Rouge et Or

Quatrième titre et record pour Vicho

Vicente Parraguirre est élu joueur de volleyball universitaire par excellence au Québec.

Quatrième fois en quatre saisons que l’attaquant d’origine chilienne du Rouge et Or de l’Université Laval est couronné meilleur élément du circuit provincial, qui compte trois équipes.

Il s’agit d’un succès inégalé pour celui que tous surnomment Vicho, puisque son nom complet est Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos. Il surpasse un ancien de l’UL, Karl De Grandpré (2010, 2011, 2012), ainsi que Marie-Alex Bélanger (2016, 2017, 2018) et Laetitia Tchoualak (2007, 2008, 2009), des Carabins de Montréal, qui ont chacun mérité trois fois ce titre décerné depuis 30 ans.

Vendredi soir, le Rouge et Or masculin (11-3) amorce sa série demi-finale contre Sherbrooke (2-12).

Rouge et Or

Les deux prochaines Coupes Vanier à Québec

La Coupe Vanier sera présentée au Stade Telus de l’Université Laval en 2018 et en 2019.

L’information a été divulguée mardi soir sur Twitter par le journaliste Stéphane Turcot, de TVA.

En novembre, la directrice par intérim des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne, avait affirmé au Soleil que l’institution d’enseignement de Québec avait levé la main pour accueillir la prochaine tenue de la finale canadienne de football universitaire.

Le président de U Sports, Graham Brown, avait simplement affirmé que l’organisme en charge du sport universitaire demeurait à ce moment «ouvert à toutes les options, et que Laval serait l’une de ces options».

M. Brown n’avait pas voulu confirmer l’information, mais U Sports aurait été en quête d’une entente avec la Ligue canadienne de football pour présenter le match de la Coupe Vanier en marge de celui de la Coupe Grey. Si tel était bien le cas, ces démarches n’ont visiblement pas porté fruit.

La nouvelle révélée mardi est plutôt surprenante, car le président du conseil d’administration du Rouge et Or, Jacques Tanguay, avait signifié en janvier que l’UL retirait sa candidature, U Sports mettant trop de temps à prendre une décision.

La dernière Coupe Vanier disputée à Québec a été remportée par les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique en 2015. Il s’agissait de la quatrième présentation du match ultime au Stade Telus après celles de 2009, 2010 et 2013. Le Rouge et Or avait remporté ces deux derniers duels. Il a toutefois eu moins de chance lors de la finale de 2017, s’inclinant 39-17 contre les Mustangs de Western Ontario, à Hamilton.

La 54e Coupe Vanier sera présentée le 24 novembre prochain. 

Rouge et Or

Joanik Masse choisit l'Université Laval

Le porteur de ballon étoile Joanik Masse jouera pour le Rouge et Or, l’automne prochain.

«J’ai bien aimé ma visite à l’Université Laval le 5 janvier et vendredi passé [le 2 février], j’ai passé une soirée avec les joueurs du Rouge et Or et j’ai bien apprécié», a affirmé Masse, vendredi, pour expliquer son choix tant attendu.

Le 26 des Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon a été nommé joueur par excellence de la première division collégiale en 2017 grâce à une monstrueuse récolte de 1891 verges au sol en huit rencontres. Il avait raté le neuvième et dernier rendez-vous au calendrier régulier à cause d’une blessure au poignet, ce qui l’a empêché de battre le record du circuit collégial québécois de 2095 verges établi en 10 rencontres, en 1998.

Le résident de Saint-Agapit, dans Lotbinière, a reçu six offres de formations universitaires. Quatre ont fait la courte liste, soit Laval, Sherbrooke, Montréal et McGill, les deux hors métropole luttant dans le dilemme final.

«C’est assez demandant de choisir, ça te trotte toujours dans la tête», a indiqué celui qui a profité d’une séance d’entraînement du Rouge et Or à laquelle il assistait, vendredi, pour officialiser sa décision.

Les unités spéciales d’abord

Masse a passé trois saisons occupées chez les Faucons avec 509 portées, un record, pour 3567 verges de gains et 34 touchés par la course. Ce qui ne l’a pas empêché d’évoluer au sein des unités spéciales, sa porte d’entrée sur un terrain universitaire, croit-il.

