Jakob Pelletier soulève les siens

Jakob Pelletier a soulevé une partie de la foule, mardi au Centre Vidéotron, mais il ne s’agissait pas de celle appuyant l’équipe locale. À son premier match dans sa ville natale, le joueur du quartier Neufchâtel a marqué deux buts dans une victoire de 6-3 des Wildcats de Moncton contre les Remparts de Québec.

Et lorsqu’il a touché la cible, on aurait cru qu’il jouait à domicile, tellement les membres de sa famille et ses amis venus le voir étaient bruyants. Il s’agissait de ses 14e et 15e buts de la saison.

«Ils étaient environ 60. J’étais un peu nerveux, au début, c’est un gros aréna ici et il y avait beaucoup de fans des Wildcats. J’étais un peu lent à mes premières présences, mais j’ai retrouvé mon rythme par la suite», disait le jeune homme de 17 ans à la porte du vestiaire après avoir mérité la première étoile.

En journée, il avait envoyé un message texte à son entraîneur-chef pour lui dire qu’il verrait «le vrai Jake» pendant ce match. «Il a livré ce qu’il a dit. Ça fait toujours du bien de revenir à la maison, il a passé quelques jours chez lui», notait Darren Rumble.

Pelletier a créé l’égalité 2-2 en début de deuxième et coupé les jambes des Remparts en marquant en désavantage numérique pour faire 5-2 en milieu de troisième.

Un bogue

«Je pense qu’on a eu les jambes sciées bien avant ça», a observé l’entraîneur-chef Patrick Roy. «Je n’ai rien à redire des deux premières périodes, mais c’est regrettable que l’on trouve une façon de perdre qui n’est pas nécessaire alors qu’on joue du bon hockey.

«On a pris une punition en zone offensive à 4 contre 4, ce qui leur a donné un 5 contre 3 [en début de troisième] et ils ont marqué. On peut corriger ces choses-là, mais en même temps, c’est difficile parce que c’est répétitif. Il faut trouver une façon de ne pas prendre de mauvaises punitions et de commettre des revirements dans les moments importants. On appelle cela de la maturité, mais le bogue, c’est qu’il s’agit souvent des plus vieux qui sont impliqués dans ces affaires-là.»

Une punition à Mikaël Robidoux au son de la cloche en fin de deuxième a permis aux visiteurs de profiter d’un double avantage dès les premières secondes de la troisième. Ils allaient capitaliser sur cette chance en or.

«Je ne critique pas les arbitres, on a pris des punitions bizarres... Pelletier avait beaucoup de jambes, c’était la première fois qu’il jouait à Québec devant sa famille, mais c’est dévastateur de se faire compter à cinq contre trois alors qu’on ne marque pas», notait l’attaquant Olivier Mathieu.

Les Remparts menaient 2-1 après une période grâce à des buts de Gagné (6e) et Aleksei Sergeev (9e). Les Wildcats ont brisé une égalité de 2-2 avec quatre buts d’affilée en troisième. Outre le doublé de Pelletier, Jeremy McKenna (2), Dylan Seitz et Alexander Khovanov ont aussi marqué pour Moncton.

NOTES: Philipp Kurashev (11e) a réussi le troisième but des Remparts... Le défenseur Étienne Verrette a raté le match en raison d’un malaise au cou... Les Wildcats ont inscrit trois de leurs cinq buts sur les unités spéciales, dont deux en avantage numérique... Le gardien Dereck Baribeau était l’adjoint d’Anthony Morrone et affrontera les Foreurs de Val-d’Or, vendredi.

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Remparts

Jour de retrouvailles pour Pelletier et Laperrière

Le match entre les Wildcats de Moncton et les Remparts de Québec, mardi au Centre Vidéotron, a des allures de retrouvailles entre Martin Laperrière et Jakob Pelletier, l’ancien attaquant vedette du Blizzard du Séminaire Saint-François (SSF) qui dispute un tout premier match dans la ville où il a vu le jour.

Laperrière dirigeait Pelletier, en 2016-2017, quand le SSF a tout remporté dans la Ligue midget AAA avant de s’incliner en finale de la Coupe Telus, en prolongation. Lors de la visite des Wildcats à Québec, l’an passé, Pelletier participait plutôt au Défi mondial des moins de 17 ans.

