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Fin de semaine parfaite pour les Remparts!

La Bataille du Saint-Laurent a complètement été à l’avantage des Remparts de Québec, en fin de semaine. Après l’avoir emporté 3-1, vendredi, ils ont fait encore mieux, dimanche au Centre Vidéotron, avec une victoire de 5-2 contre l’Océanic de Rimouski.

Grâce à ce week-end parfait, les Remparts passaient devant l’Océanic au classement de l’Association de l’Est avec 18 points contre 17.

«C’est tout à l’honneur de nos joueurs, ils méritent tout le crédit. Je trouve ça le fun de les regarder aller, de voir leur effort, soir après soir. Si tu m’avais dit qu’on serait devant eux après 16 matchs, je ne t’aurais pas cru. Mais je connais bien Serge, je suis convaincu que Rimouski va faire partie des très bonnes équipes d’ici la fin de la saison», soulignait l’entraîneur-chef des vainqueurs, Patrick Roy.

Il venait de voir sa troupe donner une leçon de hockey à l’adversaire, notamment dans les 40 premières minutes de jeu. Après deux périodes, les Remparts menaient 3-0 et rien ne fonctionnait pour l’Océanic, qui a aussi fait preuve d’indiscipline avant de rebondir en troisième.

«Après avoir écouté les commentaires de leur entraîneur après le match de vendredi, je m’attendais à une bonne opposition. On a toujours peur de voir comment l’adversaire va réagir, mais c’est nous qui sommes vraiment bien sortis. On a parti le match de belle façon, on a dominé les 15 premières minutes. À un moment donné, c’était 13-1 dans les lancers. Son gardien a été très bon dans les deux premières périodes, c’est la seule raison pourquoi c’était 3-0», expliquait Roy.

Brandon Frattaroli (2e), Pierrick Dubé (3e) et Benjamin Gagné ont touché la cible dans ces deux premiers tiers. Après avoir vu Rimouski réduire l’écart à 3-1, en milieu de troisième, Matthew Grouchy a cassé les reins des visiteurs, 18 secondes plus tard.

«Grouchy a joué un très bon match, il a marqué un but très important. En troisième, Rimouski commençait à mettre beaucoup de pression sur nous c’était important d’aller chercher ce gros but-là», notait Roy, en qualifiant de «phénoménale» la prestation de son gardien Anthony Morrone lors d’une troisième période où il a cédé deux fois sur 19 lancers.

Charle-Édouard D’Astous et Alexis Lafrenière ont marqué pour l’Océanic. Dubé a ajouté le cinquième des Remparts dans un filet désert avec cinq secondes à jouer.

«J’aurais aimé qu’on joue trois troisièmes périodes. On a commencé à patiner en troisième, on était dans le formol avant ça. Les Remparts étaient partout sur la patinoire, on avait l’air d’un club midget AAA avec eux autres», constatait Serge Beausoleil.

Beausoleil perplexe

Il ne parvenait pas à expliquer cette deuxième défaite de suite des siens contre les Remparts et d’une cinquième en six matchs pour sa troupe.

«On ne se cachera pas derrière rien, on avait deux clubs à deux niveaux différents. En ce moment, on cherche un peu notre confiance. Je n’ai pas vu beaucoup d’effort [dimanche], j’ai vu des bâtons mal contrôlés, on a beaucoup de choses à travailler, c’est une belle leçon d’humilité», admettait-il.

À la porte du vestiaire, le vétéran Olivier Garneau ne pouvait que constater le résultat décevant de la fin de semaine contre son ancienne équipe.

«Honnêtement, c’est juste un week-end à oublier. Je ne pense pas qu’on a joué du hockey à la façon de l’Océanic. Les Remparts nous ont donné une bonne leçon de hockey, ils ont été excellents à tous les niveaux. Quand tu joues une période sur trois, tu ne peux pas gagner. C’est un phénomène que l’on voit depuis quelques matchs. On est déçu de nous, on sait qu’on est capable de faire mieux», concédait le numéro 89, qui effectuait un retour au jeu après avoir raté l’affrontement de vendredi.

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Remparts

Pas de complaisance chez les Remparts à l'aube du 2e match de la Bataille du Saint-Laurent

La deuxième manche de la Bataille du Saint-Laurent se déplace à Québec, dimanche (15h), où les Remparts tenteront de renverser l’Océanic de Rimouski comme ils l’ont fait, vendredi. Mais chez les Rouges, on ne retrouve aucun sentiment de complaisance pour autant.

«L’humilité fait partie du succès d’une équipe», rappelait l’entraîneur-chef Patrick Roy, samedi midi, alors que ses troupiers s’activaient sous les gradins du Centre Vidéotron.

Les Remparts ont battu l’Océanic par 3-1, vendredi, au Colisée Financière Sun Life, en neutralisant au maximum la puissance attaque adverse. L’Océanic n’a réussi que 19 lancers, dont seulement trois en deuxième période.

Après cette victoire, le capitaine Benjamin Gagné disait que ses coéquipiers et lui voulaient jouer selon l’identité de leur entraîneur-chef, soit avec intensité.

