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Une porte ouverte sur l’avenir pour Martin Laperrière

Martin Laperrière revient au bercail avec un titre légèrement différent : entraîneur associé. Comme à l’époque, il est l’adjoint de Patrick Roy chez les Remparts, ses tâches restent grosso modo les mêmes, mais la nouvelle nomination implique une porte ouverte sur l’avenir.

Laperrière est désormais perçu comme le successeur de Roy. Et même si ce dernier «espère être ici pour les 20 prochaines années», le plan à long terme est de voir Laperrière prendre les rênes de la formation junior un jour ou l’autre. Les saisons à venir serviront à bien le préparer pour cette promotion, même si «on n’a rien de prévu» en termes d’échéancier, selon Roy.

Les Remparts ont tenu une conférence de presse, mardi matin, pour annoncer une réorganisation du département hockey de l’équipe. Le principal changement avait déjà filtré dans les médias, la veille : Martin Laperrière retrouve son ami Roy, de qui il a été l’adjoint de 2005 à 2013, jusqu’à ce que l’ancien gardien de la LNH se trouve un boulot chez l’Avalanche du Colorado.

«C’était un incontournable», a dit Roy du choix de Laperrière. «C’est important pour moi de travailler avec des gens avec qui je suis à l’aise. […] On a bien travaillé ensemble pendant les huit saisons où j’étais derrière le banc. On avait une bonne chimie. On n’avait pas besoin de se parler pour savoir ce qu’on voulait faire.»

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Martin Laperrière de retour avec les Remparts

Martin Laperrière sera de retour derrière le banc des Remparts, la saison prochaine.

Martin Laperrière sera de retour derrière le banc des Remparts, la saison prochaine.

La formation junior a convié les médias à une conférence de presse, mardi matin, en présence du directeur-général et entraîneur-chef de l’équipe, Patrick Roy. Elle n’a toutefois pas voulu confirmer les informations circulant sur les réseaux sociaux.

Selon celles-ci, Laperrière redeviendra l’adjoint de son ami Roy, avec qui il a travaillé chez les Diables rouges de 2005 à 2013, remportant la Coupe Memorial en 2006. Il avait été congédié par les Remparts en 2016, après trois saisons comme adjoint de Philippe Boucher. Ce dernier a démissionné des postes de directeur-général et d’entraîneur-chef il y a un mois, pavant la voie au retour de Roy.

Laperrière prendrait la place de Marc Fortier, lui-même embauché par Boucher deux mois après le congédiement de Laperrière, en 2016. L’ancien joueur des Nordiques conserverait malgré tout un poste au sein de l’organisation, sans doute dans le secteur du recrutement.

Comme entraîneur-chef du Blizzard, dans le midget AAA, Laperrière a présenté en saison régulière une fiche de 55 victoires, 19 défaites et 6 défaites après le temps réglementaire.  Il est le fils de l’ancien défenseur et entraîneur-adjoint du Canadien de Montréal, Jacques Laperrière. 

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Un essai chez les pros pour Antoine Samuel

Antoine Samuel aura l’occasion, dans les prochaines semaines, d’impressionner l’état-major des Coyotes de l’Arizona. L’ex-gardien des Remparts profite d’un essai professionnel avec les Roadrunners de Tucson, où il agira comme troisième portier pour le reste des séries éliminatoires de la Ligue américaine.

Il entrait en classe pour un examen final de psychologie à l’Université Laval, samedi matin, lorsqu’il a reçu la bonne nouvelle par message texte, gracieuseté de son agent.

«Je vais pratiquer avec eux, je vais les suivre sur la route, je vais être dans l’environnement de l’équipe. Ça me donne la chance de me faire voir», a souligné Samuel, rejoint dimanche à Toronto, entre deux vols, alors qu’il se dirigeait vers Tucson. L’équipe-école commencera sa deuxième ronde mercredi contre les Stars du Texas, en Arizona. Plus la route éliminatoire des Roadrunners sera longue, plus Samuel aura de temps pour impressionner la galerie. Même si ses chances de goûter à la véritable action sont minces.

Pour le cerbère, la signature d’un contrat demeure «le but ultime» à court terme. «Il y a encore beaucoup de travail à faire. C’est un pas dans la bonne direction, mais il n’y a rien de fait en ce moment», a rappelé l’athlète de Lac-Etchemin.

