Rouge et or

L’un des plus grands défis de Constantin [VIDÉO]

L’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, l’avoue d’entrée de jeu : le remplacement des quatre partants de l’an dernier à la ligne défensive de son équipe constitue tout un contrat.

«C’est l’un des plus gros défis que j’aie eu à relever», a lancé celui qui entame sa dix-neuvième année à la tête de l’équipe de football lavaloise lors de la conférence de presse soulignant le début de la saison jeudi.

En plus de perdre son ailier défensif vedette, Mathieu Betts, présentement au camp des Bears de Chicago dans la NFL, Constantin doit aussi composer sans Vincent Desjardins, parti pour la Ligue canadienne de football, Clément Lebreux et Marc-Antoine Bellefroid, qui a pris sa retraite.

«Jamais, par le passé, je n’avais perdu autant de joueurs sur la ligne défensive. C’est un gros défi, mais c’est un défi l’fun. Comparativement à l’année passée, là, j’ai beaucoup de coaching à faire et quand j’explique les choses, je vois les joueurs progresser immédiatement», poursuit Constantin, qui est aussi l’entraîneur des joueurs de ligne défensive.

Le coordonnateur défensif Marc Fortier a mentionné les noms de trois anciens du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy qui ont eu un peu de terrain l’an dernier, Samuel Maranda-Bizeau, Yanis Chihat et Alexandre Gagnon, comme étant ceux qui auront à prendre la relève sur la ligne défensive, sans oublier la recrue William Desgagné, qui évoluait l’an passé avec les Cougars du Collège Champlain.

«Ce sont des jeunes talentueux et, au moins, ils s’entraîneront contre une ligne offensive expérimentée. Certains gars qui reviennent du cégep, ils ont un peu de misère car le gars devant toi, il revient des Giants de New York!», a d’ailleurs lancé Glen Constantin en parlant du joueur de ligne à l’attaque Samuel Thomassin, de retour avec le Rouge et Or pour une cinquième saison.

L’après-Richard

Glen Constantin sait aussi qu’il devra aussi gérer l’après-Hugo Richard puisque son quart a disputé l’an dernier sa dernière année d’éligibilité. «On avait aussi vécu l’après-Mathieu Bertrand, l’après-Benoît Groulx et l’après-Bruno Prud’homme, mais une équipe ne repose pas juste sur une personne. La production devra être répartie sur tous les aspects du jeu», poursuit-il.

À ce sujet, le coordonnateur de l’offensive Justin Ethier estime qu’il faut être réaliste et avoir une «vision de progression» pour Samuel Chénard, qui chaussera les gros souliers de Richard cette année après quatre saisons à être son remplaçant.

«Il faudra que Samuel soit bien encadré et c’est encore plus vrai pour le début de la saison», poursuit Ethier, qui n’est pas inquiet du fait que Chénard soit un quart moins mobile que Richard. 

«Ce n’est pas grave, moins de mobilité, si ça vient avec une bonne compréhension de certaines choses. Pour Samuel, comme pour le quart David Pelletier, je n’ai pas de crainte quant à la compréhension. Le défi sera au niveau de l’exécution puisqu’ils n’ont pas joué beaucoup», indique-t-il.

Attaque diversifiée

Ethier ajoute que l’attaque du Rouge et Or devrait être aussi diversifiée cette année que par les saisons passées. «Dans le passé, on a déjà connu des années où ça courrait beaucoup avec le ballon. Mais dans notre conférence, on ne peut pas se permettre d’être unidimensionnels. Il faut être bons par la passe aussi.»

Malgré les départs, Glen Constantin estime encore qu’il est réaliste pour le Rouge et Or de penser défendre son titre de champion de la Coupe Vanier en cette vingt-cinquième saison du programme de football.

«On n’est jamais satisfaits, on refuse d’être complaisants, on cherche toujours à voir ce qu’on pourrait faire pour s’améliorer», affirme-t-il, comme un mantra, en terminant.

Rouge et Or

Olivier Bamrounsavath: devenir la cible comme receveur

Pour Olivier Bamrounsavath, qui a toujours évolué à la position de quart-arrière durant son cheminement au football, la transition au poste de receveur de passes constitue un défi. La recrue du Rouge et Or est cependant convaincu qu’il arrivera à devenir la cible plutôt que celui qui lance les projectiles.

«C’est sûr qu’il y a des bouts du travail de quart-arrière qui me manquent, comme la possibilité de sauver un jeu à moi tout seul quand ça va mal en courant avec le ballon. Par contre, je commence à avoir beaucoup de plaisir à faire des choses que je ne faisais jamais comme quart», a-t-il expliqué au terme de l’entraînement du Rouge et Or mercredi.

Dès le début de la période de recrutement, ce sont les qualités athlétiques du produit des Titans du Cégep de Limoilou qui ont attiré les recruteurs universitaires, dont plusieurs le voyaient dans des rôles différents de celui auquel il était habitué sur le terrain.

«Le Vert & Or de Sherbrooke voulait m’avoir comme joueur défensif et le Rouge et Or m’a choisi comme athlète avant tout en me disant que j’avais un bel avenir comme receveur», explique celui dont l’entraîneur au collégial, Dave Parent, répétait souvent qu’il était le plus bel athlète qu’il ait dirigé.

Apprentissage

«Pour moi, c’est donc une année d’apprentissage dans ce nouveau rôle, mais j’ai eu la chance de faire le camp d’hiver. J’ai vraiment appris beaucoup là-bas et j’arrive ici mieux préparé. Avant le camp d’hiver, je ne savais même pas encore courir des routes!»

Même si Olivier aimerait bien fouler le terrain cette année, le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Ethier, le voit davantage comme un projet à moyen et long terme.

«C’est vrai qu’Olivier est très athlétique et qu’il a des habiletés vraiment solides. Pour le moment, je ne crois pas qu’il soit prêt à évoluer comme receveur. Je le vois plus à moyen et long terme mais le jeune est patient et il s’améliore chaque jour. On sent qu’il aime le défi d’essayer une nouvelle position», a commenté Ethier. 

D’un frère à l’autre

De plus, le recrutement d’Olivier par Laval assure que le patronyme de 13 lettres d’origine laotienne demeure quelques années encore sur l’uniforme du Rouge et Or. 

Son grand frère Félix Bamrounsavath, un demi-défensif, a en effet terminé ce printemps sa formation universitaire et est retourné avec le Titan de Limoilou comme entraîneur des demis-défensifs et responsable du conditionnement.

«C’est spécial, on a un peu fait le switch : moi qui passe du Titan au Rouge et Or et Félix qui passe du Rouge et Or au Titan. On a six ans de différence, alors on n’a jamais eu la chance de jouer ensemble. Mais maintenant, je rencontre tous ses amis du Rouge et Or et lui, mes anciens coéquipiers du Titan», termine Olivier.

Rouge et Or

Basketball: deux joueuses françaises pas venues «cirer le banc»!

«On n’est pas venues de France pour cirer le banc!»

Au Québec, on dit «réchauffer le banc», elles l’apprendront assez vite. Mais l’expression est claire. Leur intention aussi. L’équipe féminine de basketball du Rouge et Or vient d’ajouter deux gros morceaux avec la venue des Françaises Leslie Makosso et Zahra Douar-Wajih à l’Université Laval.

Gros morceaux pas par leur gabarit, les deux gardes ne sont ni grandes ni costaudes. Mais leur vitesse au jeu et leur ardeur en défensive permettent à l’entraîneur-chef Guillaume Giroux de leur prédire une bonne utilisation.

Et qu’en conséquence, malgré le départ de quatre régulières, dont la joueuse par excellence au pays Sarah-Jane Marois, et sept finissantes au total, la formation vice-championne canadienne universitaire devrait se maintenir parmi les meilleures pour la campagne 2019-2020.

C’était l’un des critères de ces recrues d’outre-Atlantique. «On ne s’est pas embarquées à l’aveugle», atteste Makosso, qui avait aussi eu une offre de l’Université de la Saskatchewan.

La possibilité de conjuguer études universitaires et sport d’élite constitue la raison première de leur présence chez nous, mariage impossible en France après l’âge de 20 ans et la sortie du centre national de formation. Puis l’équipe et la ville sont entrées en ligne de compte.

Makosso, de Lyon, a 23 ans et a roulé sa bosse aux quatre coins de l’Hexagone. Douar-Wajih, 20 ans, vient de Paris. Elles ne se connaissaient pas avant de dire oui à Giroux, chacune de leur côté.

Taxes et pourboire

Les deux s’affirment très heureuses de l’accueil chaleureux de leurs nouvelles coéquipières, depuis une semaine. Comme cette agréable soirée dans le Vieux-Québec, samedi, où Douar-Wajih croyait d’abord s’être fait arnaquer par l’ajout des taxes et du pourboire sur sa facture au restaurant!

Autre chose à laquelle elles devront s’habituer, c’est le jeu plus physique qui se pratique de ce côté-ci de l’océan. «Ça joue dur aussi en France, faut pas croire qu’on a peur des contacts. Mais ici, les arbitres sifflent moins», explique Makosso, qui a de la famille à Montréal.

«On amène notre basket», promet de son côté Douar-Wajih. «On fait plus de placements, on peut ralentir le rythme du jeu. On est très rapides si la situation le commande, mais en Amérique, on dirait qu’elles sont tout le temps dans le rush», illustre-t-elle.

Lundi, elles ont travaillé une longue première journée au camp d’été de basket du Rouge et Or pour les 12 à 17 ans, avant d’entreprendre la séance d’entraînement d’équipe en début de soirée. Alors, comment sont nos ados québécois? «Des ados, c’est des ados!» laissent-elles tomber, sans jamais perdre le sourire.

Deux bons transferts

En plus des deux Françaises, les filles du Rouge et Or basket enrichissent leur alignement de deux autres gardes d’expérience en provenance d’autres clubs du circuit universitaire québécois.

Maude Archambault, transfert des Gaiters de Bishop’s, était quatrième marqueuse de la Ligue l’an dernier avec 13,8 points en moyenne par rencontre. Elle apparaissait de plus dans le top 10 provincial pour les aides (2,4 par match) et le pourcentage de réussite aux lancers francs (83 %).

De son côté, Élise Roy arrive de Concordia. Elle était partante l’an dernier avec les Stingers, pointant au quatrième rang des universitaires québécoises pour les vols (1,6) et neuvième au chapitre des rebonds (5,8).

Les deux viennent de la région, Roy de Lévis et Archambault de Saint-Augustin. Comme elles entrent à la maîtrise, elles ne sont pas privées de jeu durant un an comme lorsqu’un athlète au baccalauréat passe d’une université à l’autre.

La saison officielle commence en novembre avec des matchs préparatoires dès septembre.

Rouge et Or

Simplicité et confiance pour Forbes-Mombleau

Le camp du Rouge et Or est à peine amorcé que Vincent Forbes-Mombleau se dit déjà pas mal plus à l’aise que l’an dernier. Les attentes sont donc élevées envers l’habile receveur nommé recrue par excellence au Québec la saison passée.

