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Rouge et Or

Football et médecine: le défi d'Émile Chênevert [VIDÉO]

Voilà plusieurs mois que son stage en pédiatrie était prévu. Et dès qu’il en a eu l’occasion, le joueur-étudiant en médecine Émile Chênevert a mis son projet d’inviter ses coéquipiers du club de football Rouge et Or à venir passer quelques heures au Centre mère-enfant Soleil du CHUL, histoire d’encourager ces jeunes qui rivalisent au quotidien avec la maladie.

Le numéro 26 était touché par la présence d’une quinzaine de joueurs au Centre hospitalier de l’Université Laval, mardi matin. Au terme de la rencontre médiatique dans le salon de jeux, ils ont tous visité les enfants aux prises avec des maladies graves, notamment à l’étage Charles-Bruneau.

«Pour nous, c’était un geste facile de venir ici. Ça peut avoir un effet positif dans la journée ou dans la vie d’un jeune. On peut aller à l’école et pratiquer notre sport, ce n’est pas une chance qui est donnée à tous les enfants», admettait le démi-défensif, carte d’identification à la ceinture.

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Volleyball: le Rouge et Or enlève le programme double

L’équipe masculine de volleyball de l’Université Laval a enlevé samedi les honneurs de son programme double contre les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick en l’emportant en trois sets de 25-22, 25-18 et 25-17 au PEPS.

Vendredi, le Rouge et Or avait eu le dessus sur les Néo-Brunswickois en cinq sets. Ces deux victoires permettent aux protégés de Pascal Clément de terminer la première moitié de saison à égalité avec les Carabins de l’Université de Montréal avec sept victoires et une seule défaite.

«Lorsque tu joues un deuxième match consécutif où tu n’as pas eu beaucoup de temps de récupération, c’est l’équipe qui va le mieux gérer son temps qui a le plus de chances de l’emporter. Il nous fallait être opportunistes, mais aussi patients», a déclaré Clément après la partie.

Standards

«Nous nous sommes justement préparés pour ce match en regardant le match d’hier, plus particulièrement dans les endroits où on a été patients. Ça a bien fonctionné puisque c’est probablement le match où on s’est rapproché le plus de standards que l’on souhaite atteindre», a-t-il ajouté.

L’entraîneur était particulièrement satisfait de l’efficacité de 30% des siens en attaque alors qu’il vise 35% et de leurs 39 récupérations (digs). «On voit qu’on ne laisse pas tomber beaucoup le ballons! Même nos 11 blocs, c’est très bien pour une équipe dont les joueurs sont petits dans les standards du volleyball.»

Nicolas Fortin et Philippe Giroux, avec respectivement 10 et 9 attaques marquantes, de même que le passeur Ethan Ellison et le libéro Benjamin Couturier, avec respectivement 10 et 6 récupérations, ont été les leaders du Rouge et Or.

«Vendredi, Nicolas jouait son premier match en cinq semaines, car il avait été blessé à une main. Il a reçu une cinquantaine de ballons, alors c’est un peu normal qu’il ait eu la «tank» vide en fin de match aujourd’hui», de reprendre Clément,

«Pour ce qui est d’Ethan, c’est beau de voir aller un passeur de cinquième année comme lui. Il a un toucher de ballon exceptionnel», a-t-il ajouté.

Blessures

L’entraîneur du Rouge et Or a dû composer avec des blessures à des joueurs importants depuis le début de la saison. «Disons qu’on aimerait bien que les cygnes noirs aillent nager un peu ailleurs dans la deuxième moitié de saison», a-t-il illustré. «Mais on s’en tire quand même bien dans le contexte et en tenant compte du fait qu’on a souvent dû jouer cinq sets. Notre unique défaite (le 15 novembre face aux Carabins) nous a fait progresser.»

«Ce n’est pas toujours facile de convaincre des athlètes d’une attitude, d’une façon d’aborder un match. On a eu des entraînements plus difficiles, mais maintenant je pense qu’on est sur la bonne voie pour aborder la deuxième moitié», a-t-il conclu.

Rouge et Or

Victoire in extremis des volleyeuses du R et O

À force de travail et de résilience, les volleyeuses du Rouge et Or de l’Université Laval l’ont emporté vendredi au PEPS en cinq sets sur les Citadins de l’UQAM, une équipe composée de joueuses plus grandes et plus fortes physiquement qui menait le circuit québécois de volleyball universitaire.

Remportant le dernier set par la marque de 15 à 8 grâce entre autres à de solides attaques de Marianne Saint-Aubin, le Rouge et Or a pu consolider sa troisième place au Québec et améliorer sa fiche à six victoires et trois défaites.

«L’UQAM était en tête, mais ce n’est pas la plus grande puissance au Québec. Une parité s’est établie depuis quelques années, un peu comme au collégial. Ça se passe sur le terrain et tout le monde peut battre tout le monde», a résumé l’entraîneur du Rouge et Or, Danny Da Costa.

Rester calmes

«Dans le troisième set, on perdait 9 à 1 et on a finalement perdu 28 à 26. Les filles sont restées calmes, c’est ce qu’on essaie de leur transmettre. Nous ne sommes pas les plus grandes, ni les plus puissantes, mais ce qu’on fait, on le fait quand même bien. La cohésion de notre équipe a beaucoup à voir dans nos succès», enchaîne-t-il.

À sa première saison avec le Rouge et Or, Da Costa est satisfait de ce qu’il a réussi à accomplir avec la douzaine d’athlètes sous sa férule. «Ce n’est pas que Maud [Chapleau], qui a encore connu un fort match, mais c’est aussi Marianne, nos liberos et notre passeuse Élizabeth Cavan qui a connu un bon match. C’est une victoire d’équipe.»

Bon Travail

Tout le long du match, les joueuses du Rouge et Or ont dû travailler fort pour remonter la pente ou maintenir leur avance. Elles avaient pris les devants dans le premier set, mais les Citadins sont revenues de l’arrière et ont égalé le pointage 12 à 12. Les visiteuses n’ont ensuite plus perdu les devants, l’emportant 25 à 20 malgré une tentative de remontée tardive des locales.

Le Rouge et Or a entrepris le deuxième set en force, prenant les devants grâce aux attaques marquantes de Maud Chapleau, mais voyant les Citadins se rapprocher et réduire l’écart à 20 à 19. Les protégées de Danny Da Costa ont toutefois terminé en force pour gagner le second set 25 à 20.

En avance 20 à 14 dans le quatrième set, le Rouge et Or avait encore dû travailler fort devant des Citadins qui refusaient de s’avouer vaincues et qui ont fait grimper le pointage jusqu’à 24 à 23. C’est encore une attaque marquante de Maud Chapleau qui a forcé la tenue du cinquième et ultime set.

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Volleyball: le Rouge et Or peut «sauver la cabane»

Malgré un arrêt difficile à Montréal et une session d’automne parsemée de blessures, le club de volleyball masculin Rouge et Or pourrait boucler la première moitié de saison du RSEQ à égalité avec les Carabins au classement s’il devait remporter ses deux derniers matchs avant la pause, vendredi et semaine, à l’Amphithéâtre Desjardins-Université Laval du PEPS.

«Si on gagnait notre programme double contre UNB, on finirait la première session avec une fiche 7-1. Ça voudrait dire qu’on a sauvé la cabane», indiquait l’entraîneur-chef Pascal Clément en prévision de ce dernier séjour à domicile de sa troupe avant la reprise, en janvier.

Sans être en complète reconstruction, le Rouge et Or (5-1) doit revoir l’aménagement de son équipe, cette saison, à la suite du départ de Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos, pilier de la structure offensive de l’UL pendant son stage de cinq saisons qui a pris fin avec la récolte de la médaille de bronze à la maison lors du Championnat U Sports, en mars 2019.

«Même si on a un bon noyau qui est de retour de l’an passé, on est un peu en reconstruction. Le départ de Vicho est un gros pépin. Mais ce n’est pas la première fois qu’on fait face à un tel défi. J’en suis à ma 28e saison, et nous avons vécu l’après Karl De Grandpré, l’après Michel Cazes, l’après joueur vedette. Ça se fait vite, et parfois, c’est juste un peu plus long, tout n’est qu’une question de temps», illustrait l’homme de volleyball.

Identifié pour jouer un rôle accru à l’attaque, Alexandre Obomsawin est ennuyé par des malaises aux genoux qui lui permettent de jouer, mais qui le forcent à rater plusieurs séances d’entraînement. Recrue de grande qualité, Nicolas Fortin s’adaptait bien jusqu’à ce qu’une fracture à un doigt de sa main d’attaque le tienne à l’écart du jeu. On lui a enlevé son plâtre, en début de semaine, et pourrait revenir au jeu contre UNB si les tests des derniers jours sont concluants.

«Nous avons bien fait en début de saison, ç’a commencé à se dégrader avec la perte de quelques joueurs. Alexandre a joué sans être à 100 %, tandis que Nicolas a été une belle surprise en s’imposant comme un marqueur important dans notre système avant qu’il se casse un doigt», précisait l’entraîneur-chef.

À cela, on peut ajouter les commotions cérébrales encaissées par le passeur de cinquième saison Ethan Ellison et le libéro Rémi Cadoret. «On a passé beaucoup de temps à faire de la gestion. La pause sera bénéfique, comme elle l’est toujours», notait-il.

Pas de tournée aux Fêtes

Contrairement aux années passées, le Rouge et Or n’effectuera pas une tournée aux États-Unis dans le temps des fêtes. Clément avait prévu utiliser les «points air miles» de l’équipe pour un voyage préparatoire dans l’Ouest canadien, en début de saison. L’UL ira jouer une série contre Queen’s, début janvier, histoire de repartir la deuxième session sur le bon pied.

«Selon moi, Queen’s a la quatrième ou cinquième meilleure au pays et on doit être à l’aise à l’extérieur, comme on devait l’être à domicile la saison passée pour le Canadien. Ça nous aidera, surtout que le défi dans notre conférence est plus grand en raison de la parité qu’on y retrouve. On s’est fait chauffer par Dalhousie, UNB est bon, on a été poussé à cinq manches contre Sherbrooke, on a mangé une volée à Montréal qu’on a battu chez nous. On avait une bonne équipe en première session, je pense qu’on peut en avoir une très bonne en deuxième moitié.»

Le Rouge et Or dispute un programme double contre UNB, vendredi (20h) et samedi (15h), tandis que l’équipe féminine (5-3) sera l’hôte de l’UQAM, vendredi (18h).

Rouge et Or

Ketel Assé invité à un match des espoirs de la NFL

Nommé au sein de la première équipe d’étoiles canadiennes de football universitaire, la semaine dernière, le joueur de ligne offensive du Rouge et Or de l’Université Laval Ketel Assé a été invité à participer au NFLPA Collegiate Bowl, le 18 janvier, à Pasadena, en Californie.

Il imite ainsi son ancien coéquipier Alexandre Savard, qui a aussi déjà reçu une telle invitation pour prendre part à cette rencontre regroupant des joueurs de la NCAA ayant des chances d’être sélectionnés entre les troisième et septième rondes au repêchage de la NFL.

«Il s’agit d’une opportunité unique de montrer ce que je sais faire aux 32 équipes de la NFL. Je ne veux toutefois pas me mettre trop de pression, je vais me présenter là-bas pour performer, mais surtout pour profiter de l’expérience et accueillir les commentaires des entraîneurs sur place pour améliorer mon jeu», a laissé savoir le numéro 67 par voie de communiqué.

Pendant la semaine qu’il passera au Rose Bowl de l’endroit, Assé et les autres joueurs invités prendront part à des séances d’entraînement, des tests physiques et des entrevues sous l’œil avisé de dépisteurs de la NFL.

L’étudiant en intervention sportive de 24 ans est dans la mire de la NFL depuis le Pro Day de Mathieu Betts, en 2018, qui avait finalement permis à l’ex-joueur du Rouge et Or de signer un contrat avec les Bears de Chicago. Retranché à la toute fin du camp d’entraînement, Betts s’est ensuite aligné avec les Eskimos d’Edmonton, dans la Ligue canadienne de football.

Septième rang

Assé, dont le stage universitaire vient de prendre fin, avait été invité par les recruteurs présents à leur laisser ses mensurations. Au cours de la récente saison, les 49ers de San Francisco et les Bears ont délégué des envoyés pour voir à l’œuvre le meilleur espoir canadien en prévision du repêchage de la LCF. Il occupait le septième rang du Bureau de recrutement de la LCF, selon le classement de septembre.

«J’ai gardé contact avec Alexandre Savard et Maurice Simba, qui était mon coéquipier au Collège Montmorency. C’est certain que je vais leur en parler, ainsi qu’à Mathieu Betts, qui a vécu quelque chose de semblable l’an dernier, pour savoir un peu à quoi m’attendre. Je vais continuer à m’entraîner fort d’ici là pour être fin prêt», a dit le colosse de 24 ans. Savard et Simba avaient été les premiers footballeurs canadiens à être invités à ce match des espoirs de la NFLPA.

