Football

Alexandre Savard prend sa retraite

Arrivé aux portes du football professionnel, Alexandre Savard prend sa retraite.

Dans un communiqué publié mardi en fin d’après-midi, le Rouge et Or de l’Université Laval a annoncé que son ancien receveur de passes et ailier rapproché renonce aux séances de repêchage à venir dans quelques jours et qu’il accroche ses souliers à crampons.

On y parle de «raisons médicales», mais rien de plus pour celui qui se classait 20e parmi les meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF et qui nourrissait même des ambitions d’atteindre la NFL.

Sa charpente de 6’ 5” et 242 lb n’étant pas sans rappeler celle de son ex-coéquipier Antony Auclair, qui évolue maintenant dans la NFL avec Tampa Bay, Savard avait attiré l’attention des éclaireurs, à sa dernière campagne universitaire. La NFL tient son repêchage de jeudi à samedi et la LCF le jeudi suivant, le 2 mai.

Savard n’a pas pris part au pro day tenu au PEPS le 11 mars, avec Mathieu Betts et Samuel Thomassin, soi-disant à cause d’une blessure à la cuisse. Les Jaguars de Jacksonville de la NFL voulaient venir à Québec expressément pour l’observer. Savard ne s’est pas présenté non plus au camp d’évaluation de la LCF à Toronto, du 22 au 24 mars.

L’athlète de Québec a subi une commotion cérébrale lors de son passage en Californie pour le Collegiate Bowl organisé par l’Association des joueurs de la NFL, à Pasadena, mi-janvier. Une chance de se faire voir par les 32 formations de la grande ligue anéantie par un contact à l’entraînement. On ne l’a pas revu depuis en situation de jeu.

«C’est une décision difficile à prendre, mais c’est la meilleure pour moi dans les circonstances», affirme Savard, dans le communiqué sans autre détail sur son état de santé.

Rouge et Or

Mathieu Betts et Sarah-Jane Marois parmi les meilleurs au Canada

Le footballeur Mathieu Betts et la basketteuse Sarah-Jane Marois sont en lice pour les titres d’athlètes universitaires par excellence au Canada.

Les deux athlètes du Rouge et Or de l’Université Laval représentent le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) au sein des huit finalistes pour les Prix sportifs du Lieutenant-Gouverneur. Chacune des quatre conférences à travers les Canada, soit Ouest, Ontario, Québec et Atlantique, a un homme et une femme en nomination.

«Quand je regarde les gagnants de ce prix au fil des ans, je suis impressionnée et j’ai peine à croire que je me retrouve dans cette catégorie!» s’est exprimé Marois, par voie de communiqué, elle qui avait déjà reçu le titre de meilleure basketteuse universitaire au Canada et d’athlète féminine par excellence au sein du Rouge et Or.

Après avoir mis fin à ses cinq années d’admissibilité avec une médaille d’argent canadienne, Marois pourrait devenir la troisième représentante de l’UL à obtenir cette prestigieuse récompense après la joueuse de soccer Arielle-Roy Petitclerc, en 2017, et la joueuse de volleyball Marylène Laplante, en 2006.

Athlète masculin par excellence chez le Rouge et Or depuis trois ans et meilleur joueur de ligne au pays depuis aussi longtemps, Betts avait été en nomination pour ce prix en 2016, mais sans l’emporter. Il peut maintenant devenir le premier athlète masculin du Rouge et Or à le faire.

«De se séparer du lot dans son sport, c’est déjà une très belle réussite. De le faire au sein de son université, ça l’est d’autant plus. Enfin, d’être capable de ressortir sur les scènes provinciale et nationale de cette façon, c’est quelque chose dont je suis super fier», a commenté celui qui se dirige vers une carrière dans les rangs professionnels, NFL ou LCF, après quatre saisons au PEPS.

Rouge et Or

Dans la peau d’un footballeur du Rouge et Or

Les camps d’été sont de plus en plus variés et originaux. Mais pour un ou une ado qui adore le football, passer quatre jours dans la peau d’un joueur du Rouge et Or, c’est un petit Super Bowl.

«On offre un camp qu’on rêvait d’avoir à leur âge», résume Jean-Simon Roy qui, avec son ancien coéquipier Samuel Lefebvre, lance la deuxième année des camps de football Next Gen.

«C’est une expérience d’immersion dans la vie d’un joueur du Rouge et Or», poursuit celui qui a porté l’uniforme du club chouchou de l’Université Laval de 2013 à 2016, avant de passer dans les rangs professionnels. «Plus jeune, j’allais aux États-Unis pour faire ce genre de camp et maintenant, on l’offre à Québec», affirme-t-il.