Cette nouvelle confiance se voit sur le terrain. Mais aussi sur sa peau. Il est passé de trois tatouages à 19 bien comptés, sur les bras, la poitrine et l’abdomen, les jambes. Un papillon sur le tibia droit, un casque de foot avec les initiales des membres de sa famille sur l’avant-bas gauche. Certains pour le style, d’autres pour la symbolique.

Quant à son jeu, «la plus grande différence, c’est surtout la compréhension et l’apprentissage du cahier de jeux. L’an dernier, au camp, juste de comprendre les jeux était difficile. Là, c’est plus simple», a constaté Forbes-Mombleau, dimanche midi, au terme du troisième jour d’entraînement présaison du club de football de l’Université Laval.

Celui qui a troqué le numéro 86 pour le 80 avoue s’être appuyé sur ses habiletés pour connaître du succès à sa première année dans les rangs universitaires.

«Des fois, je n’étais pas trop sûr et j’y allais à 100 % en espérant faire la bonne chose. Mais plus tu avances, plus tu comprends le système et plus c’est simple. Maintenant, quand je suis aligné, au lieu de penser à quel jeu je dois faire, je me fais un plan pour savoir comment je vais faire mon jeu.»

Auteur de 31 attrapés pour 377 verges de gains et deux touchés en saison l’automne passé, Forbes-Mombleau a fait encore mieux en éliminatoires avec une récolte de 189 verges et quatre majeurs sur 17 attrapés en quatre rencontres. Dont une explosive performance de 104 verges et trois touchés en demi-finale canadienne, contre St. F.X.

Il s’est classé toute l’année deuxième parmi les receveurs du Rouge et Or derrière Jonathan Breton-Robert. Forbes-Mombleau devenait le cinquième représentant de l’UL sacré meilleur joueur de première année au Québec en cinq ans, le premier en attaque depuis le quart-arrière Hugo Richard, en 2014.

Progression

«L’an passé au camp, on voyait que ça allait vite pour lui», admet le coordonnateur offensif, Justin Ethier, très heureux de voir toute la progression de Forbes-Mombleau, «un gros morceau de notre attaque» pour 2019. «Je suis impressionné. Tu sens que Vincent comprend plus ce qu’on fait et joue avec plus de confiance. On va garder les habiletés et ajouter plus de compréhension et de confort dans notre système de jeu», se réjouit à l’avance Ethier.

Le receveur intérieur se souvient qu’à sa première année, il se tournait souvent, en fait «presque sur chaque jeu», vers son coéquipier receveur voisin de ligne Marc-Antoine Pivin «pour savoir ce qu’on faisait là-dessus».

À son tour d’agir en modèle pour les petits nouveaux, de pistonner des coéquipiers comme Douglas-Surf Biron, une recrue, ou encore Jacob Doucet-Brière, muté de la position d’ailier rapproché à celle de receveur intérieur.

Rappelons que Forbes-Mombleau, produit du Campus Notre-Dame-de-Foy, était arrivé du cégep auréolé de deux records de ligue pour les verges sur réception, en une saison et en carrière collégiale.

Au Collège Notre-Dame-de-Foy, il évoluait en compagnie de son frère Cédric Forbes-Mombleau, secondeur qui a accroché ses crampons après avoir jonglé avec l’idée de se joindre au Rouge et Or.

NOTES

Le jeune receveur de passes Vincent Girard a réalisé un très bel attrapé au-dessus de sa tête, en se retournant, pour amorcer la séance de dimanche du bon pied... 

Le secondeur de couverture de quatrième année Adam Auclair sera encore une menace pour toutes les attaques adverses cette année. Il a montré sa forme dimanche avec une belle interception... 

Le porteur de ballon Vincent Breton-Robert est blessé... La nouvelle devise du Rouge et Or? Outwork yesterday, «travaille plus fort qu’hier», expression popularisée par l’équipe de football de l’Université de l’Alabama.

Rouge et Or

Basketball : le Rouge et Or perd une guerre de tranchées

Les basketteurs de l’Université Laval ont perdu une guerre de tranchées samedi face aux Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe qui évolue en première division de la NCAA a remporté in extremis par la marque de 79 à 76 le match hors concours qui l’opposait au Rouge et Or.

Les basketteurs de l’Université Laval ont perdu une guerre de tranchées samedi face aux Bobcats de l’Université Quinnipiac. L’équipe qui évolue en première division de la NCAA a remporté in extremis par la marque de 79 à 76 le match hors concours qui l’opposait au Rouge et Or.

La marque était de 75-73 en faveur des Bobcats avec moins de 47 secondes à faire au match quand Samuel Bouchard a créé l’égalité en réussissant ses deux lancers francs. 

Vingt secondes plus tard, les Bobcats commettaient une autre faute et, cette fois, c’est à Christian Redmont-Kannon, qui été le meilleur des siens avec 21 points, que revenait la tâche d’effectuer les lancers francs. Touchant la cible avec le premier et ratant de peu le second, le numéro 15 a donné une mince avance d’un point aux locaux.

Un panier des Bobcats avec dix secondes à faire a cependant poussé les Américains en avant. Le Rouge et Or a ensuite raté un panier, un lancer bloqué par la défensive des Bobcats.

Avec seulement 2.5 secondes à faire, les Bobcats ont à leur tour eu droit à deux lancers francs qu’ils ont réussis pour se donner une avance de trois points. Dans une cause désespérée, l’arrière Nicolas Desjardins, qui avait poussé les siens en avant une minute plus tôt avec un panier de trois points, a tenté à nouveau sa chance, en vain cette fois cependant.

«Quand le lancer est parti, j’étais certain que ça rentrait et qu’on créait l’égalité. On était tous vraiment excités, c’est le genre de match qui est «le fun» à jouer. C’est agréable de voir qu’on peut se comparer à un programme de division I de la NCAA. Je crois que ça prouve que le basket canadien n’est pas si loin de celui des États-Unis», a commenté Desjardins.

Déficit de grandeur

Le Rouge et Or faisait cependant face à plus grand que lui samedi, les Bobcats alignant sept basketteurs de 6 pieds 6 pouces et plus alors que les locaux n’en comptent que deux, le vétéran centre Marc-André Fortin et l’ailier Sidney Tremblay-Lacombe.

Qu’à cela ne tienne, ils ont compensé par l’adresse et un jeu physique, terminant avec une avance de 17 à 10 après le premier quart et de 39 à 29 à la demie.

Les joueurs de Quinnipiac ont cependant commencé à remonter la pente dans la seconde partie du match, créant l’égalité à la fin du troisième quart. 

«Je crois qu’on a bien joué, il ne fallait pas les laisser marquer», a commenté Fortin après la partie. «Après les deux premiers quarts, ils étaient plus intenses que nous et sautaient sur tous les ballons. Heureusement, nous nous sommes bien repris en fin de match.»

Le grand numéro 20 indique toutefois que la donne est bien différente lors de ces matchs préparatoires. «On arrive un peu dans l’inconnu, ce sont des équipes et des joueurs que nous ne connaissons pas. Oui, les joueurs de la NCAA sont souvent plus grands que nous, mais c’est pour ça qu’il faut être physiques. La grandeur devient moins importante quand on réussit à les garder loin du panier», conclut Fortin.

Rouge et Or

Lutte à quatre pour le poste de quart-arrière partant du R et O [VIDÉO]

Après avoir réécrit le livre des records du programme de football de l’Université Laval, le quart-arrière vedette Hugo Richard porte maintenant l’uniforme des Alouettes de Montréal. Pendant ce temps, Samuel Chénard, David Pelletier et les nouveaux venus Thomas Bolduc et Jean-Philippe Cordero sont les quatre prétendants qui se livrent une lutte plus fraternelle que fratricide au camp d’entraînement du Rouge et Or afin de succéder au légendaire numéro 4.

Comme il était le quart suppléant au cours des dernières saisons et qu’il en est à sa dernière année d’admissibilité, plusieurs voient Chénard comme le successeur désigné de Richard. Le footballeur de 24 ans ne s’assoit cependant pas sur ses lauriers. «J’ai toujours travaillé très fort depuis quatre ans et je fais la même chose cette année, comme quand j’étais derrière Hugo. Je me suis entraîné fort pendant les quatre dernières saisons et c’est la même chose cet été», a-t-il déclaré au Soleil vendredi après la première séance d’entraînement du Rouge et Or.

«On apprend de chaque personne avec qui on joue alors, oui, j’ai appris d’Hugo. Mais maintenant, il est également temps, comme joueur de cinquième année et David comme joueur de troisième année, d’aider les nouveaux avec le cahier de jeux, de les accompagner pour qu’ils soient prêts à embarquer sur le terrain en cas de besoin », ajoute Chénard, précisant que la lutte à quatre est plutôt amicale. «Le football, c’est un travail d’équipe, alors j’essaie de donner au suivant», ajoute celui qui avait vu Richard et Marc-Antoine Langevin le prendre sous leur aile à son arrivée avec l’équipe.

Les lectures, les pas, l’exécution, Chénard planche sur tous les aspects de son jeu à l’approche d’une saison où il pourrait enfin être le numéro un. Et même s’il attend sa chance depuis plusieurs années, il dit ne pas ressentir de stress particulier. «Je dirais que c’est plutôt du plaisir, j’ai hâte de jouer. Je suis un gars de Québec et j’ai toujours suivi le Rouge et Or depuis l’époque où j’étais petit avec mes parents.»

Rouge et Or

C'est l'heure de remplacer Richard et Betts chez le Rouge et Or [VIDÉO]

«On a survécu au départ de Mathieu Bertrand, de Benoît Groulx et maintenant c’est Hugo Richard. Ces années-là, on avait une très bonne défensive. Là, on a plus de points d’interrogation auxquels on devrait répondre dans les prochains jours, ça va me permettre de mieux dormir le soir.»

Le club de football du Rouge et Or de l’Université Laval lance la 25e campagne de son histoire, vendredi, avec l’ouverture du camp présaison. L’entraîneur-chef Glen Constantin, tout sourire mercredi quand il a reçu Le Soleil dans son bureau, prend la barre pour une 19e année, sa 24e dans l’organisation.

«Dans notre domaine, c’est rare de garder une job aussi longtemps», admet l’homme de 54 ans, qui se donne encore «au moins 10 ans» comme coach actif. «Pour le programme, c’est 25 ans de qualité et de défis relevés. En prenant soin des petites choses, les grandes choses peuvent arriver», poursuit l’entraîneur le plus décoré dans l’histoire du football universitaire canadien.

En 24 campagnes jusqu’ici, dont la première en 1995 qui ne comptait même pas, le Rouge et Or a gagné 10 fois le championnat canadien universitaire. La fameuse Coupe Vanier, soulevée encore une fois par les gars de Québec en novembre dernier, sur leur propre terrain. Cette année encore, la grande finale nationale se tiendra au stade du PEPS.