«Je ne me mets pas dans la tête d’être porteur partant à ma première année. Mais je vise à être en uniforme les jours de matchs le plus vite possible et commencer par avoir du temps de jeu avec les unités spéciales», fait-il valoir avec réalisme.

Pas encore officiellement membre des champions québécois universitaires, car pas encore étudiant à l’Université Laval, il peut déjà participer aux entraînements physiques du Rouge et Or et suivre le plan de mise en forme concocté par Rioux.

Rouge et Or

Aide en santé mentale pour les athlètes

Même s’ils se font sans cesse répéter d’être «forts mentalement», les sportifs d’élite peuvent voir leur santé mentale troublée.

Quand s’ajoute le tourbillon des études universitaires, l’équation vire vite au négatif. Pas facile alors de demander de l’aide. Onze athlètes membres ou ex-membres des clubs du Rouge et Or de l’Université Laval, dont Hugo Richard, Justine Guay-Bilodeau, Geneviève Derome, Félix Veillette, Dania Belisle et Elisabeth Derome, se joignent à un projet pancanadien baptisé ISMÉA, l’Initiative en santé mentale pour les étudiants-athlètes. Cet organisme à but non lucratif a pour objectif de les sensibiliser à la question en plus de faciliter l’accès aux ressources à leur disposition. Dans le blogue du site rougeetor.ulaval.ca, la nageuse en eaux libres Belisle livre un témoignage poignant à propos de sa vie avec un TDAH et bipolarité.

NFL

Auclair satisfait de sa première saison à Tampa

«Les gars me posaient toutes sortes de questions. Est-ce qu’on a Noël, est-ce qu’on a l’Halloween au Canada? Je répondais que comme on est plus proche du pôle Nord, bien sûr qu’on fête Noël...»

Le choc thermique a été saisissant pour Antony Auclair depuis son retour à Québec. Autant il a eu de la misère à s’acclimater à la chaleur tropicale de Tampa Bay, dès le camp du mois d’août, autant le retour au froid québécois début janvier a surpris l’ailier rapproché des Buccaneers et ancien joueur du Rouge et Or de l’Université Laval.

«J’ai envoyé quelques vidéos à mes coéquipiers et ça ne leur tente pas trop de venir me visiter en ce moment. Peut-être cet été!» s’est exclamé le numéro 82 des Bucs, jeudi matin, en faisant le bilan de sa première saison dans la NFL avec les médias de Québec.

Il retrouvait pour l’occasion les locaux de son alma mater et l’entraînement en salle, lui qui n’avait pas mis les pieds au PEPS depuis plusieurs mois. Pas même dans les trois dernières semaines, même s’il est rentré à la maison peu après le dernier match des Bucs, le 31 décembre. Besoin de s’isoler, de décrocher du foot.

Outre la température floridienne, le Beauceron de 24 ans a dû s’adapter à une multitude de facteurs. Règles du football à quatre essais, nouveau livre de jeux, jeu plus rapide et langue anglaise à manier dans les conversations quotidiennes. «Ç’a été facilité par les joueurs autour de moi, qui sont devenus de bons amis. Au début, ils riaient de mon accent et ça me fâchait, mais c’est une façon de se rapprocher de toi», dit-il.

Le colosse de 6’5” et de 256 livres estime s’en être plus que bien sorti, à la fois dans les vestiaires et sur le terrain. On l’a utilisé dans 8 des 16 matchs de l’équipe, dont les sept derniers, où il a été partant à trois reprises et a capté deux passes pour 25 verges de gains au total.

«Mon premier objectif était de trouver une équipe, ensuite de faire l’équipe, puis de jouer un match et de capter une passe. Faire la NFL est un bon objectif, mais une fois que tu es dans la NFL, c’est quoi l’objectif? Ça s’enchaîne et tu veux toujours en faire plus. Je ne suis jamais satisfait de ce que j’ai et je me fixe d’autres buts. Une saison de 10 à 15 attrapés serait une bonne saison pour moi. Mais je veux aussi aider plus comme leader, être constant dans mes blocs et aider les Bucs à gagner», affirme Auclair.