Roy et Lefebvre sont deux joueurs de ligne offensive originaires de la région qui ont été parmi les meilleurs gros bonshommes à s’aligner à l’UL. Ils n’ont joué ensemble qu’une seule saison, l’année recrue de Lefebvre en 2016, mais un lien s’est vite tissé entre les deux. Ils sont restés bons amis jusqu’à se lancer en affaires ensemble.

La première année de Next Gen a donné lieu à deux fins de semaine de camp auxquelles 130 joueurs de la première à la cinquième secondaire ont participé, une trentaine s’inscrivant même aux deux séances.

La formule week-end revient donc cette année les 20 et 21 avril, à Saint-Augustin-de-Desmaures, puis les 8 et 9 juin, à Rimouski. Mais la grande nouveauté réside dans ce camp allongé à quatre jours, du 1er au 4 juillet. La totale.

«C’est plus difficile à intégrer sur deux jours, mais sur quatre, ils auront du temps pour goûter à ça comme nous on se prépare avant chaque match», explique Lefebvre, qui a été nommé au sein des équipes d’étoiles universitaires canadiennes deux années sur trois jusqu’ici.

«Plusieurs écoles secondaires n’ont pas de coach à temps plein, faute de budget. Là, les jeunes auront de la vidéo, de l’analyse tactique et pourront poser toutes les questions. Ils vont ressortir la tête pleine de nouveaux outils. Et ce n’est pas seulement pour les joueurs des écoles de première division. On va vous prendre où vous êtes et on va vous faire progresser», promet-il.

Le tout sur le campus de l’Université Laval, dans le stade et les vestiaires du PEPS, le quartier général des champions en titre de la Coupe Vanier. «Ils vont même manger où on mange pendant le vrai camp d’entraînement!» ajoute Roy, précisant que la trentaine d’entraîneurs en action seront des joueurs actuels ou anciens du Rouge et Or.

Lui-même espère pouvoir y être, même s’il souhaite que sa saison dans la LCF aille de l’avant dès juin, donc sans le conflit de travail appréhendé. Mais la première semaine de juillet, les Eskimos d’Edmonton ont congé de match et Roy devrait obtenir la permission de venir passer quelques jours à la maison.

Prêt pour les Eskimos

De retour d’une longue blessure au genou qui a gâché au moins la moitié de sa deuxième campagne à Edmonton, en 2018, Roy se dit maintenant bien remis. Et prêt à se battre pour un poste de partant ou de sixième joueur de ligne offensive, selon le choix des Eskimos d’utiliser deux ou trois Canadiens parmi leurs cinq joueurs de ligne offensive.

Le prix des camps sur deux jours part à 200 $, celui sur quatre jours à 400 $. Détails au CampNextGen.ca.

Rouge et Or

Gala du Rouge et Or: encore Betts!

Mathieu Betts collectionne les prix dans les galas presque aussi vite que les sacs du quart sur le terrain de football. L’ailier défensif est l’athlète masculin par excellence chez le Rouge et Or pour la troisième année de suite. Du jamais vu.

Le tout en seulement quatre saisons! À sa première campagne, il avait reçu le titre de meilleure recrue. Mercredi soir, dans l’amphithéâtre du PEPS, Betts a fait ses adieux de la plus belle façon au programme d’excellence sportive de l’Université Laval.

Même si le Montréalais de 24 ans est admissible à une cinquième saison universitaire l’automne prochain, les rangs professionnels ne se passeront pas de lui plus longtemps.

«Ça finit bien la soirée et mes quatre années ici», a reconnu Betts. Il croit qu’avec la saison parfaite et le championnat canadien remporté à Québec, les conditions idéales étaient réunies encore plus que lors des années antérieures.

Avant Betts, aucun étudiant-athlète masculin n’avait obtenu cette distinction à l’UL plus de deux fois en 67 remises de prix. La coureuse de fond Odette Lapierre reste la plus décorée avec quatre triomphes (1985, 1986, 1989 et 1993), à une époque où le volet civil était aussi comptabilisé.

La nageuse Sophie Simard (2001, 2002 et 2004) est la seule autre membre du club du triplé, mais juste Betts peut se vanter d’un trois en trois. Simard l’a toutefois réussi au nez des hommes, puisqu’un seul titre d’athlète de l’année était décerné de 2001 à 2016.