«Notre équipe est jeune et on a beaucoup de travail à faire sur la chimie, la cohésion, l’apprentissage, le développement de nos joueurs. Mais on a aussi un groupe très talentueux. En progressant chaque semaine, espérons qu’on se rendra en finale canadienne l’année du 25e», souhaite Constantin.

86 joueurs

Les 86 joueurs sont au boulot depuis quelques jours, avec la distribution des équipements, les examens médicaux et la grande réunion d’accueil.

Ce qui empêche le patron de bien dormir, ce n’est pas tant la perte de joueurs étoiles comme le quart-arrière Hugo Richard, trois fois joueur par excellence au Québec en cinq ans, et l’ailier défensif Mathieu Betts, meilleur joueur de ligne universitaire au Canada ses trois dernières années.

La machine du Rouge et Or a toujours pu remplacer de gros morceaux sans voir ses performances en souffrir. Au lendemain des départs des quarts vedettes Mathieu Bertrand et Benoît Groulx, le Rouge et Or a trouvé le moyen de gagner la Coupe Vanier, en 2004 et en 2010.

«Un changement de quart-arrière ne nous a jamais inquiétés dans le passé à cause de la force de la défensive. Mais là, on a des positions importantes en défensive où on a des points d’interrogation.»

«Sur la ligne défensive, on a perdu Mathieu Betts pour la NFL, Vincent Desjardins pour la LCF, Clément Lebreux est parti aussi et Edward Godin [LCF] l’année d’avant. Alors le camp [de 14 jours] servira à déterminer qui va jouer. On va avoir du travail à faire en saison aussi», constate l’entraîneur, un maître ès défensive.

Rouge et Or

Basketball: Nathan Grant ne perd pas de temps à recruter des joueurs [VIDÉO]

Dès la fin de l’entrevue, le comité de sélection savait que Nathan Grant était le prochain entraîneur-chef du club de basketball masculin du Rouge et Or de l’Université Laval «Il nous a charmés, ç’a été unanime», indiquait le président du club, Charles Fortier, en marge de l’annonce officielle du changement de garde.

Le Rouge et Or a confirmé, jeudi, ce que Le Soleil dévoilait quelques heures plus tôt. Signe que la transition se fera en douce, le nouvel homme de basketball du PEPS a été accueilli par Jacques Paiement Sr, dont la famille a laissé son empreinte sur le programme depuis 20 ans.

«Il s’agit d’un rêve pour moi, je ne pouvais pas croire que ça arrivait. J’étais prêt pour ça et j’attendais ça. C’est l’occasion de faire quelque chose de spécial, ici, et d’opérer un vrai changement», disait Grant, un anglophone de Montréal qui était associé à l’Équipe du Québec depuis cinq ans.

Il se disait excité à l’idée de relancer un programme qui en arrache, le Rouge et Or n’ayant pas participé au Championnat canadien depuis 2008. Il ne s’amènera pas seul, puisqu’il a déjà recruté quelques joueurs qui se joindront au Rouge et Or, la saison prochaine. Pas moins de 14 joueurs du Rouge et Or étaient présents à la conférence, ainsi que des membres de l’équipe féminine.

«C’est important qu’on commence à regarder en avant. On doit juste changer la mentalité et après, on sera parti. Ça va se faire par notre préparation, par notre façon de jouer et d’étudier. On va changer la mentalité et on aura du succès ensuite on ne doit pas aborder la prochaine saison comme on a fini la dernière», ajoutait l’entraîneur-chef de 35 ans qui a hâte de travailler avec la communauté de basketball de Québec et de se retrouver dans l’un des plus beaux gymnases au pays. Hier, l’amphithéâtre Desjardins était portait ses plus belles couleurs, puisqu’il servira de salle pour la période de la collation des grades à l’Université Laval.

Grant connaît bien l’endroit puisqu’il a été l’entraîneur-adjoint des Stingers de Concordia en 2016 et 2017. À sa première saison, les Stingers montraient la deuxième défensive la plus étanche au pays. Il est un produit des Bobcats de Brandon, où il a joué de 2006 à 2011 en même temps qu’il faisait son baccalauréat en arts avec une majeure en administration des affaires et une mineure en psychologie.

Rouge et Or

David Desloges succède à Helder Duarte

David Desloges remplira le grand trou laissé par le décès subit de l’entraîneur de soccer Helder Duarte, à la tête de l’équipe féminine de ballon rond du Rouge et Or.

Terrassé par une crise cardiaque le 21 février, à 56 ans, Duarte dirigeait la formation de l’Université Laval depuis sa création, en 1995.

Son successeur et donc deuxième entraîneur-chef dans l’histoire de la formation a fait sa marque à la tête de l’équipe féminine du Cégep Garneau de 2005 à 2016, en première division collégiale québécoise. Desloges et les Élans ont gagné 12 titres québécois en 12 ans et six championnats canadiens collégiaux.

«J’ai dirigé plus de la moitié des joueuses actuelles du Rouge et Or chez les Élans et j’ai coaché contre d’autres. Alors je n’arrive pas en terrain inconnu. Au plan soccer, je pourrais commencer demain matin», explique Desloges, qualifiant son nouvel emploi de «plus beau poste à Québec dans le soccer féminin».

«Par contre, je ne connais pas le fonctionnement et les rouages d’une organisation comme le Rouge et Or. Le côté administratif, la logistique, les ententes, l’admission des recrues, c’est ma priorité de maîtriser ça», poursuit celui qui se mettra à la tâche dès mercredi.

Si la période de recrutement universitaire est pas mal terminée, Desloges affirme qu’il partira à la chasse aux recrues de 2020 dès cet été. Quant au camp de sélection d’août, il apportera «un regard neuf» et assure qu’aucun poste dans l’alignement n’est acquis à personne.

Âgé de 42 ans, Desloges compte néanmoins 28 ans de métier comme entraîneur-chef! À partir de l’équipe U-9 dont il avait la charge à seulement 15 ans et avec qui il faisait plus d’animation que de réel coaching.

Il revient de deux ans loin du soccer de haut niveau, après avoir entraîné les équipes de sa fille qui a maintenant 12 ans. «J’avais décidé cet hiver de revenir et c’est une coïncidence que le poste se soit ouvert chez le Rouge et Or, à cause des circonstances tragiques qu’on connaît.»

Desloges est aussi architecte de profession et a son propre bureau. Comme il est à son compte, «le soccer va remplacer quelques clients», indique-t-il sur la gestion de son temps.

Bilodeau incertaine

Aussi candidate pour l’emploi, l’adjointe du Duarte pendant sept ans, Marie-Pier Bilodeau, s’avoue en réflexion pour la suite des choses. En fait, Desloges et Bilodeau ne se sont pas encore parlé depuis la nomination du premier.

Ils ont travaillé un an ensemble avec le senior AAA à Beauport, mais se connaissent surtout bien parce que le conjoint de Bilodeau, Guillaume Couillard, a été l’adjoint de Desloges durant sept saisons au Cégep Garneau.

«Premièrement, c’est la prérogative de l’entraîneur de choisir son personnel. J’aurais fait la même chose», insiste celle qui s’avoue déçue de ne pas avoir été choisie, surtout que d’autres candidats non retenus l’ont appelée pour la féliciter, par déduction.

«Il s’agit de savoir aussi ce que ça peut encore m’apporter. J’ai souvent refait le choix d’être à Laval pendant sept ans, alors faut voir si je continue là-dedans ou si je m’attaque à de nouveaux défis», indique Bilodeau, révélant s’être vu offrir «deux autres beaux projets» dans les derniers jours. Elle est aussi enseignante et entraîneuse à l’école secondaire François-Bourrin de Beauport.

NFL

Mathieu Betts au centre de l’attention au mini camp des Bears

«Quand coach Pagano a su que j’étais le troisième choix au repêchage de la LCF, il en a parlé à tout le monde! Je me suis fait poser des questions toute la fin de semaine», a confié Mathieu Betts, dimanche soir, au retour de son premier camp chez les Bears de Chicago.

Chuck Pagano, c’est le coordonnateur défensif des Bears de Chicago. L’ancien entraîneur-chef des Colts d’Indianapolis, pendant six ans. Le gars coache dans la NFL depuis près de 20 ans. Des bons joueurs, il en a vu passer.

C’est le genre de fin de semaine qu’a vécue Betts, au mini camp des recrues des Bears. Choix au repêchage, membres de l’équipe d’entraînement, joueurs autonomes embauchés ou invités pour un essai, ils étaient réunis pour la première fois en vue de la saison qui s’amorce le 5 septembre. Mais dans quatre mois, ils n’y seront plus tous.

Une semaine après avoir signé son premier contrat professionnel avec les Bears à titre de joueur autonome, au terme du repêchage de la NFL, l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval a passé trois jours avec sa nouvelle équipe.

Où régnait, a-t-il admis, «un certain engouement» autour de ce joueur étoile venu du Canada et jusque-là inconnu au sud de la frontière. «C’était quand même agréable», a-t-il admis, en attendant son vol retardé à l’aéroport de Newark.

Curiosité de ses possibles futurs coéquipiers et quelques entrevues, dont une avec un petit média du coin, le USA Today. On veut savoir d’où il vient et quel genre de football se joue dans le froid, plus au nord.

Découvrir Halas Hall

Betts a passé ses trois premières journées au sein de la NFL, «au top de la pyramide du foot», comme il le dit. Avec un groupe d’athlètes qui, même en compétition directe, se sont entraidés tout au long de ce court séjour à Lake Forest, en Illinois.

L’endroit s’appelle Halas Hall. Siège social et lieu d’entraînement des Bears, le complexe en pleines rénovations de 100 millions $US est situé au bord du lac Michigan, à 60 km au nord de Chicago et du stade Soldier Field.

«Au total, c’est plus petit que le PEPS... sauf que c’est juste pour une équipe de foot. Tu peux être sûr qu’on n’a manqué de rien. On a été super bien traités par une organisation vraiment A+ du début à la fin», a expliqué celui qui, en plus d’être repêché au troisième rang dans la LCF par les Eskimos d’Edmonton jeudi dernier, a également été nommé athlète masculin universitaire par excellence au Canada.

Il s’est quand même senti parmi les siens, à sa place avec la crème du football nord-américain. Si le calibre ressemble à ce qu’il avait expérimenté lors du East-West Shrine Game en janvier en Floride, son passage à la position de secondeur extérieur l’oblige à affronter des situations de jeu qu’il a peu vues dans les rangs universitaires.

«J’ai eu beaucoup plus d’assignations en couverture de passe, ce que j’ai moins fait avec le Rouge et Or, a-t-il expliqué. Mais je suis très satisfait de mes trois journées, j’ai progressé dans le système de jeu et les choses qui m’étaient demandées.»

Le Montréalais de 24 ans passe la semaine à la maison, à Québec, et tentera de rattraper les occasions ratées des dernières semaines auprès de sa blonde et de ses amis. «Je vais essayer de décrocher du foot un peu, même si je vais m’entraîner chaque jour pour rester en forme», indique-t-il.