«Ce qu’on demande, c’est un effort constant match après match. Patrick n’est pas important, là-dedans, on met l’accent sur le concept de l’équipe et tout le monde apporte sa propre contribution. On bâtit quelque chose pour les séries, et ce qu’on veut, c’est de voir l’équipe se développer. À l’intérieur du personnel d’entraîneurs, on travaille en équipe. Il n’y a pas de «je, me, moi». Et si les joueurs voient cela, ils doivent se dire que ça doit être la même chose de leur bord. Ils sont réceptifs. La culture des Remparts est familiale, les joueurs se sentent appréciés, importants et ils s’entraident», souligne Roy.

Il invite encore ses joueurs à contrôler ce qu’ils peuvent, comme leur préparation pour un match.

«Le talent est une chose, mais le caractère en est une autre. Je sais que ça prend du talent pour gagner, mais je trouve qu’il faut encore plus de caractère. Ça fait partie de l’équation. On est exigeant sur ce qu’ils peuvent contrôler, c’est là-dessus qu’on leur donne le moins de latitude.»

Dimanche, Roy ne s’attend pas à une partie de plaisir contre l’Océanic, qui voudra se reprendre après sa défaite de vendredi devant ses partisans.

«Je m’attends à une grosse performance de leur part. Je connais assez bien Serge [Beausoleil] pour m’imaginer qu’ils ont eu droit un monologue, samedi, et non pas un échange. De notre côté, on va s’occuper d’être prêt. On a tellement joué un bon match, vendredi, on n’a pas gagné par erreur et je me verrais mal de faire un changement [de stratégie]. Ce que je veux, c’est de l’effort.»

Jusqu’à présent, les Remparts répondent bien à l’appel. Ils ont amassé trois points (sur quatre) dans la séquence contre Baie-Comeau, Rimouski (deux fois) et Rouyn-Noranda (mercredi).

«Après le match de mercredi, on aura joué le quart de notre saison. Il nous reste encore deux gros adversaires à affronter [l’Océanic et les Huskies], alors je vais attendre à mercredi avant de répondre à cela», disait celui dont son l'attention était uniquement portée sur le rendez-vous dominical.

Remparts

Les Remparts ont le meilleur face à l'Océanic

RIMOUSKI — Lorsqu’il regardait le calendrier de la fin du mois d’octobre, Patrick Roy se demandait bien comment les siens allaient s’en sortir. Ses joueurs lui ont encore montré de belles choses, vendredi au Colisée Financière Sun Life, où les Remparts de Québec l’ont emporté 3-1 aux dépens de l’Océanic de Rimouski.

Les Remparts remportaient donc la première manche de la Bataille du Saint-Laurent tenue dans le cadre de la semaine des rivalités de la LHJMQ.

«Je suis vraiment fier de nos joueurs. Sincèrement, on joue du bon hockey, dernièrement. Encore ce soir [vendredi], les gars étaient sur la tâche, l’intensité était là», admettait l’entraîneur-chef après le match.

Son club venait de livrer une bonne performance contre l’une des puissances du circuit. Les Remparts ont limité l’offensive la plus productive de la Ligue à 19 lancers, dont seulement 10 après deux périodes, ce qui représente un véritable tour de force. Jusqu’à la fin, Rimouski n’a pas été en mesure de trouver une faille dans la muraille défensive des Remparts.

«Nos défenseurs ont joué un fort match, notre gardien a fait les arrêts quand c’était le temps et nos attaquants se sont bien repliés. Ç’a été une grosse victoire d’équipe», notait Roy.

Les Remparts ont marqué un but par période et n’ont jamais tiré de l’arrière. Ils menaient 2-0 quand l’Océanic a réduit l’écart à 2-1 en début de troisième à la faveur de son jeu de puissance. 

Mais les visiteurs de la capitale ont tenu bon, ajoutant un but d’assurance dans un filet désert dans la dernière minute. Philipp Kurashev (5e), Jérémy Laframboise (2e) et Aleksei Sergeev (8e) ont touché la cible pour les vainqueurs, qui ont eu le dessus 33-19 aux lancers. Radim Salda (2e) a été le seul à tromper la vigilance d’Anthony Morrone, qui s’avère un atout fort précieux en l’absence du gardien numéro 1, Dereck Baribeau.

«Ça fait du bien au moral. Dans nos dernières défaites [contre Boisbriand et Baie-Comeau], on jouait du bon hockey et on mérite plus de points au classement que ce qu’on a», soulignait le capitaine Benjamin Gagné. Selon lui, on va finir par arrêter de s’étonner des succès des Remparts, qui relèvent les défis devant eux.

«À chaque match, on veut être le club qui travaille le plus. Ce n’est pas facile de jouer contre des équipes qui ont toujours la pédale dans le tapis depuis des années, mais c’est aussi le style qu’on veut avoir. On joue selon l’identité de Patrick, qui est un gars intense, qui se présente chaque soir. Il le faisait comme joueur, il le fait aussi comme coach. On veut ressembler à ça», soulignait Gagné.

