Pekka Rinne, qui a passé les 40 dernières minutes du cinquième match au bout du banc après avoir accordé trois buts en première période, devra être au sommet de sa forme si les Predators veulent avoir une chance de pousser la finale de la Coupe Stanley à la limite.

Rinne devra fermer la porte

Pekka Rinne est un homme sympathique et poli hors de la glace. L'une des seules choses qui mettent le gardien en colère, c'est de voir les rondelles filer derrière la ligne du but. Mais ce qu'il déteste par-dessus tout, c'est de voir des rondelles sautillantes pénétrer dans son filet.
«Tu penses à des trucs comme : "Pourquoi les rondelles dévient sur mes coéquipiers?" Tu t'efforces de travailler tellement fort que même la chance n'a d'autre choix que d'être avec toi. Mais lorsque les rebonds ne sont pas en ta faveur, tu commences à te remettre en question, mais c'est la vie»,  a raconté Rinne, samedi.
Le gardien finlandais avait fracassé son bâton sur l'un de ses poteaux à deux reprises après avoir accordé un cinquième et dernier but lors de l'élimination des siens l'an dernier. Et encore là, il s'agissait seulement du septième match de la série de deuxième tour.
Rinne fera face à un tout autre défi dimanche (20h), alors qu'il disputera le match le plus important de sa carrière. Pour forcer la tenue d'un septième et ultime match, les Predators auront besoin d'une autre victoire à domicile. Et le gardien de but a passé les 40 dernières minutes à broyer du noir sur le banc des Predators, jeudi, alors que les siens poursuivaient leur déroute, s'inclinant 6-0 face aux champions en titre.
Habitués de célébrer sur la route
Rinne est tellement compétitif qu'il n'apprécie pas que ses coéquipiers marquent contre lui lors des séances d'entraînement. Dans les présentes séries, le gardien de 34 ans affiche un dossier à domicile de 9-1, une moyenne de buts alloués de 1,44 et un taux d'efficacité de ,949. Il a alloué deux buts ou moins dans huit de ses 10 rencontres.
De plus, Rinne a égalé le record d'Antti Niemi pour le plus grand nombre de victoires en séries (36) par un gardien finlandais dans l'histoire de la LNH. Et comme les Predators n'ont pas marqué depuis 63 minutes et 23 secondes, il devra donc donner le meilleur de lui-même s'il veut permettre aux siens de prolonger leur parcours en séries.
Pas une mince tâche contre les Penguins, qui ont remporté leurs quatre Coupes Stanley à l'étranger. «Les opportunités comme celle-là ne se présentent pas souvent, alors nous voulons en profiter au maximum», a déclaré le capitaine Crosby.
S'ils l'emportent, les Penguins deviendront la première équipe de la LNH à remporter une deuxième Coupe Stanley d'affilée depuis les Red Wings de Detroit de 1997 et de 1998. Une autre victoire leur permettrait aussi de récolter la cinquième Coupe de la concession et de rejoindre les Oilers d'Edmonton au sixième rang de tous les temps.
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Le mystère Ellis
L'état de santé de Ryan Ellis reste un mystère à l'approche du sixième match. Le défenseur des Predators a raté la majorité des 40 dernières minutes jeudi soir, quand les Penguins ont pris les commandes de la série, 3-2. Roman Josi estime que son partenaire de la ligne bleue est un rouage clé de la défensive de Nashville. Ellis (5 buts, 13 points) a notamment inscrit au moins un point dans sept matchs d'affilée lors des première et deuxième rondes.