Car il repart chez les Bears dès dimanche prochain, pour cinq semaines d’activités d’équipe organisées (OTAs), des journées de préparation obligatoires sans être le camp présaison officiel.

Thomassin retranché

Pendant ce temps, le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Samuel Thomassin est rentré du mini camp des recrues des Giants de New York sans contrat. Présent à East Rutherford, au New Jersey, comme simple invité, Thomassin n’aura pas réussi à convaincre les bonzes des Giants de le convier au vrai camp.

Loin de s’apitoyer sur son sort, le gentil géant de 6’ 5” et 315 lb devait redoubler d’ardeur aux études dimanche soir pour ses deux examens de lundi matin. Après la fin de session, ce sera le départ pour Montréal et le camp des recrues des Alouettes de la LCF, qui l’ont repêché jeudi en deuxième ronde.

Rouge et or

Le coup de foudre de Desgagnés

En nomination pour le titre d’étudiant/athlète de la prochaine Soirée de reconnaissance sportive de Québec, le coureur de demi-fond Jean-Simon Desgagnés pourrait bien être le coup de foudre de l’athlétisme canadien au cours des prochains mois. Le coureur de Québec a réalisé le deuxième temps le plus rapide de l’histoire du Québec à l’épreuve de 3000 m steeple, jeudi, à l’Invitation Payton-Jordan, une rencontre d’athlétisme disputée à l’Université Stanford, en Californie.

Desgagnés a ramené un chrono de 8 minutes, 29 secondes et 10 centièmes, ce qui lui a valu la troisième position. Du coup, il améliorait sa marque personnelle par 10 secondes et s’approchait à 10 centièmes de seconde du standard pour participer au Championnat du monde senior de 2019.

Rouge et Or

Mathieu Betts, le meilleur au Canada

Mathieu Betts a été le meilleur athlète masculin universitaire au Canada dans la dernière année, tous sports confondus.

L’ailier défensif du club de football du Rouge et Or de l’Université Laval ajoute le Prix sportif du Lieutenant-Gouverneur à sa myriade de trophées, de récompenses et d’hommages reçus au cours des derniers mois.

Sans compter qu’il vient de signer un contrat avec les Bears de Chicago de la NFL, chez qui il passe la fin de semaine en mini-camp de recrues, et qu’il a été repêché au 3e rang dans la LCF par les Eskimos d’Edmonton, jeudi soir.

Mais plus tôt dans la journée de jeudi, U Sports, la fédération canadienne du sport universitaire, lui a décerné sa plus haute distinction individuelle. Betts devient le premier athlète masculin dans l’histoire du Rouge et Or à décrocher cet honneur. La joueuse de soccer Arielle Roy-Petitclerc (2017) et la volleyeuse Marylène Laplante (2006) ont réussi l’exploit du côté féminin.

Ce prix prestigieux, qui vient de changer de nom, est attribué depuis 27 ans. En 2017, Betts était aussi parmi les quatre finalistes représentant les quatre conférences d’un océan à l’autre.

C’était l’année où il remportait son premier de trois trophées J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne du football universitaire canadien, ainsi que son premier de trois titres d’athlète masculin par excellence de tous les clubs Rouge et Or.

Comme Betts était jeudi au quartier général des Bears en Illinois, à Lake Forest, il n’était pas à Calgary pour cueillir sa bague en or commémorative, son trophée taillé dans de la pierre fossile et la bourse d’études supérieures de 10 000 $ qui se rattachent au prix.

Il n’était pas non plus à Sainte-Foy pour suivre le repêchage de la LCF en compagnie de ses amis et coéquipiers du Rouge et Or.

Marois s’incline

Si le footballeur montréalais de 24 ans remporte le trophée Doug Mitchell, une première pour le Québec depuis 2012, chez les femmes, le trophée Jim Thompson est revenu à la volleyeuse de l’Université de la Colombie-Britannique Kiera Van Ryk.

Sara-Jane Marois, du club de basketball du Rouge et Or, était en nomination pour le Québec, contre Van Ryk (Ouest). Marois a mené sa formation de l’UL en finale canadienne et a reçu le titre de meilleure basketteuse universitaire au pays pour la saison. Deux autres joueuses de volley étaient dans la course, Theanna Vernon de Ryerson (Ontario) et Courtney Baker de Dalhousie (Atlantique).

Côté masculin, Betts affrontait le quart-arrière de Calgary (Ouest) Adam Sinagra, natif de Pointe-Claire au Québec, le hockeyeur de l’Université du Nouveau-Brunswick (Atlantique) Christopher Clapperton, qui a déjà évolué avec le Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup dans le midget AAA et Blainville-Boisbriand et Rimouski dans le junior majeur, ainsi que le joueur de soccer de Guelph (Ontario) Jace Kotsopoulos.

Le lieutenant-gouverneur en question est une lieutenante-gouverneure, celle de l’Alberta. Lois Mitchell, née Boulding, est l’épouse de l’avocat Doug Mitchell, dont la firme Borden Ladner Gervais (BLG) donnait auparavant son nom aux prix. Il a été joueur, puis commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF). Les deux ont étudié à l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver.

Un comité présidé par Doug Mitchell a évalué les huit candidatures pour 75 % de la décision finale, tandis qu’un vote populaire en ligne a comblé l’autre 25 %.

Rouge et Or

Dopage: Samuel Thomassin victime d’une erreur

Après avoir échoué un test antidopage en novembre, le joueur de ligne offensive étoile du Rouge et Or Samuel Thomassin est blanchi de toute accusation et part pour le mini-camp des recrues des Giants de New York l’esprit en paix.

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a publié la décision mercredi, révélant du coup toute l’histoire jusque-là demeurée privée.

Le titre du communiqué établit que Thomassin «n’a commis aucune faute». Il est donc exonéré de tout blâme et la suspension de deux ans qui lui était d’abord infligée est annulée.

«J’avoue que ç’a été un gros stress pendant plusieurs mois, surtout que je devais demeurer concentrer sur le processus de repêchage professionnel. Mais j’ai eu du super bon soutien de la part du Rouge et Or et de l’Université Laval. Je suis content que les choses soient terminées», a brièvement commenté Thomassin au téléphone, renvoyant pour le reste à la décision rendue par l’arbitre L. Yves Fortier, mandaté par le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC).

Thomassin part jeudi pour New York, où il participera au mini-camp des recrues des Giants de la NFL, invitation reçue mardi. Il compte aussi parmi les meilleurs espoirs au repêchage de la LCF, le circuit canadien tenant sa sélection ce jeudi soir.

Erreur sur la fiole

Le 3 novembre, après le match de demi-finale de conférence contre le Vert & Or de Sherbrooke, au PEPS de l’Université Laval, Thomassin a été contrôlé positif au dexaméthasone (DEX), «un glucocorticoïde interdit lorsqu’administré par injection intramusculaire», précise le CCES.

Le garde de 6’ 5” et 330 lb a bel et bien reçu une dose de DEX par injection intramusculaire, mais par erreur. Le médecin de l’équipe, Dr Germain Thériault, croyait plutôt lui avoir injecté du Kétorolac Trométhamine (Toradol) à la mi-temps pour soulager une douleur à l’épaule droite.

DEX et Toradol se présentent dans un flacon du même format de 1 ml et de même couleur de verre brun. Le Dr Thériault tient les deux médicaments dans la pharmacie de l’équipe, puisque du DEX est commandé chaque année pour le tournoi de tennis féminin tenu au PEPS en septembre, la Coupe Banque Nationale. Ce produit peut être appliqué sur la peau des joueuses en toute légalité.

«Aucun intérêt»

On apprend aussi que Thomassin «n’avait aucun intérêt à recevoir de la DEX compte tenu de ses propriétés anti-inflammatoires moins efficientes que le Toradol et l’absence de propriétés analgésiques».

«Les résultats d’analyses supplémentaires obtenus du Laboratoire» de contrôle du dopage INRS-lnstitut Armand-Frappier «à la demande de l’Athlète [Thomassin], le 18 février 2019, confirment qu’il n’y a aucune trace du médicament Toradol et/ou de ses métabolites dans les échantillons d’urine de l’Athlète recueillis lors du contrôle antidopage», indique de plus le rapport. Ce qui confirmerait la méprise.

Le Dr Thériault, qui compte une quarantaine d’années d’expérience en médecine sportive, ajoute avoir réalisé plus tard qu’«aucun vial unidose (1 ml) de verre brun ne se retrouvait dans la pharmacie de l’équipe» et, qu’en conséquence, «le vial unidose (1 ml) de DEX acquis le 15 août 2018 a donc nécessairement été utilisé entre son achat et le 19 décembre 2018».

L’arbitre Fortier conclut à une «confusion involontaire et accidentelle» de la part du médecin et à «l’absence de faute ou de négligence» de la part du joueur.

Football

Thomassin invité au mini-camp des Giants de New York

Un premier joueur dans l’histoire des Griffons du Cégep de l’Outaouais obtient un essai dans la NFL.

Le garde Samuel Thomassin, qui a disputé son football collégial à Gatineau avant de poursuivre sa carrière universitaire à Québec, participera au mini-camp des recrues des Giants de New York. Il a reçu une invitation mardi.

Rouge et Or

Mathieu Betts signe un contrat avec les Bears de Chicago

C’est avec les Bears de Chicago que l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval Mathieu Betts poursuivra sa carrière dans la NFL. Même si aucune équipe du circuit Goodell ne l’a sélectionné lors du repêchage qui prenait fin samedi, Betts a tout de même ratifié une entente de trois ans avec les Bears à titre de joueur autonome avant même la fin de l’encan annuel.

«Depuis le début, j’étais très conscient que de bonnes choses pourraient se dérouler à la fin du repêchage ou alors comme agent libre. Honnêtement, je n’ai aucune déception de ne pas avoir été repêché, que de la joie aujourd’hui! C’est un scénario que je m’étais mis dans la tête aujourd’hui, à savoir que je pourrais signer comme agent libre. C’est une bonne situation car je pouvais choisir l’équipe qui répondait le mieux à mes besoins et Chicago est une belle ville de football», a déclaré Betts en conférence téléphonique après le repêchage.

Betts a raconté s’être assis avec son agent, Sasha Ghavami, entre la fin de la sixième et le début de la septième et dernière ronde du repêchage afin de discuter stratégie. «Dans les rondes tardives, c’était clair dans mon esprit que les équipes qui s’étaient intéressées à moi passeraient davantage par les agents libres que par le repêchage. Avec Sasha, on a élaboré un plan pour une signature comme agent libre et quand le repêchage était terminé, on avait déjà une offre en poche et on était prêts à signer», a raconté le joueur de 24 ans.