Pas habitué de perdre

Car les Buccaneers n’ont pas connu les succès escomptés sur le terrain, en 2017. À sa deuxième saison sous l’égide de l’entraîneur-chef Dirk Koetter, l’équipe a montré une fiche déficitaire de 5-11. Sept revers ont été encaissés par un écart d’une possession de ballon, dont quatre de suite en décembre. Quatre défaites sur 11 par un coup de pied, soit trois points.

«J’en parlais avec O.J. On n’est pas habitués de perdre, nous autres», reconnaît Auclair qui, durant ses quatre ans à l’Université Laval, n’a perdu que cinq fois en 44 matchs et soulevé deux Coupes Vanier. O.J. Howard, l’autre ailier rapproché recrue des Bucs, leur premier choix au repêchage en 2017, a aussi gagné un championnat national avec Alabama, au terme de la campagne 2015.

Basketball

Québec sera basket!

Des jeunes joueurs de basketball prendront d’assaut la capitale, en fin de semaine, pendant la 24e Classique Parmalat-Lactantia.

Au total, plus de 13 00 basketteurs répartis dans 96 équipes scolaires du Québec seront en action dans 160 rencontres de vendredi à dimanche, soit sur les terrains du PEPS, soit au Cégep de Sainte-Foy, au Séminaire Saint-François ou à l’école secondaire De Rochebelle. L’admission coûte 5 $ par jour ou 8 $ pour toute la fin de semaine.

Le rendez-vous permet de faire la promotion du basketball, mais sert aussi d’activité de financement pour le Rouge et Or. Les deux formations de l’Université Laval disputeront d’ailleurs un match contre les Gaiters de Bishop’s, vendredi soir (18h et 20h), devant des estrades remplies de jeunes joueurs.

«Année après année, c’est le match où on a la plus grosse foule», a affirmé jeudi Jacques Paiement Jr, entraîneur-chef du Rouge et Or masculin et coordonnateur de la Classique. «L’an dernier, on était pas loin des 2000 spectateurs. C’est super intéressant pour nos athlètes de jouer dans une ambiance comme ça. Des fois, on commence un petit peu plus nerveusement, mais en général ça se replace», a-t-il ajouté avec le sourire.

Rouge et Or

Une nouvelle «vibe» profitable pour le Rouge et Or basket

Avant le début de saison, il était question d’un meilleur esprit d’équipe, de joueurs prêts à se sacrifier l’un pour l’autre. C’était plus que des vœux pieux: la formation masculine du Rouge et Or basketball connaît une solide campagne, et c’est beaucoup grâce à cette nouvelle «vibe».

«Pas nécessairement que c’était mauvais l’an passé, indique l’entraîneur-chef Jacques Paiement Jr. Mais on avait l’impression que chacun était très préoccupé par ses petites affaires. Là, oui, je pense que ça paraît sur le terrain. C’est définitivement quelque chose qui progresse et qui fait en sorte qu’on a eu de bons résultats. Mais ce n’est pas juste ça à 100 %.»

Le brio de Frantson Démosthène explique aussi l’excellente fiche de quatre victoires et une défaite présentée par le Rouge et Or, premier au Québec. L’athlète de 24 ans fait partie de l’élite dans chacune des principales catégories statistiques. Ses 15 points par rencontre le placent troisième au Québec; ses 9,4 rebonds et ses 3,8 vols, premier.

«Ce qu’il fait est extraordinaire. La maturité qu’il a pris au niveau de son jeu… C’est vraiment notre moteur. Il fait tout ce qu’il fait même si rien n’est basé autour de lui offensivement», souligne Paiement, dont le système à l’attaque se veut d’abord une affaire d’équipe. «Il amène de l’énergie, il défend le meilleur joueur de l’autre côté à tous les matchs, peu importe sa position», poursuit-il.

Pour Paiement, Démosthène et compagnie, il s’agit d’un beau revirement de situation. La saison dernière, l’équipe avait connu toutes sortes d’ennuis, présentant en fin de parcours une fiche de 6-10. Ses 63,5 points par rencontre témoignaient de grandes difficultés à remplir le panier. Cette saison, ce chiffre s’élève à 79,2.