Originaire de Saint-Marc, à Haïti, le joueur de ligne offensive de six pieds, sept pouces et 300 livres a fait partie de la première équipe d’étoiles U Sports pour une deuxième année de suite. Il a aussi été un choix unanime dans la première équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec. Fait intéressant, la ligne à l’attaque du Rouge et Or, dont il était l’une des pierres angulaires, n’a accordé que 10 sacs du quart, en 2019, en plus d’aider à la récolte moyenne de 215 verges au sol par match, cette saison.

Rouge et Or

Gala U Sports: mince consolation pour le Rouge et Or

Mince consolation après la défaite crève-cœur en finale québécoise face aux Carabins de l’Université de Montréal, cinq footballeurs du Rouge et Or de l’Université Laval ont été nommés au sein des équipes d’étoiles canadiennes jeudi lors du banquet du réseau U Sports au Centre Vidéotron.

Comme l’an dernier, le garde Samuel Thomassin et le bloqueur Kétel Assé ont été élus dans la première équipe d’étoiles. Le centre Samuel Lefebvre, qui les y accompagnait l’an passé, fait cependant partie de la seconde équipe d’étoiles cette année alors que Connor Berglof des Huskies de la Saskatchewan a obtenu le poste de centre sur la première équipe.

L’autre joueur du Rouge et Or à avoir été élu dans la première équipe d’étoiles est le secondeur Kean Harelimana alors que le porteur de ballon Félix Garand-Gauthier a obtenu une place dans la deuxième équipe d’étoiles.

Tant Thomassin que Assé et Harelimana étaient unanimes cependant : ils auraient tous échangé volontiers ces honneurs individuels contre une victoire dans le dernier match de la Coupe Dunsmore et la chance de pouvoir jouer un autre match de la Coupe Vanier samedi.

«L’an passé, ce titre faisait plus de bien, car nous avions aussi gagné la Coupe Vanier», a déclaré Thomassin. «Je suis quand même satisfait et j’espère encore m’améliorer l’an prochain pour passer à l’autre niveau», a pour sa part déclaré Assé, qui comme Thomassin aurait aimé voir leur camarade Lefebvre avec eux sur la première équipe d’étoiles. «C’est grâce à lui si on est toujours bien placés sur le terrain», a déclaré Assé.

À sa première nomination, Harelimana était heureux de cette reconnaissance. «Ça va plus loin que les statistiques, c’est à quel point tu apportes ta contribution dans l’équipe», a-t-il déclaré.

Seinet-Spaulding après Betts

Quant aux principaux prix remis annuellement aux joueurs méritants, Andrew Seinet-Spaulding de l’Université McGill a remporté le trophée J.P. Metras remis au joueur de ligne de l’année.

En plus d’avoir mené la conférence du Québec avec sept sacs du quart, Seinet-Spaulding a réalisé 27,6 plaqués. Il succède à l'ailier défensif Mathieu Betts du Rouge et Or qui avait monopolisé le trophée durant trois saisons et qui s’aligne maintenant avec les Eskimos d’Edmonton.

«J’ai joué deux ans avec Mathieu pour les Spartiates du Vieux-Montréal et il m’a appris beaucoup de choses. Il m’a pris sous son aile pendant deux ans. Maintenant, Mathieu est parti, c’est mon tour», a déclaré le plaqueur défensif de Pierrefonds, qui se préparera maintenant à son tour pour le repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

Le receveur de passes Jeremy Murphy des Stingers de Concordia a quant à lui reçu le trophée Peter Gorman récompensant la recrue de l’année dans le réseau U Sports.

«Ce prix, ça veut tout dire. Tous les efforts que j’ai mis pour faire mentir ceux qui doutaient de moi parce que je viens de la troisième division collégiale. Ça passe un message aux jeunes que s’ils travaillent fort en division 3, on ne sait jamais ce qui peut sortir de là», a déclaré le produit des Cavaliers du Collège Champlain de Saint-Lambert.

Mustangs représentés

Les Mustangs de l’Université de Western Ontario étaient bien représentés alors que leur entraîneur Greg Marshall a remporté pour une seconde année consécutive et une troisième fois en carrière le trophée Frank Tindall remis à l’entraîneur de l’année au football universitaire canadien.

Le quart-arrière des Mustangs, Chris Merchant, a quant à lui décroché le prestigieux trophée Hec Crighton remis au joueur de l’année. Merchant a complété 68,5 % de ses passes pour 2378 verges et 14 touchés en plus d’ajouter 438 verges et six autres majeurs par la course.

Le trophée des présidents, remis au joueur défensif de l’année, a été décerné à Nelson Lokombo des Huskies de la Saskatchewan alors que Jacob Janke des Lions de l’Université York a reçu le prix Russ Jackson pour son implication sur et à l’extérieur du terrain.

Finalement, Greg Nesbitt, entraîneur de la ligne défensive des Rams de l’Université de Regina a reçu le prix Gino Fracas remis à l’entraîneur adjoint bénévole de l’année.

Football

Maciocia lance un appel au patriotisme aux partisans du Rouge et Or

Les Carabins de l’Université de Montréal se retrouveront en terrain connu samedi lors de la finale de la Coupe Vanier. Non seulement ils ont disputé deux matchs au Stade Telus au cours des trois dernières saisons, mais leur dernière participation à la finale nationale avait également eu lieu sur le terrain de leurs grands rivaux du Rouge et Or.

C’était en 2015 et les Carabins avaient alors perdu 26 à 23 face aux Thunderbirds de l’Université de Colombie-Britannique devant une foule hostile qui n’avait vraisemblablement pas pardonné aux Bleus d’avoir éliminé le Rouge et Or deux semaines plus tôt. Plusieurs partisans de l’Université Laval s’étaient alors rangés derrière les Thunderbirds qui, au surplus, étaient dirigés par Blake Nill, un bon ami de l’entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin.

«Est-ce que la foule va crier pour nous ou contre nous cette fois-ci? Je ne le sais pas!» a lancé dans un éclat de rire l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia, en entrevue téléphonique avec Le Soleil. «On a déjà eu 19 000 spectateurs contre nous. Cette fois, au moins, je ne crois pas qu’ils seront 19 000 contre nous», a-t-il enchaîné en faisant référence au deuxième duel du calendrier régulier entre les deux équipes le 20 octobre alors qu’une foule record de 19 381 spectateurs s’étaient déplacés au Stade Telus.

Au Québec

«Il devrait y avoir beaucoup de partisans des Carabins dans les estrades, mais, surtout, j’espère qu’il y aura des partisans de football universitaire québécois qui voudront garder la Coupe Vanier au Québec. Moi, c’est ce que je me disais quand le Rouge et Or était en finale de la Coupe Vanier : au moins, que la Coupe demeure au Québec», poursuit Maciocia.

Ceci étant dit, le pilote des Carabins avoue qu’il adore la sensation de se retrouver en finale nationale. «C’est ma troisième en six ans et ça fait toujours du bien d’être de retour. Tu ne peux jamais vraiment t’habituer à cette sensation et c’est très apprécié d’être rendu là, mais la sensation que tu veux vivre, c’est celle de la victoire en finale», poursuit Maciocia, dont les protégés avaient remporté pour une unique fois le gros trophée du général Vanier en 2014 devant leurs partisans à Montréal.

Maciocia ne s’inquiète pas trop de l’effet de la victoire facile de 38-0 contre les Axemen d’Acadia en finale de la Coupe Uteck en fin de semaine alors que leurs adversaires de samedi, les Dinos de Calgary, ont disputé un match plus enlevant en l’emportant 30 à 17 sur les Marauders de McMaster.

«Je ne crois pas que cette victoire facile est quelque chose qui nous fera perdre l’initiative, car nous, les Carabins, avons tendance à jouer notre meilleur football quand l’adversaire est de taille. À ce sujet, on n’a qu’à regarder les parties contre le Rouge et Or cette année. Et tout le monde dans l’équipe est conscient que les Dinos sont vraiment une très bonne équipe», poursuit-il.

Quelques blessés

Généralement réticent à discuter de l’état de santé de ses joueurs, Maciocia s’est tout de même ouvert concernant deux de ses meilleurs éléments, le porteur de ballon Ryth-Jean Giraud et le quart-arrière Frédéric Paquette-Perrault. Giraud n’était pas en uniforme contre Acadia et Paquette-Perrault s’est blessé durant la partie. «Ryth-Jean a pratiqué hier [mardi] et il jouera samedi s’il a le feu vert des médecins. Quant à Fred, il soigne une légère blessure et on veut qu’il soit en santé. On n’a pas pris de décision finale, mais il se pourrait très bien qu’on fonctionne à deux quarts-arrière avec lui et Dimitri Morand.» Les Carabins utiliseront aussi deux botteurs alors que Alan Penverne continuera d’appuyer Louis-Philippe Simoneau. «Alan joue du très gros football, alors il a sa place en finale», conclut Maciocia.

Football

La dernière Coupe Vanier à Québec? [VIDÉO]

Qui accueillera la Coupe Vanier en 2020? À environ un an de la présentation de la 56e finale du football universitaire canadien, les dirigeants de U Sports espèrent toujours en arriver à une entente de partenariat avec la LCF. Mais si jamais les négociations devaient achopper, le Rouge et Or pourrait choisir de passer son tour, lui qui, il y a un mois à peine, avait manifesté son intérêt pour tenir le match si on le lui demandait.

«On ne nous a pas fait signe, a avoué Christian Côté, le président du comité organisateur. Je sais que du côté de U Sports, on travaille sur d’autres options. De notre côté, on va devoir tout décanter ça. À 6700 billets vendus à ce stade-ci, je ne suis pas sûr qu’on lèverait la main de façon aussi intense que quand on s’attend à avoir au minimum 12 000 personnes. Je ne suis pas en mesure de dire un non définitif à l’organisation de la Coupe Vanier de 2020, mais disons que mon degré d’enthousiasme pour la présenter est moins élevé qu’il l’était il y a un mois. Ça serait donc possible que l’on dise non si on nous demandait de la recevoir de nouveau.

«Il y a des questions à se poser sur l’assistance. Est-ce que l’on devrait prendre une pause du produit? Quand on va chercher une Coupe Vanier, ça vient d’abord du club de football. La décision doit venir de Jacques Tanguay, Gilles D’Amboise et des dirigeants du club. Mais je dirais que le nombre de billets vendus va nous inciter à une réflexion. Organiser la Coupe Vanier, c’est beaucoup de travail. Nous sommes le 18 novembre. À partir du moment où on ne nous a pas manifesté d’intérêt, je pense que ça veut dire que l’on est dans une autre direction. Puis on respecte ça.»

Football

Jean-Sébastien Bélisle: celui dont le Rouge et Or ne voulait pas

Laissé de côté en 2014 alors que plusieurs de ses coéquipiers du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy étaient recrutés par le Rouge et Or de l’Université Laval, le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle des Carabins de l’Université de Montréal avoue qu’il a vraiment savouré sa Coupe Dunsmore remportée en fin de semaine face à «l’ennemi» lavalois.

«À l’époque, le Rouge et Or n’avait vraiment démontré aucun intérêt pour moi», raconte Bélisle en entrevue téléphonique avec Le Soleil. Le Trifluvien fait référence à sa dernière saison avec le Notre-Dame, qu’il avait complétée avec quatre interceptions en plus de dominer la ligue pour les retours de bottés de dégagement. Même si le Rouge et Or avait passé son tour pour Bélisle, l’équipe de l’Université Laval avait effectivement tendu une perche à ses coéquipiers Samuel Chénard, Louis-Philippe Saint-Amant et Vincent Desjardins, entre autres, après cette saison où le Notre-Dame avait perdu en demi-finale du Bol d’or.

«Je t’avoue qu’à cause de cela, ça fait vraiment un petit velours de performer comme je l’ai fait contre une équipe qui n’a pas voulu de moi», poursuit Bélisle, qui a réalisé sept plaqués, un sommet durant ce match de championnat québécois.

Première revanche

Il faut cependant dire que le footballeur de 24 ans avait rapidement pu savourer sa revanche contre le Rouge et Or puisque, dès sa première saison avec les Carabins en 2015, son équipe remportait la Coupe Dunsmore contre ses rivaux de l’autre bout de l’autoroute 20. 

«Je voulais retrouver ce feeling de gagner la Coupe Dunsmore au PEPS. Dire qu’à ma première saison, je pensais qu’on pourrait gagner la Coupe Dunsmore chaque année! J’ai dit à mes coéquipiers que c’était ma dernière année et que je voulais aller en chercher une autre», raconte celui qui était, avec Louis-Philippe Simoneau et Maxime Joubert, le seul joueur des Carabins à avoir goûté au championnat provincial avant samedi dernier. 

