«Je leur ai dit que je suis très insatisfait qu’on n’ait pas performé lors du plus gros match de notre saison», a révélé le gérant Patrick Scalabrini, après avoir passé un savon à ses joueurs derrière les portes closes du vestiaire, procédure rare chez les Capitales.

Rockland 4/Québec 1: «On a manqué de couilles»

Si tu ne frappes pas, tu ne gagnes pas. Auteur de seulement trois petits coups sûrs, les Capitales ont perdu 4-1, vendredi, encaissant un sixième revers consécutif. Défaite en plus contre l’équipe qu’ils pourchassent pour une place en séries, les Boulders de Rockland.

Le retour à Québec n’a pas réveillé l’attaque des Capitales. Sans victoire depuis le 26 juillet, l’offensive québécoise n’a inscrit que trois points lors des trois dernières rencontres. Leur seul point de vendredi a été inscrit en neuvième manche sur quatre buts sur balles.

«Je leur ai dit que je suis très insatisfait qu’on n’ait pas performé lors du plus gros match de notre saison», a révélé le gérant Patrick Scalabrini, après avoir passé un savon à ses joueurs derrière les portes closes du vestiaire, procédure rare chez les Capitales.

«Mais je leur ai aussi dit qu’on devait immédiatement tourner la page et penser au match de samedi, qu’il faut absolument gagner. Qu’ils se doivent de mettre leur cœur et leurs couilles sur le terrain, ne serait-ce que pour leurs frères qui jouent avec eux. Parce que j’ai vu ce soir, et toute la saison, des essais et des erreurs dans des situations où ça prend des couilles. On a manqué de couilles», a-t-il résumé, de façon imagée.

Dans ce premier d’une série de trois affrontements cruciaux face aux Boulders (33-35), qui occupent le quatrième et dernier rang du classement permettant d’accéder aux éliminatoires d’après-saison, les Capitales (25-42) ont été réduits au silence en attaque par le lanceur Jake Zokan (5 ml, 2 cs) pour la deuxième fois en une semaine.

«Notre offensive n’a absolument rien généré. Zokan est notre kryptonite! Il est un bon lanceur, mais pas si bon que ça. Espérons qu’on ne le reverra plus jamais», a constaté l’instructeur-chef. La relève des visiteurs a aussi été intraitable, T.J. White, Rian Kiniry et le nouveau venu Jean-François Garon étant les seuls du camp perdant à frapper en lieu sûr.

Ce qui n’a pas empêché l’assistance de 4287 spectateurs, meilleure foule de la saison ex æquo, de continuer à s’amuser et d’entonner Sweet Caroline à tue-tête, après la huitième, puis de se lever en masse quand les sentiers étaient remplis, en neuvième.

Pas de fête par contre dans l’abri et le vestiaire des Capitales. Il commence à se faire tard avec 28 parties de saison à jouer et un retard de 7,5 matchs à rattraper.

Ce nouvel échec relègue dans l’ombre une autre bonne performance du lanceur partant Sean Cruz (5,2 ml, 6 cs, 1 pm), quand même débité de la défaite. Au total de la soirée, Rockland a cogné 12 coups sûrs, dont trois circuits.

Samedi (18h), le vétéran lanceur partant Karl Gélinas (1-5, 3,89) effectuera sa première sortie en deux semaines contre J.D. Busfield (6-1, 4,91), qui en est déjà à son quatrième départ face aux Capitales cette saison.