Défaite... puis victoires

Les choses avaient pourtant mal commencé: une varlope de 92-56 contre les puissants Redmen de McGill en levée de rideau. Mais le Rouge et Or n’a pas perdu depuis. Une défaite salutaire? «Dans le corridor après le match, à McGill, je ne t’aurais pas dit que ça pourrait faire du bien», a répondu Paiement en riant. «Oui, ç’a peut-être fouetté un peu. Mais on n’a pas eu le temps de trop s’apitoyer là-dessus. On avait un match deux jours plus tard et on a eu une grosse victoire contre Concordia [83-66].»

Pour l’instant, le Rouge et Or est au cœur d’une lutte à trois avec McGill et Concordia, qui présentent des fiches de 3-1. Les Redmen demeurent la formation à battre aux yeux de Paiement.

Laval recevra les Vikes de l’Université de Victoria jeudi et samedi, au PEPS, à 16h dans les deux cas. Deux rencontres hors concours qui permettront aux joueurs de tester des petits ajustements offensifs. Démosthène sera toutefois absent. Il est à Haïti car sa mère est récemment décédée.

***

DÉBUT DE SAISON «ACCEPTABLE»...

L’équipe féminine du Rouge et Or basketball a présenté un rendement «acceptable» depuis le début de la saison, mais le manque d’«engagement» physique des joueuses demeure un problème. Et c’est l’entraîneur-chef Guillaume Giroux qui le dit.

Bourrée de talent, la formation de l’Université Laval présente un dossier de trois victoires et deux revers jusqu’ici. Au rayon des bons coups, une victoire de 58-50 à saveur de revanche contre les championnes canadiennes de McGill, tombeuses du Rouge et Or en grande finale, la saison dernière.

Mais Giroux peut difficilement cacher un certain mécontentement. Dans les matchs plus physiques, ses joueuses peinent à trouver le fond du panier, comme le démontre leur pourcentage de réussite de ,328, le pire de la division RSEQ. L’entraîneur doit redoubler d’efforts pour voir ses filles en faire autant...

«Il faut que ce soit un effet de groupe, plus que juste une fille ou deux, analyse Giroux. C’est le défi présentement. Il faut tout le temps que je sois plus près d’elles, que je pousse plus, tout le temps, pour arriver au type d’effort qu’on avait plus naturellement avant. […] C’est frustrant de voir que ça prend ça.»

Plusieurs joueuses accomplissent malgré tout du bon boulot. Jane Gagné poursuit sur sa lancée de la saison dernière, où elle a été nommée joueuse par excellence au Québec. La polyvalente athlète de Saguenay se retrouve de nouveau parmi les meilleures dans toutes les catégories statistiques, que ce soit les points (12,2, neuvième), les rebonds (8,4, quatrième) ou les vols (2,6, première). Son amie Sarah-Jane Marois connaît aussi de bons moments, avec 11,4 points et 3,4 assistances par rencontre.

«C’est ça qui est paradoxal : ce sont des filles qui n’aiment pas la défaite. Mais entre ne pas aimer la défaite et l’haïr… c’est ça le petit point [qui manque]», souligne Giroux.

Excellent test

Inactive depuis leur victoire de 57-52 à Bishop’s le 1er décembre, les filles du Rouge et Or se rendront à Windsor pour affronter deux fois les Lancers de l’endroit, les 28 et 29 décembre, lors de rencontres hors concours. La formation ontarienne (8-2) est classée septième au pays, deux rangs derrière l’Université Laval. Un excellent test, croit Giroux. «C’est très loin, ce ne sera pas un voyage de tout repos… Surtout que je suis l’un des deux chauffeurs de l’autobus, a-t-il rigolé. Ça va être très profitable pour nous, c’est sûr. Je veux toujours jouer des matchs de qualité.»

Le Rouge et Or disputera son prochain affrontement de saison le 5 janvier, au PEPS. Elles affronteront les surprenantes Gaiters de Bishop’s, contre qui elles ont divisé les honneurs de deux rencontres jusqu’ici.

Rouge et Or

Le Rouge et Or volleyball à Toronto

Équipe-hôtesse du championnat canadien universitaire de volleyball féminin en mars, le Rouge et Or ne cesse de progresser depuis le début du calendrier régulier. Présentement installées au troisième rang du classement du RSEQ, les Lavalloises quittent Québec en direction de Toronto, mercredi, où elles disputeront quelques matchs hors concours visant à poursuivre leur préparation en vue du grand tournoi national du printemps.