Ses coéquipiers ont entendu le message et les Carabins sont sortis vainqueurs 25 à 10. «C’est d’autant plus satisfaisant que notre première victoire en Coupe Dunsmore avait été remportée sur un botté bloqué en fin de quatrième quart, alors que celle-là était beaucoup plus convaincante», poursuit celui qui garde d’excellents souvenirs de son passage à Québec.

Bonne chance

«J’ai joué tout mon football collégial à Québec. Ça me fait toujours quelque chose de retourner dans la ville où je suis devenu un homme. J’y reviens souvent, car j’y ai encore beaucoup d’amis avec qui je suis allé au cégep», enchaîne-t-il. Il considère toujours les Saint-Amant, Chénard et le porteur de ballon Alexis Côté comme ses amis même s’ils portent le mauvais uniforme. «C’est drôle, car, pendant le match de samedi, Alexis m’a cutté et quand je me suis relevé, il m’a demandé si j’étais correct», raconte Bélisle. «Et quand le match a été fini, on s’est fait un câlin et il m’a souhaité bonne chance», poursuit-il. 

Il avoue que quelques joueurs du Rouge et Or lui ont souhaité d’aller chercher la Coupe Vanier, qui était à l’Université Laval depuis l’an dernier. «Ça fait toujours du bien d’entendre ça de la part de tes adversaires. J’ai des chums avec le Rouge et Or qui me l’ont souhaité et moi aussi, je leur souhaitais les saisons passées quand ils gagnaient contre nous.»

Car le travail n’est pas encore terminé pour Bélisle, qui souhaite mettre fin à sa carrière universitaire en touchant au «gros trophée», c’est-à-dire la Coupe Vanier. «En 2015, on avait perdu sur un botté de placement, c’était vraiment une défaite crève-cœur», se souvient-il à propos du revers de 26 à 23 subi face aux Thunderbirds de l’Université de Colombie-Britannique. Avant d’atteindre la finale canadienne, les Carabins devront vaincre les Axemen d’Acadia en fin de semaine.

 «Je me souviens les avoir affrontés en 2015 dans les matchs interconférences. C’est une équipe qui a beaucoup changé depuis. Ils ont un quart-arrière, Hunter Guenard, qui n’a pas peur de lancer le ballon. En tant que demi défensif, mon rôle est justement de surveiller particulièrement la passe. Ils ont aussi un bon porteur de ballon en Dale Wright», analyse-t-il en terminant.

Rouge et Or

Thomas Bolduc: gagnant malgré la défaite

Malgré la défaite des siens face aux Carabins de l’Université de Montréal, le quart-arrière Thomas Bolduc est sorti gagnant du match de la Coupe Dunsmore. Non seulement il a poursuivi le beau travail qu’il avait amorcé pendant la saison régulière, mais il a pu montrer de quel bois il se chauffait dans les situations corsées.

«J’ai probablement vécu la plus grande adversité de toute ma jeune carrière, a mentionné la recrue. Et j’ai appris que malgré l’adversité, il fallait rester positif. J’ai vu que j’étais capable de faire des choses même si on tirait de l’arrière par beaucoup. Je vais maintenant devoir construire là-dessus et rester positif pendant toute la saison morte pour revenir en force la saison prochaine.»

Étiqueté comme l’un des candidats au poste de quart-arrière numéro deux à son arrivée au camp d’entraînement du Rouge et Or en août dernier, son premier avec la formation lavalloise, le jeune athlète a brûlé les étapes. Meilleur quart au niveau collégial à sa dernière saison avec les Cougars de Lennoxville, il a repris à Laval là où il avait laissé quelques mois plus tôt. Appelé à prendre la place du quart partant Samuel Chénard à compter du quatrième match de la saison, il s’est imposé match après match après avoir connu des débuts honnêtes face aux footballeurs de l’Université McGill.

«Si on m’avait dit que c’est moi qui serais au poste de quart lors du match de la Coupe Dunsmore, je ne l’aurais probablement pas cru. Des fois, il y a des choses comme ça dans la vie. Du jour au lendemain, tu as une opportunité. J’ai fait de mon mieux pour la prendre et j’ai donné mon 100 %. Ça n’a pas fini comme on l’aurait souhaité, mais je pense qu’il me reste de belles années devant moi et je vais prendre ce qui nous est arrivé comme une leçon et ça va juste me motiver pour travailler plus fort.»

Campagne mémorable

La première saison de Bolduc avec le Rouge et Or aura été remplie de promesses. Non seulement il a réussi 82 des 136 passes qu’il a tentées en saison régulière pour des gains de 1020 verges, une moyenne de 127,5 verges, mais il n’a été victime que d’une seule interception. Sous sa gouverne, les Lavallois ont compilé un dossier de cinq gains contre aucun revers. En séries face à Concordia, il a complété 17 des 25 passes qu’il a tentées pour des gains de 311 verges. Et malgré la grande pression de la défensive des Carabins samedi, il a été 34 en 50 pour des gains de 331 verges.

«Il faut donner le crédit à la défensive des Carabins. Elle ne nous a vraiment presque rien donné. On a réussi à profiter de quelques petites choses qu’elle nous a offertes quand elle faisait de la couverture en profondeur et on a essayé d’avancer avec ça mais c’est sûr que c’est difficile de driver tout le terrain avec de petits jeux.»

«Thomas est un quart-arrière recrue», a indiqué le coordonnateur offensif, Justin Ethier. En première demie, comme tout jeune quart-arrière, il a fait ses erreurs et on ne l’a pas aidé beaucoup au début. Il a eu de la pression avec des pressions à trois. Ça, c’est sûr que ce n’était pas l’idéal. La ligne à l’attaque lui a donné plus de temps en deuxième demie. J’ai trouvé que Thomas avait bien réagi. Il a eu plus de nervosité en début de match. J’ai trouvé qu’il avait bien fait ça en seconde demie.»

Même s’il n’en sera qu’à sa deuxième campagne avec le Rouge et Or en 2020, Bolduc se présentera au camp avec l’attitude d’un vétéran. «Je vais avoir beaucoup de background au football universitaire. Je vais avoir vécu de gros moments, de gros matchs et c’est sûr que ça va m’aider.»

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Cross-country: une troisième place pour les filles du Rouge et Or

Après avoir remporté l’or l’an dernier, l’équipe féminine de cross-country du Rouge et Or de l’Université Laval a dû se contenter d’une troisième place samedi lors des championnats canadiens qui avaient lieu à Kingston. Pendant ce temps, l’équipe masculine terminait au quatrième rang.

«C’est sûr qu’on s’était fixé des objectifs élevés, alors on est déçus», a déclaré l’entraîneur-chef Félix-Antoine Lapointe. «C’est une consolation d’avoir réussi à ramener le bronze chez les filles, mais aussi la performance d’Anne-Marie Comeau, qui a remporté l’argent sur 8 km et a livré sa meilleure performance à vie.»

Comeau a franchi la distance en 27 minutes 36 secondes. «Elle s’est détachée très tôt avec deux autres coureuses, dont la championne Lucia Stafford, et elle a réussi à aller chercher la deuxième place», a poursuivi Lapointe.

La journée avait été moins bonne pour Catherine Beauchemin, Jessy Lacourse et Aurélie Dubé-Lavoie, qui ont respectivement pris les 18e, 20e et 21e positions. «La stratégie était de ne pas partir trop vite mais, malheureusement, elles ont démarré un peu trop derrière les autres. Mais il faut aussi donner crédit à l’équipe de Queen’s. L’an passé, c’est nous qui avions eu une grosse année. Là, ce sont elles», a poursuivi l’entraîneur.

Du côté masculin, les choses ne se sont pas non plus déroulées comme les athlètes l’auraient espéré. «La course avait bien commencé dans les premiers kilomètres de la course de 10 km. 

Cependant, quand le rythme du peloton a augmenté en fin de course, ça a été plus difficile», a déclaré Félix-Antoine Lapointe.

Félix Lapointe-Pilote, Jonathan Tedeschi et Jean-Simon Desgagnés ont terminé respectivement en 16e, 17e et 18e position. Lapointe-Pilote a cependant mérité une place au sein de la deuxième équipe d’étoiles.

Rouge et Or

Le Rouge et Or échappe la Coupe Dunsmore [PHOTOS]

«Hoist with his own petard», disait Shakespeare dans la pièce «Hamlet». Un jeu truqué préparé par les footballeurs du Rouge et Or de l’Université Laval leur a explosé en plein visage au troisième quart de la finale de la Coupe Dunsmore samedi et les Carabins de l’Université de Montréal l’ont emporté 25-10 au Stade Telus.

La marque était de 19 à 3 en faveur des Carabins quand le Rouge et Or a tenté le jeu truqué sur un botté de placement. Zach Fitzgerald a reçu le ballon et, voyant qu’il n’y avait aucun joueur libre du côté droit, a tenté de le passer au botteur David Côté à sa gauche.

C’est à ce moment que le dangereux demi défensif des Carabins, Marc-Antoine Dequoy, est surgi pour intercepter la passe. Dequoy a ensuite remonté le terrain en entier le long de la ligne de côté, une cavalcade de 85 verges pour un touché qui a étouffé les espoirs du Rouge et Or. Louis-Philippe Simoneau a eu beau rater la transformation, le mal était déjà fait. Le jeu qui aurait pu permettre au Rouge et Or de réduire l’écart à neuf points l’a plutôt creusé davantage.

«Il fallait tenter quelque chose. Le but était de tenter d’obtenir un premier jeu ou un touché, mais la réalité, c’est qu’on n’a pas exécuté ce jeu comme on l’avait dessiné», a commenté l’entraîneur du Rouge et Or, Glen Constantin, visiblement déçu.

«Nous avons fait une couple d’erreurs d’assignation, quelques erreurs offensives et le ballon sortait plus vite que prévu de leur côté. On a fait trop d’erreurs pour gagner ce match-là», a-t-il ajouté.

Carabins dominants

Les Carabins dominaient déjà la partie jusque là, ayant réussi à neutraliser l’attaque du Rouge et Or, la meilleure du circuit québécois cette saison. Beaucoup de pression a été mise sur le quart-arrière Thomas Bolduc, victime de trois sacs durant la partie.

Pendant ce temps, tout fonctionnait pour son vis-à-vis des Carabins, Frédéric Paquette-Perrault, au premier quart. En plus d’avoir porté le ballon sur 20 verges, toutes les passes du transfuge des Redmen de McGill arrivaient directement dans les mains de ses receveurs, souvent laissés tout fin seuls par la défensive de Laval.

Une passe de 26 verges à Kevin Kaya, laissé sans surveillance dans la zone des buts, a donné lieu au premier majeur des Carabins à 11:41 du premier quart. Le Rouge et Or a ajouté trois points quelques secondes avant la fin du quart grâce à un placement de 36 verges de Côté.

Les ennuis du Rouge et Or se sont poursuivis au second quart quand la magie de Perrault a continué d’opérer. Une passe de dix verges à Ryth-Jean Giraud a permis aux visiteurs d’ajouter un autre touché pour porter le pointage à 14 à 3.

Pendant ce temps, l’attaque du Rouge et Or peinait à remporter des premiers jeux et à se rapprocher de la zone payante, se butant à la défensive imperméable de l’Université de Montréal. Les locaux ont même vu un botté de dégagement de David Côté être bloqué par Jean-Philippe Lévesque.

Les Carabins ont réussi à ajouter deux autres points avant la fin de la demie grâce à des simples, le premier sur un placement raté de Jean-Philippe Simoneau, le deuxième quand un botté de dégagement d’Alan Penverne a abouti de l’autre côté de la ligne des buts.
Le Rouge et Or a marqué son seul touché du match au milieu du quatrième quart quand Bolduc a lancé une passe à Jonathan Breton-Robert qui a franchi la ligne des buts.

Des erreurs

«Oui, des fois on a laissé certains de leurs receveurs seuls. Il faut leur donner le crédit, ils ont su profiter de nos erreurs», a déclaré le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier, après la partie.

«Ce n’est pas mon genre de chercher des excuses. Les Carabins ont simplement mieux joué que nous. Mais au moins, nos joueurs se sont battus jusqu’à la fin et je suis fier de ça», a ajouté le coordonnateur offensif Justin Ethier.

La tristesse se lisait sur le visage du joueur de ligne offensive Samuel Thomassin, qui venait de disputer son dernier match universitaire. «On y a cru jusqu’au bout, mais ça n’a pas été notre meilleur match. Ce n’est pas comme ça que j’aurais aimé que ça finisse», a-t-il dit en essuyant une larme.

«C’est la faute à personne... On a manqué de synchronisme et ils ont fait de beaux jeux. On n’a pas réussi à finir nos «drives» et ça nous a coûté la «game». Moi, personnellement, je suis sorti de mon processus à quelques reprises», a pour sa part affirmé le quart-arrière Thomas Bolduc, acceptant sa part du blâme.

«Quand la course marche moins bien, automatiquement ça met plus de pression sur le quart et c’est plus dur quand on met neuf joueurs en couverture», a-t-il ajouté.

