Le lanceur de relève des Diamants de Québec, Jonathan Landry, a livré une solide performance. Il a brillé sur le monticule, limitant la dangereuse attaque du Royal à un seul coup sûr en cinq manches.

Repentigny égale la série 2-2

L'entraîneur-chef des Diamants, Dominik Walsh, se méfiait de l'attaque redoutable du Royal de Repentigny avant le début de la finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) et pour cause! Les gros canons des visiteurs ont tonné, dimanche, au Stade Canac, où ces derniers l'ont emporté 7-4 pour égaler la série quatre de sept 2-2.
Les Diamants ont connu une première manche difficile en défensive, alors que l'as de leur rotation, Vincent Ruel, se faisait frapper solidement par l'alignement du Royal, qui a défilé au grand complet dans le rectangle des frappeurs.
Deux points ont été marqués sur un simple de Frédéric Leclerc, deux autres sur un optionnel de Philippe Lavigne, combiné à une erreur du deuxième-but des Diamants Jérôme Duchesneau, et un cinquième point sur un optionnel à Mathieu Girard.
À leur deuxième tour au bâton, les visiteurs ont continué de servir leur médecine à Ruel, ajoutant un sixième point, grâce à un circuit dans la gauche de Moises Perez, sur le premier lancer de la manche, et un septième, sur un simple de Sebastiano Scalzo.
Tirant de l'arrière 7-0 en fin de deuxième, les Diamants avaient toute une côte à remonter, s'ils espéraient l'emporter, mais leurs efforts ont été vains.
«Je pense qu'il faut leur donner le crédit. Ce serait très facile de blâmer notre lanceur et notre défensive. Ruel avait de l'étoffe. Il était combatif. Mais clairement, ils ont été meilleurs que nous, aujourd'hui. Le coeur de leur alignement est très bon et ils ont produit quand c'était le temps. On leur lève notre chapeau et on passe à un autre appel!» a lancé Walsh.
Pire performance de Ruel
De retour sur la butte après seulement deux jours de repos, Vincent Ruel a peut-être connu sa pire performance statistiques de la saison, étant retiré du match après une cinquantaine de lancers et deux manches. Le gérant estime toutefois que la décision de lui confier la balle en début de match était la bonne.
«On avait fait exactement la même chose à Trois-Rivières il y a deux semaines et il avait été très très bon. Il avait lancé quatre manches. Est-ce que c'est le meilleur scénario pour un lanceur? Absolument pas, mais on est en finale. C'était la décision à prendre, surtout que c'est un gars qui est habitué à être lanceur partant. Et Jonathan Landry, qui est arrivé après lui, est habitué de lancer en relève. C'était notre meilleur scénario pour les deux», a jugé le gérant. 
L'un des points positifs de cette rencontre chez les Diamants a certainement été la prestation de Landry, qui a brillé sur le monticule, limitant la dangereuse attaque du Royal à un seul coup sûr en cinq manches. Il a en outre retiré trois frappeurs sur des prises.
«Il a été incroyable, époustouflant. C'est grâce à lui qu'on a eu un match. C'est aussi simple que ça. Réduire cette attaque-là au silence, c'est du jamais vu. Il a été excellent et nous a permis d'y croire jusqu'à la fin», a affirmé Walsh.
L'attaque des Diamants s'était justement ressaisie en deuxième manche, faisant à son tour entendre ses bâtons. Un simple productif de Mathieu Sirois et un double de deux points de Jérôme Duchesneau avaient permis aux locaux de réduire la marque 7-3. En cinquième, un simple de Francis Tremblay grugeait encore l'écart pour faire 7-4.
En fin de septième, les Diamants avaient le point égalisateur au bâton avec un compte de trois balles et deux prises qui laissait croire à une remontée, mais le releveur du Royal Tristan Legault a eu le dernier mot.
La série se poursuit à Québec vendredi. Ce cinquième match sera exceptionnellement disputé au parc Henri-Casault, à Charlesbourg, en raison de la non-disponibilité du Stade Canac.