Simon Gagné, à gauche, et Patrice Bergeron ont dévoilé, mardi, les grandes lignes du Pro-Am qu'ils parrainent et qui sera présenté le 6 août.

Retour de la LNH à Québec: Simon Gagné plus optimiste que jamais

Même s'il accrochera ses patins au clou de la retraite un peu plus tard, cet été, Simon Gagné n'a pas perdu son intérêt pour le hockey. À l'approche du Pro-Am Gagné-Bergeron, l'ancien joueur des Flyers - et de trois autres équipes - est plus optimiste que jamais à propos du retour de la LNH à Québec.
«Les astres sont alignés», disait-il en marge de la conférence pour dévoiler les grandes lignes de la septième présentation de l'activité au profit des enfants de la région de Québec.
Le vétéran de 15 saisons suit l'évolution du dossier de l'expansion dans le circuit Bettman. Contrairement à certains, il ne pense pas que le dépôt de seulement deux candidatures, alors qu'on en prévoyait quelques-unes de plus, soit un revers pour la Ligue nationale.
«Je vois plus de l'autre côté, à savoir que ça fait du sens que les deux villes en avance sur les autres aient déposé leur candidature et mis de l'argent sur la table. Ça démontre le sérieux de ces villes [Québec et Las Vegas]. On a souvent dit qu'avec un aréna, on serait en bonne position, alors tout s'enligne pour ça», a confié le numéro 12 ayant remporté la Coupe Stanley avec les Kings de Los Angeles en 2012.
Selon Gagné, le portrait s'éclaircit petit à petit. À Québec, comme à Las Vegas, on a construit un amphithéâtre et un propriétaire est identifié. Ailleurs, comme à Seattle et en banlieue de Toronto, on besogne encore sur le montage financier pour la construction d'une patinoire, et ces deux marchés n'ont pas remis de chèque de 10 millions $US à la LNH pour entrer dans la danse de l'expansion.
«Je trouve qu'on franchit les étapes de la bonne façon. On n'aura peut-être pas de club avant deux ou trois ans, mais j'ai bon espoir que ça arrive. Sans dire que c'était décidé à l'avance, ça confirme tout ce qu'on entend depuis plusieurs mois à l'effet que Las Vegas et Québec étaient les villes favorites. Peut-être que le dépôt de 10 millions $ en a refroidi, mais on voit que certains jasaient, sauf qu'ils n'étaient pas prêts à passer de la parole aux actes», a ajouté Gagné, qui ne pense pas que le calibre serait dilué avec l'ajout de deux équipes.
Québec sérieuse
Son partenaire dans l'événement caritatif estime aussi que sa ville - Québec - est sérieuse dans ses intentions de joindre les rangs de la LNH.
«Il y avait de l'intérêt dans plusieurs villes, mais le montant d'acquisition de 500 millions $ [en devises américaines] d'une franchise d'expansion explique peut-être qu'il n'y ait que deux demandes», a noté Patrice Bergeron, un des piliers des Bruins de Boston.
Le joueur de Sillery ne pouvait dire si Québec cognait plus à la porte de la LNH pour cette raison. «En ayant seulement deux dépôts, ça les rapproche, mais je ne sais vraiment pas quelle direction prendra la Ligue.»
Bergeron a grandi en admirant Joe Sakic et Peter Forsberg. Aujourd'hui, il est lui-même un exemple pour les jeunes de la capitale et d'ailleurs. «Ils sont un peu les raisons qui m'ont amené à vouloir jouer au hockey. Tant mieux si ça [le retour des Nordiques] peut aider à développer d'autres exemples à suivre plus tard.»