Des Carabins heureux

Pendant ce temps, les Carabins festoyaient avec leurs partisans qui criaient «Allez les Bleus!» dans les gradins du Stade Telus désertés par les fans du Rouge et Or. «Je suis très satisfait du jeu de Paquette-Perrault. Depuis les dernières semaines, j’avais le «feeling» qu’il était capable de donner ce genre de match», a déclaré l’entraîneur des vainqueurs, Danny Maciocia.

«Défensivement, on avait un plan pour contrer leur quart-arrière et ça a bien fonctionné», a-t-il ajouté, heureux de voir son offensive éclore au bon moment. «Ça fait du bien car on a eu tellement de questions cette année à ce sujet.»

Quant à Paquette-Perrault, il remettait le mérite à ses entraîneurs. «La plus grosse «job» a été faite par les «coaches» cette semaine en étudiant Laval et ils nous ont mis un super bon plan de match entre les mains. Ces renseignements nous ont beaucoup aidés, sans oublier notre ligne offensive qui a bloqué en malade», a-t-il commenté.

«Ça fait tellement de bien! C’est ma quatrième année et quand je suis arrivé ici, l’objectif était la Coupe Vanier et on savait que ça passait par la Dunsmore», a pour sa part déclaré Dequoy, qui a avoué avoir trouvé longue la route vers son touché. «J’ai couru, mais j’étais vraiment essoufflé à la fin», a-t-il affirmé, fier d’avoir réussi à décrypter le jeu truqué. «On savait qu’il y en aurait un. On ne savait juste pas quand et où.»

Rouge et Or

Coupe Dunsmore: les projecteurs sur les quarts-arrières

Si on en croit les entraîneurs Glen Constantin et Danny Maciocia, les projecteurs, et l’attention des défensives des deux équipes en présence, risquent d’être sur les quarts-arrière Thomas Bolduc et Frédéric Paquette-Perrault samedi lors du match de la Coupe Dunsmore. Les deux quarts partants ont débuté la saison sur le banc avant d’être envoyés dans la mêlée et de changer le visage de leur équipe respective durant la saison.

«Nous avons affaire à deux bons quarts-arrière. La dernière fois que j’ai envoyé un quart-arrière de première année à la Coupe Dunsmore, c’était Hugo Richard. Il avait eu une saison extraordinaire et il est sorti grandi de là», a déclaré Constantin vendredi. Il refuse cependant de mettre cette pression sur les épaules de Thomas Bolduc.

«Thomas est dans sa bulle et c’est correct comme ça. On ne lui demande pas de gagner la game par lui-même, mais on sait qu’il gère bien ses matchs et qu’il est capable d’amener de longs gains, même si ce n’est pas nécessairement sur de longues passes. On s’attend à ce qu’il y ait un peu plus de pression sur lui demain, plus de couvertures 4 et d’homme à homme», a-t-il poursuivi, ajoutant que le coordonnateur de l’offensive, Justin Ethier, a passé beaucoup de temps avec Bolduc pour le préparer à tous les types de couvertures.

Dans la tête de Maciocia

Maciocia ne tombe pas non plus dans le piège de placer tous ses espoirs en son quart-arrière. «Frédéric n’a pas besoin de gagner le match tout seul, il a juste besoin de faire sa job, qui est de protéger le ballon. On va aussi essayer d’exploiter sa mobilité», souligne-t-il.

Le pilote du Rouge et Or avait presque lu les pensées de Maciocia puisque, quelques minutes plus tôt, il affirmait aux médias qu’il était convaincu que les Carabins tenteraient d’exploiter le fait que Paquette-Perrault soit plus mobile que Dimitri Morand, qui avait débuté la saison comme partant. «Une grosse partie de notre jeu à nous sera de maîtriser Paquette-Perrault. Ils ont aussi de bons receveurs en Kevin Kaya et Carl Chabot. Il faudra bloquer ça aussi»

Constantin s’attend également à voir sur le terrain le porteur de ballon Ryth-Jean Giraud, qui n’était pas en uniforme en demi-finale provinciale et au sujet duquel Maciocia a laissé planer le doute. «Moi, je pense qu’il va jouer. On se prépare pour un effectif complet. C’est un très bon porteur et je suis convaincu qu’il va jouer s’il est en santé», a repris Constantin.

Danny Maciocia a également précisé que sa stratégie pour faire échec à Bolduc ne serait pas exactement la même que lors du dernier match entre les deux équipes ni que celle adoptée lors du premier duel, remporté par les Carabins qui avaient alors mis beaucoup de pression sur le quart-arrière Samuel Chénard. «Vous savez, après avoir mis autant de pression sur le quart, on était conscients que le Rouge et Or se préparerait pour ça lors du second match. On ne peut pas toujours faire le même plan de match, une photocopie du précédent, et penser avoir toujours le même succès. Si on va mettre un peu de pression sur lui? Absolument, mais on va aussi mettre d’autres éléments dans notre stratégie», a-t-il conclu.

Rouge et Or

Neuvième titre d'entraineur de l'année pour Constantin

Il commence à en faire une habitude! À sa dix-neuvième saison comme entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin a décroché vendredi un neuvième titre d’entraîneur de l’année au football universitaire québécois.

Deux autres représentants du Rouge et Or, le joueur de ligne défensive Jean-William Rouleau et le retourneur de bottés et receveur de passes Antoine Dansereau-Leclerc, ont aussi été honorés lors de la remise des honneurs individuels du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) à la veille du match de la Coupe Dunsmore entre les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or. Rouleau a obtenu le titre de recrue défensive de l’année alors que Dansereau-Leclerc a été nommé joueur de l’année au sein des unités spéciales.

Toujours humble, Constantin a préféré faire rejaillir l’honneur sur son personnel d’entraîneurs à qui il attribue le succès de son équipe en cette saison où sept partants, dont le quart Hugo Richard et l’ailier défensif Mathieu Betts, ont quitté l’équipe après avoir complété leur formation scolaire. «Il y a une constance et une compréhension avec mes adjoints. On connaît nos rôles, on connaît nos attentes. Les gars ont fait une grosse job de coaching», a-t-il brièvement commenté après avoir reçu son prix. David Carson, entraîneur des quarts-arrière et coordonnateur des unités spéciales de McGill, a pour sa part reçu le prix d’assistant-entraîneur de l’année.

Rouleau surpris

Quant à Rouleau, il a déclaré qu’il n’aurait jamais pensé remporter ce prix au début de la saison, lui qui arrivait du programme collégial de division 3 des Pionniers de Rimouski. «En fait, je ne pensais même pas jouer cette année!», a avoué celui qui a réalisé 12,5 plaqués, dont 3,5 avec perte de terrain, et provoqué un échappé en plus de participer à un sac du quart. «Je pensais travailler à améliorer mon jeu cette année et peut-être jouer l’an prochain, car il y avait quand même d’autres bonnes recrues défensives ici. Mais tranquillement, j’ai pris ma place», a-t-il raconté.

C’est lors du premier match du Rouge et Or contre les Carabins, à Montréal, qu’il a senti qu’il avait sa place dans l’équipe. «La semaine précédente, je n’étais même pas en uniforme! C’était mon plus grand stress de la saison d’avoir mon premier départ dans un match aussi important, mais, en fin de compte, ça s’est bien passé malgré la défaite.»

Dansereau-Leclerc, un joueur de deuxième année, a expliqué de son côté qu’il avait beaucoup appris de joueurs qui ont porté le même numéro 11 que lui auparavant avec le Rouge et Or, notamment Guillaume Rioux, maintenant entraîneur des receveurs de passes du Rouge et Or, et l’ex-receveur de passes Benoît Gagnon-Rousseau. «Benoît m’a beaucoup aidé à ma première année. Pour le reste, ça s’est fait seul, j’ai eu plus de responsabilités et plus de réceptions», a-t-il résumé, avouant qu’il était un peu surpris de décrocher un honneur individuel. «C’est «l’fun» d’avoir un honneur comme celui-là, mais je trouve que les victoires d’équipes sont plus importantes. Je vais être plus satisfait si on gagne la Coupe Dunsmore».

Fait particulier, même s’ils ont terminé au deuxième rang du classement général et qu’ils sont en finale québécoise contre le Rouge et Or, aucun joueur des Carabins n’a obtenu un honneur individuel du RSEQ. Les autres lauréats sont le quart-arrière des Stingers de Concordia, Adam Vance, qui a été nommé athlète par excellence de l’année, son coéquipier receveur de passes Jeremy Murphy, recrue offensive de l’année et recrue par excellence du circuit québécois ainsi qu’Andrew Seinet-Spaulding de McGill qui a été élu meilleur joueur de ligne et meilleur joueur défensif.

Paré honoré

Un autre footballeur de McGill, Alexandre Paré, a reçu le prix du leadership et de l’engagement social. Paré, un joueur de ligne défensive originaire de Neuville et un ancien du Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy, terminera en décembre des études en kinésiologie durant lesquelles il a maintenu une moyenne pondérée de 3.95 sur 4. Il vient de faire une demande d’admission à l’école de médecine et il a aussi joué un rôle important dans la coordination d’une activité de nettoyage d’un secteur de résidences étudiantes situées près du campus. Il a aussi mis en oeuvre une structure très réussie d’imputabilité pour ses coéquipiers afin de participer aux séances d’entraînement régulières entre les saisons et aux autres événements sur le campus.

«Je marche dans ce secteur surnommé le «Ghetto de McGill» tous les jours et parfois, ce n’est pas chic! C’est pour ça que j’ai lancé ce projet de nettoyage. Pour moi, c’est une belle façon de redonner à la société. Nous sommes chanceux de jouer au football!», a-t-il terminé.

Rouge et Or

D’une Coupe Dunsmore à l’autre

Elle est souvent présentée à l’approche ou en plein jour du Souvenir. La Coupe Dunsmore est un passage obligé vers la demi-finale canadienne de football universitaire, dernier arrêt avant la Coupe Vanier. Depuis sa première participation, en 1998, le Rouge et Or ne s’y est absenté qu’une fois et revendique 15 victoires en 20 présences. En marge de ce septième duel de suite entre le Rouge et Or et les Carabins, Le Soleil a fouillé dans ses archives pour revivre les matchs de 21 dernières années de la Coupe Dunsmore, nommée en l’honneur de Robert Lionel. Dunsmore, diplômé des universités Queen’s en 1915 et Laval en 1958. Alors, souvenons-nous!

1998 : Laval 12, Concordia 17

À sa toute première participation à la Coupe Dunsmore, le Rouge et Or alors dirigé par Jacques Chapdelaine sera impliqué dans le «Dark Bowl», puisque la noirceur avait forcé la suspension du match jusqu’au lendemain au moment où les deux équipes étaient à égalité 10-10 après deux prolongations. Les Stingers avaient marqué le touché décisif, le lendemain, à l’aide d’un ballon échappé retourné dans la zone des buts.

1999 : Ottawa 6, Laval 38

Transporté par son 13e joueur, le Rouge et Or remporte la finale de la Conférence Québec-Ontario, et ce, devant une foule record — pour l’époque — de 8126 spectateurs. Pour l’occasion, l’UL tiendra en respect le quart Phil Côté, grande vedette du moment. Après le match, l’entraîneur-chef rendra crédit à la défensive et aux unités spéciales. Daniel Fleury avait réussi un touché sur un retour de botté de 95 verges. Quelques semaines plus tard, l’UL gagnait sa première Coupe Vanier d’une série de 10.

2000 : Ottawa 26, Laval 9

Les Gee Gee’s prennent leur revanche et ramènent le trophée à Ottawa. «Ce n’est pas sur papier qu’on évalue une formation, mais à sa façon d’évoluer sur le terrain, et aujourd’hui, Ottawa méritait de l’emporter», dira Chapdelaine. Au poste de quart, François Chapdelaine sera victime de quatre interceptions.

2001 : McGill 1, Laval 0

En réalité, le Rouge et Or l’avait emporté 42-14, mais il avait été dépouillé de tous ses titres en 2001 en raison de l’utilisation d’un joueur inéligible. Une passe de touché de Mathieu Bertrand à Jean-François Turgeon en début de premier quart avait donné le ton à cette victoire n’apparaissant plus dans les livres d’histoire.

2002 : McGill 10, Concordia 6

Seule fois où le Rouge et Or a brillé par son absence à la Coupe Dunsmore depuis 21 ans. «Match défensif laborieux», dira-t-on de cette rencontre passée aux oubliettes des amateurs de Québec.

