Matthew Boucher est l’un des joueurs des Remparts qui doivent prendre les choses en main sur le jeu de puissance.

Un arrêt à Moncton pour se dégourdir

De toutes les équipes qui auraient l’avantage de la glace en première ronde si les séries commençaient maintenant, une seule afficherait une note négative dans le comparatif des buts marqués et accordés : les Remparts de Québec. Ça explique pourquoi l’entraîneur-chef Philippe Boucher prévoyait tenir une réunion avec ses éléments offensifs dès l’arrivée de l’autocar à Sydney, au Cap-Breton, mardi.

Les Remparts ont entrepris, lundi, leur plus long voyage de la saison. Après leur duel face aux Screaming Eagles, mercredi, ils joueront à Moncton, vendredi, et à Saint-Jean, samedi.

Mais comme ils n’avaient pas pratiqué depuis mercredi dernier, les Remparts ont fait une escale à Moncton, où ils ont pu tenir une séance d’entraînement, mardi, avant de poursuivre leur balade jusqu’au Cap-Breton.

«On avait besoin de pratiquer. Ça n’aurait pas eu de sens de n’avoir qu’un exercice la journée du match, mercredi», confirmait Boucher, rejoint à bord du véhicule de l’équipe, mardi après-midi.

Avec 140 buts marqués contre 142, les Remparts forment la seule équipe avec un déficit du genre parmi celles occupent les positions de 1 à 10 au classement. Limité à trois buts en 50 occasions, leur jeu de puissance est plutôt tiède.

Plus de détermination

«Il faut avoir plus de détermination en attaque. J’aimerais que nos joueurs aient plus de soif de marquer, qu’ils soient plus menaçants», notait l’entraîneur-chef, qui en veut plus de certains, notamment en avantage numérique. Il parlait notamment de Matthew Boucher, Philipp Kurashev et Christian Huntley.

«On a mis nos joueurs au défi, c’est à eux de faire la différence. Ça commence par bien sortir de notre territoire, mais aussi d’avoir plus de mordant, de lancer plus souvent, de récupérer les rondelles, de faire de la circulation devant le filet. J’aimerais qu’à chaque fois qu’on lance, de la pointe ou d’ailleurs, ça se transforme en chance de marquer», expliquait l’entraîneur-chef.

Ces principes ne s’appliquent pas qu’à l’unité spéciale. À cinq contre cinq, les Remparts doivent aussi être plus affamés.

«On a regardé le match du Canadien, lundi : il y avait toujours trois gars pour aller chercher les retours quand Jeff Petry tirait sur réception ou que les Islanders lançaient de la pointe. Quand [Alex] Galchenyuk lance, c’est pour faire mal. Depuis quelque temps, nous sommes trop prévisibles», admettait celui qui trouvait nécessaire de tenir une réunion pour parler du jeu de puissance, comme il l’avait fait, récemment, pour discuter du désavantage numérique.

Les Remparts n’affichent que trois victoires à leurs 10 derniers matchs.

«On manque de régularité, j’aimerais qu’on soit plus constant dans notre engagement, notre implication. En raison de la parité, il n’y aura pas de longue séquence victorieuse, mais à l’inverse, il n’y aura aucun match facile.»

Jeudi dernier, l’entraîneur-chef des Screaming Eagles Marc-André Dumont disait qu’ils s’attendaient à ce que les Remparts soient meilleurs lors de leur visite au Cap-Breton.

«Ça ne sera pas dur de faire mieux… On a eu à peu près le même nombre de lancers, de chances de marquer, de jeux puissance, mais on avait perdu 6-1. Il [Kyle Jessiman] avait été bon, mais il faudra rendre la vie un peu plus difficile à leur gardien. J’aimerais voir le genre de match qu’on a disputé à Victoriaville [victoire de 2-1], vendredi», indiquait celui qui confiera le filet à Antoine Samuel tandis que Dereck Baribeau jouera vendredi, à Moncton.