L’ancien responsable du programme d’excellence du Rouge et Or, Gilles Lépine (à droite), dirige maintenant les programmes sportifs de l’Université de la Colombie-Britannique dont l’équipe de volleyball féminin, dirigée par Doug Reimer, participe ce week-end au PEPS au Championnat canadien.

Retour émotif au PEPS pour Gilles Lépine

Ancien responsable du programme d’excellence du Rouge et Or, Gilles Lépine est de retour aux sources dans le cadre du Championnat canadien universitaire de volleyball féminin, en fin de semaine, au PEPS. Directeur des sports de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) depuis deux ans, il n’allait pas rater la chance de faire «d’une pierre trois coups» à l’endroit où ses racines y sont bien ancrées.

Lépine accompagne les Thunderbirds, représentantes de la Conférence de l’Ouest, au Championnat U Sports qui se met en branle, vendredi, à l’Amphithéâtre Desjardins – Université Laval. «Je suis venu plusieurs fois à Québec depuis ma nomination, il y a près de deux ans, mais c’est la première fois comme représentant officiel d’UBC. Il s’agit d’un retour aux sources pas mal exceptionnel, ça me fait vraiment quelque chose de revenir avec un autre manteau.»

Lépine y vivra plusieurs moments d’émotions. Non seulement les Thunderbirds sont-elles les troisièmes favorites, mais il y retrouvera aussi plusieurs personnes qu’il a connues tout au long de sa carrière à l’Université Laval. Et pour joindre l’utile à l’agréable, il assistera à la remise du jonc d’ingénieur à son fils Benoît, samedi, en plus de pouvoir célébrer l’anniversaire de son épouse avec la famille dans les prochains jours.

«Je suis vraiment heureux de revenir, encore plus dans un sport que j’affectionne beaucoup comme le volleyball. Il y a peu de gens qui peuvent dire qu’ils ont joué pour le Rouge et Or, ont été entraîneur autant chez les filles que les gars, ont été bénévole, annonceur, et finalement, directeur du programme.

«J’ai remercié notre entraîneur Doug Reimer de m’avoir rendu la vie plus facile parce que c’est finalement Calgary qui affrontera Laval en quart de finale et non pas UBC. Ç’a aurait été dur, pour moi, mais là, ça tombe bien, je vais pouvoir encourager à la fois le Rouge et Or et UBC sans avoir à me contenir», notait Lépine avec le cœur partagé.

Cas unique, ou presque

Il dirige maintenant un programme centenaire qui compte 25 sports, dont le hockey sur gazon, l’aviron et le rugby masculin. Lorsque la direction d’UBC a fait appel à ses services, c’était pour réunir toutes les forces de la région ensemble, autant les entraîneurs, les étudiants, les anciens et les partenaires. Le mandat de celui qui gère notamment un budget de voyage d’environ 1 million $ était de nature entrepreneuriale.

Si les transferts sont fréquents d’une université anglophone à l’autre, ils sont plutôt rares dans les institutions francophones. Lépine est un cas unique, ou presque, puisqu’il est passé d’une université francophone à un bout du pays à une anglophone à l’autre bout.

«Je suis quand même chanceux d’avoir connu les deux façons de faire de ces deux programmes, qui sont les deux plus gros du Canada. Je me sens dans mon élément à UBC, je pense y avoir apporté ma teinte.»

À l’automne 2016, il avait vécu un premier affrontement entre UBC et l’UL, remporté par le Rouge et Or en finale canadienne de soccer féminin. Et en novembre, il y a bien failli en avoir un autre à la Coupe Vanier, «car on était à deux secondes et 59 verges d’y aller...»

Ces jours-ci, Lépine servira de guide et d’interprète à son groupe. Il a aussi organisé des rencontres entre ses responsables de différents dossiers (médias sociaux, communication, accueil, marketing, etc.) et ceux du Rouge et Or.

«Il y a des bouts où l’UL est loin devant, d’autres où UBC est aussi très efficace. On peut apprendre l’un de l’autre, on a tissé des liens, il y a un respect mutuel entre nous.»

Sur le terrain, ce sera toutefois chacun pour soi. Vendredi, UBC (3) affronte Dalhousie (6) à 15h, tandis que le Rouge et Or (8) est confronté à Calgary (1) à 18h.

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PARRAGUIRRE ÉTOILÉ

Même si le Rouge et Or masculin n’a pas réussi à se qualifier pour le Championnat canadien de volleyball, son attaquant Vicente Parraguirre a été élu au sein de la première équipe d’étoiles U Sports, jeudi, à Hamilton. Pour le joueur natif du Chili, il s’agit d’une troisième nomination du genre en quatre saisons. Il venait d’hériter du titre de joueur par excellence au Québec, mais on lui a préféré un passeur de Trinity Western pour l’honneur national. Parraguirre a maintenu la moyenne la plus élevée (4,74) d’attaques marquantes par manche jouée. Chez les dames, le gala annuel tenu en marge du championnat, jeudi, a couronné Marie-Alex Bélanger, des Carabins de Montréal. Deuxièmes favorites, les représentantes du Québec sauteront sur le terrain, vendredi (13h) contre l’Alberta (7e).

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JULIE DIONNE CONFIRMÉE

Directrice du Service des activités sportives (SAS) de l’Université Laval depuis le départ de Christian Gagnon, Julie Dionne a été confirmée en permanence dans ce rôle, jeudi. La direction de l’UL en a fait l’annonce par voie de communiqué. Elle devient ainsi la première femme à occuper cette fonction et la cinquième personne à diriger le SAS depuis sa création. Ancienne joueuse de basketball avec le Rouge et Or, elle a notamment dirigé les Dynamiques de Sainte-Foy (collégial) et été la directrice générale du Réseau du sport étudiant du Québec de la région de Québec et Chaudière-Appalaches. Elle occupait le poste de responsable du programme d’excellence du Rouge et Or, ayant succédé à Gilles Lépine à la suite de son départ pour UBC. Ce poste étant maintenant vacant, l’appel de candidature pour le combler sera lancé ultérieurement.