2003 : Concordia 7, Laval 59

Le froid n’avait pas ralenti les ardeurs du Rouge et Or, victorieux sous une température glaciale. Le quart-arrière Mathieu Bertrand disputait alors son dernier match en carrière à domicile. Il est depuis de retour au PEPS en qualité de coordonnateur des unités spéciales. Au total, l’attaque avait récolté 597 verges, dont 401 au sol. Dans un trop grand élan d’extase, le joueur de ligne défensive Miguel Robédé avait échappé la Coupe, qui était déjà fort amochée…

Rouge et Or

Rouge et Or/Carabins: la première des coupes

Pour une équipe de football universitaire québécoise, la Coupe Dunsmore est le premier trophée sur une route qui mène à la Coupe Vanier en passant par la Coupe Uteck ou la Coupe Mitchell. Un trophée avec lequel les Carabins de l’Université de Montréal, qui l’ont gagné en 2014 et 2015, souhaitent renouer alors que le Rouge et Or de l’Université Laval voudrait bien en remporter un quatrième consécutif et un seizième au total. Le Soleil s’est entretenu avec l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia, et son homologue du Rouge et Or, Glen Constantin, à l’aube du début de la «saison des coupes» au football universitaire canadien.

LE GROS LUXE POUR GLEN CONSTANTIN

Pour l’entraîneur du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin, le retour au jeu de ses deux meilleurs receveurs de passes de la saison 2018, Jonathan Breton-Robert et Vincent Forbes-Mombleau, est tout simplement un «gros luxe» pour le match de la Coupe Dunsmore. 

«Ce sont des gars qui ont été partants toute leur carrière. On a la chance de les voir revenir en santé pour la Coupe Dunsmore. Et je peux te dire qu’ils verront du terrain», a lancé Constantin après l’entraînement de son équipe jeudi soir. 

Le «surplus» de receveurs de passes devrait permettre au Rouge et Or d’avoir toujours des actifs frais à sa disposition en plus de créer des surnombres qui pourront placer la défensive des Carabins hors d’équilibre, selon l’entraîneur-chef. Malgré la hausse importante du nombre de points marqués par les Carabins à leur dernier match, Constantin a nié préparer son équipe différemment pour le troisième affrontement avec les rivaux de la métropole. 

«On se prépare en fonction de notre plan de match. Le nombre de points qu’ils ont marqués la semaine dernière, ça ne dépend pas de nous», poursuit-il. 

Des surprises

Constantin ajoute qu’il a encore préparé quelques surprises pour les Carabins. Plusieurs ont encore en tête le jeu truqué où Jonathan Breton-Robert avait lancé au quart Hugo Richard dans la zone des buts lors du match de la Coupe Dunsmore de 2016. 

«Il faut en préparer, mais il faut aussi être prêts à y faire face», lance Constantin à propos de ces jeux excitants tant pour les joueurs que pour les spectateurs.

«Ces jeux ne gagnent pas toujours le match, mais ils sont toujours excellents pour briser les tendances et brimer la confiance de l’adversaire», conclut-il.

EN CHIFFRES

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 7 victoires 1 défaite (1re position)
  • Dernier match: Victoire de 40 à 8 contre les Stingers de Concordia
  • Points marqués: 301
  • Points accordés: 72
  • Verges accumulées: 3 191 (1 720 par la course, 1 471 par la passe)
  • Verges accordées: 1 838 (676 par la course, 1 162 par la passe)

Rouge et Or

Cross-country: des aspirations de succès [VIDÉO]

Le Rouge et Or de l’Université Laval a mis le cap sur Kingston, jeudi, avec l’objectif réaliste de grimper sur le podium du Championnat U Sports de cross country. Et la présence en santé des «4 Fantastiques» de l’équipe féminine lui permet de rêver à une répétition de la conquête de l’an passé.

Si les garçons arrivent en Ontario avec le titre du RSEQ en poche, les filles s’y pointent avec le désir de faire oublier leur troisième place provinciale, en partie provoquée par l’absence de deux pièces importantes de leur carré d’as. Mais voilà, Jessy Lacourse et Anne-Marie Comeau sont de retour et prêtes à mettre l’épaule à la roue pour surprendre les experts qui placent les dames de l’UL en quatrième place malgré leur victoire de l’an passé.

«Notre déception au Championnat du RSEQ ne définit pas ce qu’on va faire au Canadien parce qu’il nous manquait des joueuses. L’ambiance est vraiment exaltée, on a hâte, on est excité», indiquait Aurélie Dubé-Lavoie, qui avait mené la parade, en 2018, avec une deuxième place individuelle au Championnat U Sports.

En fait, le Rouge et Or avait placé quatre coureuses dans le top-7 national, soit Dubé Lavoie, mais aussi Catherine Beauchemin (3e), Comeau (6e) et Lacourse (7e) pour permettre ce premier championnat de son histoire dans cette discipline.

«Il s’agit d’un championnat excitant, car on a des aspirations de succès, autant chez lez hommes que les femmes. Parce qu’on revient avec notre alignement complet qui nous avait permis de l’emporter chez les filles, l’an passé, on a un peu plus de chance de causer la surprise et d’aller chercher le titre national», admettait l’entraîneur-chef Félix-Antoine Lapointe, en point de presse au départ du groupe vers l’Ontario.

Il y a deux semaines, le Rouge et Or avait joué de prudence en accordant du repos à Lacourse et Comeau afin de leur permettre d’être à leur sommet, samedi après-midi.

«Entre nous, on croit en nos chances et on sait qu’on peut rivaliser avec les meilleures équipes au pays. L’an passé, les quatre ont été sur la première équipe d’étoiles, ça nous fait quatre athlètes dominantes pour aspirer au titre national», ajoutait-il.

Et le quatuor est prêt pour briller dans toutes les conditions, autant sur un parcours sec qu’un autre qui risque d’être boueux. «Les conditions seront assez rock & roll, on a hâte de voir ce que ça va donner, on s’attend à être couvert de bouette», disait Dubé-Lavoie.

Rouge et Or

Deux ajouts de premier plan au Rouge et Or

Pour le match de la Coupe Dunsmore, le Rouge et Or de l’Université Laval pourra avoir à sa disposition deux receveurs de passes que les partisans n’ont pas vus souvent sur le terrain cet automne. Jonathan Breton-Robert, qui n’avait joué que les deux premiers matchs de la saison, et Vincent Forbes-Mombleau, qui n’a pas joué depuis le 6 octobre, ont enfin soigné leurs blessures.

Il s’agit d’ajouts de premier plan puisque les deux joueurs avaient la saison dernière mené l’équipe pour le nombre de passes captées en plus de terminer deuxième et troisième (derrière Mathieu Robitaille) pour le nombre de verges accumulées par la voie des airs.

En entrevue avec Le Soleil, les deux receveurs ont dit ne pas se formaliser du fait que leur retour au jeu s’effectuait durant l’un des matchs les plus importants de la saison. «Le focus est à 100 % sur le match», déclare Breton-Robert.

«Moi, j’ai joué un peu plus que Jonathan cette année, mais quand même, ce n’est pas difficile ni pour moi ni pour lui de nous remettre dans le beat, car on a toujours participé aux réunions d’équipe», ajoute Forbes-Mombleau.

Le relais

En bons coéquipiers, Breton-Robert et Forbes-Mombleau se réjouissent d’ailleurs de voir que d’autres receveurs ont su prendre le relais durant leur absence et qu’ils ont obtenu du succès sur le terrain. 

Antoine Dansereau-Leclerc, par exemple, mène cette année le Rouge et Or pour le nombre de passes captées (21) et le nombre de verges par la passe (284) après avoir surtout évolué au sein des unités spéciales l’an passé.

«Je suis très content de voir que d’autres se lèvent. Antoine en est un qui a eu sa chance et qui en a profité», indique Breton-Robert. «C’est rassurant de voir qu’on a un bon groupe de quarts-arrière et de receveurs», enchaîne Forbes-Mombleau.

Prêts à 100 %

Heureux d’être enfin de nouveau disponibles, ils assurent qu’ils répondront présent si leur numéro est appelé samedi, mais jurent qu’ils n’auront rien à redire s’il ne l’est pas. «On est prêts à 100 %, mais c’est l’entraîneur qui décidera de notre rôle», commente Breton-Robert.

«Pour nous, c’est la victoire en premier. Quand on arrive avec le Rouge et Or, on apprend très rapidement que c’est l’équipe qui passe avant l’individu», explique Forbes-Mombleau, qui a tout de même hérité d’un poste de partant l’an dernier à sa sortie des rangs collégiaux.

Malgré tout, on sent déjà que les deux joueurs ont attrapé la fièvre de la Coupe Dunsmore. «Même si on l’a déjà vécu, ce sont des matchs qui demeurent très émotifs», signale Forbes-Mombleau alors que son coéquipier rappelle la rivalité toujours présente entre les «rouges» et les «bleus».

«Lors de la Coupe Dunsmore, l’intensité est à son comble, car c’est vraiment le match le plus important de la saison jusqu’à maintenant», indique Breton-Robert.

Bons mots pour Bolduc

Tant Breton-Robert que Forbes-Mombleau, qui ont excellé comme cibles du quart Hugo Richard la saison dernière, n’ont par ailleurs que de bons mots pour la recrue Thomas Bolduc, qui a pris le rôle de quart partant après trois matchs cette saison.

«Il sait garder les choses simples et suit très bien le plan de match. Il fait du bon travail», déclare Forbes-Mombleau qui a eu la chance de capter quelques-unes de ses passes cette saison. Quant à Breton-Robert, qui n’a travaillé avec Bolduc qu’à l’entraînement, il est impressionné par ce qu’il a vu. «Thomas a un bras incroyable. Il est bon tant pour les longues balles que les petites passes et il est très calme pour un quart-arrière», termine-t-il.

Rouge et Or

Rugby: les filles du Rouge et Or marquent l'histoire [VIDÉO]

Le pari est réussi, elles ont marqué l’histoire. L’équipe féminine de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval est sacrée championne nationale.

Elles ont gagné la finale du Championnat canadien U SPORTS dimanche à Ottawa contre les Gaels de Queen’s, par la marque de 22-14. L’ULaval devient la première université francophone à se rendre si loin. 

Depuis sa création en 2005, l’équipe de rugby avait atteint le podium canadien seulement deux fois, avec le bronze en 2011 et l’argent en 2017. 

«Nous n’étions pas favorites dans cette finale. Les filles ont tout donné défensivement et on a pu maîtriser le match jusqu’à la fin cette fois-ci. Les filles ont vraiment été incroyables, je n’ai pas d’autres mots», a dit l’entraîneur-chef Kévin Rouet.

Les filles du Rouge et Or approchaient cette finale «négligées», on s’attendait à voir les Gaels monter sur la première marche du podium. Elles ont vite prouvé qu’elles avaient leur place en finale : le temps de le dire, le Rouge et Or s’était forgé une avance de 12 points. C’était 12-0 à la mi-temps. 

Avec une vingtaine de minutes à jouer en deuxième demie, le tableau affichait 19-14, question de rendre la partie intéressante. Tout était possible, le Rouge et Or a finalement ajouté trois points sur un botté de pénalité.

«C’est indescriptible ce que nous vivons actuellement! Nous avons mangé du rugby toute la semaine et nous avons gagné en équipe», a commenté Justine Pelletier, nommée joueuse par excellence du tournoi.

La victoire se veut encore plus savoureuse lorsqu’on sait que M. Rouet et sa bande avaient encaissé un échec en finale provinciale. L’équipe termine finalement avec une saison de rêve, dont un dossier parfait de six victoires au calendrier régulier et la première place au pays pendant quelques semaines.

«C’est un rêve, c’est incroyable! Je n’aurais jamais pensé qu’on pourrait en arriver là. C’est le plus beau cadeau que je pouvais avoir pour finir ma carrière», a ajouté Fabiola Forteza, nommée récemment étudiante-athlète par excellence au Canada, elle a également reçu le titre de joueuse du match. 

Cette victoire s’est voulue émotive pour beaucoup d’amateurs du sport. Ils étaient plusieurs à suivre les filles sur Internet, le match était présenté en direct. Quelques groupes s’étaient rassemblés pour encourager les athlètes à distance.

Cloé Maranda, Andréanne Valois, Fabiola Forteza, Justine Pelletier, Anne-Charlotte Beaulieu et Anaïs Gilbert se retrouvent sur l’équipe d’étoiles du Championnat canadien. 

Avec les informations de Frédéric Bhérer, chargé de communication pour le Rouge et Or

Rouge et Or

Le Rouge et Or passe en finale québécoise

Le Rouge et Or de l’Université Laval reprendra une vieille habitude la semaine prochaine, celle de participer à la finale de la Coupe Dunsmore. Après avoir vaincu les Stingers de Concordia 40 à 8 samedi, les hommes de Glen Constantin recevront leurs grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal pour l’emblème de la suprématie du football universitaire québécois.

Il s’agira d’une dix-septième participation consécutive à la finale québécoise pour les représentants de l’Université Laval.

Le jeune quart-arrière du Rouge et Or, Thomas Bolduc, rayonnait après la partie, sa meilleure sortie depuis qu’il a remplacé Samuel Chénard au poste de partant. «Finalement, j’ai combien de verges par la passe?», a-t-il demandé à l’auteur de ces lignes en fin d’entrevue. Le jeune athlète a laissé échapper un «Wooh-hoo!» bien senti quand il a été informé qu’il en avait gagné 311, un sommet en cette première saison universitaire pour l’ancien des Cougars du Collège Champlain-Lennoxville.