Samuel, 20 ans, a terminé son stage junior le 3 avril, lorsque les Remparts ont été éliminés par les Islanders de Charlottetown en première ronde des séries.

Jamais repêché, l’athlète de 6’3’’ et de 190 livres a conservé une moyenne de buts alloués de 3,17 en 157 matchs dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, même s’il a passé l’équivalent de deux saisons avec un Drakkar de Baie-Comeau en reconstruction. Il avait été invité au camp d’entraînement des Ducks d’Anaheim en 2016, puis à celui du Canadien de Montréal l’an dernier.

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Beausoleil élogieux envers Roy et Boucher

En même temps qu’il se disait surpris par la démission de son ami Philippe Boucher, Serge Beausoleil estimait que le retour de Patrick Roy à la barre des Remparts de Québec était marqué du sceau de la passion, une qualité qu’il retrouve chez les deux hommes ayant eu une grande influence sur sa carrière.

«Il n’y a personne qui voit l’arrivée de Patrick d’un mauvais œil. Comme Philippe, il n’a pas besoin du hockey junior pour vivre, mais il redonne et traîne son baluchon. Que l’un de meilleurs joueurs de l’histoire de la LNH revienne s’impliquer au niveau junior dénote un bel exemple de passion et de générosité», notait l’entraîneur-chef et le directeur général de l’Océanic de Rimouski.

Celui qui cumule désormais le plus d’ancienneté (sept saisons) derrière le banc de la même équipe dans la LHJMQ est convaincu que son ancien patron aura un impact immédiat à travers le circuit.

«Son retour sera bon pour les Remparts, les partisans, la Ligue et toutes les équipes. Patrick Roy draine les foules, partout où il va. Ce sera aussi bon pour la rivalité entre Rimouski et Québec», convenait-il lorsqu’on l’a rejoint à Boisbriand, vendredi, où il assistait au Défi d’excellence Gatorade de la LHJMQ réunissant tous les espoirs du prochain repêchage.

Beausoleil aura d’ailleurs l’occasion de renouer avec Roy, samedi, puisque le Diable rouge en chef s’y pointera pour découvrir les joueurs qui n’avaient à peine que 10 ans lorsqu’il a dirigé son dernier match dans la LHJMQ.

Plus redoutable

Il est persuadé que Roy sera un entraîneur-chef encore plus redoutable, notamment en raison de son expérience acquise pendant trois saisons avec l’Avalanche du Colorado. L’ancien gardien avait d’ailleurs remporté le trophée Jack Adams (meilleur entraîneur-chef) à sa première saison dans la LNH.

«Je ne lui ai pas parlé depuis qu’il est parti pour le Colorado. Mais comme tous les hommes de hockey, ton cheminement t’amène ailleurs, te fait progresser.»

À l’époque où il dirigeait le Blizzard du Séminaire Saint-François (midget AAA), Beausoleil avait développé des liens tissés serrés avec Roy. Non seulement celui-ci était-il copropriétaire du club de hockey midget AAA, mais il lui avait confié l’encadrement de son fils Frédérick, qui n’était pas encore le joueur de calibre junior qu’il allait devenir. Beausoleil avait aussi mis ses connaissances au profit du coach des Remparts, à l’époque.

«La saison suivante, Fred était notre capitaine et il fut le joueur le plus utile des séries. On a gagné deux coupes en deux ans. J’ai appris à connaître Patrick à cette époque, je ne l’ai jamais regretté.

«Ce que j’admire, chez lui, c’est son humilité. S’il voit une bonne idée ailleurs, il l’a prend. Patrick aime les gens qui font fi de son statut et qui disent ce qu’ils pensent. Il ne veut pas être flatté, mais bien avoir l’heure juste», se souvient-il de ses interventions à ses côtés et auprès de Jacques Tanguay, qui l’avait très bien conseillé lorsqu’il a quitté sa permanence au SSF pour s’établir à Rimouski à l’invitation de Boucher, alors dg de l’Océanic.

A-t-il été étonné par la démission de ce dernier? «Plus oui que non… Faire du hockey junior, c’est demandant, c’est du stock. Ça gruge de l’énergie, use le corps, fait vieillir tout en restant jeune parce que l’on côtoie des joueurs de 16 à 20 ans. Mais je ne pense pas qu’il faille tirer un trait sur la carrière de Philippe dans le hockey. Je suis persuadé qu’on va le revoir quelque part.»

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