Les Cards dans le décor

Les négociations de Ghavami incluaient les Bears, mais les Cardinals de l’Arizona étaient également dans le décor et il s’en est fallu de peu pour que Betts aboutisse à Phoenix. «Je menais parallèlement des négociations avec les Cards et les Bears, mais dans la phase finale, des technicalités logistiques ont fait échouer l’entente avec les Cards. Ça nous a cependant permis de conclure avec Chicago», indique Ghavami, qui représente aussi les intérêts de deux autres Québécois dans la NFL, Laurent Duvernay-Tardif et l’ancien du Rouge et Or Anthony Auclair.

Après s’être entretenu avec l’entraîneur des secondeurs des Bears, Ted Monachino, Betts s’attend à évoluer à la position de secondeur extérieur. «Certains le verront comme un changement de position, mais pas moi. Ce sont essentiellement des choses que je sais faire, comme mettre de la pression sur le quart-arrière et assurer le périmètre au niveau du front défensif. Éventuellement, je serai aussi appelé à faire de la couverture au niveau de la passe, quelque chose que j’ai moins fait à Laval, mais pour lequel je me suis beaucoup entraîné. J’ai hâte d’apprendre, j’ai hâte de commencer!» a déclaré un Betts enthousiaste.

«Je vais me présenter au camp non pas comme un fan, mais comme un membre à part entière de l’équipe. Je veux que la période d’adaptation soit la plus courte possible et je veux prendre toutes les rétroactions qu’on me proposera pour devenir un meilleur joueur», a-t-il ajouté lorsque questionné au sujet de la présence de joueurs solides comme Khalil Mack et Leonard Floyd dans la brigade de secondeurs des Bears, sans oublier le plaqueur Akiem Hicks. Même s’il est Américain, Hicks est comme Betts un produit du football universitaire canadien puisqu’il a terminé sa formation à l’Université de Regina, où il portait les couleurs des Rams. «Akiem Hicks est un des bons plaqueurs de la NFL et je suis chanceux et privilégié de pouvoir côtoyer cette trempe de joueurs là.»

Le Montréalais de 6 pieds 3 pouces et 254 livres a aussi avoué qu’il était un peu dans le néant quant à ce que lui réserveraient les prochaines semaines. «C’est un peu surréaliste ce qui m’arrive et je pense que je n’arriverai pas à le réaliser tant que je n’aurai pas l’uniforme des Bears sur le dos! J’aurai des nouvelles bientôt du minicamp des Bears et du moment où je devrai me rapporter à l’équipe, mais depuis le «Pro Day» le 11 mars, je suis en mode de préparation physique pour le camp d’entraînement.»

Stress et explosion de joie

En plus de son agent, Betts était entouré de plusieurs membres de sa famille samedi. «Ça a aidé à alléger, à dédramatiser la situation, quoiqu’il n’y avait rien de dramatique. C’était quand même une situation un peu stressante. Tout le monde était content et il y a eu une explosion de joie quand j’ai annoncé que j’avais signé même s’il y a eu un peu d’incompréhension car j’avais conclu une entente verbale avant la fin du repêchage», poursuit Betts.

Le numéro 9 du Rouge et Or rejoint donc le maraudeur Sébastien Séjean et l’ailier rapproché Anthony Auclair parmi les joueurs du Rouge et Or ayant signé un contrat dans la plus puissante ligue de football au monde. Séjean avait fait partie de l’équipe d’entraînement des Rams de Saint-Louis en 2008 et avait été en uniforme pour trois matchs présaison avant de poursuivre sa carrière dans son pays natal, la France. Comme Betts, Auclair avait annoncé sa signature avec les Buccaneers de Tampa Bay quelques minutes après le repêchage de 2017. Il vient de compléter sa deuxième saison dans la NFL.

«J’ai parlé avec Anthony plusieurs fois durant la saison morte pour me guider sur ce qui m’attendait pour les prochains mois. Il m’a énormément aidé et c’est bien d’avoir quelqu’un qui a réalisé un parcours semblable au mien», termine Betts.

Le seul Canadien repêché cette année dans la NFL est le receveur de passes N’Keal Harry, un produit de l’Université Arizona State sélectionné par les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Harry est né à Toronto, mais sa famille a déménagé dans l’état insulaire antillais de Saint-Vincent-et-les-Grenadines alors qu’il n’était qu’un bébé avant de s’établir à Phoenix. Comme en 2018 et en 2017, aucun footballeur d’une université canadienne n’a été sélectionné au repêchage. Le dernier en lice est le Nigérian David Onyemata, plaqueur défensif des Bisons de l’Université du Manitoba sélectionné en quatrième ronde par les Saints de la Nouvelle-Orléans en 2016.

Un autre client de Sasha Ghavami, le garde Mo Simba Bibaku des Stingers de Concordia, a cependant obtenu une invitation au camp des Chiefs de Kansas City, où s’aligne Laurent Duvernay-Tardif. «Il n’a pas de contrat, mais les Chiefs l’aimaient et sont allés le voir jouer à Concordia. Ils ont besoin de profondeur à la position de bloqueur et s’il progresse bien, il pourrait se tailler une place», termine Ghavami.

Rouge et Or

Rugby: Kévin Rouet nommé entraîneur masculin de l’année

L’entraîneur de l’équipe féminine de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval, Kévin Rouet, vient d’être nommé entraîneur masculin de l’année par Rugby Canada.

En plus d’une quatrième place aux championnats universitaires canadiens avec le Rouge et Or, Kévin Rouet a aussi remporté le championnat canadien avec l’équipe senior féminine du Québec. «Ce sont à la fois la Fédération et deux de mes joueuses de l’équipe senior du Québec, Maude Laliberté et Kathleen Keller, qui ont soumis ma candidature. Rugby Canada a finalement retenu la nomination de mes joueuses», explique Kévin Rouet au bout du fil. «C’est un bel honneur justement parce que ce sont mes athlètes qui m’ont mis en nomination, c’est agréable de voir qu’elles trouvent que je suis important dans le processus de leur victoire.» 

Il s’agit d’un premier titre pour celui qui a quitté un emploi d’ingénieur chez Canam Ponts il y a quatre ans pour faire du rugby son emploi à temps plein. «Présentement, j’ai cinq contrats d’entraîneur», indique celui qui dirige aussi les équipes féminines du Club de Rugby de Québec.

Arrivé de France il y a 10 ans à l’âge de 22 ans avec un bon bagage de joueur de rugby, Kévin Rouet avait déjà dirigé les équipes de rugby des Élans de Garneau et des Carabins de l’Université de Montréal parallèlement à son emploi d’ingénieur. Il entamera l’an prochain sa troisième saison à la tête de l’équipe féminine du Rouge et Or.

«En 2017, le Rouge et Or avait pris la deuxième place aux championnats universitaires canadiens et cette année, la quatrième, mais nous avions une équipe jeune. C’est quand même de bon augure pour l’an prochain où, je crois, on pourra encore batailler pour le championnat canadien», conclut-il.

Football

Alexandre Savard prend sa retraite

Arrivé aux portes du football professionnel, Alexandre Savard prend sa retraite.

Dans un communiqué publié mardi en fin d’après-midi, le Rouge et Or de l’Université Laval a annoncé que son ancien receveur de passes et ailier rapproché renonce aux séances de repêchage à venir dans quelques jours et qu’il accroche ses souliers à crampons.

On y parle de «raisons médicales», mais rien de plus pour celui qui se classait 20e parmi les meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF et qui nourrissait même des ambitions d’atteindre la NFL.

Sa charpente de 6’ 5” et 242 lb n’étant pas sans rappeler celle de son ex-coéquipier Antony Auclair, qui évolue maintenant dans la NFL avec Tampa Bay, Savard avait attiré l’attention des éclaireurs, à sa dernière campagne universitaire. La NFL tient son repêchage de jeudi à samedi et la LCF le jeudi suivant, le 2 mai.

Savard n’a pas pris part au pro day tenu au PEPS le 11 mars, avec Mathieu Betts et Samuel Thomassin, soi-disant à cause d’une blessure à la cuisse. Les Jaguars de Jacksonville de la NFL voulaient venir à Québec expressément pour l’observer. Savard ne s’est pas présenté non plus au camp d’évaluation de la LCF à Toronto, du 22 au 24 mars.

L’athlète de Québec a subi une commotion cérébrale lors de son passage en Californie pour le Collegiate Bowl organisé par l’Association des joueurs de la NFL, à Pasadena, mi-janvier. Une chance de se faire voir par les 32 formations de la grande ligue anéantie par un contact à l’entraînement. On ne l’a pas revu depuis en situation de jeu.

«C’est une décision difficile à prendre, mais c’est la meilleure pour moi dans les circonstances», affirme Savard, dans le communiqué sans autre détail sur son état de santé.

Rouge et Or

Mathieu Betts et Sarah-Jane Marois parmi les meilleurs au Canada

Le footballeur Mathieu Betts et la basketteuse Sarah-Jane Marois sont en lice pour les titres d’athlètes universitaires par excellence au Canada.

Les deux athlètes du Rouge et Or de l’Université Laval représentent le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) au sein des huit finalistes pour les Prix sportifs du Lieutenant-Gouverneur. Chacune des quatre conférences à travers les Canada, soit Ouest, Ontario, Québec et Atlantique, a un homme et une femme en nomination.

«Quand je regarde les gagnants de ce prix au fil des ans, je suis impressionnée et j’ai peine à croire que je me retrouve dans cette catégorie!» s’est exprimé Marois, par voie de communiqué, elle qui avait déjà reçu le titre de meilleure basketteuse universitaire au Canada et d’athlète féminine par excellence au sein du Rouge et Or.

Après avoir mis fin à ses cinq années d’admissibilité avec une médaille d’argent canadienne, Marois pourrait devenir la troisième représentante de l’UL à obtenir cette prestigieuse récompense après la joueuse de soccer Arielle-Roy Petitclerc, en 2017, et la joueuse de volleyball Marylène Laplante, en 2006.

Athlète masculin par excellence chez le Rouge et Or depuis trois ans et meilleur joueur de ligne au pays depuis aussi longtemps, Betts avait été en nomination pour ce prix en 2016, mais sans l’emporter. Il peut maintenant devenir le premier athlète masculin du Rouge et Or à le faire.

«De se séparer du lot dans son sport, c’est déjà une très belle réussite. De le faire au sein de son université, ça l’est d’autant plus. Enfin, d’être capable de ressortir sur les scènes provinciale et nationale de cette façon, c’est quelque chose dont je suis super fier», a commenté celui qui se dirige vers une carrière dans les rangs professionnels, NFL ou LCF, après quatre saisons au PEPS.

Rouge et Or

Dans la peau d’un footballeur du Rouge et Or

Les camps d’été sont de plus en plus variés et originaux. Mais pour un ou une ado qui adore le football, passer quatre jours dans la peau d’un joueur du Rouge et Or, c’est un petit Super Bowl.

«On offre un camp qu’on rêvait d’avoir à leur âge», résume Jean-Simon Roy qui, avec son ancien coéquipier Samuel Lefebvre, lance la deuxième année des camps de football Next Gen.