Le congé de Noël n’aura pas été très long pour les filles d’Olivier Caron, qui sautent donc dans l’autobus au surlendemain de Noël, pour aller se frotter aux puissantes formations universitaires de McMaster, Ryerson et Toronto.

«On a la chance de jouer contre trois bonnes équipes là-bas. Des équipes qui sont dans le haut du classement au niveau provincial de l’Ontario. Ce sera une bonne préparation en vue du championnat canadien. Et vu que ce sont des matchs hors concours, on peut essayer des choses, faire jouer du monde et donner du “temps de glace” à tout le monde», a raconté l’entraîneur-chef Olivier Caron.

Présentant une fiche de 7-3 à la mi-saison, le Rouge et Or a su bien relever la tête, après un cuisant revers face aux grandes rivales de Montréal en tout début de campagne.

«À notre premier match de saison régulière, on s’est fait ramasser comme il faut par Montréal. Plus tard, quand elles sont venues chez nous, on leur a toutefois rendu la monnaie de leur pièce. On les a battues 3-0. C’est la seule défaite de Montréal, cette année. Après ça, nos autres défaites ont été contre McGill, les deux fois en cinq sets», a-t-il relaté.

Son bon début de saison, la formation lavalloise le doit principalement à trois joueuses, qui ont particulièrement brillé par la qualité de leur jeu offensif.

«Dans toutes les autres équipes, on trouve des grosses vedettes. À Montréal, à Sherbrooke, à McGill… Nous, on a une équipe beaucoup plus équilibrée. À peu près tout le monde met la main à la pâte. À l’attaque, Jade Fortin performe beaucoup. Il y a aussi Alice Cloutier et Maude Chapleau. Mais c’est beaucoup plus l’amalgame de toute l’équipe. Pour l’efficacité en attaque, on est troisième au Canada et la meilleure équipe au Québec, justement parce que nous avons une équipe très équilibrée qui peut mettre l’adversaire dans le pétrin», a estimé Caron.

À la maison

Devancé au classement québécois par Montréal (9-1) et McGill (8-2), le Rouge et Or a amorcé la saison en se donnant comme objectif de connaître toujours de bonnes performances à la maison, question de se plonger dans un état d’esprit similaire à celui du championnat canadien.

«On voulait s’habituer à bien performer à Laval, parce qu’on va jouer le championnat canadien chez nous. Les filles s’habituent. Quand on joue à Laval, on joue. On a de bonnes performances. À date, ça va bien de ce côté-là. Le moral est bon. On se situe quand même dans les bonnes équipes. On veut être championnes provinciales. Je pense qu’on est dans nos repères», a jugé l’entraîneur.

Ce dernier aimerait d’ailleurs bien voir sa troupe entrer dans la compétition par la grande porte, soit avec un titre québécois en poche, et ce, même si sa place dans le tournoi est déjà assurée, étant donné son statut d’équipe hôtesse.

«Si tu es championne provinciale, tu as plus de chance d’être en haut du tableau. Par exemple, on est classé troisièmes, alors on rencontrerait l’équipe numéro six. Si tu es deuxième au Québec, la meilleure position que tu pourrais avoir, c’est six. Et là, tu te retrouves à jouer contre les positions deux ou trois. Ça complique le tournoi», a-t-il expliqué.

D’ici à ce que les hostilités s’engagent, le Rouge et Or doit compléter son calendrier régulier, mais seulement après avoir été augmenter son bagage d’expérience en Ontario, au cours des prochains jours.

«Il va y avoir encore des défaites, d’ici la fin de la saison régulière, mais je veux que dans leur tête, que ce soit pour des matchs hors concours ou des matchs réguliers, les filles doivent se présenter et performer. On y va pour la victoire, match après match, même si on tente des expériences. La fille qui vient du banc et qui embarque, elle vient pour donner son maximum.»

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BLESSURES CHEZ LES HOMMES

Les blessures de sont invitées au sein de la formation de volleyball masculin du Rouge et Or depuis le début de calendrier universitaire, ce qui est venu teinter la première moitié de saison des hommes de Pascal Clément. Toujours menés en attaque par les dangereux Vicente Ignacio Parraguirre Villalobos et Alexandre Obomsawin, ces derniers aspirent, une fois de plus cette année, aux grands honneurs canadiens.