Le brillant numéro 9 du club de football a ajouté cette année un troisième titre de suite de meilleur joueur de ligne universitaire au Canada, un record québécois pour les sacs en carrière universitaire et une deuxième bague de la Coupe Vanier à ses doigts.

«Je ne pourrais pas être plus honnête en disant que ç’aurait pu être n’importe lequel des trois autres en nomination. Surtout notre quart-arrière, Hugo Richard, qui a joué son meilleur football en séries et sans qui on n’aurait pas gagné. Ce qui me rend d’autant plus fier», conclut Betts.

Le seul autre footballeur nommé athlète de l’année de tous les clubs du Rouge et Or a été Étienne Légaré, lui aussi un joueur de ligne défensive, en 2009.

Marois remercie Marquis

La garde de pointe Sarah-Jane Marois a pour sa part hérité du titre féminin. Une première pour les deux équipes du programme de basketball depuis la nomination de Linda Marquis au même titre en 1980. La même Marquis ensuite devenue entraîneuse-chef qui a recruté Marois, en 2014, avant de céder son poste un an plus tard à Guillaume Giroux.

«Il y a beaucoup de Linda dans ce prix et dans toute ma carrière. C’est à cause d’elle que j’ai choisi le Rouge et Or et que je suis restée au Québec, au lieu d’aller jouer aux États-Unis. Elle est encore présente cinq ans plus tard et quand j’ai quelque chose, je vais lui en parler», a confié celle qui se rappelle de Marquis venant l’aider à améliorer son lancer à l’entraînement au Cégep de Sainte-Foy.

«Et c’est avec ça que j’ai eu du succès cette année!» souligne la finissante, qui se tourne maintenant vers l’Europe pour une possible carrière chez les pros.

L’athlète de Québec âgée de 24 ans a été cet hiver la première membre du basket Rouge et Or à décrocher la plus haute récompense individuelle au pays, celle de basketteuse universitaire par excellence au Canada. Une (autre) première en plus de 20 ans pour le basket universitaire québécois, hommes ou femmes.

Marois a mené son équipe à un premier championnat québécois en huit ans et jusqu’à la grande finale canadienne, perdue.

Le 68e Gala du Rouge et Or réunissait quelque 500 étudiants-athlètes rassemblés au sein de 14 clubs.

Rouge et Or

Le Rouge et Or débutera la saison à domicile

Champion de la Coupe Vanier, le Rouge et Or football de l’Université Laval amorcera sa 25e année d’existence et la défense de son titre au Stade Telus, le 25 août.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a dévoilé mardi son calendrier pour la prochaine saison de football universitaire et les protégés de Glen Constantin recevront le Vert & Or de Sherbrooke le dimanche 25 août à 13h. Il faudra cependant attendre presque un mois ensuite pour revoir le Rouge et Or à domicile puisque l’équipe bénéficiera d’une semaine de congé avant d’affronter les Stingers de Concordia et les Carabins de Montréal dans la métropole le 7 et le 14 septembre.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or s’incline en demi-finale

Au terme d’une autre longue et excitante soirée de volleyball à l’Université Laval, samedi, le Rouge et Or masculin a dû s’avouer vaincu en cinq manches en demi-finale du championnat canadien.

Les volleyeurs de l’UL se battront maintenant pour la médaille de bronze, dimanche (13h), contre les Golden Bears de l’Alberta.

«On vient de jouer un grand match contre une grande équipe. Ça reste un match historique, même si on l’a perdu. Maintenant, on est dans la ronde des médailles et la partie de dimanche demeure très importante», a assuré l’entraîneur-chef Pascal Clément, après la défaite de 22-25, 25-23, 25-19, 17-25 et 6-15 aux mains des Spartans de Trinity Western (Langley, C.-B.).

«J’ai dit aux gars : “Vous avez 10 minutes pour allez voir vos parents, mais je ne vous donne pas une heure pour oubliez celle-là”», a poursuivi le pilote, avouant néanmoins avoir «de travers» ce revers subi devant une autre excellente foule d’environ 2500 bruyants amateurs dans l’amphithéâtre du PEPS.

Car après trois manches, tout allait bien pour les locaux. «Mais on dirait qu’en quatrième manche, on s’est déjà mis à penser à la fin du match. J’ai dit à nos joueurs de continuer à se concentrer sur chaque point et non le résultat, que le résultat viendrait tout de seul», fait valoir le coach, regrettant ne pas avoir réussi à ramener sa troupe à temps.