«C’est une expérience d’immersion dans la vie d’un joueur du Rouge et Or», poursuit celui qui a porté l’uniforme du club chouchou de l’Université Laval de 2013 à 2016, avant de passer dans les rangs professionnels. «Plus jeune, j’allais aux États-Unis pour faire ce genre de camp et maintenant, on l’offre à Québec», affirme-t-il.

Roy et Lefebvre sont deux joueurs de ligne offensive originaires de la région qui ont été parmi les meilleurs gros bonshommes à s’aligner à l’UL. Ils n’ont joué ensemble qu’une seule saison, l’année recrue de Lefebvre en 2016, mais un lien s’est vite tissé entre les deux. Ils sont restés bons amis jusqu’à se lancer en affaires ensemble.

La première année de Next Gen a donné lieu à deux fins de semaine de camp auxquelles 130 joueurs de la première à la cinquième secondaire ont participé, une trentaine s’inscrivant même aux deux séances.

La formule week-end revient donc cette année les 20 et 21 avril, à Saint-Augustin-de-Desmaures, puis les 8 et 9 juin, à Rimouski. Mais la grande nouveauté réside dans ce camp allongé à quatre jours, du 1er au 4 juillet. La totale.

«C’est plus difficile à intégrer sur deux jours, mais sur quatre, ils auront du temps pour goûter à ça comme nous on se prépare avant chaque match», explique Lefebvre, qui a été nommé au sein des équipes d’étoiles universitaires canadiennes deux années sur trois jusqu’ici.

«Plusieurs écoles secondaires n’ont pas de coach à temps plein, faute de budget. Là, les jeunes auront de la vidéo, de l’analyse tactique et pourront poser toutes les questions. Ils vont ressortir la tête pleine de nouveaux outils. Et ce n’est pas seulement pour les joueurs des écoles de première division. On va vous prendre où vous êtes et on va vous faire progresser», promet-il.

Le tout sur le campus de l’Université Laval, dans le stade et les vestiaires du PEPS, le quartier général des champions en titre de la Coupe Vanier. «Ils vont même manger où on mange pendant le vrai camp d’entraînement!» ajoute Roy, précisant que la trentaine d’entraîneurs en action seront des joueurs actuels ou anciens du Rouge et Or.

Lui-même espère pouvoir y être, même s’il souhaite que sa saison dans la LCF aille de l’avant dès juin, donc sans le conflit de travail appréhendé. Mais la première semaine de juillet, les Eskimos d’Edmonton ont congé de match et Roy devrait obtenir la permission de venir passer quelques jours à la maison.

Prêt pour les Eskimos

De retour d’une longue blessure au genou qui a gâché au moins la moitié de sa deuxième campagne à Edmonton, en 2018, Roy se dit maintenant bien remis. Et prêt à se battre pour un poste de partant ou de sixième joueur de ligne offensive, selon le choix des Eskimos d’utiliser deux ou trois Canadiens parmi leurs cinq joueurs de ligne offensive.

Le prix des camps sur deux jours part à 200 $, celui sur quatre jours à 400 $. Détails au CampNextGen.ca.

Rouge et Or

Gala du Rouge et Or: encore Betts!

Mathieu Betts collectionne les prix dans les galas presque aussi vite que les sacs du quart sur le terrain de football. L’ailier défensif est l’athlète masculin par excellence chez le Rouge et Or pour la troisième année de suite. Du jamais vu.

Le tout en seulement quatre saisons! À sa première campagne, il avait reçu le titre de meilleure recrue. Mercredi soir, dans l’amphithéâtre du PEPS, Betts a fait ses adieux de la plus belle façon au programme d’excellence sportive de l’Université Laval.

Même si le Montréalais de 24 ans est admissible à une cinquième saison universitaire l’automne prochain, les rangs professionnels ne se passeront pas de lui plus longtemps.

«Ça finit bien la soirée et mes quatre années ici», a reconnu Betts. Il croit qu’avec la saison parfaite et le championnat canadien remporté à Québec, les conditions idéales étaient réunies encore plus que lors des années antérieures.

Avant Betts, aucun étudiant-athlète masculin n’avait obtenu cette distinction à l’UL plus de deux fois en 67 remises de prix. La coureuse de fond Odette Lapierre reste la plus décorée avec quatre triomphes (1985, 1986, 1989 et 1993), à une époque où le volet civil était aussi comptabilisé.

La nageuse Sophie Simard (2001, 2002 et 2004) est la seule autre membre du club du triplé, mais juste Betts peut se vanter d’un trois en trois. Simard l’a toutefois réussi au nez des hommes, puisqu’un seul titre d’athlète de l’année était décerné de 2001 à 2016.

Le brillant numéro 9 du club de football a ajouté cette année un troisième titre de suite de meilleur joueur de ligne universitaire au Canada, un record québécois pour les sacs en carrière universitaire et une deuxième bague de la Coupe Vanier à ses doigts.

«Je ne pourrais pas être plus honnête en disant que ç’aurait pu être n’importe lequel des trois autres en nomination. Surtout notre quart-arrière, Hugo Richard, qui a joué son meilleur football en séries et sans qui on n’aurait pas gagné. Ce qui me rend d’autant plus fier», conclut Betts.

Le seul autre footballeur nommé athlète de l’année de tous les clubs du Rouge et Or a été Étienne Légaré, lui aussi un joueur de ligne défensive, en 2009.

Marois remercie Marquis

La garde de pointe Sarah-Jane Marois a pour sa part hérité du titre féminin. Une première pour les deux équipes du programme de basketball depuis la nomination de Linda Marquis au même titre en 1980. La même Marquis ensuite devenue entraîneuse-chef qui a recruté Marois, en 2014, avant de céder son poste un an plus tard à Guillaume Giroux.

«Il y a beaucoup de Linda dans ce prix et dans toute ma carrière. C’est à cause d’elle que j’ai choisi le Rouge et Or et que je suis restée au Québec, au lieu d’aller jouer aux États-Unis. Elle est encore présente cinq ans plus tard et quand j’ai quelque chose, je vais lui en parler», a confié celle qui se rappelle de Marquis venant l’aider à améliorer son lancer à l’entraînement au Cégep de Sainte-Foy.

«Et c’est avec ça que j’ai eu du succès cette année!» souligne la finissante, qui se tourne maintenant vers l’Europe pour une possible carrière chez les pros.

L’athlète de Québec âgée de 24 ans a été cet hiver la première membre du basket Rouge et Or à décrocher la plus haute récompense individuelle au pays, celle de basketteuse universitaire par excellence au Canada. Une (autre) première en plus de 20 ans pour le basket universitaire québécois, hommes ou femmes.

Marois a mené son équipe à un premier championnat québécois en huit ans et jusqu’à la grande finale canadienne, perdue.

Le 68e Gala du Rouge et Or réunissait quelque 500 étudiants-athlètes rassemblés au sein de 14 clubs.

Rouge et Or

Le Rouge et Or débutera la saison à domicile

Champion de la Coupe Vanier, le Rouge et Or football de l’Université Laval amorcera sa 25e année d’existence et la défense de son titre au Stade Telus, le 25 août.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a dévoilé mardi son calendrier pour la prochaine saison de football universitaire et les protégés de Glen Constantin recevront le Vert & Or de Sherbrooke le dimanche 25 août à 13h. Il faudra cependant attendre presque un mois ensuite pour revoir le Rouge et Or à domicile puisque l’équipe bénéficiera d’une semaine de congé avant d’affronter les Stingers de Concordia et les Carabins de Montréal dans la métropole le 7 et le 14 septembre.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or s’incline en demi-finale

Au terme d’une autre longue et excitante soirée de volleyball à l’Université Laval, samedi, le Rouge et Or masculin a dû s’avouer vaincu en cinq manches en demi-finale du championnat canadien.

Les volleyeurs de l’UL se battront maintenant pour la médaille de bronze, dimanche (13h), contre les Golden Bears de l’Alberta.

«On vient de jouer un grand match contre une grande équipe. Ça reste un match historique, même si on l’a perdu. Maintenant, on est dans la ronde des médailles et la partie de dimanche demeure très importante», a assuré l’entraîneur-chef Pascal Clément, après la défaite de 22-25, 25-23, 25-19, 17-25 et 6-15 aux mains des Spartans de Trinity Western (Langley, C.-B.).

«J’ai dit aux gars : “Vous avez 10 minutes pour allez voir vos parents, mais je ne vous donne pas une heure pour oubliez celle-là”», a poursuivi le pilote, avouant néanmoins avoir «de travers» ce revers subi devant une autre excellente foule d’environ 2500 bruyants amateurs dans l’amphithéâtre du PEPS.

Car après trois manches, tout allait bien pour les locaux. «Mais on dirait qu’en quatrième manche, on s’est déjà mis à penser à la fin du match. J’ai dit à nos joueurs de continuer à se concentrer sur chaque point et non le résultat, que le résultat viendrait tout de seul», fait valoir le coach, regrettant ne pas avoir réussi à ramener sa troupe à temps.

«On a vu la fin venir», confirme le passeur Ethan Ellison, auteur de 35 passes décisives. «C’était le temps de les achever et on a perdu le fil. Au quatrième set, on a eu de la misère au service et à l’attaque et au cinquième, on eu de la misère à juste marquer un premier point», a constaté le natif de Toronto, qui en est à sa quatrième saison à Québec.

Le but s’avère dorénavant de vite «retrouver le goût de gagner, comme on l’avait dans ce match-ci jusqu’au quatrième set», dit Clément. «Notre but maintenant est vraiment d’aller chercher la médaille de bronze. Il faudra offrir une performance en conséquence», tranche de son côté Ellison.

Finale de l’Ouest

Deuxièmes favoris à l’aube du tournoi, les Spartans de Trinity Western ont aussi été finalistes l’an dernier et champions canadiens les deux précédentes, en 2016 et en 2017.

En grande finale, dimanche (16 h), ils se frotteront aux Bobcats de Brandon (Manitoba), soit l’équipe favorite. La logique a donc été respectée avec les équipes classées aux premier et deuxième rangs qui jouent pour l’or.

Il s’agit d’une reprise de la finale de la conférence de l’Ouest disputée il y a à peine une semaine, où Brandon l’a emporté 3-2.

En demi-finale canadienne, les Bobcats ont toutefois failli l’échapper face aux Golden Bears, en début de soirée samedi. Brandon menait 2-0, mais a eu besoin d’une cinquième et ultime manche (25-20, 25-20, 24-26, 18-25 et 15-10) pour accéder à la finale.

Autre défaite des Carabins

De leur côté, les Carabins de Montréal ont perdu leurs deux matchs et leur tournoi est terminé. Ils ont quand même fait meilleure figure samedi, en demi-finale consolation, s’inclinant 3-2 (25-23, 23-25, 25-27, 25-22 et 9-15) face aux Cougars de Mount Royal (4es, Calgary).