«C’est ma meilleure performance depuis le début de ma carrière universitaire. J’ai fait confiance à ma ligne offensive et ils me l’ont bien rendu. J’ai lancé le ballon, mais ce sont mes receveurs qui ont fait les gros jeux», a-t-il déclaré avec humilité.

«Les 300 verges, ça a toujours été un objectif que je voulais atteindre cette année, mais je ne forçais pas la note. Ça augmentait de match en match et moi, je ne faisais qu’exécuter le plan de match», poursuit-il.

Connexion 911

Bolduc a développé une affinité particulière avec le receveur de passes Antoine Dansereau-Leclerc, auteur du premier touché des locaux, un jeu de 54 verges. «Oui, il se passe quelque chose de spécial entre nous. On appelle ça la connexion 911», a confié le quart-arrière.

Bolduc, le numéro 9, est aussi le voisin de casier de Dansereau-Leclerc, le numéro 11. «Ah oui? Il vous a dit ça? C’est lui qui a trouvé ça! C’est très bon et c’est vrai qu’on s’entend super bien», a indiqué le receveur.

Dansereau-Leclerc fait partie des receveurs de passes qui se sont levés en l’absence des blessés Vincent Forbes-Mombleau, Jonathan Breton-Robert et Mathieu Robitaille.

Christian Dallaire, qui a inscrit deux touchés samedi, en est un autre. Et lui aussi avait de bons mots pour son quart. «Thomas a amélioré sa vitesse, c’est incroyable. Il est beaucoup plus calme dans sa pochette protectrice et il prend de bonnes décisions», a-t-il affirmé après la partie.

Sur le premier touché des siens, l’étudiant à la maîtrise en médecine a complété un jeu de 55 verges où il a couru en se débarrassant de deux joueurs des Stingers qui tentaient de s’accrocher à lui. «C’était «l’fun»! Marc-Antoine (Pivin) a fait un beau bloc et j’en ai profité. Avec la profondeur qu’il y a ici, on sait qu’on peut être remplacé n’importe quand, alors on pousse au maximum sur chaque jeu», résume Dallaire.

Constantin satisfait

L’entraîneur des vainqueurs, Glen Constantin, était satisfait de l’effort de son équipe même si le perfectionniste en lui ne pouvait mettre de côté certains points à améliorer. «On a fait beaucoup de gros jeux, il y a eu de petites erreurs mentales, mais les gars sont humains. L’enjeu des «playoffs» est un peu disparu à mesure que le match avançait, mais je n’ai pas de crainte pour la semaine prochaine contre les Carabins pour la Coupe Dunsmore, car l’enjeu sera encore plus grand», a-t-il résumé. «Quand on tombe contre nos plus grands rivaux, on n’a pas de problème de concentration, de focus et d’effort.»

Du côté des Stingers, l’entraîneur Brad Collinson semblait résigné, mais regardait déjà vers l’avenir. «Aujourd’hui, le mot d’ordre était de ne pas arrêter et les gars ont joué 60 minutes. C’est sûr qu’on n’aime pas perdre, mais cette saison est un pas dans la bonne direction. Il reste maintenant à faire du recrutement», a-t-il commenté.

Roy se distingue

La partie avait bien mal commencé pour les Stingers, qui ont perdu l’une de leurs meilleures armes, le quart-arrière Adam Vance, à mi-chemin du premier quart. Blessé à une épaule, celui qui a été nommé sur l’équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ) a été retiré du match. Son remplaçant, la recrue Olivier Roy, a tout de même fait du bon boulot en complétant 16 de ses 30 passes pour 175 verges.

«Le jeune de Donnacona a quand même géré ça comme il faut pour une recrue. Je suis vraiment fier de lui. Il a travaillé fort depuis le début du camp. Il a débuté comme quatrième quart et il est monté deuxième», a déclaré Collinson à propos de Roy.

Les Stingers ont utilisé un jeu renversé pour inscrire leur seul touché du match, quelques fractions de seconde avant la demie. Tristan Mancini a alors marqué pour réduire l’écart à 27-7.

Rouge et Or

Rugby: l'équipe féminine en finale canadienne

Les joueuses de l’équipe de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval auront la chance de venger leur revers en finale québécoise la semaine dernière alors qu’elles prendront part dimanche à la finale canadienne après avoir vaincu vendredi les Gryphons de Guelph par la marque de 21 à 5.

«Je suis satisfait, car les filles ont livré une bonne prestation. Parfois, on gagne sans avoir joué un bon match, mais là, elles ont été très efficaces en défensive puisqu’elles n’ont donné que cinq points», commentait l’entraîneur des gagnantes, Kévin Rouet, en entrevue téléphonique avec Le Soleil après la partie disputée au terrain Matt Anthony, à Ottawa.

«Côté possession du ballon, je crois même que les Gryphons l’ont eu plus longtemps, mais on a été tellement solides en défensive qu’elles n’ont pas vraiment pu avancer. La marque était de 14 à 0 en notre faveur à la demie, alors ça nous a permis de bien maîtriser le match. Les choses sont beaucoup plus simples quand tu n’as pas de points à rattraper», poursuit Rouet. Les seuls points marqués par les Gryphons ont été le résultat d’un essai non transformé de Jasmine Ing en fin de match.

Valois joueuse du match

Andréanne Valois a d’ailleurs été élue joueuse du match dans cette demi-finale, ayant réussi plusieurs placages. «Cependant, je dirais que toutes les filles se sont données dans les plaqués. Chacune a eu son moment de gloire en défensive et c’est ce travail d’équipe qui nous a procuré ce résultat», ajoute l’entraîneur, qui a également salué la performance de la demi de mêlée Justine Pelletier et de la demi d’ouverture Anne-Charlotte Beaulieu. Cette dernière a d’ailleurs réussi les conversions sur les deux essais de la joueuse de deuxième ligne Annabelle Parent et sur celui de l’arrière Marie-Laura Choquette. 

«La défensive a été notre force toute la saison et on l’avait un peu perdue en finale québécoise, quand on s’est inclinés 25 à 15 contre les Gee Gee’s d’Ottawa. On n’avait jamais donné autant de points cette année, on en a parlé, on avait mal géré cette finale où on était les favoris contre une équipe qu’on avait battue deux fois en saison régulière», explique Rouet, dont les protégées ont montré une fiche parfaite durant le calendrier régulier.

«Notre défensive est revenue assez rapidement et je suis heureux de ce que j’ai vu à l’approche de la finale canadienne. On affrontera l’équipe gagnante entre les Golden Gaels de Queen’s et les Gee Gee’s d’Ottawa. Si c’est Ottawa qui passe, on aura l’occasion de prendre notre revanche de la finale provinciale. La motivation sera donc doublement présente. Si c’est Queen’s, ce sera l’équipe la plus forte au Canada, une formation qui n’a perdu aucun de ses matchs jusqu’à maintenant. Dans les deux cas, nous ne serons pas favoris, alors il y aura moins de pression», résume Rouet.

Alignement complet

L’entraîneur-chef pourra également compter sur un alignement complet pour cette finale après avoir réussi à traverser la demi-finale sans blessure majeure. La situation sera différente de la finale provinciale, où le Rouge et Or avait dû composer sans quelques éléments qui étaient sur le carreau et envoyer dans la mêlée des joueuses moins expérimentées.

Le Rouge et Or a affronté les Gee Gee’s en finale canadienne en 2017, en finale pour la médaille de bronze de 2018 et en finale québécoise au cours des trois dernières saisons sans jamais l’emporter. Elles n’ont affronté les Golden Gaels qu’une seule fois au championnat canadien de 2013 qui avait lieu à l’Université Laval, une défaite serrée de 19 à 17 en lever de rideau.

Rouge et or

Le retour réussi de Christopher Gagné

Après deux saisons où il a joué de façon sporadique, le secondeur Christophe Gagné a su profiter des occasions qui se sont présentées à lui cette année pour prendre sa place au sein de l’alignement partant du Rouge et Or de l’Université Laval. Et de belle façon puisqu’il a terminé la saison avec 21 plaqués, ce qui le place parmi les cinq meilleurs des siens à ce chapitre, et 3,5 sacs du quart, un sommet qu’il partage avec son coéquipier Alexandre Gagnon.

L’absence de Dan Basambombo, qui n’a pas répondu aux exigences académiques pour faire partie du Rouge et Or cette année, a ouvert dès le début de la saison une porte dans la brigade défensive pour le natif de Québec qui avait été utilisé surtout au sein des unités spéciales au cours des deux dernières campagnes.

«Il y avait moi, Alec [Poirier] et [Frédéric] Pongo, mais Alec est blessé depuis le match contre Concordia et Fred s’est blessé contre les Carabins», raconte-t-il pour expliquer comment il a été amené à prendre encore plus de place au sein de la défensive lavaloise en fin de saison. «Même si j’ai moins joué en 2017 et 2018, je n’ai jamais regretté ma décision de venir à Laval. Pour un petit gars de Québec comme moi, c’était un rêve. J’avais déjà vécu la Coupe Dunsmore en 2016, mais là, ce sera agréable de pouvoir contribuer un peu plus sur le terrain.»

Dès son arrivée avec le Rouge et Or, l’ancien des Lions de l’école préparatoire Kent, dans le Connecticut, avait adopté la philosophie de l’équipe. «Je savais que je ne jouerais pas la première année. J’ai passé un bon deux ans sur le banc et c’est normal avec des gars comme Marc-Antoine Varin qui était là au poste de secondeur. Le rôle qu’on m’a donné l’an passé, j’ai embarqué dedans à 100 %. C’est ça, Laval, c’est l’abnégation», enchaîne-t-il. 

Malgré cette période sans toucher le terrain en défensive, Gagné assure que cet aspect du jeu est toujours demeuré présent dans son entraînement. «Je n’ai jamais délaissé la défensive, car j’ai toujours gardé une bonne compréhension du système. Comme partant, je peux contribuer directement sur le terrain. Moi et Kean [Harelimana], on a maintenant un rôle très important sur le jeu au sol», analyse-t-il.

Demi-finale

Pour la demi-finale québécoise contre Concordia, Gagné et le bloqueur Kétel Assé sont déterminés à donner le maximum pour propulser l’équipe sur le chemin qui mène jusqu’au tournoi de la Coupe Vanier. «Même s’ils ont beaucoup misé sur la passe, je crois que les Stingers vont tenter d’établir le jeu au sol comme ils l’avaient fait à leur dernier match contre les Carabins. Ils ont un jeune porteur de ballon, Kevin Foster-Verdier, qui est assez physique et qui n’a pas peur d’aller à pleine vitesse», a déclaré Gagné.

Quant à Assé, qui termine sa cinquième année et savoure donc ses derniers matchs universitaires, il veut s’assurer de conclure sur une bonne note. «Je veux une troisième bague, lance-t-il en faisant référence à ses deux bagues de la Coupe Vanier. «Et je prends toutes ces parties comme des petits bonbons», ajoute-t-il. Assé n’a cependant pas l’intention de mettre le football de côté après cette saison. «Non, ça ne va pas s’arrêter après le 23 novembre. On verra si ça se poursuivra dans la Ligue canadienne de football ou la NFL.»

Nommé pour une deuxième saison dans l’équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ), Assé refuse aussi de prendre tout le crédit de cet honneur qu’il partage avec ses compagnons de ligne Samuel Thomassin et Samuel Lefebvre. «Je ne joue pas pour les honneurs individuels. Cette nomination, je la dois autant à Carl Brennan [entraîneur de la ligne offensive] et Justin Éthier [coordonnateur offensif]», conclut-il.

Rouge et Or

Deux équipes qui souhaitent oublier leur dernier affrontement [VIDÉO]

La demi-finale québécoise de football universitaire mettra en scène samedi, au Stade Telus, deux équipes qui souhaitent oublier leur dernier affrontement, mais pour des raisons différentes. Le 6 octobre, le Rouge et Or de l’Université Laval avait en effet écrasé les Stingers de Concordia par la marque de 74 à 0, un match où le quart des Stingers Adam Vance, nommé au sein de l’équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec (RSEQ), n’avait accumulé que 57 verges par la passe. Les deux adversaires se revoient cette semaine pour un match sans lendemain et tant l’entraîneur-chef de Concordia, Brad Collinson, que son homologue de Laval, Glen Constantin, souhaitent regarder vers l’avant et tourner la page sur ce match à sens unique.