«On a vu la fin venir», confirme le passeur Ethan Ellison, auteur de 35 passes décisives. «C’était le temps de les achever et on a perdu le fil. Au quatrième set, on a eu de la misère au service et à l’attaque et au cinquième, on eu de la misère à juste marquer un premier point», a constaté le natif de Toronto, qui en est à sa quatrième saison à Québec.

Le but s’avère dorénavant de vite «retrouver le goût de gagner, comme on l’avait dans ce match-ci jusqu’au quatrième set», dit Clément. «Notre but maintenant est vraiment d’aller chercher la médaille de bronze. Il faudra offrir une performance en conséquence», tranche de son côté Ellison.

Finale de l’Ouest

Deuxièmes favoris à l’aube du tournoi, les Spartans de Trinity Western ont aussi été finalistes l’an dernier et champions canadiens les deux précédentes, en 2016 et en 2017.

En grande finale, dimanche (16 h), ils se frotteront aux Bobcats de Brandon (Manitoba), soit l’équipe favorite. La logique a donc été respectée avec les équipes classées aux premier et deuxième rangs qui jouent pour l’or.

Il s’agit d’une reprise de la finale de la conférence de l’Ouest disputée il y a à peine une semaine, où Brandon l’a emporté 3-2.

En demi-finale canadienne, les Bobcats ont toutefois failli l’échapper face aux Golden Bears, en début de soirée samedi. Brandon menait 2-0, mais a eu besoin d’une cinquième et ultime manche (25-20, 25-20, 24-26, 18-25 et 15-10) pour accéder à la finale.

Autre défaite des Carabins

De leur côté, les Carabins de Montréal ont perdu leurs deux matchs et leur tournoi est terminé. Ils ont quand même fait meilleure figure samedi, en demi-finale consolation, s’inclinant 3-2 (25-23, 23-25, 25-27, 25-22 et 9-15) face aux Cougars de Mount Royal (4es, Calgary).

Mount Royal affronte dimanche (11 h) les Gaels de Queen’s (6es, Kingston) pour la cinquième position.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or arrache la première

Dans une ambiance survoltée à l’Université Laval, le Rouge et Or a arraché la victoire en quarts de finale du championnat canadien, vendredi soir, en cinq manches. Il passe en demi-finale samedi, contre Trinity Western.

Devant plus de 2500 spectateurs réunis dans l’amphithéâtre du PEPS, dont certains très bruyants, le Rouge et Or et les Gaels de l’Université Queen’s (Kingston, Ont.) se sont livré un fort match de première ronde. Un affrontement de tous les instants où les chouchous de la foule ont été les plus efficaces, surtout en fin de manches, pour l’emporter 25-22, 23-25, 25-22, 23-25 et 15-12.

«Je suis super soulagé!» a lancé l’entraîneur-chef de l’UL Pascal Clément, après la victoire. «Gino [Brousseau, l’entraîneur adjoint] et moi, on a pris un coup de vieux! Je pense qu’on a les couilles pendantes... parce que ça prend des couilles pour revenir comme on l’a fait à quelques reprises, dont au troisième set», a affirmé Clément, un as de la formule-choc.

«C’est vrai qu’il y avait beaucoup d’attentes, avec la foule et tout, mais on a gagné et c’est tout ce qui importe», a pour sa part résumé l’attaquant étoile Vicente Parraguirre. «Je suis content pour ça et on passe à la prochaine. Dès ce soir, on va analyser nos adversaires de demain», a poursuivi l’auteur de 22 attaques marquantes, un sommet dans la rencontre.

Le Rouge et Or se mesure samedi (20h) aux Spartans de Trinity Western (Langley, C.-B.), deuxièmes favoris du tournoi et tombeurs vendredi 3-1 des Marauders de McMaster. Trinity Western a été champion canadien il y a deux ans et finaliste l’an dernier.

Un circuit en relève

Joueur du match dans le camp vainqueur, le passeur Ludovic Martin est entré en cours de match pour redonner vie à l’attaque. «Ludo est entré comme spécialiste et il nous a donné une bonne leçon. Il a scoré quand c’était le temps de scorer! Et c’est aussi ce qu’on a fait dans la cinquième manche, avec un taux de réussite de 50 % contre 28 % pour eux», a analysé Clément.

Le pilote a ainsi comparé Martin à «un frappeur de relève [au baseball] qui entre dans le match en septième manche et qui la met l’autre bord de la clôture».

Quant à la magie qui semble avoir encore une fois porté son équipe comme en 2013, lors de la dernière présentation du championnat canadien à Québec où sa troupe avait raflé les grands honneurs, le coach a tenu à préciser qu’il croit «plus à l’énergie du groupe qu’à la magie».