Mount Royal affronte dimanche (11 h) les Gaels de Queen’s (6es, Kingston) pour la cinquième position.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or arrache la première

Dans une ambiance survoltée à l’Université Laval, le Rouge et Or a arraché la victoire en quarts de finale du championnat canadien, vendredi soir, en cinq manches. Il passe en demi-finale samedi, contre Trinity Western.

Devant plus de 2500 spectateurs réunis dans l’amphithéâtre du PEPS, dont certains très bruyants, le Rouge et Or et les Gaels de l’Université Queen’s (Kingston, Ont.) se sont livré un fort match de première ronde. Un affrontement de tous les instants où les chouchous de la foule ont été les plus efficaces, surtout en fin de manches, pour l’emporter 25-22, 23-25, 25-22, 23-25 et 15-12.

«Je suis super soulagé!» a lancé l’entraîneur-chef de l’UL Pascal Clément, après la victoire. «Gino [Brousseau, l’entraîneur adjoint] et moi, on a pris un coup de vieux! Je pense qu’on a les couilles pendantes... parce que ça prend des couilles pour revenir comme on l’a fait à quelques reprises, dont au troisième set», a affirmé Clément, un as de la formule-choc.

«C’est vrai qu’il y avait beaucoup d’attentes, avec la foule et tout, mais on a gagné et c’est tout ce qui importe», a pour sa part résumé l’attaquant étoile Vicente Parraguirre. «Je suis content pour ça et on passe à la prochaine. Dès ce soir, on va analyser nos adversaires de demain», a poursuivi l’auteur de 22 attaques marquantes, un sommet dans la rencontre.

Le Rouge et Or se mesure samedi (20h) aux Spartans de Trinity Western (Langley, C.-B.), deuxièmes favoris du tournoi et tombeurs vendredi 3-1 des Marauders de McMaster. Trinity Western a été champion canadien il y a deux ans et finaliste l’an dernier.

Un circuit en relève

Joueur du match dans le camp vainqueur, le passeur Ludovic Martin est entré en cours de match pour redonner vie à l’attaque. «Ludo est entré comme spécialiste et il nous a donné une bonne leçon. Il a scoré quand c’était le temps de scorer! Et c’est aussi ce qu’on a fait dans la cinquième manche, avec un taux de réussite de 50 % contre 28 % pour eux», a analysé Clément.

Le pilote a ainsi comparé Martin à «un frappeur de relève [au baseball] qui entre dans le match en septième manche et qui la met l’autre bord de la clôture».

Quant à la magie qui semble avoir encore une fois porté son équipe comme en 2013, lors de la dernière présentation du championnat canadien à Québec où sa troupe avait raflé les grands honneurs, le coach a tenu à préciser qu’il croit «plus à l’énergie du groupe qu’à la magie».

«Et je les ai mis en garde contre le fait d’être aveuglés par l’amitié qui règne dans notre équipe. On a une belle équipe, on l’a dit toute l’année. Mais au volleyball, ce n’est pas une question d’amitié, c’est une question de points. Et c’est ce qu’on avait ce soir», indique Clément.

L’autre demi-finale (18h) met aux prises les Bobcats de Brandon, équipe grande favorite du tournoi ayant éliminé les Carabins de Montréal 3-0 en première ronde, contre les Golden Bears de l’Alberta (Edmonton), classés cinquièmes à l’aube du championnat. La finale a lieu dimanche (16h).

Rouge et Or

Vicente Parraguirre, plus qu'un joueur de volley

En cinq ans avec le Rouge et Or, le Chilien Vicente Parraguirre est devenu un meilleur joueur de volleyball, un meneur d’équipe, a appris le français et obtenu un bac. «Il a aussi appris à laver son linge, à cuisiner et à gérer un budget!» se réjouissent ses parents.

Comme bon nombre de ses coéquipiers quand ils sont entrés à l’université, le brillant attaquant n’avait jamais fait fonctionner une laveuse, préparé la bouffe et encore moins payé des comptes, lorsqu’il a mis les pieds à Québec pour la première fois.

En plus d’être le meilleur volleyeur universitaire au Québec depuis cinq ans, Parraguirre a donc bénéficié de son séjour chez nous pour développer d’autres habiletés importantes.

«C’est ici qu’il est devenu un adulte!» résume papa Humberto Parraguirre, en ville avec maman Isabel Villalobos pour le championnat canadien qui se déroule à l’Université Laval, jusqu’à dimanche. Le Rouge et Or dispute sa première rencontre vendredi (20h), contre les Gaels de Queen’s.

Au mieux, la grande finale de dimanche (16h) sera le dernier match dans l’uniforme de l’UL pour celui que tous surnomment affectueusement Vicho. Il rentrera ensuite à Santiago, fin avril. Jeux panaméricains cet été avec l’équipe nationale chilienne, puis une carrière professionnelle, peut-être en Europe.

«Quand il est arrivé ici, en 2014, il avait juste 19 ans. C’était un enfant! Il est devenu beaucoup plus mature, plus indépendant et il développé sa personnalité», explique le paternel, lui-même un ancien lanceur de disque et de marteau aux niveaux national et universitaire.

Madame a aussi pratiqué l’athlétisme, 400 mètres et 400 mètres haies. Mais c’est par elle et son emploi de professeur d’éducation physique que le volleyball est entré dans la maison.

Le plus jeune

Vicente est le plus jeune de trois garçons. Matias a 31 ans, Tomas, 28, et Vicente, 24. Les trois s’alignent depuis quelques années avec l’équipe nationale chilienne.

«Quand Matias était tout jeune, il allait voir sa mère à l’école l’après-midi pour ramasser les ballons et encourager les jeunes. C’est là qu’il a pris goût au volleyball. Puis Tomas a voulu faire comme son grand frère, et Vicente comme les deux autres! Vicente a commencé autour de l’âge de sept ans. Je me souviens que sa prof lui avait donné en cadeau un t-shirt avec son nom et son numéro, sept», se rappelle Humberto.

Directeur du service à la clientèle dans une entreprise technologique, monsieur Parraguirre voyage beaucoup en Argentine, en Colombie et au Mexique, mais aussi aux États-Unis. Floride, Vegas et récemment Seattle. Il maîtrise bien l’anglais et traduit aussi les propos de son épouse.

«Quand l’offre de venir jouer au Canada est arrivée, je me suis dit : “Comme la vie est cruelle! Tu parles déjà espagnol, anglais et pas mal allemand, mais on t’invite dans la partie francophone du Canada! ”

«Mais on a trouvé que c’était une belle occasion et on l’a encouragé, poursuit-il. S’il revenait en ayant juste appris une quatrième langue, c’était suffisant pour nous. Mais son séjour ici aura été beaucoup plus que ça.»

Jeudi, Parraguirre a été nommé au sein de la première équipe d’étoiles canadienne pour la quatrième fois en cinq ans. Le titre de joueur par excellence au Canada est toutefois revenu à Elliot Viles, un Australien, des Bobcats de Brandon. Qui sont l’équipe favorite du championnat et dirigés par l’entraîneur de l’année, Grant Wilson.

Brandon ouvre justement le tournoi à 13h, contre Montréal.

Rouge et Or

Basketball féminin: le Rouge et Or passe en finale nationale

En l'emportant 60-56 contre les Gee Gee's d'Ottawa, samedi soir à Toronto, le Rouge et Or de l'Université Laval n'est plus qu'à une victoire du premier titre national de son histoire.

Le club de basketball féminin de l'UL a rendez-vous avec les Marauders de McMaster, dimanche soir (19h30), en finale du Championnat U SPORTS. Il s'agira d'une deuxième présence dans le match ultime en trois ans pour la formation dirigée par Guillaume Giroux.

«Comme on dit, ce n'est pas comment, mais combien», disait l'entraîneur-chef, rejoint après la victoire arrachée grâce à la résilience de ses joueuses.

En première demie, son club n'avait pas la même touche au panier adverse, mais défendait le sien avec brio. Le Rouge et Or a cependant perdu une bonne avance au deuxième quart, permettant aux Gee Gee's de revenir dans le coup. La seconde demie en était une pour adultes.

«Nous avons encore creusé notre propre trou en perdant le ballon 22 fois et notre pourcentage de lancers n'était pas très élevé. Ça m'a fait peur à un moment, mais on a mieux géré cela en deuxième demie, et lorsqu'on s'est mis à jouer petit, ils ont été forcés d'enlever leurs grandes joueuses. On perdait par deux points avec trois ou quatre minutes à faire, mais j'ai dit aux filles que ça ressemblait au match face à l'UQAM [en demi-finale du RSEQ], de rester calme, qu'on allait s'en sortir. On a vu qu'on avait une équipe mature et calme», résumait-il.

Encore une fois, Sarah-Jane Marois a bouclé la soirée avec 20 points, soit le tiers du total de son équipe. Elle a hérité du titre de joueuse du match pour la deuxième fois du tournoi. Jane Gagné a aussi bien fait avec 16 points et rebonds. Claudia Émond a réussi quelques paniers de trois points en seconde moitié qui ont beaucoup aidé la cause lavalloise. Et on ne peut pas passer sous silence la performance de Khaléann Caron-Goudreau, en défensive.

«Elle a réussi neuf blocs, si ce n'est pas un record, ce n'est pas loin... On savait que les filles d'Ottawa étaient très fortes, qu'elles allaient se battre. Ce fut un match très physique, on ne s'est pas laissé piler sur le corps», notait l'entraîneur-chef.

Le Rouge et Or reluquait cette présence en finale depuis le premier jour où les joueuses ont mis le pied au PEPS, l'automne dernier.

«Dès le début, on a parlé de remporter le Championnat provincial et de la finale nationale. J'avais dit aux filles qu'on allait se retrouver dans ce match-là. Je suis fier qu'on s'y rendre, mais on n'a pas disputé une demi-finale parfaite, et pour l'emporter, il faudra qu'on joue mieux. Plus tu avances dans ce genre de tournoi, meilleur tu dois être», ajoutait celui dont le club avait obtenu la médaille d'argent en 2017 et terminé sixième en 2018.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or reprend son titre du RSEQ [PHOTOS]

Déjà qualifié pour le Championnat U SPORTS de volleyball masculin, le Rouge et Or avait une mission à remplir avant d'accueillir la visite canadienne, le week-end prochain. Il a réussi à reconquérir la bannière du RSEQ, samedi à l'Amphithéâtre Desjardins, en liquidant les Carabins de Montréal par trois sets à zéro (25-21, 25-22 et 25-22).

Le Rouge et Or mettait ainsi la main sur le 34e titre de ligue de son histoire et reprenait son trône après une courte pause d'un an.

«Tu te rends compte de la valeur de quelque chose lors tu le perds. Je suis extrêmement content. C'est dur de comparer chaque victoire, mais c'est incroyable d'être de retour comme champion», soulignait Vicente Parraguirre, le capitaine du Rouge et Or.