«On s’est texté, la semaine passée, pour prendre de nos nouvelles. Je suis chanceux d’avoir une telle relation avec lui, ça va faire drôle de le voir sur le banc adverse. C’est sûr que je vais lui faire un beau petit sourire quand nos yeux vont se croiser», racontait Pelletier en prévision de ce retour à la maison.

Le joueur du quartier Neufchâtel était le joyau du SSF, cette année-là. Il avait bouclé la saison avec une récolte de 57 points en 40 matchs, avant d’ajouter 29 points en séries éliminatoires. Ça lui avait valu d’être sélectionné au troisième rang du repêchage de 2017, derrière Alexis Lafrenière (Rimouski) et Samuel Poulin (Sherbrooke).

«Dans mon cas, ce fut un privilège de diriger un joueur d’impact comme lui. Jakob, c’était une perle, autant comme joueur que comme personne. Il était intense, enthousiaste, il permettait à ses coéquipiers d’être meilleurs, on pouvait l’utiliser à toutes les sauces», se souvenait l’entraîneur associé des Remparts.

Laperrière ne l’a eu sous ses ordres qu’une seule saison. À 16 ans, Pelletier a fait le saut dans la LHJMQ, où il a compilé un dossier de 23 buts et 61 points à sa première année. Il compte déjà 33 points en 22 matchs depuis le début du présent calendrier.

«Pendant le camp d’entraînement, en 2016, j’avais dit à notre président Serge Duchesne d’en profiter, parce qu’on allait l’avoir juste un an», rappelle Laperrière, qui croise le père de Jakob à l’occasion.

Un gagnant

Il n’a pas oublié les deux occasions où le jeune joueur était venu le voir pour s’excuser de ne pas avoir livré la marchandise. «Ce n’est pas pour rien qu’il a toujours contribué à amener ses clubs à un autre niveau. Jakob est un excellent coéquipier, et partout où il a joué il a gagné», notait-il en ayant en tête les victoires de Pelletier et ses équipes au Tournoi pee-wee et dans le midget AAA.

Et où logent les Wildcats, cette saison? Au premier rang de l’association Est avec 38 points et à égalité avec Rouyn-Noranda au sommet du classement général.

«On a pas mal le même groupe que l’an dernier, notre moyenne d’âge est de 18 ans, c’est plaisant de voir qu’on peut gagner avec une équipe. Le fait de remporter une ronde en séries, l’an passé, nous aide beaucoup, ça nous a permis de prendre de la maturité», expliquait-il à propos de la victoire en sept matchs contre Rimouski au premier tour, au printemps 2018.

Le joueur de 17 ans poursuit sa progression à bon rythme. Il devrait entendre son nom au prochain repêchage de la Ligue nationale. Pour l’instant, il est classé dans le groupe B selon la centrale de dépistage.

«J’y pense, mais pas trop. Je ne m’en fais pas trop avec les listes. Mon objectif est d’abord de gagner la Coupe du Président, d’aller à la Coupe Memorial, d’être un meilleur joueur que l’an passé, de devenir encore plus complet, et après, d’être repêché», avouait-il lorsqu’on lui a parlé à bord de l’autocar de l’équipe.

Pelletier ne sera pas seul de son clan tissé serré au Centre Vidéotron, mardi. Plus d’une soixantaine de membres de la famille et des amis seront présents. «Ils me suivent depuis que je suis tout petit.»

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EN VITESSE...

- Les Remparts dévoileront, mardi, les grandes lignes des activités entourant le passage à Québec de la tournée du 50e anniversaire de la LHJMQ, prévue le 1er février.

- En plus du match de mardi, contre Moncton, les Remparts joueront deux autres rencontres à domicile dans les prochains jours, soit vendredi, contre les Foreurs de Val-d’Or, et dimanche, face à l’Armada de Blanville-Boisbriand.

- L’ailier Jimmy Huntington et le gardien Colten Ellis, de l’Océanic de Rimouski, ont été nommés au sein de l’équipe d’étoiles de la semaine dans la LHJMQ.

