaine au Collegiate Bowl, au stade Rose Bowl de Pasadena. Il s’agit d’un match de football réunissant principalement des joueurs étoiles des universités américaines et qui leur permet de se faire valoir devant les recruteurs des 32 équipes de la NFL.

L’association des joueurs de la NFL organise l’événement chaque année depuis 2012. L’an dernier, 19 de la centaine de participants ont ensuite été sélectionnés au repêchage de la NFL.

«C’est arrivé sur un contact, un bloc. Rien de vicieux ou d’intentionnel. Après, j’ai été placé sur le protocole de commotion cérébrale et j’attends que tout rentre dans l’ordre. Le médecin m’a dit que ce ne serait pas une bonne idée de retourner sur le terrain», a expliqué l’athlète de 25 ans de Québec au Soleil, mercredi, alors qu’il ne s’était pas entraîné pour la première fois en trois jours.

Dizaine d’équipes rencontrées

Savard n’a pas tout perdu. Il reste jusqu’au match de samedi, profitant de ce qui reste de cette expérience unique. Et mise à part la soirée de mardi passée dans sa chambre d’hôtel, dans le noir, dans le but d’amoindrir les symptômes de commotion cérébrale, il continue de rencontrer les éclaireurs de la NFL en entrevue individuelle.

«Tous les soirs, des recruteurs peuvent te texter et te donner rendez-vous dans une salle pour jaser plus longuement et te poser des questions. À date, j’ai rencontré plus d’une dizaine d’équipes», affirme celui qui préfère taire l’identité des clubs en question.

Si la curiosité des gens pour un programme canadien comme celui de l’Université Laval est évidente, certains recruteurs lui ont parlé d’Antony Auclair, son ex-coéquipier du Rouge et Or coulé dans le même moule physique et qui évolue dans la NFL depuis deux saisons, avec les Buccaneers de Tampa Bay.

Savard est sur place à titre d’ailier rapproché, même position qu’Auclair et pour laquelle les entraîneurs du Rouge et Or l’ont formé, la saison dernière.

«Je me suis tellement entraîné fort pour ça, je ne suis pas venu ici pour repartir après deux jours», tranche-t-il, disant avoir hâte d’au moins renouer avec les rencontres de groupe et les études vidéo.

Avec l’ami Simba

Le garde format géant des Stingers de l’Université Concordia de Montréal Maurice Simba est aussi de la partie. Son anglais n’étant pas encore à point, pas désagréable pour Savard de communiquer en français avec celui qu’il connaissait déjà du Défi Est-Ouest des espoirs canadiens de la LCF.

En vue du Collegiate Bowl, Savard a passé deux semaines d’entraînement à Knoxville, au Tennessee, en compagnie de son coéquipier du Rouge et Or Mathieu Betts, un ailier défensif. Betts avait aussi été invité à Pasadena, mais a préféré l’East-West Shrine Game, match similaire tenu aussi samedi, mais en Floride, à St. Petersburg.

Savard souhaite malgré tout avoir soulevé l’intérêt d’assez d’équipes de la NFL pour tenir une journée de tests d’évaluation (pro day) pour les recruteurs au PEPS de l’UL, dans quelques semaines. Comme l’avait fait Auclair en 2017, avant d’être embauché comme joueur autonome par Tampa.

Le repêchage de la NFL a lieu à la fin avril et celui de la LCF une semaine plus tard, circuit canadien où Savard se classe septième espoir.

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Le «speed dating» de Mathieu Betts

Mathieu Betts passe la semaine dans une séance de «speed dating», en Floride. Les belles à séduire? Les équipes de la NFL.

D’ici au repêchage de la fin avril, l’East-West Shrine Game s’avère la seule occasion de faire bonne impression en personne pour l’ancien ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval. Arrivé samedi, il avait déjà parlé à une quinzaine de clubs, mardi midi.

Ce match d’étoiles universitaires se tient samedi après-midi, au stade Tropicana Field de St. Petersburg. Des 115 joueurs invités, deux évoluent au Canada.

«Cet après-midi, on a une réunion pour corriger notre entraînement de ce matin, puis on a un test d’une heure, mais je ne sais pas à propos de quoi. Ensuite, on aura encore des rencontres avec les recruteurs», a expliqué Betts, alors que l’autobus le ramenait avec ses coéquipiers du terrain à l’hôtel, après deux heures d’entraînement intensif.

«C’est un peu comme du speed dating, illustre-t-il, en riant. Certains t’appellent pour te rencontrer, d’autres t’agrippent au passage ou d’autres encore te cachent dans leur chambre pour que personne ne te voie leur parler. C’est très varié. C’est vraiment à voir!»

Betts se disait heureux de ses performances après deux jours d’entraînement. Dès lundi, des images d’une séquence où il déjoue un garde de l’Université du Kentucky d’une habile rotation sur lui-même ont vite fait le tour des réseaux sociaux.

«Je l’ai refait aujourd’hui! Ça m’arrive... J’ai eu des bons un contre un, depuis deux jours. Je veux montrer mes forces. Je mets beaucoup d’effort sur le terrain lors des matchs et je le confirme ici en entraînement. Je suis une bonne progression depuis le début de l’entraînement lundi et les recruteurs m’ont fait la remarque», explique l’athlète de 23 ans originaire de Montréal.

