En 31 matchs avec les Tigres cette saison, Pascal Laberge a amassé 20 points, dont six buts.

Un «nouveau souffle» pour Pascal Laberge

La nouvelle acquisition des Remparts, Pascal Laberge, avait, de son propre aveu, fait le tour du jardin, à Victoriaville. Il se dit maintenant impatient d’obtenir un nouveau départ, à Québec. Choix de deuxième ronde des Flyers de Philadelphie en 2016, l’attaquant droitier de 19 ans viendra solidifier les deux premiers trios de l’équipe.

Informé par son agent de la possibilité d’un échange il y a quelques semaines, Laberge n’a pas été surpris d’apprendre qu’il avait été transigé à Québec, lorsque Le Soleil a diffusé l’information en primeur, vendredi. Une nouvelle qui s’est confirmée à l’ouverture du marché des échanges, lundi. Il aurait toutefois préféré l’apprendre par l’organisation des Bois-Francs, qui l’a malgré tout aligné lors de ses deux derniers matchs de la fin de semaine.

«Je n’ai pas été mis dans le coup pantoute par les Tigres, mais mon agent me l’avait dit. J’ai juste trouvé ça un petit peu plate qu’ils ne viennent pas me le dire et me laissent jouer les deux derniers matchs quand même. Mais c’est la business. J’ai quand même été mature là-dedans. J’ai bien performé à mon dernier match devant les partisans à Victo, où j’ai récolté trois points, mais à Drummondville, je dois dire que la motivation n’était pas là du tout. Ça ne me tentait plus», a admis Laberge.

Ayant connu ses meilleurs moments avec les Tigres alors que l’entraîneur-chef Bruce Richardson était toujours à la barre de l’équipe en 2015-2016 (68 points en 56 matchs), Laberge a vu ses performances décliner à partir de la saison suivante, soit après son retour au jeu, à la suite d’une sévère commotion cérébrale.

«Avec la blessure, j’ai manqué un mois et demi à deux mois. Quand je suis revenu, c’était un nouvel entraîneur [Louis Robitaille], un nouveau dg [Kevin Cloutier]. En manquant deux mois, il avait déjà son personnel, des gars qui lui en avaient donné pendant deux mois, pendant que moi, j’étais dans les estrades. Je pense que je n’ai jamais eu confiance en moi avec ce coach-là. Je ne ressentais pas sa confiance. Ç’a été difficile. Il y avait quand même beaucoup de prises de bec. Je n’étais plus bien. Ça fait vraiment du bien de quitter Victo et de repartir à neuf», a affirmé Laberge, qui n’avait toutefois pas demandé à être échangé.

Un nouveau départ

Sous contrat avec les Flyers de Philadelphie, le centre de 6’1” et 174 livres espère se relancer avec les Remparts et connaître une bonne fin de saison, ce qui pourrait lui permettre de faire le saut chez les professionnels dès la saison prochaine.

«Je n’ai pas eu la première moitié de saison espérée. Avec un nouveau départ comme celui-là, je peux juste exploser offensivement. C’est ce que je souhaite. Et c’est sûr que j’aimerais faire le saut chez les professionnels, l’an prochain. Cette deuxième moitié de saison est très importante pour moi. Mais autant elle l’est pour moi, autant elle l’est pour les Remparts. […] Il y a vraiment une très bonne équipe à Québec et je pense qu’on est capable d’accomplir de belles choses après Noël.»

En passant chez le rival de division des Tigres, Laberge n’a d’ailleurs pas l’impression de perdre au change. «Quand je regarde le classement, Québec [8e] est en avant de Victo [11e], alors pour moi, c’est plaisant de voir ça. Dans une équipe qui est plus haut au classement, je sais que je vais pouvoir apporter ma touche offensive, que j’avais peut-être un peu perdue avec les Tigres. Je pense qu’un nouveau départ, ça n’a jamais fait de mal à personne. Ça va me donner un nouveau souffle.»

Le vétéran de trois saisons et demi dans la LHJMQ entend se présenter aux amateurs de hockey de la capitale sous son meilleur jour. «Les gens peuvent s’attendre à un joueur offensif, un gars qui, lorsque je suis à mon meilleur, va produire et aider l’équipe à gagner. Je suis capable de jouer physique. Je pense que je suis un joueur que les partisans appréciaient à Victo. J’espère qu’ils vont m’apprécier à Québec. Je suis un gars qui adore le hockey et fera tout pour aider l’équipe à gagner.»

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UNE OFFRE SÉRIEUSE POUR GENTILE, DIT BOUCHER 

L’éventuel départ de Derek Gentile libérera un poste supplémentaire au sein de deux premiers trios des Remparts, qui avaient déjà besoin de renfort.

Ayant demandé une transaction au cours des derniers jours, Derek Gentile n’a pas encore trouvé preneur auprès des 17 autres formations de la LHJMQ, même si le directeur général des Remparts, Philippe Boucher, confirme avoir reçu une offre sérieuse pour le petit attaquant de 18 ans.

«On va continuer d’écouter, a indiqué d’entrée de jeu Boucher. On a déjà une bonne offre. On va parler à trois ou quatre clubs. Mais il n’y a pas de presse. Ce n’est pas un dossier que nous devons régler demain matin. Derek est un bon joueur. On ne le laissera pas aller juste pour le laisser aller. J’ai parlé à plusieurs équipes et on va voir ce qui va se passer», a-t-il poursuivi.

L’éventuel départ de Gentile libérera un poste supplémentaire au sein de deux premiers trios des Remparts, qui avaient déjà besoin de renfort. 

«Ce n’était pas prévu, mais il n’a pas encore bougé. Et on en sait pas encore quel genre de retour on va obtenir en échange. Est-ce qu’on va aller chercher un autre joueur ou des choix avec ça? Est-ce que Derek va rester avec nous? Ça reste à éclaircir d’ici au 5 janvier.»

En attendant, l’acquisition de l’attaquant Pascal Laberge, des Tigres de Victoriaville, répond en partie à la commande de doter le top 6 d’un peu plus de puissance offensive.

«Un droitier, un joueur de talent, un gros bonhomme qui a tous les atouts pour être un joueur dominant avec nous autres. Il avait peut-être besoin d’un nouveau départ aussi. [...] Je pense que c’est un joueur qui a beaucoup d’expérience et qui peut nous aider dans toutes les situations», a fait savoir Boucher.

Ce dernier se croit en mesure, avec son personnel d’entraîneurs, de relancer le centre originaire de Châteauguay, dont le stage junior a été marqué par des blessures et des ennuis personnels (problèmes de santé dans sa famille). 

«Ça ne m’inquiète pas. On va travailler avec lui. C’est un jeune qui veut devenir un professionnel. On va l’aider, cette année, et peut-être à son année de 20 ans. On verra. Il n’y a pas de clause, ou rien de conditionnel à ce qu’il revienne comme 20 ans ou pas. Le prix est final dans son échange. C’est un bon kid, une bonne personne. Et on pense vraiment qu’il peut ajouter à notre équipe.»