- Dimanche, avant que l’entraîneur-chef Patrick Roy ne remette en question le choix des trois étoiles, les Remparts annonçaient que l’attaquant Philipp Kurashev et l’arrière Sam Dunn avaient remporté le titre de joueur offensif et défensif de la première tranche de la Coupe Budweiser. 

Remparts

L’Océanic frappe vite et fort face aux Remparts

La récente semaine des rivalités de la LHJMQ n’ayant pas tourné à son avantage, l’Océanic de Rimouski a vite fait de se reprendre, dimanche au Centre Vidéotron, en marquant quatre buts dès la première période pour vaincre les Remparts de Québec par 5-1.

L’Océanic a frappé à la vitesse de l’éclair avec quatre buts sans réplique en l’espace de 10 minutes, dont le premier à court d’un homme en tout début de match. Les visiteurs du Bas-Saint-Laurent ont eu droit à une belle production de leur premier trio, Olivier Garneau (1-3), Jimmy Huntington (2-1) et Alexis Lafrenière (1-2) amassant 10 points pour aussi récolter les trois étoiles de la rencontre.

On reviendra d’ailleurs sur ces sélections, qui ont grugé quelques minutes du point de presse de l’entraîneur-chef des Remparts... Mais avant, Patrick Roy résumait ainsi le tourbillon de la première période qui a finalement fait la différence:

«Ils ont été très opportunistes. La rondelle est tombée sur la palette des bons joueurs, c’est quand même une équipe avec beaucoup d’habiletés offensives. Leur talent a joué un rôle en début de match», admettait le Diable rouge en chef.

Il se disait toutefois fier de sa troupe. En retard 0-4 après 20 minutes, les siens n’ont pas lancé la serviette pour autant. L’histoire aurait pu s’écrire différemment si le jeu de puissance québécois avait profité d’un avantage numérique à cinq contre trois pendant deux longues minutes, en fin de première. En fin de compte, Québec a été réduit au silence en sept attaques massives.

«Ce n’est pas une situation facile de tomber 0-4 et de continuer à pousser, à mettre de la pression, à essayer de s’accrocher pour revenir de l’arrière. Même si c’était 4-0 et 4-1, j’ai toujours cru qu’on pouvait revenir de la manière dont on jouait et avec l’intensité qu’on avait», soulignait Roy.

Ellis intraitable

Mais voilà, les Remparts ont cogné à la porte à plusieurs reprises, sauf que le gardien Colten Ellis n’avait pas l’intention de l’ouvrir.

«Le cinq contre trois a fait mal, mais il faut dire qu’Ellis a fait de bons arrêts. On a eu nos chances, ils se sont bien défendus», ajoutait le coach des Remparts.

De l’autre côté, l’entraîneur-chef Serge Beausoleil était plus enjoué que lors de son dernier passage à Québec. L’Océanic voulait-il se venger des deux défaites de suite contre les Remparts?

«Revanche n’est pas un bon mot. Il y avait un élément de motivation, certainement, mais il fallait jouer à notre niveau et beaucoup mieux qu’on l’avait fait dans ce week-end. Les gars étaient bien préparés, j’ai moins aimé la deuxième période, mais ce sont deux gros points pour nous», notait-il.

À part le gros trio, Jordan Lepage a aussi marqué pour Rimouski. Andrew Coxhead a été le seul à toucher la cible pour les Remparts. Anthony Morrone était devant le filet, et en aucun moment, Roy a-t-il pensé le changer.

En fait, celui-ci était plus agacé par le choix des trois étoiles, Huntington, Garneau et Lafrenière ayant défilé tour à tour sur la glace,

«Ça me fait rire quand je vois que les étoiles sont uniquement reliées aux statistiques. [Andrew] Coxhead et [Matthew] Grouchy ont joué un très bon match pour nous, et quand je sors d’un match chez nous, que je vois qu’on a dominé aux lancers [29-22], je suis obligé de dire que ça n’aide pas à mes cheveux gris», confiait-il en abordant lui-même le sujet.

«Qui choisit les étoiles?» demandait-il en apprenant qu’il s’agissait des statisticiens [de la Ligue].