Au-delà du jeu, les mandataires des équipes de la NFL veulent savoir à qui ils auront affaire. En entrevue, ils posent des questions sur ses forces et ses faiblesses, les concepts défensifs utilisés à l’UL ou le soumettent à des tests psychométriques. D’autres l’interrogent plutôt sur sa famille, sa jeunesse et les sports qu’il pratiquait étant enfant.

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Le tennis fait son entrée à l'Université Laval [VIDÉO]

Le tennis fait son entrée dans la grande famille du Rouge et Or. Enfin! disent les athlètes, entraîneurs et administrateurs qui y travaillent depuis quatre ans. Mais n’accède pas qui veut au statut de programme sportif d’excellence à l’Université Laval.

Dimanche après-midi, à l’occasion de la première confrontation officielle de la saison, au club Avantage de Québec, contre les Stingers de Concordia, l’équipe de tennis de l’UL deviendra le 14e club actif à concourir sous les couleurs du Rouge et Or.

Le seul en près d’une décennie à se joindre au groupe sélect qui compte déjà des clubs de football, soccer, basketball, volleyball, rugby, athlétisme/cross-country, cheerleading, golf, ski alpin, badminton, natation, ski de fond et triathlon.

Chaque entité fonctionne en cogestion entre le Service des activités sportives de l’UL et un conseil d’administration indépendant, qui veille au financement du club. Le c.a. du Rouge et Or tennis est présidé par Pierre Langlois, président-directeur général de l’entreprise Econoler.

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Hugo Richard avec les Alouettes

Quelques semaines après avoir bouclé sa carrière universitaire en soulevant la Coupe Vanier, l’ancien quart-arrière du Rouge et Or Hugo Richard a été mis sous contrat par les Alouettes de Montréal, lundi.

«Hugo a connu toute une carrière universitaire et il n’a cessé de s’améliorer au fil des saisons, en plus de gagner de nombreux honneur d’équipe et individuels. Il mérite une chance de se faire valoir au poste de quart et nous allons lui donner l’opportunité de le faire avec l’équipe de sa ville natale, avec laquelle il est déjà familier», a indiqué le directeur général des Alouettes Kavis Reed, par voie de communiqué.

Celui qui a porté avec brio le numéro 4 du Rouge et Or pendant les cinq dernières saisons a accepté un pacte de deux ans.

«Comme à chaque échelon, il faut recommencer au début. À moi de faire ma place, maintenant, c’est entre mes mains. On ne m’a pas fait de promesse, mais je n’ai jamais eu peur des défis, et celui-là en sera un beau», confiait le principal intéressé, lundi en fin de journée, quelques minutes après l’annonce de son entente.

Richard s’est imposé dès son arrivée l’Université Laval, en 2014, où il fut la recrue de l’année au pays. Il revendique deux conquêtes de la Coupe Vanier (2016 et 2018). Joueur par excellence au Québec à trois reprises, dont lors des deux dernières saisons, il est le seul pivot de tous les temps du RSEQ à avoir lancé 70 passes de touché et inscrit 30 majeurs au sol. Il se réjouissait à l’idée d’avoir l’occasion de mériter un poste comme quart-arrière avec les Alouettes.

«J’aurais été prêt à changer de position, mais je n’y voyais pas l’attrait, car la position la plus intéressante pour moi et que je connais le plus, c’est celle de quart-arrière. Ma meilleure chance de me tailler une place est dans ce rôle», indiquait le passeur de Saint-Bruno-de-Montarville qui a complété 782 de ses 1145 passes en carrière à l’Université Laval pour des gains de 10 271 verges.

Rivalité à Montréal

Chez les Alouettes, il rivalisera avec plusieurs quarts-arrières, dont Johnny Manziel, Antonio Pipkik et Vernon Adams, pour ne nommer que ceux-là.

«Je sais qu’il n’y a pas beaucoup de quarts canadiens dans la LCF, mais je pense qu’il devrait y en avoir plus, car on est habitué au style de jeu, aux dimensions du terrain, aux règles. Depuis que je suis tout jeune que j’affronte des couvertures à 12 joueurs. Il y a plusieurs quarts dans l’équipe, et je sais que ce ne sera pas facile, mais je suis excité à l’idée d’avoir ma chance», précisait-il.

Les choses ont déboulé rapidement. Vendredi, les Alouettes ont communiqué avec son agent, et lundi, ils annonçaient sa mise sous contrat.

«Je suis un peu surpris que tout soit allé aussi vite, car ils n’avaient pas exprimé d’intérêt avant cela. J’en suis très heureux, parce que l’un de mes objectifs était de monter à un plus haut niveau, de continuer à jouer au football, et pour l’instant, cette chance se présente à moi. Je dois une fière chandelle à tous mes anciens coéquipiers et entraîneurs, ainsi que ma famille, ma copine et à tous ceux qui ont cru en moi, qui m’ont aidé à me dépasser», ajoutait celui avait participé au camp des Alouettes en 2017.

Boris Bede, Luc Brodeur-Jourdain et Philippe Gagnon sont des anciens du Rouge et Or dans l’alignement actuel des Alouettes. Richard prévoyait travailler bientôt comme ingénieur. Il complétera un stage dans ce domaine, cet hiver, avant de se pointer au camp des Alouettes dans l’espoir d’y faire faire sa place.