«Et je les ai mis en garde contre le fait d’être aveuglés par l’amitié qui règne dans notre équipe. On a une belle équipe, on l’a dit toute l’année. Mais au volleyball, ce n’est pas une question d’amitié, c’est une question de points. Et c’est ce qu’on avait ce soir», indique Clément.

L’autre demi-finale (18h) met aux prises les Bobcats de Brandon, équipe grande favorite du tournoi ayant éliminé les Carabins de Montréal 3-0 en première ronde, contre les Golden Bears de l’Alberta (Edmonton), classés cinquièmes à l’aube du championnat. La finale a lieu dimanche (16h).

Rouge et Or

Vicente Parraguirre, plus qu'un joueur de volley

En cinq ans avec le Rouge et Or, le Chilien Vicente Parraguirre est devenu un meilleur joueur de volleyball, un meneur d’équipe, a appris le français et obtenu un bac. «Il a aussi appris à laver son linge, à cuisiner et à gérer un budget!» se réjouissent ses parents.

Comme bon nombre de ses coéquipiers quand ils sont entrés à l’université, le brillant attaquant n’avait jamais fait fonctionner une laveuse, préparé la bouffe et encore moins payé des comptes, lorsqu’il a mis les pieds à Québec pour la première fois.

En plus d’être le meilleur volleyeur universitaire au Québec depuis cinq ans, Parraguirre a donc bénéficié de son séjour chez nous pour développer d’autres habiletés importantes.

«C’est ici qu’il est devenu un adulte!» résume papa Humberto Parraguirre, en ville avec maman Isabel Villalobos pour le championnat canadien qui se déroule à l’Université Laval, jusqu’à dimanche. Le Rouge et Or dispute sa première rencontre vendredi (20h), contre les Gaels de Queen’s.

Au mieux, la grande finale de dimanche (16h) sera le dernier match dans l’uniforme de l’UL pour celui que tous surnomment affectueusement Vicho. Il rentrera ensuite à Santiago, fin avril. Jeux panaméricains cet été avec l’équipe nationale chilienne, puis une carrière professionnelle, peut-être en Europe.

«Quand il est arrivé ici, en 2014, il avait juste 19 ans. C’était un enfant! Il est devenu beaucoup plus mature, plus indépendant et il développé sa personnalité», explique le paternel, lui-même un ancien lanceur de disque et de marteau aux niveaux national et universitaire.

Madame a aussi pratiqué l’athlétisme, 400 mètres et 400 mètres haies. Mais c’est par elle et son emploi de professeur d’éducation physique que le volleyball est entré dans la maison.

Le plus jeune

Vicente est le plus jeune de trois garçons. Matias a 31 ans, Tomas, 28, et Vicente, 24. Les trois s’alignent depuis quelques années avec l’équipe nationale chilienne.

«Quand Matias était tout jeune, il allait voir sa mère à l’école l’après-midi pour ramasser les ballons et encourager les jeunes. C’est là qu’il a pris goût au volleyball. Puis Tomas a voulu faire comme son grand frère, et Vicente comme les deux autres! Vicente a commencé autour de l’âge de sept ans. Je me souviens que sa prof lui avait donné en cadeau un t-shirt avec son nom et son numéro, sept», se rappelle Humberto.

Directeur du service à la clientèle dans une entreprise technologique, monsieur Parraguirre voyage beaucoup en Argentine, en Colombie et au Mexique, mais aussi aux États-Unis. Floride, Vegas et récemment Seattle. Il maîtrise bien l’anglais et traduit aussi les propos de son épouse.

«Quand l’offre de venir jouer au Canada est arrivée, je me suis dit : “Comme la vie est cruelle! Tu parles déjà espagnol, anglais et pas mal allemand, mais on t’invite dans la partie francophone du Canada! ”

«Mais on a trouvé que c’était une belle occasion et on l’a encouragé, poursuit-il. S’il revenait en ayant juste appris une quatrième langue, c’était suffisant pour nous. Mais son séjour ici aura été beaucoup plus que ça.»

Jeudi, Parraguirre a été nommé au sein de la première équipe d’étoiles canadienne pour la quatrième fois en cinq ans. Le titre de joueur par excellence au Canada est toutefois revenu à Elliot Viles, un Australien, des Bobcats de Brandon. Qui sont l’équipe favorite du championnat et dirigés par l’entraîneur de l’année, Grant Wilson.

