Après l’entraînement, mercredi, les Remparts ont participé à une petite activité avec le programme national Sans Limites, qui permet à des militaires en service actif ou des vétérans blessés physiquement ou psychologiquement d’accepter leur condition à travers le sport. Quelques joueurs ont même essayé le hockey luge, qui sera en démonstration à la Classique hivernale à laquelle participeront les Remparts, le 9 février à Saint-Tite, contre les Cataractes de Shawinigan. Pierrick Dubé, Thomas Caron, Étienne Verrette et Samuel Dickner, entre autres, ont troqué les patins pour la luge. Ils sont en compagnie d’Antoine Vachon-Lehoux et Dany Shaw, deux adeptes du hockey luge.

Un véritable cours d’histoire pour les Remparts

Les joueurs des Remparts auront droit à un véritable cours d’histoire, vendredi au Centre Vidéotron, à l’occasion de l’hommage posthume à Maurice Filion, dont une bannière à son nom rejoindra le groupe des immortels de l’équipe et du hockey à Québec.

Cette célébration tenue dans le cadre du 50e anniversaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec sera aussi l’occasion de revisiter les grands moments des deux générations des Remparts, qui accueilleront plusieurs de leurs anciens porte-couleurs, notamment ceux élus au sein des équipes d’étoiles de 1969 à 1985 et de 1997 à aujourd’hui.

«Je viens de Québec, et il n’y a pas si longtemps, j’avais mon billet de saison. C’est spécial de porter le chandail de ceux qui étaient mes idoles, plus jeune. Je n’ai pas vu jouer les anciens, mais il n’y a personne qui ne connaît pas Guy Lafleur. Les Remparts ont une longue histoire, c’est le fun d’en faire partie», admettait Samuel Dickner, qui évolue désormais au sein du premier trio mené par Philipp Kurashev.

Lafleur sera présent, tout comme la plupart des joueurs nommés dans les équipes d’étoiles de chaque époque. En plus de Lafleur, les noms d’André Savard, Réal Cloutier, Mario Marois, Kevin Lowe, Simon Gagné, Alexander Radulov, Éric Chouinard, Marc-Édouard Vlasic et quelques autres résonnent encore pour leurs exploits passés avec les Diables rouges.

«L’histoire des Remparts est importante, en tout cas, elle l’est pour moi. Le jour où l’on a décidé de ramener les Remparts, Jacques [Tanguay], Michel [Cadrin] et moi, c’était leur passé qui nous en avait donné le goût. Je venais les voir, ils étaient des modèles, pour moi. Ce sera le fun de les revoir, de célébrer le 50anniversaire de la Ligue et de profiter de ce moment avec ceux qui ont marqué la première génération et la deuxième», confiait Patrick Roy, l’entraîneur-chef actuel qui a été nommé à ce poste aussi sur la constellation de la seconde épopée.

Les traces de Filion

Roy a marché dans les traces de Filion. En 2006, il l’imitait en remportant à son tour la Coupe Memorial, 35 ans après la conquête de 1971.

«Je serais menteur si je disais que j’ai connu Maurice Filion comme entraîneur-chef des Remparts, mais je n’ai entendu que de belles histoires sur son passage, à l’époque, et de l’extraordinaire travail qu’il a fait avec des gars comme Jacques Richard et les autres. Je me souviens beaucoup plus de son passage avec les Nordiques, c’était un DG très patient et attentionné à son équipe. Je suis persuadé qu’un grand joueur comme Guy Lafleur avait énormément de respect pour lui. Il a très bien réussi dans le monde du hockey, et les hommages qu’il recevra, vendredi, sont pleinement mérités», ajoutait le légendaire ancien gardien de but.

Les Remparts enfileront un chandail spécial de l’époque en or pour la rencontre de vendredi contre les Sea Dogs de Saint-Jean, comme ils l’ont déjà fait, voilà déjà quelques années, lorsqu’ils rendaient hommage à un ancien.

Mais peu importe le style de l’uniforme, l’objectif reste le même. S’ils l’emportaient, vendredi, les Remparts obtiendrait trois victoires de suite pour la première fois de la saison.

«On aimerait bien remporter trois victoires de suite pour la première fois, et on va demander un niveau de concentration à nos joueurs. En même temps, les anciens auront sûrement des messages intéressants à leur livrer», ajoutait Roy, qui veut voir sa troupe poursuivre dans la même lignée que les deux derniers matchs remportés contre Blainville-Boisbriand et Val-d’Or, le week-end dernier.

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FIN DE L'ALTERNANCE

Le système d’alternance devant le filet est chose du passé chez les Remparts. Le gardien Anthony Pagliarulo obtiendra un deuxième départ d’affilée, vendredi, contre Saint-Jean. La semaine dernière, l’entraîneur-chef avait laissé entendre qu’une telle chose soit possible après la séquence de trois matchs en trois jours. «Anthony va jouer, vendredi, et on verra pour le lendemain, mais ça lui fera deux matchs de suite [avec celui de dimanche contre Val-d’Or]. Il a joué du bon hockey pour nous depuis son arrivée, il mérite d’avoir la chance de nous montrer ce qu’il est capable de faire», indiquait Roy. Le principal intéressé était heureux de la décision, mais assurait ne pas être en rivalité avec son collègue Kyle Jessiman. «Je ne veux pas dire que je suis numéro 1, je veux juste faire mon job. On se doutait bien que ça allait fini bientôt», notait celui qui apprécie au plus haut point la compagnie de Jessiman.

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SERGEEV POINTÉ DU DOIGT

Limité à un but et cinq points à ses 21 derniers matchs, le Russe Aleksei Sergeev a été séparé de son fidèle compagnon Philipp Kurashev et se retrouve au sein du troisième trio, en compagnie de Jérémy Laframboise et Édouard St-Laurent. Et foi de Patrick Roy, il aura fort à faire pour retourner sur la première ligne. «Je l’ai tassé de Philipp, car j’aimerais voir plus d’intensité de sa part, qu’il soit meilleur dans ses batailles à un contre un, dans ses replis défensifs. Je lui ai dit que tant et aussi longtemps que ce serait comme ça, qu’il jouerait moins de minutes. Il pourra se concentrer là-dessus, et si jamais son jeu se replace à notre goût, on fera les changements nécessaires. J’ai donné une chance à Dickner, qui fait très bien ça, et qui sera dur à tasser», indiquait Roy à propos du joueur européen montrant un dossier de 12 buts et 37 points en 49 matchs.