«Rester humble»

Le deuxième volet cette fin de semaine de rivalité naturelle se transportera à Québec, dimanche (15h).

«Maintenant, il va falloir rester humble, parce qu’ils viennent chez nous dimanche, et je suis convaincu qu’ils ne sont pas contents du résultat. Je m’attends à une grosse performance de leur part», indiquait Roy.

«Ils ont une super bonne équipe, on a accompli quelque chose de gros en gagnant ici [à Rimouski] et on est content de retourner à Québec. On va essayer de répéter l’exploit», ajoutait Gagné.

NOTES : Cas incertain à la veille du match, l’ancien des Remparts Olivier Garneau n’a pas joué pour l’Océanic… Les Remparts comptaient cinq joueurs blessés, dont Olivier Mathieu, qui pourrait revenir au jeu, dimanche… L’Océanic portait son chandail rose, en soutien à la Fondation du cancer du sein du Québec… Avec 4023 spectateurs, l’Océanic dépassait le cap des 4000 pour la deuxième fois de la saison.

Remparts

La défaite des Remparts déplaît... à l’entraîneur du Drakkar

En se basant sur les commentaires d’après-match, on aurait pu croire que le résultat était différent de celui affiché au tableau. Mais non, c’est bien le Drakkar de Baie-Comeau qui l’a emporté 6-5 en tirs de barrage face aux Remparts de Québec, mercredi, au Centre Vidéotron.

Les visiteurs de la Côte-Nord ont gaspillé deux avances de deux buts en première et se dirigeaient vers une défaite avant qu’ils ne créent l’égalité 5-5 avec moins de deux minutes à faire en troisième. Le gardien Anthony Morrone a brillé en prolongation, bloquant les 12 lancers dirigés vers lui dans ces cinq minutes supplémentaires, mais c’est finalement un but de Nathan Légaré dans les tirs de barrage qui a fait la différence.

«Je vais lever mon chapeau aux Remparts pour leur éthique de travail, des gars engagés et commis. Eh boy, je ne sais pas où ils étaient. Je me demandais s’ils n’étaient pas au Colisée Pepsi, de l’autre bord. J’ai envoyé Brian [St-Louis, le thérapeute] les chercher, parce que d’après moi, ils n’étaient pas dans le bon vestiaire», disait l’entraîneur-­chef Martin Bernard à propos de ses joueurs.

Bernard attendait d’ailleurs les journalistes devant le vestiaire des siens, sûrement une première puisqu’on doit habituellement avertir de notre arrivée… Il fulminait déjà en première, quand les siens menaient 2-0 après 10 minutes.

«Au premier temps d’arrêt, j’ai dit aux gars : “On est tout croche”. On est chanceux d’être 2-0, on ne joue pas bien pantoute. Il faut se replacer. Il n’y a pas beaucoup de positif à retirer à part les deux points, mais c’est correct, parce que dernièrement, on a perdu des matchs qu’on aurait dû gagner.»

Le Drakkar menait 4-2 en fin de première grâce à deux buts en l’espace de 25 secondes dans la dernière minute. Mais en deuxième, les Remparts ont orchestré leur seconde remontée, s’offrant même une avance de 5-4.

Aleksei Sergeev (7e), Gabriel Montreuil (2e), Benjamin Gagné (4e), Thomas Caron (1er) et Sam Dunn (2e) ont marqué pour les locaux. Ivan Chekhovich, qui a réussi un tour du chapeau en première, Nathan Légaré (9e) et Gabriel Fortier (7e) ont répliqué pour le Drakkar.

«Ç’a été tout un match, les partisans qui sont venus en ont eu pour leur argent. On a eu nos chances de gagner, mais où je suis fier, c’est qu’on est revenu deux fois de l’arrière. Les gars ont travaillé extrêmement fort, ils n’ont jamais baissé les bras. Je suis content de voir qu’on peut avoir des résultats en faisant cela», estimait Patrick Roy.

Caron s'impose

L’entraîneur-chef des Remparts a bien aimé la prestation de Morrone, notamment lors de la prolongation dominée 12-0 aux lancers par l’adversaire. Même chose avec Caron, auteur de son premier but dans la LHJMQ. Le joueur rappelé du Junior AAA pourrait lui forcer la main pour le garder à Québec.

«Il s’agit d’une décision qu’on va avoir à prendre», admettait Roy à propos de celui qui avait quitté l’équipe, au camp, en raison d’une utilisation réduite la saison précédente.

Le principal intéressé resterait-il si on lui demandait? «Ouais», répondait-il après une courte réflexion.

«J’ai eu beaucoup de discussions avec Pat, pour le futur, on verra. Ce n’est pas moi qui contrôle l’avenir. Depuis que je joue ici, je n’ai jamais eu la chance de jouer avec deux joueurs comme ça [Kurashev et Sergeev]. Les trois, on se complète bien, j’essaie de jouer mon style, de leur faire de la place», ajoutait Caron.

La semaine des rivalités dans la LHJMQ mène les Remparts à Rimouski, vendredi, tandis que le Drakkar sera à Chicoutimi.

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