«Je suis en grande forme. J'ai l'impression d'être revenu meilleur, plus fort», a expliqué Andrew Picco.

Un nouveau départ pour Picco

Un peu plus d'un an après la chute du haut d'une falaise qui a failli lui coûter la vie, Andrew Picco s'est amené au camp des Remparts dans une forme resplendissante. Totalement remis de ses blessures, le défenseur de 20 ans se dit maintenant prêt à jouer un rôle de leader au sein d'une brigade qui compte plusieurs nouveaux visages.
Ayant joint les Remparts à peine quatre mois après son accident de juin 2016, le Terre-Neuvien avait passé la dernière saison - sa première à Québec après trois campagnes à Rimouski - à reprendre tranquillement la forme. Cette année, il en est autrement. Après un bon été d'entraînement, le défenseur au style robuste estime avoir retrouvé toutes capacités physiques.
«Je suis en grande forme. J'ai l'impression d'être revenu meilleur, plus fort. J'ai travaillé sur mon coup de patin aussi. Je suis plus rapide. Je pense que je me suis amélioré dans tous les aspects du jeu. Je me sens bien», a raconté le costaud de 6'4" et 219 livres, à la suite de l'entraînement au Pavillon de la jeunesse, mercredi.
Les grands moyens
Picco n'a pas lésiné sur les moyens pour améliorer son coup de patin, se rendant jusqu'à Nashville pour s'entraîner avec le gourou du power skating et consultant des Predators, Shawn Allard. Qui plus est, en pleine finale de la Coupe Stanley!
«Dans le hockey d'aujourd'hui, la taille est importante, mais la vitesse demeure essentielle. Si on peut se rendre plus rapidement à la rondelle qu'un gars qui est plus grand que soi, il n'aura pas de chance de vous frapper», a estimé le défenseur, qui n'oubliera pas de sitôt d'avoir croisé la chanteuse Carrie Underwood dans les corridors du Bridgestone Arena, lors du sixième match de la finale.
Les efforts de Picco ne sont certainement pas passés inaperçus, à son retour à Québec. Bien que l'entraîneur-chef Philippe Boucher s'attendait à ce que le défenseur se présente en bonne forme, il a tout de même été étonné de la qualité de sa préparation.
«J'avais hâte de voir s'il aurait mis sa mésaventure de côté. C'est sa dernière année junior. Tu veux qu'il en profite. Tu veux qu'il soit prêt. Et il est définitivement prêt. Il connaît un bon camp d'entraînement et c'est le fun de voir ça. Tout est mieux : son coup de patin, son lancer. Avec son expérience, il se sert en plus bien de son bâton, dans les pratiques. Il bouge avec beaucoup plus d'aisance que par le passé.»
Le grand frère de Dajcar
Boucher n'a pas hésité à former un duo avec Picco et le talentueux Tomas Dajcar, sa nouvelle recrue tchèque, espérant que le premier passerait ses connaissances au second. «Les Européens, il faut leur donner un certain temps d'adaptation. Même si Tomas parle anglais, même s'il est enthousiaste, même s'il se trouve dans une bonne pension, même s'il s'acclimate très bien. Sur la glace, il faut être patient avec eux autres. Et de lui donner un partenaire comme Andrew, qui connaît bien notre routine, je pense que ça peut rassurer un jeune comme Dajcar.»
L'entraîneur-chef en est toutefois toujours au chapitre des expériences et il n'est pas dit que cette paire demeurera intacte jusqu'au premier match de la saison, le 22 septembre, à Chicoutimi. Chose certaine, Picco accueille avec enthousiasme la responsabilité de jouer au grand frère avec Dajcar, comme l'avait fait Ryan MacKinnon pour lui, à son arrivée à Rimouski.
«Il m'a beaucoup aidé. Alors c'est naturel pour moi d'aider les plus jeunes à mon tour.»