La confiance des champions

En point de presse jeudi, l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, démontrait la confiance du pilote d’une équipe qui vient de remporter le championnat de la conférence du Québec. «Il faut jouer notre standard, peu importe le passé», a déclaré Constantin, qui estime que son équipe s’est améliorée depuis le dernier affrontement avec Concordia. «Je ne pense pas qu’on va gagner 150 à 0, mais les joueurs comprennent qu’ils doivent jouer leur plein potentiel. Pour ça, je ne suis pas inquiet. Je suis très satisfait de leur comportement des trois ou quatre dernières semaines. La semaine de relâche nous aide: les joueurs étudient le matin et peuvent mettre l’accent sur le football en après-midi», a-t-il déclaré. Constantin insiste tout de même sur l’importance «d’oublier le dernier match contre Concordia» et «de ne pas penser au match suivant (celui de la Coupe Dunsmore)». «Il faut penser seulement au match de samedi, alors qu’on aura devant nous une équipe qui a tout à gagner et rien à perdre», poursuit-il, ajoutant que les Stingers misent beaucoup sur des fronts multiples défensivement tout en mettant beaucoup de pression sur le quart-arrière. D’ailleurs, le pilote du Rouge et Or veut éviter de faire reposer le dénouement du match sur les épaules de son jeune quart Thomas Bolduc. «Il faudra avoir un équilibre entre la passe et la course. Et il ne faut pas non plus oublier que c’est le mois des jeux truqués, surtout contre une équipe qui n’a rien à perdre. Il faudra être aux aguets défensivement.» Constantin ne croit pas que les siens réussiront à empêcher les deux meilleurs receveurs de passes des Stingers, James Tyrrell et Jeremy Murphy, de capter une passe comme ils l’ont fait lors du dernier match entre les deux équipes. «C’était un accomplissement assez spécial et je ne crois pas qu’on pourra le refaire. Ce sont deux très bons joueurs», ajoute-t-il en avançant qu’il se préparait également pour une possible apparition du receveur vedette Vince Alessandrini, limité à une seule partie cette saison à cause des blessures. «Je suis convaincu que, s’il est apte à jouer, il va jouer», termine Constantin.

EN CHIFFRES

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 7 victoires 1 défaite (première position)
  • Dernier match: Victoire de 35 à 10 contre le Vert & Or Sherbrooke
  • Points marqués: 301
  • Points accordés: 172
  • Verges accumulées: 3 191 (1 720 par la course, 1 471 par la passe)
  • Verges accordées: 1 838 (676 par la course, 1 162 par la passe)

Rouge et Or

Rugby: Forteza, athlète de l’année au Canada

Après avoir été nommée joueuse de l’année au Québec, Fabiola Forteza de l’équipe de rugby du Rouge et Or de l’Université Laval a été élue athlète par excellence au Canada jeudi soir lors du banquet annuel de Usports, l’organisation qui chapeaute le sport universitaire au pays. Son entraîneur Kévin Rouet a pour sa part hérité du titre d’entraîneur de l’année au pays.

Forteza, une joueuse de troisième ligne, est la première athlète de son sport dans l’histoire du Rouge et Or à obtenir cette distinction. La native de Montréal qui s’est alignée avec les Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy avant de faire le saut avec le Rouge et Or en est à sa cinquième et dernière saison universitaire lors de laquelle elle a inscrit trois essais en plus d’être nommée au sein de la première équipe d’étoiles nationale.

Quant à Rouet, qui avait été honoré du titre d’entraîneur masculin de l’année par Rugby Canada au mois d’avril, il ajoute le titre d’entraîneur de l’année au niveau universitaire à son palmarès. Arrivé de France à l’âge de 22 ans, l’ancien joueur de rugby a dirigé plusieurs équipes au Québec en parallèle avec son boulot d’ingénieur. Il a ensuite mis sa carrière dans le domaine de l’ingénierie en pause pour se consacrer à sa passion du sport. Devenu entraîneur-chef du Rouge et Or en 2017, il a mené l’équipe à une fiche de 5-2, puis de 6-1 la saison suivante avant une fiche parfaite de 6-0 cette année et un classement au sommet du palmarès USports.

Deux autres joueuses du Rouge et Or ont accédé à la première équipe d’étoiles au Canada, à savoir la pilier Cloé Maranda et la demi de mêlée Justine Pelletier. La demi d’ouverture Anne-Charlotte Beaulieu et l’ailier Anaïs Gilbert ont pour leur part été nommée au sein de la deuxième équipe d’étoiles.

La chasse aux honneurs du Rouge et Or est cependant loin d’être terminée puisque les filles disputeront la demi-finale canadienne vendredi dès 17h face aux Gryphons de Guelph au terrain Matt Anthony, à Ottawa. 

Sports

Le Rouge et Or met fin à la saison du Vert & Or

SHERBROOKE — La saison du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke s’est terminée samedi après-midi au Stade de l’Université de Sherbrooke, après une défaite de 35-10 face au Rouge et Or de l’Université Laval.

Québec termine donc en tête du classement de la conférence Québec grâce à une fiche de 7-1. Les joueurs de l’entraîneur-chef Glen Constantin affronteront maintenant les Stingers de Concordia lors du premier tour éliminatoire.

McGill, qui a battu Concordia 23-17 samedi après-midi, sera confronté aux Carabins de l’Université de Montréal dans l’autre demi-finale du football universitaire québécois.

Puisqu’il ne détenait pas l’avantage du bris face à Concordia et McGill, le Vert & Or devait absolument battre le Rouge et Or afin de poursuivre sa saison.

Sherbrooke se voit ainsi écarté des éliminatoires avec sa fiche de 2-6.

Ce résultat reflète la domination de l’unité défensive du Rouge et Or face à l’attaque de Sherbrooke. Le Vert & Or a été limité à sept premiers jeux et 97 verges d’attaque totale.

Pendant ce temps, l’attaque des Rouges fonctionnait à plein régime, au sol entre autres, alors que les porteurs de Québec ont amassé 270 verges sur une production totale de 484 verges.

C’était le premier match du Sherbrookois Thomas Bolduc à la barre de l’attaque du Rouge et Or pour un match à Sherbrooke, et le quart de première année n’a pas raté son entrée.

Le fils de l’entraîneur des Alouettes André Bolduc a complété la rencontre avec 19 places complétées en 27 tentatives, pour 226 verges de gain, deux passes de touché, et une seule interception, sa première de la saison.

Justement, le seul touché des Sherbrookois a été réalisé par la défensive, alors que le demi défensif Gabriel Côté a intercepté une passe de Thomas Bolduc avant de franchir la zone des buts. Un jeu qui s’est déroulé au tout début du troisième quart.

Sherbrooke réduisait ainsi la marque à 18-10 en faveur de Québec, et tout devenait possible.

Le Vert & Or n’a jamais pu profiter du momentum amené par son unité défensive.

De Bolduc à Pivin

Les visiteurs ont contrôlé le début de rencontre en réalisant des poussées offensives intéressantes, mais qui se sont soldées par des placements à deux reprises. Québec menait 6-0 après un quart.

Le Rouge et Or a amorcé le deuxième quart en force, alors que Bolduc a rejoint un autre Sherbrookois, Marc-Antoine Pivin pour le touché. Ces deux joueurs sont d’anciens coéquipiers chez les Harfangs de l’école secondaire du Triolet et chez les Cougars de Champlain.

«C’était vraiment spécial, au début du match. C’était exactement comme lorsque j’étais jeune et que j’accompagnais mon père ici. L’ambiance, l’odeur. Après quelques jeux, ça devient un match comme les autres. On a travaillé en équipe, et en unité, et ça a donné une belle victoire», a dit Bolduc.

«On a bien suivi le plan. À part quelques petits détails ici et là, on a joué un bon match. Après l’interception, on se l’ai dit en revenant au banc, on pense au prochain jeu, et les entraîneurs m’ont mis dans une bonne situation pour rejoindre Garand-Gauthier. J’avais juste à exécuter. Ça m’a vraiment aidé dans ma confiance, car c’était ma première interception cette saison.»

Québec a ajouté un placement un peu plus tard, en plus de forcer l’attaque sherbrookoise a concédé un touché de sûreté.

L’attaque du Vert & Or a connu sa seule séquence offensive payante à la toute fin de la demie; une séquence qui a culminé avec un placement de 36 verges du botteur de précision Louis Tardif.

Le Rouge et Or menait donc 18-3 à la demie.

C’est au tout début du troisième quart que Côté a redonné espoir aux quelque 4000 spectateurs; Québec a cependant répliqué cinq minutes plus tard, par l’entremise d’une passe de touché de Bolduc à Félix Garand-Gauthier, sur 47 verges, pour porter la marque à 25-10.

«Ça fait quelques semaines qu’on a une belle cohésion en défensive, malgré le fait qu’on a sept nouveaux partants. Marc Fortier a fait tout un travail de cohésion. La ligne défensive, avec quatre nouveaux joueurs, a bien progressé et on prend notre vitesse de croisière juste à temps pour les éliminatoires», a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin.

«(Anthony Robichaud) est un jeune quart-arrière, on voulait le mélanger un peu dans nos couvertures, et le faire quitter la pochette vers la gauche. Je crois que (Justin) Chapdelaine a emprunté quelques jeux de McGill, dans les formations qu’on a vues de l’attaque du Vert & Or. On s’est appliqué à mettre de la pression à trois, dans ces temps-là.»

«Thomas a fait de belles choses, des erreurs de jeunesse, il s’est fait avoir sur son interception. Ça arrive, c’est normal. C’est plutôt comment tu rebondis qui est important. Il a bien répondu, avec une passe de touché.»

Première exclusion depuis 2016

Cette exclusion des éliminatoires du Vert & Or est certes décevante, surtout après la victoire inscrite face aux Carabins de l’Université de Montréal, il y a deux semaines.

C’est la première fois que Sherbrooke rate les éliminatoires depuis 2016.

«On n’a pas su profiter du momentum créé par le touché de Côté. On n’a pas su capitaliser. C’est l’heure du retour au travail, la saison est terminée, on regarde en avant. On avait de jeunes joueurs, et on n’avait plus d’effectifs rendus là. Dylan Côté, Emeric Hamelin, Samuel Piché-Luneau, qui n’avait plus d’épaules. Il n’a pas beaucoup joué de l’année. Mais c’était son dernier match, on l’a laissé jouer, par respect pour lui, pour ce qui nous a donnés. On a brisé à la toute fin», a dit l’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte.

«En situation de premier et 10, on n’a pas été capable d’arrêter l’attaque de Québec, de l’empêcher de courir le ballon sur nous. On amenait six gars en pression, pratiquement tous les jeux. Notre front se faisait traverser, pour des gains de 6, 7, 8 verges. On ne gagne pas de football comme ça. Tu dois gagner ton 1er essai et 10; on n’a pas été capable, de notre côté, de bouger le ballon lors des premiers essais, alors on se retrouvait en deuxième et long. Je donne crédit à notre adversaire, et je suis malgré tout fier de nos jeunes.»

«On voyait cette saison-là arriver et à l’interne on se disait, on va surprendre tout le monde. Le Vert & Or qu’on a vu contre les Carabins, c’était notre Vert & Or. Mais être en santé et avoir tous nos chevaux pendant toute la saison n’a pas été possible. Maintenant, ça prend une grosse cohorte de recrutement. Nos meilleurs joueurs sont des joueurs de première ou de deuxième année, et on veut bâtir là-dessus», a conclu Lecompte.

Rouge et Or

Cross-Country: Desgagnés mène le Rouge et Or à sa 9e bannière masculine de suite

Rien n’arrête Jean-Simon Desgagnés. L’étudiant-athlète en médecine a signé une sixième victoire de suite cet automne, samedi sur les Plaines d’Abraham, pour défendre avec succès son titre de champion du RSEQ et contribuer à la récolte d’une neuvième bannière d’affilée pour l’équipe masculine de cross-country du Rouge et Or.

Desgagnés a complété le parcours en 31 minutes et 32 secondes pour devancer son coéquipier Jonathan Tedeschi, qui obtenait son meilleur résultat de la saison après avoir soigné plusieurs blessures depuis deux ans.

«J’ai connu ma meilleure course de la saison, et de loin. Je sens que je peux l’emporter dans deux semaines au Championnat canadien, je me sens vraiment bien», indiquait Desgagnés, via le communiqué du Rouge et Or.

Sa formation n’a pas fait les choses à moitié, plaçant sept coureurs parmi les 10 premiers au fil d’arrivée, dont Charles Paquet (4e), Félix Lapointe-Pilote (6e), Samuel Poher (7e), Christopher Busset (8e) et David Girardin (10e). Ces performances ont permis à l’UL de devancer Sherbrooke et Montréal sur la première marche du podium masculin.

«Notre performance est digne des meilleures années du programme. Sur papier, c’est clair qu’on peut monter sur le podium canadien. Individuellement, je sens que Jean-Simon a tout pour décrocher le titre canadien après l’avoir échappé par une seconde, l’an dernier», laissait savoir l’entraîneur-chef du club de cross-country, Félix-Antoine Lapointe en parlant du rendez-vous qui aura lieu à Kingston, en Ontario.,

Du côté féminin, le Rouge et Or n’a pas été en mesure de poursuivre sa séquence de trois victoires d’affilée. En l’absence de Jessy Lacourse, l’équipe féminine a pris la troisième place, derrière McGill et Montréal.

