Le président de l’Océanic, Éric Boucher, a décerné une médaille d’or à Alexis Lafrenière pour son exceptionnelle performance lors du Championnat du monde de hockey junior.
Le président de l’Océanic, Éric Boucher, a décerné une médaille d’or à Alexis Lafrenière pour son exceptionnelle performance lors du Championnat du monde de hockey junior.

Rimouski 3/Rouyn-Noranda 0: retour éblouissant pour Alexis Lafrenière

RIMOUSKI – Le match opposant l’Océanic aux Huskies de Rouyn-Noranda, samedi, a mis en lumière l’incontournable Alexis Lafrenière, qui a fait un retour très remarqué au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, après un mois d’absence. Non seulement il a fait l’objet d’un hommage bien senti, mais il a contribué à tous les buts marqués par son équipe qui a blanchi les champions en titre des coupes Memorial et du Président au compte de 3 à 0.

Le capitaine de Rimouski a eu droit à une longue ovation et à des applaudissements nourris des 3 708 spectateurs qui étaient présents lors de la cérémonie en son honneur, malgré les conditions routières plutôt hasardeuses. «C’était vraiment un beau moment pour moi, a indiqué le principal intéressé. C’était spécial! Ça prouve à quel point les partisans de l’Océanic ont beaucoup de classe. Ça a fait chaud au coeur!»

Le président de l’Océanic, Éric Boucher, lui a décerné une médaille d’or pour son exceptionnelle performance lors du Championnat du monde de hockey junior, qui s’est tenu du 26 décembre au 5 janvier à Ostrava en République tchèque. Aussi, une plaque honorifique, qui est actuellement en confection, lui sera remise ultérieurement. 

En dépit d’une blessure qui lui a fait rater deux matchs lors de ce tournoi international, le joueur vedette a obtenu 10 points, contribuant largement à la victoire d’Équipe Canada, qui a décroché la médaille d’or aux dépens de la Russie. Blessé en début du tournoi, le hockeyeur de 18 ans s’était écroulé sur la patinoire en se tordant de douleur. «J’ai eu peur un peu, mais j’ai suivi le processus de retour au jeu et ça s’est bien passé, raconte-t-il. C’était le «fun» de revenir pour la ronde des médailles.» 

Le prodige a été sacré «joueur par excellence» et meilleur attaquant du championnat, un titre décerné pour la première fois à un Québécois dans l’histoire de cet événement. «C’est un bel honneur, mais je pense que derrière chaque titre individuel, il y a toujours une équipe qui travaille et qui aide, a commenté le jeune homme de peu de mots. Ils ont beaucoup de crédit là-dedans. Ce n’est vraiment pas juste moi.» Concernant sa participation à l’événement, il a fait savoir que «c’était un bel honneur de pouvoir gagner l’or pour le pays». «Avec le groupe qu’on avait, c’était vraiment spécial. C’était un rêve d’enfance.» Lafrenière, que ses coéquipiers appellent affectueusement «Lafy», figure au premier rang des pointeurs de la LHJMQ avec 73 points, dont 3 obtenus lors de la rencontre de samedi. 

Des enregistrements vidéos composées de témoignages d’anciens joueurs et d’ex-capitaines de l’Océanic ont été diffusées lors de la cérémonie visant aussi à souligner le 25e anniversaire du club. Trois anciens joueurs qui ont évolué dans la formation bas-laurentienne entre 2005 et 2009, soit Benoit Arsenault, Jason Caron et François Bolduc, surnommé «l’homme de fer», ont procédé à la mise au jeu protocolaire.

Rimouski devra encore une fois se priver des services de son légendaire numéro 11 qui quittera dès lundi pour le Match des meilleurs espoirs Kubota qui sera disputé jeudi à Hamilton, en Ontario, et lors duquel il assumera le rôle de capitaine de son équipe. S’il est le 21e joueur de l’Océanic à prendre part à ce match, il est seulement le deuxième à en être nommé capitaine, après Vincent Lecavalier en 1998.

Lafrenière contribue aux trois buts

Alors qu’il aurait pu continuer à flotter sur son nuage, Alexis Lafrenière est pourtant vite revenu sur ses patins, mordant avec conviction la glace de la patinoire lors du match qui opposait son équipe aux Huskies. «C’est sûr que j’ai vécu beaucoup d’émotions dans les dernières semaines, a-t-il reconnu. En revenant ici, il fallait rester dans le moment présent et me concentrer sur le match. C’est ce que j’ai essayé de faire et c’est le «fun» qu’on ait réussi à gagner! Je suis vraiment content d’être de retour!»

Même s’il avait manqué neuf parties, qu’il n’avait pas encore eu le temps de pratiquer avec ses coéquipiers et qu’il ne connaissait pas ses six nouveaux troupiers, le capitaine de l’Océanic a, sans grande surprise, ouvert la marque. Seul dans le haut de l’enclave, Lafrenière (24e) n’aura pris que 12:57 pour battre le nouveau gardien des Huskies, Samuel Richard, d’un bon tir des poignets. «Il est arrivé aujourd’hui, a précisé son entraîneur. Ça faisait une semaine qu’il n’avait pas patiné. Il a repris le collier là où il l’avait laissé!» Même si Serge Beausoleil reconnaît qu’il n’a pu avoir un gros impact sur ses coéquipiers, le pilote estime néanmoins qu’il «est un modèle pour les autres et que c’est un gars qui est inspirant pour toute l’équipe».

En deuxième période, les locaux ont inscrit deux autres buts en l’espace d’une minute et 2 secondes. Nathan Ouellet (11e) et Cédric Paré (33e) ont été les marqueurs, sur des passes d’Alexis Lafrenière. «On a joué un bon match», n’avait pour seule analyse le capitaine, en ajoutant qu’il aimait jouer avec Ouellet qui «n’arrête jamais de travailler et qui va toujours chercher beaucoup de rondelles». «C’est un travaillant et tout le crédit lui revient», a-t-il ajouté. «Quand on travaille de façon intense comme ça, je pense que ça facilite le travail de tout le monde», a indiqué Beausoleil. Quand il [l’adversaire] ne marque pas de buts, on a de grosses chances de remporter le match! Les mathématiques sont simples à faire!»

À son deuxième départ dans l’uniforme de l’Océanic, le portier Creed Jones a récolté son premier jeu blanc. «Ce ne sont pas des matchs faciles à garder, a souligné Beausoleil. Mais, Creed a été Creed: il a été calme. C’est une belle victoire et je suis content d’avoir un jeu blanc. Ça fait du bien!»