S’étant amorcé d’intense façon en calendrier préparatoire, avec deux défaites contre les champions canadiens en titre de Trinity Western, la saison du Rouge et Or s’était poursuivie de manière plus positive avec un triplé victorieux contre Queens, Waterloo et Guelph, la semaine suivante. Depuis, les Lavallois se maintiennent, malgré un alignement changeant en raisons des blessures au sommet du classement québécois.

«En saison jusqu’à maintenant, on a eu passablement de difficultés à Montréal. Il faut dire qu’on s’était présentés là-bas sans les services de notre réceptionnaire prioritaire Nicholas Tremblay. Montréal nous avait alors coincés dans les câbles. On a eu de la difficulté. On a perdu 3-1. On s’est bien repris à Québec. Nicholas avait réintégré l’alignement et on a fait un beau 3-0. On a joué un match beaucoup plus propre. On sentait qu’émotivement, on était  beaucoup plus en contrôle», a estimé l’entraîneur-chef Pascal Clément, dont la troupe a terminé la session au premier rang québécois, à égalité avec Montréal, mais avec un set d’avance, et au sixième rang canadien.

Tendance «chest-bras»

Il s’agit d’un début de campagne plus que satisfaisant pour les volleyeurs du Rouge et Or, qui doivent se passer des services du libéro recrue Rémi Cadoret (hernie inguinale) jusqu’à la mi-janvier, et qui sont nombreux à souffrir de problèmes persistants aux épaules. Peut-être le résultat de surentraînement en salle de musculation.

«Je pense que présentement, la tendance “chest-bras” nous rattrape un peu au volleyball. Contrairement à des sports comme le football, à l’exception du quart-arrière qui lance comme au baseball, on frappe. L’épaule est sollicitée à l’attaque, au service et au bloc, et chaque fois, dans des gestes d’explosion et de vitesse. C’est ce qui fait que si tu es trop fort en avant, ça tire sur ta structure et l’arrière de l’épaule n’aime pas beaucoup ça…»

Amoché, le Rouge et Or n’en est pas moins performant depuis le début de la saison et compte poursuivre sa progression à l’occasion d’un tournoi hors concours à Winnipeg, sur laquelle il met le cap mercredi. Là-bas, il rencontrera quelques-unes des meilleures formations au pays.

«Ensuite, avec les matchs de saison régulière, notamment contre Montréal, et nos matchs dans les Maritimes contre Dalhousie et UNB, ça va être une deuxième session qui va être non-stop», a concédé Clément.

Rouge et Or

Amoah demeure dans le top 20

Contrairement à Tyrone Pierre, Christopher Amoah a conservé sa place parmi les 20 meilleurs espoirs en vue du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), se plaçant au 19e échelon.

Il s’agit d’une chute de huit positions pour le dynamique porteur de ballon du Rouge et Or par rapport à la première liste du Bureau de recrutement amateur de la LCF, publiée en août, au début de la dernière saison. Amoah a pourtant été le meilleur porteur de ballon de l’Université Laval en 2017 avec une récolte de 49,7 verges par match. Il a toutefois été ralenti par des blessures en fin de parcours, ratant un match en saison régulière et trois pendant les séries éliminatoires. «Je l’ai déjà dit et je le répète, je performe mieux quand on me sous-estime», a réagi Amoah sur Twitter, mercredi avant-midi.

Du côté de Tyrone Pierre, la chute est plutôt brutale. Dans la première liste, il était classé au septième rang. Mais l’athlétique receveur de passes a connu une saison en deçà des attentes. Il n’a capté que 13 passes pour 122  verges en 2017, ne réussissant aucun touché. Il est désormais absent du top 20.

Un seul autre athlète de la division RSEQ apparaît dans le classement publié mercredi, le receveur de passes des Carabins de Montréal Régis Cibasu, qui pointe au huitième rang. Les joueurs de ligne offensive dominent le classement, occupant la moitié des places, dont les quatre premières. Le meilleur espoir demeure David Knevel, un bloqueur de l’Université du Nebraska. Quatorze des 20 hommes jouent au Canada et les six autres — dont les cinq premiers de la liste — dans des universités américaines.  