Aurélie-Dubé a été la plus performante du groupe avec une troisième position. Meneuse jusqu’à la moitié de l’épreuve, Catherine Beauchemin a finalement pris le cinquième rang. Au total, le Rouge et Or a placé quatre filles dans le top-15.

«On devra oublier cette déception et se reprendre dans deux semaines sur la scène nationale. Nous avons vu de bonnes performances individuelles, mais nous avons manqué de profondeur en raison de certaines absences importantes», notait Lapointe.

Plusieurs nominations

Le championnat provincial de cross-country était aussi l’occasion du dévoilement des étudiants-athlètes les plus méritants de la saison, le Rouge et Or s’imposant autant chez les dames que les hommes. En voici les détails:

Première équipe d’étoiles féminines

  • Catherine Beauchemin
  • Aurélie Dubé-Lavoie


Deuxième équipe d’étoiles féminines

  • Élodie Castonguay-Girard
  • Isabelle Turcotte

 

Recrue de l’année féminine

  • Élodie Castonguay-Girard

 

Première équipe d’étoiles masculines

  • Samuel Poher
  • Félix Lapointe-Pilote
  • Charles Paquet
  • Jonathan Tedeschi
  • Jean-Simon Desgagnés

 

Deuxième équipe d’étoiles masculines

  • Pierre-Yves Normandin
  • David Girardin
  • Christopher Busset


Recrue de l’année masculine

  • David Girardin

 

Entraîneur de l’année (masculin)

  • Félix-Antoine Lapointe

Rouge et Or

Rugby: le Rouge et Or perd en finale

Champion de la saison régulière avec une fiche parfaite, le Rouge et Or de l’Université Laval a encaissé un revers de 25-15 face aux Gee Gee’s d’Ottawa, vendredi au PEPS, en finale de rugby féminin.

Il s’agissait d’un sixième titre d’affilée pour les Gee Gee’s, qui seront les hôtes du championnat canadien. Le Rouge et Or y sera aussi, puisque les deux équipes étaient déjà assurées d’y participer. 

«Elles sont meilleures que nous lors des finales, pour l’instant. On n’a pas encore une mentalité de gagnantes, et ça, c’est dommage, mais ça va venir. On passe à autre chose maintenant. C’est une nouvelle dynamique, on enchaîne trois matchs, et ça, on sait le faire. 

L’objectif, c’est de faire mieux qu’on a déjà fait, c’est-à-dire une deuxième place, donc là on doit aller chercher la victoire et c’est amplement faisable», faisait savoir l’entraîneur-chef Kevin Rouet, en parlant du championnat canadien, la semaine prochaine. Le Rouge et Or a connu sa première saison parfaite depuis 2012. 

La joueuse de troisième ligne de l’UL Fabiola Forteza avait été élue étudiante-athlète du RSEQ, plus tôt cette semaine. Pas moins de huit joueuses du Rouge et Or ont trouvé refuge au sein de la première équipe d’étoiles.

Rouge et Or

Karamoto dévoile sa personnalité

Si la qualité de son jeu est directement proportionnelle à sa personnalité et au respect qu’il affiche envers les autres, pas étonnant que Souleymane Karamoko s’impose de plus en plus dans la brigade défensive du Rouge et Or de l’Université Laval.

Jeudi midi, dans le salon Desjardins situé au bout du déambulatoire, journalistes, dirigeants du Rouge et Or et employés du PEPS attendent le début du point de presse de l’entraîneur-chef Glen Constantin. À son arrivée, un joueur saluera personnellement chaque personne présente avec une franche poignée de main.

«Bonjour, ça va bien?», nous demandera Karamoto, l’un des deux joueurs invités par Constantin, ce jour-là, pour faire la jasette aux médias en prévision du match de samedi (14h), à Sherbrooke.

«J’apprécie beaucoup le voir jouer au football, il prend du galon en défensive», indiquera Constantin, en nous le présentant.

Joueur partant lors des trois derniers matchs du Rouge et Or, le demi-défensif s’entraînait encore avec la première unité, cette semaine. Le produit français des Filons de Thetford Mines a réussi sept plaqués et demi, dont cinq en solo, et un sac du quart dans la victoire de dimanche dernier contre Montréal.

«Les coachs me donnent la chance d’avoir plus de jeux en défensive. J’en étais à mon troisième match comme partant [dimanche, face aux Carabins] et j’espère l’être aussi contre Sherbrooke. Il a beaucoup de compétition à notre position, mais on s’entraide vraiment entre coéquipiers. Nicolas Viens et Laurence Poirier-Viens m’aident beaucoup. Tout le monde pourrait jouer, ça va bien», admettait-il à propos de ceux qui partagent la même position que lui.

Comprendre le système

À sa deuxième saison avec le Rouge et Or et sa quatrième en sol canadien, le natif d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, a trouvé ses repères sur le terrain. Il comprend mieux le système avancé utilisé à l’Université Laval, ce qui explique sa récente émergence.

«Honnêtement, je joue comme j’ai toujours fait. À Thetford, le livre de jeux était beaucoup plus simple. Ici, il y a beaucoup plus de choses, et à ma première année, j’avais un peu de mal à assimiler le système. À ma deuxième saison, je le maîtrise mieux en tant que tel et je pense que les coachs le voient, ils notent que je me donne beaucoup sur le terrain et ils arrivent à me faire confiance par rapport à cela», résumait-il à propos de sa progression.

Étudiant en Sciences de la consommation, le produit français des Filons de Thetford Mines possède des qualités athlétiques indéniables et les met à profit pour le Rouge et Or.

«Oui, j’ai mes qualités athlétiques, c’est un avantage dans le football. Mais il fait aussi bien comprendre le système, et là-dessus, je pense m’améliorer avec l’aide de tout le monde autour de moi.»

Comme les amateurs et ceux qui suivent les activités du Rouge et Or, le joueur de 22 ans a noté que la défensive lavalloise s’imposait de plus en plus.

«De l’intérieur, on le sent aussi. En début de saison c’était un peu moyen et pas nécessairement comme on voulait être. Ce n’était pas parfait, la semaine dernière contre les Carabins, mais on a quand même offert une bonne prestation défensive. Alors contre Sherbrooke, on veut que ce soit pareil, sinon mieux encore.

Chose certaine, le Rouge et Or ne se pointera pas en l’Estrie avec la satisfaction du devoir déjà accompli. Pas question de prendre ce dernier match de la saison à la légère, le mot d’ordre semble bien compris.

«Nous sommes tous des compétiteurs, lorsqu’on joue un match, c’est pour le gagner. On sait que Sherbrooke est difficile à jouer devant ses partisans, alors on va bien se préparer pour sortir de là avec la victoire», soulignait le numéro 13.

Rouge et Or

Match à importance relative

Si le dernier match de la saison régulière n’a aucune incidence au classement pour le Rouge et Or de l’Université Laval, il en va tout autrement pour le Vert & Or. Dans le coin rouge, on est déjà assuré de terminer au premier rang du classement de football universitaire du RSEQ; dans le coin vert, on cherche encore à obtenir un laissez-passer pour les séries éliminatoires. Le défi est de taille pour Sherbrooke, qui avait subi un revers de 41-10 contre Laval en ouverture de calendrier. Reste à voir, maintenant, si le Vert & Or sera en mesure de répéter son exploit d’il y a deux semaines, lorsque la formation sherbrookoise a battu les Carabins de Montréal.

ÉVITER LE PIÈGE

Même s’il n’y a pas d’enjeu au classement pour lui, le Rouge et Or n’a pas l’intention de tomber dans le piège de la facilité, samedi, contre le Vert & Or.

«Il s’agit d’un match sans lendemain pour Sherbrooke, ils vont donc tout laisser sur le terrain. Ça ne donne rien d’avoir les regrets du lundi et ce n’est pas dans la saison morte que tu utiliseras ton jeu truqué», illustrait l’entraîneur-chef Glen Constantin.

Ses joueurs seraient bien mal avisés d’aborder cette dernière rencontre avec une surdose de confiance. Malgré le titre de champion de la conférence dans la poche, l’Université Laval a l’intention de se présenter à Sherbrooke pour gagner.

«On veut entrer dans les séries sur une note positive et on se doit d’avoir une belle prestance. Nous poursuivons notre progression, mais on est encore loin d’où l’on veut être», ajoutait le grand manitou des champions en titre de la Coupe Vanier.

Selon Constantin, le Vert & Or présente une équipe à deux visages, capable de battre les meilleurs clubs de la Ligue, et la semaine suivante, s’incliner contre une formation moins dominante.

«Sherbrooke a une équipe physique et fière, leur jeune quart-arrière a progressé, ils sont forts en défensive, se préparent bien et jouent avec intensité. Ils ont montré pouvoir battre de bonnes équipes. De notre côté, on veut jouer selon nos standards. Si nos intentions sont de disputer un match parfait, on peut en avoir un bon.»

Constantin veut donc que sa troupe connaisse un bon début à chaque demie, «car dans un match serré, c’est important de bien faire dans les 10 premières minutes du troisième quart afin de couper tout espoir de retour», estimait-il.

Le Vert & Or pourrait faire d’une pierre deux coups, samedi : accéder aux séries et battre l’UL pour la première fois de son histoire. Si jamais le Rouge et Or parvenait à accorder du repos à ses réguliers pendant le match, c’est qu’il aura mis fin au rêve de l’adversaire. «On va faire cela si le match nous le permet afin d’éviter les blessures à certains joueurs et offrir l’occasion à d’autres de faire leurs preuves», ajoutait celui qui, après une semaine où les émotions étaient fortes, n’a pas noté de baisse d’intensité depuis la victoire contre Montréal. Pariez qu’il a quand même mis ses joueurs en garde contre une telle pensée! Carl Tardif

EN CHIFFRES:

  • Rouge et Or de Laval
  • Fiche : 6-1 (1er)
  • Dernier match : victoire de 16-3 contre Montréal
  • Points pour : 266
  • Points contre : 62
  • Verges gagnées : 2699 (1454 au sol, 1245 par la passe)
  • Verges accordées : 1700 (643 au sol, 1057 par la passe)

Rouge et Or

L’UL veut remplir les estrades du Stade Telus à la Coupe Vanier

Après une finale de la Coupe Vanier qui n’a attiré que 12 380 spectateurs au Stade Telus l’an dernier malgré la présence, et la victoire, du Rouge et Or de l’Université Laval, le comité organisateur de la 55e finale canadienne de football universitaire qui aura lieu le 23 novembre a décidé d’abaisser un peu le prix de ses billets... et de prier pour qu’une tempête de neige ne s’abatte pas sur Québec la veille du match!

«Si on a eu moins de 13 000 spectateurs l’an dernier, n’oublions pas que c’est beaucoup à cause de la neige. Plusieurs ont préféré regarder le match dans leur salon. De notre côté, on a fait des efforts incroyables pour déneiger le terrain et les estrades. Cette année, on a même mis en place un comité météo!» a déclaré mercredi en conférence de presse le président du comité organisateur de la Coupe Vanier et annonceur maison du Rouge et Or, Christian Côté.

Malgré tout, l’organisation demeure déterminée à avoir plus de spectateurs dans les estrades cette année alors que les présentations de 2009, 2010 et 2013 avaient attiré respectivement 18 628 , 16 123 et 18 543 spectateurs au Stade Telus. Lors de l’avant-dernier match du calendrier régulier contre les Carabins de l’Université de Montréal, le Rouge et Or a battu son record de foule avec 19 381 spectateurs. «La dernière foule m’encourage. En fin de semaine, on savait qu’on était à 600 billets des 19 000, mais il y a des matchs où il y a de 3000 à 4000 personnes qui achètent leur billet la journée même», indique M. Côté.

Billets moins chers

Le comité organisateur a donc décidé de diminuer un peu le prix des billets de la Coupe Vanier cette année tout en offrant des forfaits pour les familles. «On parle d’une baisse de 10 % à 15 %. On a écouté les commentaires de nos partisans», poursuit Christian Côté. Au lieu de 77 $ pour les adultes et 50 $ pour les étudiants, les billets les plus chers, dans la section rouge, coûteront 44 $ pour les étudiants et 72 $ pour les adultes. Il sera aussi possible de voir le match pour 28 $, 30 $ et 34 $ pour les étudiants et 60 $, 62 $ ou 68 $ pour les adultes dans les sections Bronze, Argent et Or. Les billets d’admission générale debout, autour du terrain, seront aussi disponibles au coût de 22 $ pour les étudiants et 35 $ pour les adultes. 

«Même si on le voulait, on ne pourrait pas vendre les billets au même prix que pour nos matchs de saison régulière [de 22 $ à 30 $ pour les adultes et de 12 $ à 18 $ pour les étudiants] car nous avons des obligations financières très importantes. Les garanties financières à verser sont très élevées et Usports, qui régit le sport universitaire canadien, a augmenté de beaucoup ses exigences pour la Coupe Vanier», conclut M. Côté.