Patrick Roy a avoué que la situation n’est pas facile pour son équipe.
Patrick Roy a avoué que la situation n’est pas facile pour son équipe.

Zone rouge: les Remparts proposeront de loger toute l’équipe à l’hôtel [VIDÉO]

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Forcés de mettre en pause leur saison, les Remparts de Québec proposeront à la direction de la santé publique de loger toute l’équipe à l’hôtel afin de pouvoir continuer à jouer durant la période où la région de Québec demeurera en zone rouge en raison d’un nombre élevé de cas de COVID-19.

«J’ai eu des discussions avec Jacques (Tanguay, président des Remparts) et il a été question d’aller à l’hôtel. Pour les «bulles» des joueurs de la LNH, l’hôtel a bien fonctionné, alors je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas ici», a déclaré le directeur général et entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, après que ses joueurs se soient entraînés en gymnase mardi matin.

Tanguay a porté cette proposition à la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), qui aura des discussions à ce sujet avec la direction de la santé publique au cours des prochains jours. La proposition pourrait aussi s’appliquer pour l’Armada de Blainville-Boisbriand, l’autre équipe du circuit présentement située en zone rouge.

Roy avoue que la situation n’est pas facile pour son équipe. «Quand on a vu que la région tournait au rouge, on savait qu’il pouvait y avoir des conséquences par rapport à notre saison, alors pour l’instant, il n’y aura pas de match vendredi (alors que les Saguenéens de Chicoutimi auraient dû être en visite)», poursuit-il.


« J’ai eu des discussions avec Jacques (Tanguay, président des Remparts) et il a été question d’aller à l’hôtel. Pour les «bulles» des joueurs de la LNH, l’hôtel a bien fonctionné, alors je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas ici »
Le directeur général et entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy

L’entraîneur avoue que ses protégés ont pris l’annonce (des nouvelles restrictions en zone rouge) assez durement. «Avec le masque, c’est dur de pouvoir bien voir leur visage, mais je vois quand même de la déception, car ça fait un mois et demi qu’ils essaient de suivre toutes les règles à la lettre... Et il n’y a pas seulement les joueurs qui sont déçus, l’équipe d’entraîneurs l’est aussi! Il faudra être patients et on verra.»

Cas de COVID-19

Roy ajoute qu’il ne croit pas que l’annonce d’un premier cas de COVID-19 dans la LHJMQ, un joueur de l’Armada, nuira aux chances de son équipe de pouvoir reprendre ses opérations avant le 28 octobre. «On s’attendait qu’il y ait à un moment donné une éclosion au hockey junior. Je trouve justement assez extraordinaire que depuis un mois et demi, il n’y ait qu’un seul cas. Les règles sont claires : dès qu’un joueur démontre certains symptômes, il est exclu temporairement de l’équipe.» 

«Peu importe ce que moi, j’en pense, l’important est de trouver une solution avec laquelle la santé publique sera à l’aise», poursuit-il, ajoutant qu’il était au courant que l’opinion publique avait aussi un rôle à jouer. «Le gouvernement est toujours «sur le gun», ce qui l’amène à prendre des décisions en se basant sur l’opinion publique.»

Roy ne croit toutefois pas que la LHJMQ ait pris un risque en lançant sa saison aussi tôt alors que les ligues de l’Ontario et de l’Ouest démarreront la saison plus tard cet automne. Il a aussi avoué qu’il n’avait pas de plan précis si jamais son équipe ne pouvait jouer ses parties d’ici la fin du mois. 

«On parle de six matchs, alors si on doit jouer trois matchs par semaine pour les reprendre, ce sera moins pire étant donné que les distances à franchir sont moins longues et que tous les joueurs étudient ici.»