Roger Federer a levé les doutes sur son niveau de jeu en balayant le Tchèque Tomas Berdych en trois sets (6-2, 6-4, 6-4), au troisième tour des Internationaux d'Australie, vendredi à Melbourne.

Roger Federer rajeunit!

Du grand art! Roger Federer a levé les doutes sur son niveau de jeu en balayant le Tchèque Tomas Berdych en trois sets (6-2, 6-4, 6-4), au troisième tour des Internationaux d'Australie, vendredi à Melbourne.
Et si les six mois passés loin du circuit l'avaient rajeuni? À 35 ans, Federer a offert un éblouissant festival de tennis offensif. Berdych lui-même a préféré en rire en disant qu'il aurait aimé assister au match dans les tribunes plutôt que d'être sur le terrain. 
Dix coups droits gagnants, autant de revers, 20 points au filet sur 23 montées, seulement 14 fautes directes du fond du court malgré une prise de risque maximale, pas une seule balle de bris à défendre... l'affaire a été pliée en 90 minutes, sous les yeux de son fervent admirateur Rod Laver.
Pendant son entrevue sur le court, Federer a d'ailleurs salué Laver, le dernier joueur masculin à réaliser un grand chelem la même année civile.
Laver lui a répondu d'un geste. «C'est toujours plaisant quand il est sur place», a noté le Suisse.
Ses fans craignaient ce choc précoce avec Berdych (10e mondial), qui avait participé aux quarts de finale ou mieux en Australie au cours des six années précédentes et qui avait défait Federer lors de six de leurs 22 précédentes confrontations. D'autant que les deux premiers tours contre des seconds couteaux n'avaient pas été complètement convaincants.
«J'espérais jouer mieux contre des joueurs mieux classés, peut-être parce que je les connais mieux pour les avoir affrontés si souvent. C'est parfois plus facile que contre un qualifié ou un joueur qu'on a peu rencontré. Mais à ce point-là, honnêtement, je ne m'y attendais pas, surtout pas à ce score-là. C'est une grande surprise. Du fond du court, je me suis senti mille fois mieux que lors des deux premiers tours.»
Federer est tombé à la 17e place mondiale après avoir arrêté sa saison 2016 en juillet, après Wimbledon, pour soigner complètement une blessure au genou. Il avait repris la compétition à la Coupe Hopman, un tournoi-exhibition. Les Internationaux d'Australie sont sa première compétition officielle de l'année.
Fort de cette démonstration, Federer peut placer la barre tout en haut, encore plus depuis l'élimination de Novak Djokovic, jeudi, un événement qui l'a pris par surprise. «Comme tout le monde, j'ai cru jusqu'au bout qu'il allait retourner la situation», a-t-il dit au sujet de la défaite du Serbe contre l'Ouzbek Denis Istomin (117e mondial).
Pourquoi pas un 18e titre du Grand Chelem, le cinquième à Melbourne? Prochain obstacle, le Japonais Kei Nishikori (5e mondial), contre lequel il mène 4 victoires à 2. «J'imagine que je suis prêt!», a dit aux spectateurs, avec un sourire malicieux, ce singulier 17e mondial. Avec AP