vec ses 489 victoires, Roberto Luongo occupe le troisième rang de l’histoire de la LNH, derrière Martin Brodeur et Patrick Roy. Et parmi les sept gardiens ayant disputé au moins 900 matchs, le pourcentage d’arrêts de ,919 de Luongo est le meilleur.

Retrait de son chandail: les Panthers ont dû convaincre Luongo 

SUNRISE, Fla. — Lorsque les Panthers de la Floride discutaient du moment opportun pour retirer le numéro de Roberto Luongo, le vote initial ne fut pas unanime.

Luongo était le récalcitrant. On a eu besoin de le convaincre.

Bien que sous les projecteurs pendant plus de la moitié de sa vie, Luongo ne recherche pas l’attention. Ce n’est pas un besoin, ce n’est pas un souhait. Là était donc le nœud dans le processus de décision, au sujet de hisser son chandail numéro 1 dans les hauteurs du BB & T Center.

Il sera le premier joueur de l’histoire de l’organisation à recevoir cette distinction. Il vivra cet honneur samedi, avant un match face au Canadien de Montréal.

«Je suis extrêmement honoré, il ne faut pas se méprendre, a dit Luongo. C’est un grand honneur et être le premier joueur, tout ça, c’est super. La semaine dernière, c’est devenu beaucoup plus réel avec des gens qui révisent mon discours et tout ça. Je vais m’assurer de l’apprécier, parce que c’est spécial.»

La cérémonie commencera deux heures avant le match. Les Panthers vont s’échauffer en portant le chandail numéro 1 et pendant la soirée, l’équipe va même vendredi une boisson portant le nom du gaillard de Saint-Léonard.

«Ça va être assez émotif», a dit l’attaquant Jonathan Huberdeau, des Panthers.

Troisième pour les gains

Ses 489 victoires le placent troisième de l’histoire de la LNH, derrière Martin Brodeur et Patrick Roy. Brodeur est le seul à avoir disputé plus de matches ou effectué plus d’arrêts que Luongo.

Parmi les sept gardiens ayant disputé au moins 900 matches, le pourcentage d’arrêts de ,919 de Luongo est le meilleur.

Il n’a jamais remporté la coupe Stanley, bien qu’il ait atteint la ronde ultime en 2011, avec Vancouver. Il a rejoué pour les Panthers et a pris sa retraite comme meneur de l’histoire du club pour les victoires, mais aussi au niveau de la popularité. Il est certain qu’il sera un jour intronisé au Temple de la renommée.

Il a du caractère et de la personnalité. Luongo a écrit deux discours de départ à la retraite l’été dernier : l’un humoristique, sur Twitter, l’autre une lettre ouverte aux partisans où il a mis son âme à nu, révélant à quel point la décision était difficile.

De plus, son discours touchant au retour en action des Panthers après le massacre du Marjory Stoneman Douglas High School il y a deux ans — l’école est à Parkland, en Floride, l’endroit où Luongo et sa famille habitent — reste l’un des moments les plus marquants de sa carrière.

Il n’a pas écrit de discours ce soir-là, ayant simplement noté des points à aborder. Son discours de samedi est écrit et il sera émouvant pour différentes raisons.

«Il est un joueur spécial, a déclaré l’entraîneur des Panthers, Joel Quenneville, durant un épisode de la baladodiffusion de l’équipe. Il a remporté beaucoup de gros matchs. C’est un battant qui est aussi un gars formidable hors de la glace. Il est fabuleux pour la communauté, super pour la ligue et divertissant avec ses gazouillis. C’est un honneur bien mérité.»

Luongo aurait pu continuer à jouer. Il restait trois ans à son contrat quand il a décidé que son corps lui disait que c’est assez. Il n’a porté ses patins que deux fois depuis, une fois à Noël avec ses enfants, l’autre au cours des derniers jours, pour enregistrer quelque chose en lien à la cérémonie de samedi.

Ses jambières, il ne les a pas portées depuis sa retraite. Il ne sait pas s’il les portera à nouveau.

«Je ne pense pas, a dit Luongo. Du moins pas avant un moment.»

Il n’a pas attendu longtemps pour passer à la prochaine phase de sa vie dans le hockey. Luongo est le conseiller spécial du directeur général des Panthers, Dale Tallon.

«Je veux faire partie de cette organisation, a déclaré Luongo. Je veux les aider à gagner. Surtout, je veux les aider à être constants année après année, à être toujours dans le coup pour aspirer à la coupe Stanley.»