«Ils sont dus pour un meeting avec nous autres... Non, mais sérieux, c’est triste pareil quand tu regardes ça...», ajoutait l’homme de hockey, qui portait le nœud papillon en guise de soutien à l’organisme Procure dans le cadre du mois de sensibilisation au cancer de la prostate.

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Remparts

Deuxième gain de suite des Remparts contre les Cataractes

Après l’avoir facilement emporté, il y a une semaine, les Remparts de Québec ont eu à forcer beaucoup plus pour venir à nouveau à bout des Cataractes de Shawinigan par la marque de 6-4, vendredi au Centre Vidéotron.

Les Remparts prenaient donc la mesure pour une deuxième fois de suite de la plus vieille formation de la LHJMQ, qui portait d’ailleurs l’uniforme des anciens Dynamos pour cette visite dans la capitale. Mais peu importe la couleur de l’uniforme, les Cataractes s’inclinaient pour une sixième fois de suite.

Les Remparts auront cependant eu besoin de quatre buts en troisième période et de deux en avantage numérique pour s’en tirer avec la victoire. Pendant qu’un entraîneur-chef louangeait ses unités spéciales, l’autre en avait long à dire envers les chevaliers du sifflet.

«Je suis déçu du résultat et frustré de l’arbitrage. Honnêtement, j’ai hâte de les revoir. Il y a eu plusieurs autres calls que je considère très douteux», indiquait Daniel Renaud.

Il était notamment agacé par un dégagement appelé contre son club alors que le jeu aurait dû se poursuivre, selon lui. Profitant d’une mise en jeu en zone adverse, les Remparts en ont profité pour inscrire leur premier but.

Les Cataractes ont pourtant disputé un bien meilleur match que vendredi dernier, où ils avaient perdu 7-2 en son absence et de celle de trois bons jeunes de 16 ans. Les siens ont d’ailleurs pris les devants trois fois avant de laisser filer l’avance pour de bon, en troisième.

«On n’a pas bien commencé, et je dois admettre que de l’autre côté, ils ont joué un bon match. Je ne dis pas qu’on les a pris à la légère parce qu’on en a parlé toute la semaine, mais je ne sentais pas qu’on avait la même intensité et la même vitesse», admettait Patrick Roy.

Belle soirée des unités spéciales

L’entraîneur-chef des Remparts donnait beaucoup de crédit à ses unités spéciales, notamment celle en désavantage numérique qui a écoulé une punition de quatre minutes en deuxième. Ensuite, le jeu de puissance a pris les choses en main en marquant coup sur coup en troisième.

«C’est sûr que leur avantage leur a donné du momentum. À 5 contre 5, c’était chaudement disputé, mais le match s’est joué lorsqu’ils ont marqué pour faire 3-3 et prendre l’avance 4-3», notait l’entraîneur-chef des Cataractes.

Philipp Kurashev a disputé un fort match avec une première récolte de quatre points (1-3) dans la LHJMQ. Olivier Mathieu, Sam Dunn, Brandon Frattaroli et Matthew Grouchy (2), dont le second dans un filet désert, ont aussi marqué contre le jeune Antoine Coulombe, originaire de Montmagny, qui s’est mérité les éloges de son entraîneur. La réplique des Cats aux dépens d’Anthony Morrone est venue de Valentin Nussbaumer, Gabriel Belley-Pelletier, Leon Denny et Jérémy Manseau. Les Remparts ont dominé 40-28 aux lancers.

«J’essaie seulement de prendre les matchs un à la fois, de faire ma part pour que l’on gagne. Les résultats vont venir d’eux-mêmes. On n’a pas joué notre style, au début, on ne bougeait pas bien la rondelle, mais après, on s’est mis en marche et c’est bien de sortir avec la victoire», disait Kurashev, auteur de 10 points à ses trois derniers matchs.

L’ailier Mikaël Robidoux a disputé un premier match complet depuis fort longtemps. Il a cependant dû jeter les gants après avoir mis un rival en échec. «Ce qui est poche dans son cas, c’est qu’il a fait une bonne mise en échec et ça vire toujours dans un contexte comme celui-là, il n’y avait pas lieu d’avoir une bagarre. Je trouve ça dommage pour lui, il est peut-être marqué», soulignait Roy, qui jugeait le coup d’épaule en question légal.

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