Les deux équipes s'affrontaient pour l'honneur, puisque les deux seront de la partie sur le terrain de l'UL, la semaine prochaine. Avec sa victoire, le Rouge et Or entre cependant dans le championnat canadien par la grande porte et obtiendra un tirage plus favorable pour son premier match déjà prévu le vendredi 15, à 20h.

«Ça nous donne un élan pour la prochaine semaine. Au lieu de gérer des déceptions, on va pouvoir gérer comment on va se préparer», indiquait l'entraîneur-chef Pascal Clément.

Rouge et Or

Famille et amis rendent hommage à Helder Duarte

Sa mission est terminée, mais son héritage ne fait que commencer! Semeur de bonheur, l'entraîneur de soccer Helder Duarte a eu droit à des funérailles à sa manière, samedi, où l'on a souligné son départ sous le signe de la joie malgré la tristesse de son décès qui a pris tout le monde par surprise.

L'Église Saint-Charles-Garnier était bondée pour saluer celui qui n'avait que des amis. Dimanche, il aura droit à un hommage de la part du Rouge et Or dans un autre royaume soit le terrain de soccer du Stade Telus-UL qui lui servait de deuxième demeure.

«Tout l'amour qu'il reçoit, il en donnait autant à sa famille et à ses joueuses. Helder faisait ce qu'il aimait et on veut que la cérémonie soit drôle, à son image», disait son complice de toujours Samir Ghrib, quelques minutes avant de livrer un message sur le ton de l'humour, de l'amitié et de la passion.

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L'urne en forme de ballon de soccer était symbolique. Plusieurs proches, dont sa fille et son épouse, ont parlé de lui de façon simple, généreuse, humoristique et touchante, comme celui qu'il était. Sur le perron de l'église, ils avaient tous de bons souvenirs en tête.

«Il était l'un de nos piliers. Il avait une vision du soccer, c'est l'une des personnes que je consultais régulièrement. Il a toujours été l'avant-garde, autant pour le soccer à Québec qu'au Québec. Son départ trop soudain me touche beaucoup, mais ce n'est pas nous qui décidons... Il était un grand passionné», soulignait Pierre Marchand, président de Soccer Québec.


Rouge et Or

Les basketteuses du R et O atteignent le carré d'as

Le Rouge et Or a fort bien entrepris le Championnat U SPORTS de basketball féminin, jeudi soir à Toronto, en renversant les Rams de Ryerston par 73-51 pour accéder à la demi-finale canadienne, samedi soir.

Ce premier défi était de taille pour le Rouge et Or, qui disputait à la victoire au club hôte et la troupe de Guillaume Giroux l’a passé d’une main de maître.

«On affrontait une équipe grande et costaude, le genre qu’on ne voit pas souvent en saison. Nous avions un grand respect pour Ryerston, mais on savait que notre vitesse les dérangerait. On s’en sort avec quelques bleus, mais on s’est très bien battu», estimait l’entraîneur-chef, rejoint après le match.

Le Rouge et Or a mis quelques minutes avant de se mettre en marche, une poussée de 11-1 au premier quart leur permettant retourner au banc avec une priorité de 21-11 après 10 minutes. Une légère sortie du plan de match en début de seconde moitié a permis à Ryerston de s’approcher à neuf points, mais le Rouge et Or a ouvert la machine avec huit points sans réplique en fin de troisième quart pour repousser les Rams à 17.

«On a joué plus petit et de façon rapide, et ça s’est mis à tourbillonner. Il ne fallait pas les laisser revenir de l’arrière à ce moment», notait celui qui a pu limiter le temps de jeu de tout le monde au quatrième quart en raison d’une avance confortable.

Fait étonnant, Ryerston a bouclé le match sans avoir réussi un seul lancer de trois points, l’UL obtenant un taux de réussite de 40 % à cette ligne.

Encore Sarah-Jane Marois

Nommée athlète par excellence au pays, mercredi, Sarah-Jane Marois a hérité du titre de joueuse du match pour l’UL avec 17 points, le même nombre que sa coéquipière Claudia Émond.

«Je suis content pour Sarah-Jane parce qu’elle l’a fait devant un gros parterre au lendemain d’un très bel honneur. Les gens ont vu qu’elle était une joueuse d’exception», confiait Giroux en qualifiant d’exceptionnel le rendement de Marois et d’Émond dans ce match.

«On a joué un très bon match, on était bien préparé. Ça fait une semaine qu’on pratiquait en fonction de cet affrontement. Le quart de finale, c’est toujours le match un peu plus stressant. D’autant plus que Ryerson a été classé deuxième au pays toute l’année. On commence à être habituées à jouer sous pression», soulignait pour sa part Marois.

Le Rouge et Or croisera le fer avec Ottawa en demi-finale. Les Gee Gee’s ont devancé l’UL au sommet du top 10 en toute fin de saison. «Peu importe l’adversaire, toutes les équipes ici sont fortes», notait celui dont la troupe en est à sa troisième présence d’affilée au 8 Ultime et qui l’a emporté contre Ottawa en match préparatoire, l’automne dernier. 

Rouge et Or

Une bannière à reconquérir pour le R et O volleyball [VIDÉO]

Même si les deux équipes ont déjà leur laissez-passer en poche pour le Championnat U SPORTS de la semaine prochaine, au PEPS, il ne faut pas croire que la finale québécoise de volleyball masculin universitaire sera moins importante pour autant. Chez le Rouge et Or, l’objectif saisonnier a toujours été de reprendre son titre du RSEQ perdu l’an passé.

Le Rouge et Or a rendez-vous avec les Carabins de Montréal à compter de vendredi (19h30) pour la finale 2 de 3 qui se tiendra entièrement à l’Amphithéâtre Desjardins-UL. Le deuxième aura lieu samedi (19h30), et si un troisième était nécessaire, il serait disputé dimanche après-midi (13h).

«Ce n’est pas vrai que la finale québécoise aura moins de saveur parce que les deux équipes sont qualifiées pour le Canadien. D’accord, on n’y jouera pas notre saison, mais le résultat aura une incidence directe sur le classement des favoris, la semaine prochaine», explique l’entraîneur-chef Pascal Clément.

Sa troupe connaît une saison parfaite jusqu’à présent. L’UL a conservé une fiche immaculée de 16-0 en calendrier régulier et a remporté son match de demi-finale contre Carleton, la semaine dernière. En l’emportant contre les Carabins, le Rouge et Or reprendrait à la fois sa bannière du RSEQ et obtiendrait un tirage plus favorable pour le Championnat U SPORTS de la semaine prochaine, au PEPS.

«Il s’agit de la finale attendue, la logique a été respectée. Maintenant, on ne l’aborde pas avec un sentiment de revanche sur l’an passé. La composition des équipes n’est pas la même qu’il y a un an, ce n’est pas comme un combat de boxe, où les deux mêmes gars s’affrontent à nouveau. Par contre, il y a un élément de motivation à l’idée de reconquérir notre titre», admettait l’homme de volleyball.

En 2018, le Rouge et Or avait été interdit d’un 13e championnat du RSEQ d’affilée en s’inclinant face aux Carabins. Il s’agira d’un cinquième affrontement entre les deux équipes, cette saison, l’UL l’ayant emporté lors des quatre matchs précédents.

«Montréal est un rival de taille. Ils ont de la puissance au service, un passeur d’expérience, un très bon attaquant en [position] 4, un libéro qui excelle défensivement. On veut s’imposer, se gâter et il n’y a pas de raison de ne pas être positif à propos de cette finale», ajoutait Clément.

Le Rouge et Or, à l’instar des Carabins, a profité d’une pause de près de deux semaines depuis sa victoire en demi-finale. Les entraînements ont été bien dosés pour permettre aux joueurs d’avoir l’esprit en paix pour leur période d’examen, la semaine dernière.

Pendant ce temps, les entraîneurs surveillaient un peu ce qui se passait dans les autres conférences, sachant que la pause sera courte entre la finale et le championnat qui aura lieu du 15 au 17 mars, au PEPS.

«Ce n’est pas du tout un manque de respect envers Montréal, car notre priorité est de remporter le championnat de notre conférence, mais on n’a pas escamoté notre préparation pour le Canadien. Comme les Carabins l’ont sûrement fait, on a regardé, on a fouiné du côté de l’Ouest et de l’Ontario. La finale est une étape importante à nos yeux, car elle se tient chez nous. Aussi bien s’arranger pour y avoir un bon feeling, parce qu’on jouera aussi le Canadien sur notre terrain.»

Basketball

Rouge et Or: enfin championnes!

Elles l’attendaient et elles l’ont enfin! Les basketteuses du Rouge et Or sont championnes québécoises pour la première fois depuis 2011 après avoir battu samedi soir les Stingers de Concordia par la marque de 75 à 55 au PEPS de l’Université Laval.

Après une première demie où elles avaient une mince avance de 37-32, les protégées de Guillaume Giroux ont gardé le rythme dans la seconde partie du match face à des adversaires essoufflées et privées de leur meneuse Myriam Leclerc.

Blessée, l’ancienne joueuse des Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy qui a terminé la saison en tête des marqueurs du circuit québécois n’a en effet été sur le terrain que 17 minutes.

Avec au cou le panier découpé par ses joueuses après la partie, Giroux était très fier de son équipe à quelques jours de partir pour les championnats canadiens à Toronto.

«On a joué un gros match, je suis très content. On avait travaillé des choses à l’entraînement et on les a exécutées à la perfection. Naomi [Lavallée] a connu un excellent match», a-t-il commenté.

Giroux savait que les Stinger manqueraient de carburant pendant le match puisque l’entraîneuse Tenicha Gittens joue avec un banc très court. «On voyait que Myriam était blessée, mais à faire jouer tes filles 39 à 40 minutes par match toute l’année, ça peut donner ça. Moi, jamais je ne ferais jouer mes joueuses plus de 30 minutes par match.»

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Naomi Lavallée, qui en est à sa dernière année, avait un sourire accroché au visage après avoir soulevé la coupe du championnat et disputé l’un de ses meilleurs matchs à vie.

«Je voulais finir en beauté! On était prêtes mentalement et physiquement et on voulait entrer aux championnats canadiens par la grande porte», a déclaré celle qui a marqué 17 points quelques heures seulement après avoir subi un examen dans l’un des cours de son programme de sciences de la consommation samedi matin.

La numéro 14 et ses coéquipières aborderont donc le prochain droit avec confiance. «Il nous reste encore une étape à franchir!» a-t-elle rappelé.

Sarah-Jane Marois, qui a dominé les siennes avec 18 points, a indiqué qu’elle ne pensait pas vraiment aux échecs des années précédentes avant la partie.

«On savait qu’on était capables d’y arriver et on voulait les sortir du gym dès le départ. Mais au début de la partie, ça ne fonctionnait pas toujours. Normalement on fait beaucoup de paniers de trois points et en début de match, ça ne marchait pas», indique celle qui savait cependant que la profondeur permettrait aux siennes d’avoir le dessus.