Le vétéran Scott Richmond a été carrément intraitable au monticule.

Richmond domine et les Capitales écrasent les Jackals

Guidés par une solide performance du partant Scott Richmond, les Capitales de Québec ont écrasé les Jackals du New Jersey par la marque de 13-0 mardi soir au Stade Canac dans le deuxième duel de la série de quatre contre l’équipe du Garden State.

Le vétéran qui fêtera son quarantième anniversaire le 30 août a été carrément intraitable au monticule. Il n’a concédé que deux maigres coups sûrs et quatre buts sur balles en sept manches, retirant huit Canidés sur trois prises et abaissant sa moyenne de points mérités de 4.11 à 3.77.

«Richmond est un gars fiable et sérieux qui veut performer à chaque départ. Grâce à lui et à Reilly Hovis et Lachlan Fontaine en relève, nous avons eu notre premier blanchissage de l’année», a déclaré Patrick Scalabrini après le match.

Brantley s’écroule

Le partant des Jackals, Justin Brantley, n’avait pour sa part donné qu’un point sur un ballon sacrifice de Yordan Manduley en troisième. Il a cependant commencé à éprouver toutes sortes de difficultés en cinquième manche. Un coup sûr, un frappeur atteint et une erreur et les coussins étaient remplis.

L’ex-Capitales Rylan Sandoval a ensuite commis une erreur à son tour sur une balle frappée faiblement par Corey Bass, permettant à Jesse Hodges de marquer le deuxième point des Caps. Brantley a ensuite atteint TJ White d’un lancer avec les buts remplis pour permettre à Connor Panas de marquer sans trop se fatiguer.

Tenus en échec depuis le début du match, Zach Wilson et Jhalan Jackson ont ensuite vidé les coussins avec des coups sûrs de deux points chacun au champ gauche pour porter l’avance des Caps à 7 à 0.

Attrapé crucial

Juste avant cette poussée de six points, le voltigeur de droite des Capitales Jhalan Jackson avait réalisé un jeu qui a été le moment décisif du match. Il a empêché les Jackals de marquer en sautant pour capter la balle et voler un circuit à David Harris. Jackson a ensuite lancé à l’intercepteur Brandon Fischer qui a relayé à Yordan Manduley pour mettre fin à la manche en prenant Demetrius Moorer à contrepied au deuxième but.

«Moi aussi, je pensais que la balle sortait. C’est un gros, gros jeu de Jahlan, car s’il ne l’attrapait pas, ça devenait 3 à 1 pour les Jackals. Il est un joueur tellement excitant!» a commenté Scalabrini.

Comme s’il était frappé d’une malédiction contre son ancienne équipe, Sandoval a commis une autre bourde qui a permis à deux autres points de marquer en neuvième.

«J’espère que les gars vont utiliser ce match pour jouer sans pression et avoir du plaisir ensemble d’ici la fin de la saison. Certains gars semblent y croire, prendre plaisir à jouer les trouble-fête et, qui sait, peut-être entrer dans les séries par la porte d’en arrière. Espérons que ça devienne contagieux!» termine Scalabrini. 

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CONNOR PANAS RÊVE ENCORE AUX JAYS

Connor Panas a passé quelques saisons avec «l’équipe de rêve» que les Blue Jays de Toronto sont en train de bâtir dans les ligues majeures avec Vladimir Guerrero Jr., Bo Bichette et Cavan Biggio. Et le premier but et voltigeur des Capitales natif de la ville reine rêve encore de rejoindre ses anciens camarades au Centre Rogers.

«J’ai joué deux ou trois saisons avec eux et on a gagné deux championnats consécutifs, un dans le A fort [en 2017 avec les Blue Jays de Dunedin] et un autre dans le AA [l’an dernier avec les Fisher Cats du New Hampshire]. Je sentais vraiment que je faisais partie du groupe et je pensais être rappelé à Toronto un jour moi aussi», racontait l’athlète de 26 ans avant le match de mardi.

«Ce sont d’excellents joueurs de baseball, c’était vraiment agréable d’être là à ce moment. Je suis resté en contact avec Vlad, Cavan et Bo... Je les ai félicités quand ils ont gradué dans les majeures et je le fais aussi quand ils accomplissent des exploits», poursuit-il.

Récemment, c’est le jeune Bo Bichette qui a fait écarquiller les yeux en établissant un record des majeures avec 13 coups de plus d’un but à ses 11 premiers matchs dans les grandes ligues en plus de battre quelques records d’équipe, tout ça à 21 ans.

«Je ne suis pas surpris de voir Bo faire tout ça. C’est tellement un bon joueur et on pouvait le voir dès les ligues mineures. C’est difficile de dire lequel est le meilleur, mais Vlad... il est tellement plein de talent et il n’a que 20 ans!» poursuit le Torontois qui a toujours rêvé de jouer pour l’équipe de sa ville.

Échangé contre Richard

Malheureusement, à la toute fin du mois de décembre, les Jays ont échangé Panas aux Padres de San Diego contre le vieillissant lanceur gaucher Clayton Richard.

«Je crois avoir bien joué là-bas, j’ai même atteint le niveau AAA. Mais les Padres ont vraiment une organisation bourrée d’espoirs et de jeunes joueurs et ils ont décidé de me libérer. Je n’ai aucun regret, j’ai tout donné», poursuit-il.

«C’est un peu doux-amer, cet échange aux Padres... mais tout ça m’a amené à défendre les couleurs du Canada pour la première fois aux Jeux panaméricains et à remporter la médaille d’argent. C’était une première pour moi. Et maintenant avec les Capitales, ça ne fait que quelques matchs que je joue ici, mais c’est un bon calibre de jeu.»

On sent cependant qu’il aurait bien aimé poursuivre son cheminement professionnel dans l’organisation de l’équipe de sa ville natale. «Les Jays, c’était mon rêve... si jamais j’ai une autre occasion de revenir dans cette organisation, je n’hésiterai pas», conclut-il. 

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Aucun changement prévu

À 10 jours de la date de gel des alignements dans la ligue Can-Am, le gérant des Capitales Patrick Scalabrini ne prévoit faire aucun changement additionnel, lui qui a déjà utilisé 53 joueurs déjà cette année, sans compter ceux qui ne se sont jamais rapportés à Québec après s’être engagés envers l’équipe comme Michael Cruz et Josh Kimborowicz. Scalabrini classe ces dossiers comme «d’amères déceptions», tout comme le joueur de champ intérieur Melvin Rodriguez et le voltigeur Andrew Godbold, qui n’ont fait que passer et n’ont rien cassé alors que l’équipe avait beaucoup misé sur eux.

Bob Marley pour oublier

Le gérant Patrick Scalabrini a développé un bon truc pour faire face aux situations difficiles. «Ma fille était fâchée et je lui ai expliqué que quand tu n’es pas de bonne humeur, tu écoutes du Bob Marley et ça finit toujours par passer», a-t-il raconté aux médias avant la partie. Alors que son équipe vit la pire saison de son histoire, Scalabrini a été obligé d’avouer que l’ami Bob faisait souvent entendre sa voix dans ses écouteurs récemment. «Je le prends personnel, c’est sûr. C’est mon équipe que j’ai bâtie cet hiver. Je ne peux pointer du doigt personne d’autre que moi. Il y a eu des impondérables comme les blessures et les Cubains qui sont arrivés plus tard que prévu, mais c’est quand même clair que j’ai mal évalué certains joueurs», a-t-il résumé.