Adrian Peterson (28) a retrouvé son rythme contre les Chargers de San Diego, dimanche dernier. Le porteur de ballon des Vikings du Minnesota a récolté 126 verges de gains au sol et deux touchés.

Revoilà les bons vieux Peterson et Manning!

DENVER - Les coordonnateurs offensifs des Vikings et des Broncos ont passé le mois de septembre à modifier les schémas de jeux afin de réconforter leurs joueurs étoiles. Et ça commence à fonctionner.
Au Minnesota, Adrian Peterson exploite de nouveau la formation en "l" et ressemble enfin à Adrian Peterson. Le demi-offensif repousse sans problème les secondeurs. Il déjoue les demis de sûreté. Il célèbre dans la zone des buts.
À Denver, Peyton Manning ne s'aligne plus tellement derrière son centre et il ressemble de nouveau à Peyton Manning. Il évite les sacs du quart. Il lance des passes dans les zones profondes. Il complète des passes de touché et s'approche de Brett Favre à divers chapitres.
Les Broncos (3-0) et les Vikings (2-1)  ont encore beaucoup de pain sur la planche. L'attaque des Broncos est 30e dans la NFL et celle des Vikings 29e, mais leur match de cet après-midi (16h25) est le seul qui mette en vedette deux équipes aux fiches supérieures à ,500. En conséquence, elles doivent faire quelque chose de bien, et pas seulement en défensive.
Peterson vient d'amasser 126 verges de gains au sol et deux touchés - ses premiers majeurs depuis le 24 novembre 2013 - contre les Chargers de San Diego. «J'ai l'impression d'être très en forme présentement», a commenté Peterson, qui répète à qui veut l'entendre qu'il est encore le meilleur demi-offensif de la NFL à 30 ans, même s'il a raté la majeure partie de la dernière campagne après avoir été cloué au pilori pour avoir maltraité un de ses enfants.
L'énergie du désespoir
Peterson a connu un premier match plutôt discret avant de récolter 260 verges de gains au cours des deux dernières semaines. Manning a engrangé 324 verges de gains contre les Lions à Detroit; sa meilleure performance depuis le 16 novembre 2014. Le quart de 39 ans a cité un de ses films favoris cette semaine lorsqu'on lui a parlé de deux de ses passes cette soirée-là.
«J'ai l'impression qu'on joue avec l'énergie du désespoir. J'ai décoché de bonnes passes. Ça me rappele les Bad News Bears, alors que Buttermaker [le gérant joué par Walter Matthau] tentait d'encourager son équipe. Ils sont vraiment, vraiment mauvais. "Regardez le bon côté des choses : deux de nos coureurs ont presque atteint le premier coussin et on a frappé 17 fausses balles. C'est ça qu'il faut faire.» «Et bien, deux bonnes passes ici, je vais les prendre.»