Anthony Gagnon n'a pas marqué, samedi, mais il a récolté deux mentions d'aide et bouclé la soirée avec un différentiel de + 3.

Rimouski frappe cinq fois en 10 minutes et gagne à Gatineau

GATINEAU — «Ça va mieux là!» Serge Beausoleil jubilait dans les couloirs du centre Robert-Guertin, samedi. La veille, son Océanic avait été lessivée 9-2 par Drummondville et il se dirigeait vers une deuxième défaite avant que tout ne bascule en un rien de temps.

Les Olympiques de Gatineau détenaient une avance de 4-1 avec 10 minutes à jouer, mais l’Océanic a marqué cinq buts sans réplique pour l’emporter 6-4. «Jai beaucoup aimé la résilience de nos joueurs», a dit Beausoleil. «Ils n’ont jamais arrêté de travailler. Après notre déconfiture de la veille, cette remontée est un baume. Nous avons une jeune équipe. Nous n’avons pas été déclassés souvent cette année. Ça fait du bien de nous voir rebondir.»

C’est la deuxième fois en deux semaines que l’Océanic trouve une façon de combler un grand écart. «À Halifax, nous tirions de l’arrière 5-1, puis nous avions remonté pour perdre en prolongation 6-5. Les gars achètent qu’il faut rester dans le présent. Il ne faut pas penser à compter quatre buts d’une traite. Il faut juste penser au prochain. Ça prend juste un tir pour nous remettre dedans.»

«Celle-là, elle fait chier»

Du côté des Olympiques, Éric Landry a mis du temps à sortir de son bureau après la rencontre. «Celle-là, elle fait chier. C’est inacceptable. Il n’y a aucune raison de perdre ce match-là. Nous n’avons rien donné du match à part ces huit minutes-là. On aurait dit qu’ils avaient compté sur quatre lancers de suite. Il y a deux buts qui n’étaient même pas des chances de marquer... C’est comme si c’était destiné à nous arriver.»

Landry faisait référence au troisième but de l’Océanic compté par Dmitry Zavgorodniy avec 7:49 à faire au match. Son tir a tout simplement passé au travers de Tristan Bérubé, qui semblait bloquer tous les angles. Soudainement, c’était 4-3. Ce même Zavgorodniy avait réduit l’écart à 4-2 pendant un avantage numérique avec exactement 10 minutes à écouler.

Puis, Denis Mikhnin a été crédité du but égalisateur à peine 28 secondes après le deuxième but de Zavgorodniy. Encore là, il s’agissait d’un véritable cadeau puisque son tir se dirigeait vers nulle part quand il a dévié sur le défenseur Tyler Higgins pour aboutir dans le but. 

Carson MacKinnon a brisé l’égalité avec un peu plus de deux minutes à faire, Mathieu Nadeau complétant la remontée dans un filet désert. Mathieu Bizier a été l’autre buteur de l’Océanic, tandis que l’ancien des Olympiques Anthony Gagnon a amassé deux passes.