Brandon ouvre justement le tournoi à 13h, contre Montréal.

Rouge et Or

Basketball féminin: le Rouge et Or passe en finale nationale

En l'emportant 60-56 contre les Gee Gee's d'Ottawa, samedi soir à Toronto, le Rouge et Or de l'Université Laval n'est plus qu'à une victoire du premier titre national de son histoire.

Le club de basketball féminin de l'UL a rendez-vous avec les Marauders de McMaster, dimanche soir (19h30), en finale du Championnat U SPORTS. Il s'agira d'une deuxième présence dans le match ultime en trois ans pour la formation dirigée par Guillaume Giroux.

«Comme on dit, ce n'est pas comment, mais combien», disait l'entraîneur-chef, rejoint après la victoire arrachée grâce à la résilience de ses joueuses.

En première demie, son club n'avait pas la même touche au panier adverse, mais défendait le sien avec brio. Le Rouge et Or a cependant perdu une bonne avance au deuxième quart, permettant aux Gee Gee's de revenir dans le coup. La seconde demie en était une pour adultes.

«Nous avons encore creusé notre propre trou en perdant le ballon 22 fois et notre pourcentage de lancers n'était pas très élevé. Ça m'a fait peur à un moment, mais on a mieux géré cela en deuxième demie, et lorsqu'on s'est mis à jouer petit, ils ont été forcés d'enlever leurs grandes joueuses. On perdait par deux points avec trois ou quatre minutes à faire, mais j'ai dit aux filles que ça ressemblait au match face à l'UQAM [en demi-finale du RSEQ], de rester calme, qu'on allait s'en sortir. On a vu qu'on avait une équipe mature et calme», résumait-il.

Encore une fois, Sarah-Jane Marois a bouclé la soirée avec 20 points, soit le tiers du total de son équipe. Elle a hérité du titre de joueuse du match pour la deuxième fois du tournoi. Jane Gagné a aussi bien fait avec 16 points et rebonds. Claudia Émond a réussi quelques paniers de trois points en seconde moitié qui ont beaucoup aidé la cause lavalloise. Et on ne peut pas passer sous silence la performance de Khaléann Caron-Goudreau, en défensive.

«Elle a réussi neuf blocs, si ce n'est pas un record, ce n'est pas loin... On savait que les filles d'Ottawa étaient très fortes, qu'elles allaient se battre. Ce fut un match très physique, on ne s'est pas laissé piler sur le corps», notait l'entraîneur-chef.

Le Rouge et Or reluquait cette présence en finale depuis le premier jour où les joueuses ont mis le pied au PEPS, l'automne dernier.

«Dès le début, on a parlé de remporter le Championnat provincial et de la finale nationale. J'avais dit aux filles qu'on allait se retrouver dans ce match-là. Je suis fier qu'on s'y rendre, mais on n'a pas disputé une demi-finale parfaite, et pour l'emporter, il faudra qu'on joue mieux. Plus tu avances dans ce genre de tournoi, meilleur tu dois être», ajoutait celui dont le club avait obtenu la médaille d'argent en 2017 et terminé sixième en 2018.

Rouge et Or

Volleyball: le Rouge et Or reprend son titre du RSEQ [PHOTOS]

Déjà qualifié pour le Championnat U SPORTS de volleyball masculin, le Rouge et Or avait une mission à remplir avant d'accueillir la visite canadienne, le week-end prochain. Il a réussi à reconquérir la bannière du RSEQ, samedi à l'Amphithéâtre Desjardins, en liquidant les Carabins de Montréal par trois sets à zéro (25-21, 25-22 et 25-22).

Le Rouge et Or mettait ainsi la main sur le 34e titre de ligue de son histoire et reprenait son trône après une courte pause d'un an.

«Tu te rends compte de la valeur de quelque chose lors tu le perds. Je suis extrêmement content. C'est dur de comparer chaque victoire, mais c'est incroyable d'être de retour comme champion», soulignait Vicente Parraguirre, le capitaine du Rouge et Or.

Les deux équipes s'affrontaient pour l'honneur, puisque les deux seront de la partie sur le terrain de l'UL, la semaine prochaine. Avec sa victoire, le Rouge et Or entre cependant dans le championnat canadien par la grande porte et obtiendra un tirage plus favorable pour son premier match déjà prévu le vendredi 15, à 20h.

«Ça nous donne un élan pour la prochaine semaine. Au lieu de gérer des déceptions, on va pouvoir gérer comment on va se préparer», indiquait l'entraîneur-chef Pascal Clément.