Football

«J'ai tellement appris sur moi-même»

Samedi dernier, Vincent Alarie-Tardif a tiré un trait sur sa carrière de joueur de football universitaire. Après quatre ans en tant que membre du Rouge et Or de l’Université Laval, le moment est maintenant venu d’amorcer un nouveau chapitre de sa vie.

Le produit des Mustangs de l’Odyssée Dominique-Racine a passé les quatre dernières années de sa vie au sein de l’un des meilleurs programmes du football universitaire canadien. Dominant, voire impitoyable, pendant son stage collégial, Alarie-Tardif a dû mettre son ego de côté lorsqu’il est débarqué à Québec.

«J’ai tellement appris sur moi-même, a avoué Vincent Alarie-Tardif à l’autre bout du fil. J’ai dominé la ligue au collégial et j’ai eu du fun au cégep, mais à Laval, il faut que fasses preuve d’humilité et que tu piles sur ton orgueil. Tu n’es plus le meilleur, tout le monde est aussi bon que toi. C’est un processus qui dure trois, quatre ou cinq ans. Je me suis défoncé sur les unités spéciales à mon arrivée et j’ai fait ma place. Dans les deux dernières saisons, je faisais partie des porteurs de ballon de confiance.»

L’athlète est très reconnaissant envers le personnel d’entraîneurs et les dirigeants du Rouge et Or.

«Ils t’apprennent à devenir une bonne personne, a fait valoir Alarie-Tardif. Tu apprends à être humble, persévérant. J’ai de très bonnes valeurs que mes parents m’ont inculquées, mais on dirait que tu recommences à zéro. Tout ce que j’ai appris à Laval, ça va me servir dans la vraie vie.»

À la Coupe Vanier, le Rouge et Or a baissé pavillon 39-17 face aux Mustangs de Western, dont fait partie le Chicoutimien Grégoire Bouchard. Les représentants de l’Université Laval n’ont donc pu défendre leur titre acquis un an plus tôt.

«Ils nous eus sur toutes les facettes du jeu, malheureusement, a résumé Vincent Alarie-Tardif. Ils nous ont dominés. On n’est vraiment pas sortis comme on voulait, mais ils ont mieux joué que nous. Ils méritaient le match.»

Le porteur de ballon a été limité à cinq courses, réussissant un touché en fin de rencontre.

«J’ai donné mon 100 pour cent comme je le fais chaque match, a-t-il réagi. Je suis satisfait de ma performance, mais est-ce j’aurais pu faire mieux? Oui, comme à chaque match. C’est sûr que j’aurais aimé en donner plus, mais je n’ai pas eu la chance. Quand tu perds tôt dans le match, c’est dur de courir.»

Repêchage de la LCF

Son stage de football universitaire étant chose du passé, Vincent Alarie-Tardif va maintenant se préparer pour les tests physiques (Combine) de la Ligue canadienne de football (LCF) cet hiver, suivi du repêchage au printemps. Celui qui va avoir 25 ans dans les prochains jours va donc être occupé au cours des prochains mois.

«Je devrais recevoir une chance de la Ligue canadienne, a évoqué Alarie-Tardif. Je vais m’entraîner fort au cours des prochains mois et je vais aller au Combine. Après ça, on verra.»

Le jeune homme est toutefois loin de s’arracher les cheveux lorsqu’il pense au repêchage de la LCF. Futur détenteur d’un baccalauréat en sciences de la consommation, il est également propriétaire d’une compagnie de construction, Peinture Econo pro, fondée il y a bientôt un an en compagnie de son meilleur ami. Ce n’est donc pas la LCF à tout prix pour le produit régional.

«Je ne m’acharnerai pas, a promis Vincent Alarie-Tardif. Il y en qui s’acharnent pendant 4-5 ans à essayer de penser qu’ils peuvent jouer pro. Si une équipe me donne la chance, je vais la prendre, mais sinon, je ne pousserai pas ma ‘‘luck’’. J’ai d’autres plans. Avec ma compagnie et mon baccalauréat, j’ai plein de ressources.»

Malgré plusieurs tentatives, il n’a pas été possible de joindre Grégoire Bouchard, vainqueur de la Coupe Vanier avec les Mustangs de Western.