La fin de campagne s’annonce difficile pour les hommes de Patrick Roy, eux qui doivent jouer 8 de leurs 10 derniers matchs contre des équipes qui les devancent au classement.

Un calendrier difficile pour les Remparts... comme Roy les aime

Dix matchs. C’est le nombre de rencontres qu’il reste au calendrier 2019-2020 des Remparts. Et c’est avec la visite des Voltigeurs de Drummondville, mercredi soir au Centre Vidéotron, que les Diables rouges amorceront le sprint final de leur saison régulière. Une fin de campagne qui s’annonce difficile, les hommes de Patrick Roy devant jouer 8 de leurs 10 derniers matchs contre des équipes qui les devancent au classement.

«J’adore un calendrier difficile», a indiqué l’entraîneur-chef Patrick Roy qui, d’ici la fin de la saison, continuera d’accorder davantage d’importance au processus plutôt qu’au résultat. «Je regarde nos adversaires lors de nos derniers matchs : Chicoutimi, Chicoutimi, Sherbrooke, Rimouski, Moncton et Cap-Breton. On va être testés. Et si on réussit à mériter une place en séries, on est présentement neuf points devant les Mooseheads. Cette séquence sera bonne pour notre équipe au niveau de la progression.»

Roy n’a pas caché que les deux prochaines semaines seront cruciales pour son équipe qui n’est toujours pas officiellement qualifiée pour les éliminatoires. Pendant cette période, les Diables rouges affronteront deux fois les Mooseheads, la seule équipe qui pourrait brouiller les cartes dans la course à une place en séries. Dix-septième au classement général, la formation de Halifax est à cinq points du 16e échelon occupé par les Olympiques de Gatineau, le dernier permettant de prolonger sa saison, et à neuf du 15e où l’on trouve les Remparts.

Du plaisir sur la patinoire

Ayant gagné deux de leurs trois dernières rencontres et ayant livré une lutte de tous les instants aux Saguenéens dans une défaite de 3 à 1 à Chicoutimi, les joueurs québécois étaient de retour à l’entraînement mardi. Et il n’y a pas de doute que les récentes performances de l’équipe avaient allégé l’atmosphère sur la patinoire. Les Diables rouges ont travaillé fort, mais ils l’ont fait dans le plaisir.

«J’aime ce que je vois depuis une couple de semaines. On essaie de s’appliquer à avoir de bons entraînements, de bien pratiquer et d’avoir une bonne exécution. Ce que j’aime, c’est que j’ai le sentiment que l’on peut faire encore mieux. Je regarde notre dernière rencontre face à Chicoutimi où on a dominé l’adversaire autant au niveau de la possession de la rondelle que des chances de marquer. Pour moi, c’est un bon signe. Il s’agit maintenant de travailler un peu notre exécution autour du filet de façon à marquer les buts qui peuvent faire la différence. Et on veut juste continuer de cette façon-là.»

Appelé à identifier parmi son groupe de jeunes hockeyeurs ceux qui lui apportaient le plus de satisfaction, Roy a d’abord indiqué qu’il ne pouvait pas juste en nommer un ou deux. Il a ajouté qu’il adorait ses trois arrières de 17 ans Savoie (Édouard), Cournoyer (Nicolas) et Rodzinski (Romain).

«Je suis vraiment content. Les trois me forcent la main à les faire jouer tous les soirs. [Charles] Truchon la même chose. Il n’a que 16 ans. Ma défensive est là encore pour les deux prochaines années.

«À l’avant, les [Nathan] Gaucher, [James] Malatesta me procurent beaucoup de satisfaction. Et ils n’ont que 16 ans. Un gars comme [Jacob] Mélanson progresse très bien. Je sais qu’il ne joue pas tous les jours, mais il fait de belles choses sur la patinoire et démontre de belles habiletés. Je regarde nos 17 ans, que ça soit [Théo] Rochette, [Cole] Cormier, [Xavier] Filion. Ils ont de super belles progressions. On voit que l’avenir des Remparts est vraiment entre bonnes mains. Et si je suis un partisan des Remparts, je suis obligé de dire que j’aime ce que je vois.»

EN VITESSE: Le gardien Tristan Côté-Cazenave a enfin pu se débarrasser de ses jambières jaunes aux couleurs des Tigres de Victoriaville, son ancienne équipe, puisqu’il en a reçu de nouvelles qui se marient mieux avec son chandail des Remparts. Il a d’ailleurs profité de l’entraînement de mardi pour les «casser»... Interrogé si le fait de terminer la saison en ayant un calendrier moins chargé que celui des dernières semaines allait permettre à son équipe d’arriver reposée en séries, Roy a expliqué que le personnel d’entraîneurs avait trouvé une manière de bien gérer les entraînements afin de ne pas brûler les joueurs.

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COURNOYER PREND DE PLUS EN PLUS DE PLACE

Édouard Cournoyer prend de plus en plus sa place chez les Remparts. Au cours des dernières semaines, il a connu une belle progression. Et l’entraîneur-chef Patrick Roy ne cache pas qu’il aime beaucoup ce qu’il voit chez son défenseur de 17 ans.

«Contre Chicoutimi, son gap était super bon, a mentionné l’entraîneur-chef. Il a pris de bonnes décisions avec la rondelle et il l’a bien sortie du territoire. Et il a été capable d’emmener un aspect physique à son jeu. Avant, il se commettait dans toutes les situations, mais il a commencé à mieux les gérer.»

«Je joue avec plus de confiance», a indiqué Cournoyer lorsqu’interrogé sur sa récente éclosion. Je suis plus calme quand j’ai la rondelle. Et lors des un contre un, le fait d’être plus petit est presque un avantage. À cause de ma grandeur, les gars pensent que ça va être facile contre moi. Mais je suis intense et je ne laisse pas ma place. Je joue avec Nico [Nicolas Savoie] et lui et moi, ça va très bien ensemble.»

Malchance

Le jeune athlète, un choix de neuvième ronde (155au total) lors du repêchage de 2018, ne le cache pas : il a trouvé que la marche était haute entre le midget AAA et le junior majeur. Et quand il a commencé à se sentir un peu plus à l’aise, il a subi une blessure au haut du corps qui lui a fait rater environ cinq semaines d’action. Une malchance qui a miné son moral.

«C’était la première fois de ma carrière que je me blessais sérieusement. Et au début, je l’ai pris dur parce qu’avant que je me blesse, je progressais et les choses allaient bien. Quand je suis revenu, ce fut difficile. Mais je savais que je pouvais continuer à m’améliorer. Il fallait juste que je recommence de zéro. Et les choses ont bien été après. Je pense que ça va maintenant bien. Je me suis bien adapté au jeu et j’espère continuer à progresser lors des prochains mois comme je l’ai fait dernièrement.»

Parlant de sa progression au niveau de sa prise de décision avec la rondelle, Cournoyer a expliqué qu’il avait travaillé avec Martin Laperrière afin de corriger ses lacunes. Il a d’abord eu une bonne discussion avec son coach afin de connaître les points sur lesquels il devait travailler. Il a fait de la vidéo.

«Lappy et Patrick m’ont dit sur quoi il fallait que je bâtisse et ils m’ont donné de bons conseils. Et comme je disais, je suis plus à l’aise. Alors veux, veux pas, je prends de meilleures décisions.»